Catégories: Rêverie futile d'un animal bizarre, 1413 motsLaisser un commentaire • PermalienDe plus en plus de gens, sur mon forum, se permettent de faire des petites réflexions sur "les écolos". Ca a tendance à m'énerver prodigieusement. Non seulement, pour le principe, de mettre toutes les personnes ayant une sensibilité écologique dans le même panier est d'une mauvaise foi abyssale, mais en plus le ton méprisant et le sous-entendu péjoratif me donne carrément des envies de meurtre.
Alors au lieu de faire du mal à des gens... je vais essayer d'expliquer calmement pourquoi c'est important, et aussi, voire surtout, ce que l'écologie n'est pas, et ne devrait surtout pas être.
L'écologie n'est ni un dogme ni une religion. Bien que pas mal de connards finis, de peaumés et de gourous intersidéraux participent au mouvement écologiste, 99% des "écolos" sont des gens parfaitement équilibrés, critiques par rapport à l'écologie elle-même, et conscients du fait qu'il ne faut pas que ça devienne la nouvelle forme de connerie à la mode.
L'écologie n'est pas forcément de gauche. Même s'il y a clairement des corrélations entre le vote écolo et le vote de gauche, il y aussi des écolos de droite, notamment chez les chasseurs et chez les catholiques pratiquants. Eh ouais, on peut être écolo ET chasseur. D'ailleurs je pense que les chasseurs (pas les connards qui chassent, les chasseurs) sont souvent bien davantage en mesure de comprendre les équilibres subtils entre les différentes espèces, les rapports de prédation, et de ressentir profondément leur appartenance à l'écosystème.
L'écologie ne renie pas le progrès. Bien au contraire. L'écologie est juste l'étape d'après. La technologie nous a sorti de la merde... maintenant il faut juste rendre la technologie propre pour ne pas se retrouver dans une autre merde. D'ailleurs les plus grandes innovations, dans tous les secteurs, aujourd'hui, se font autour de l'économie ou de la production d'énergie, des modes de production propres, du recyclage, etc.
L'écologie n'est pas une idéologie, c'est une science. Eh oui. L'écologisme existe. L'écologisme est l'idéologie qui prône avec ferveur la mise en application de préceptes dogmatiques (et bien souvent en contradiction avec l'écologie) liés à l'environnement, et à tout un tas de clichés débiles qui vont avec. L'écologie c'est autre chose... l'écologie est plus efficace et plus intelligente, et moins contraignante que l'idéologie "écologisme".
L'écologie n'est pas alarmiste. Eh non. On ne noircit pas le tableau pour vous faire peur. On va droit dans le mur pour de vrai, et si on continue à produire, polluer et déforester à ce rythme là, d'ici quelques décennies nous atteindrons réellement les limites des capacités d'adaptation de l'écosystème. Il est résilient, il est vaste, il est robuste, mais même lui a ses limites. Personne ne sait avec certitude ce qui se produira dans les 50 prochaines années. Il est possible qu'il ne se passe rien de spectaculaire. Il est possible que des effets de seuil spectaculaires entraînent des changements brutaux dans nos conditions de vie. Personne n'en sait rien. Tout ce qu'on sait, c'est ce qu'on observe aujourd'hui, et depuis des décennies : notre activité effrénée est en train de transformer l'écosystème. Vraiment.
Bon. On sait ce que ça n'est pas... mais l'écologie c'est quoi ?
L'écologie, à la base, c'est la science de l'écosystème. C'est une science, ou plutôt un domaine de recherche pluridisciplinaire, qui étudie les relations entre les diverses espèces, et leur environnement... Elle s'évertue à comprendre comment telle espèce influe sur telle autre, comment les intéractions entre les diverses parties du système font que la vie est possible. Et par extension, l'écologie étudie aussi les effets des déchets, rejets, et autres extrants de l'activité humaine sur les autres espèces.
En étudiant les rapports d'interdépendance entre les espèces, l'écologie a vite compris que nous, les humains, sommes dépendants, pour survivre, de l'écosystème dans son ensemble... qui ne fait pas que nous nourrir, mais qui régule aussi la température de l'air, le rayonnement solaire qui nous atteint, le niveau des océans, ou la capacité des espèces à tolérer le changement. Comme tout système complexe et robuste, l'écosystème change et s'adapte en permanence, et même si nous poussons le bouchon vraiment très loin, il est fort probable que l'écosystème s'adaptera. Mais cette adaptation ne se fera certainement pas sans changements majeurs, sans soubresauts... les pluviométries sont déjà en train de se modifier. Les tempêtes se font plus fréquentes et plus violentes. Les déserts migrent. Les zones humides se déplacent. Vite. Tous ces changements ont des effets réels sur les populations humaines. Notre environnement changeant vite, nous devons nous adapter... ou mourir.
Nous avons la possibilité de redresser collectivement la barre et de faire en sorte que l'écosystème cesse l'accélération dans ses modifications, qu'il se stabilise éventuellement, et que nous puissions enfin trouver un équilibre qui préserve à la fois l'humanité et toutes les autres espèces.
Comment faire ?
Concrètement :
- Dépenser moins d'énergie : faire moins de kilomètres en voiture, bien isoler votre maison, éteindre les lumières inutiles... sans tomber dans le délire, ça permet de faire des économies tout en réduisant notre impact. Ca peut déjà commencer par planifier ses courses sur plusieurs jours, ou co-voiturer de temps en temps, ou prendre les transports en commun... ou de rouler pépère. Suffit d'y penser... et ça devient vite une habitude.
- Acheter en priorité -- et seulement si c'est possible -- des biens et des services qui ont le plus faible impact possible sur l'environnement : acheter des choses produites localement, déjà. Construire sa maison avec le bois et les cailloux du terrain où elle poussera est déjà très sympa, plutôt que de faire venir des bois exotiques d'amazonie... Et au passage, les carottes du maraîcher non-bio de votre patelin sont parfois plus écolos que la quinoa 100% bio qui arrive tout droit d'amérique du sud en avion, non ? L'idée est de penser globalement, et de simplement, quand on a le choix entre deux trucs, de prendre le moins dégueulasse pour la planète. Sans se prendre la tête.
- Acheter des biens durables. Mes voisins écolos ont sursauté en me voyant rouler dans une vieille mercedes. Grosse berline en apparence pas écolo du tout. Sauf qu'elle est très économique, et surtout extrêmement robuste. J'ai dépassé les 500 000 km avec, et elle roulera sans doute jusqu'à 700 000... le temps pour mes voisins de passer à travers environs 2,5 kangoos
Eviter les trucs jetables, et les produtis de MERDE en général. Privilégier la qualité, les produits ergonomiques, convenables, bien conçus par des gens compétents et intelligents... et éviter la camelote qu'on finira de toute manière par jeter pour acheter au final le truc qui va bien. De toute manière, comme disait le père d'un bon ami "on est trop pauvres pour acheter de la merde". Sur le long terme, les choses de qualité reviennent moins cher.
- Acheter des biens de seconde main. Comme ça, on évite de les envoyer à la benne, et de devoir en plus en produire des neufs... Le marché de seconde mais n'est peut-être pas très fashion, mais c'est très écolo. Et on trouve souvent des trucs vraiment bien... pas utile non plus de se contenter de trucs de merde pour sauver la planète...
- Prendre un peu de recul par rapport à la spirale infernale "boulot - conso". Vous n'êtes pas votre travail. Vous n'êtes pas votre canapé en cuir ni votre téléviseur 16:9 ni votre bagnole ni votre compte en banque. Vous êtes un être humain fait en chair et en os, et votre valeur ne dépend pas de la somme de fric qui gravite autour de votre personne. Parfois, en dépensant moins on peut bosser moins et on peut vivre plus... ça s'organise. Et on vit, au lieu de bosser comme des cons pour acheter des merdes inutiles... qui ne servent au final qu'à nous consoler de devoir retourner bosser pour acheter d'autres merdes inutiles.
Allez ciao
David
Catégories: Rêverie futile d'un animal bizarre, 1716 motsLaisser un commentaire • PermalienTout ça à la fois.
Bon. Je vais pas me faire des copains. Tant pis. Je commence à avoir la couenne dure.
J'aime quand les frontières sont poreuses entre les "catégories". J'aime quand les petites boîtes où on essaie de ranger les gens n'ont pas la bonne forme, et qu'on hésite. Qu'on tourne la personne dans tous les sens pour la caser dans le rangement prévu, mais que quelque chose ne colle pas. J'aime voir les gens aux prises avec leurs idées préconçues, cligner bêtement des paupières parce qu'ils réalisent subitement que face à eux, ils ont un 'truc' plus complexe que leur modèle mental simpliste. J'aime bien foutre la merde dans l'esprit des gens, en leur faisant violemment réaliser que leurs conceptions bienpensantes et pleines de bigoterie sont des œillères néfastes qui leur bouffent la vie. Et j'aime surtout quand subitement ils s'en libèrent, regardent un peu sur les côtés, et font "ah ouais, c'est mieux comme ça"...
Lors d'un stage, je racontais une anecdote. L'histoire d'un gars qui était mort parce qu'il n'avait pas voulu fracasser un cadenas. Derrière le cadenas, un captage de source, et de l'eau. Le gars, quelques heures plus tard, est mort d'hyperthermie, permise dans les conditions par la déshydratation dont il souffrait. Et je disais au groupe "si jamais je trouve le cadavre de l'un d'entre vous, mort d'avoir suivi bêtement les règles, je pisserai dessus".
Sur les 11, 10 se sont marrés. C'était de l'humour. Le but était de faire comprendre une chose essentielle : c'est vraiment trop con d'accorder plus d'importance aux convenances qu'à la vie. Le 11e est venu me voir, après le stage. Il m'a avoué avoir été "terriblement choqué" par les propos que je tenais. Il a trouvé que j'encourageais les gens à prendre des libertés qui ne leur appartenaient pas. Il m'a reproché d'être un truand, un délinquant... et il m'a dit plein de conneries encore. Sur un ton très poli bien sûr.
Bon ben la moutarde est montée hein. Je ne vous le cache pas. Pourtant je suis resté calme (le fait de visualiser sa tête plantée sur un épieu m'a sans doute aidé à garder mon sang froid), et j'ai soupiré. Puis je l'ai regardé dans les yeux, sans sourciller pendant 5 longues secondes, jusqu'à ce qu'il devienne tout blanc. Une fois qu'il a eu le teint assez livide à mon goût, j'ai juste dit un truc :
- "Donc si un jour je dois poser un acte médical pour te sauver la vie, tu préfères que je ne fasse rien ?"
Il a cligné des yeux plein de fois.
- "Faut juste me le dire hein, moi je m'en bats les couilles, en fait, que tu crèves... je te sauverais juste par principe donc tu me dis, comme ça je sauve quelqu'un d'autre en priorité ?"
Il a cligné des yeux encore plein de fois, et il a entrouvert la bouche.
- "C'est quoi, c'est le fait que je vienne de dire que j'accorde peu d'importance à ta vie qui te choque, ou c'est juste le mot couille ?"
Il alternait entre un teint pâle et une rougeur extrême. C'était assez amusant, au final, de lire comme ça l'alternance dans les niveaux d'adrénaline sur son visage. Il a fini par faire un cycle de respiration complet et puis par dire :
- "Tu vois, là, je sais pas si t'es un psychopathe fou-furieux, un humaniste ou juste un truand."
- "N'importe lequel des trois, selon les besoins du moment."
Et j'ai éclaté de rire. Le gars commençait à être vraiment mal à l'aise, alors j'ai eu pitié de lui. Et j'ai expliqué mon point de vue plus en détails...
Je pense que les lois sont subordonnées à la vie. D'ailleurs, en France, les lois prévoient le "cas de force majeure" où on peut violer les lois si on se trouve dans une situation où la seule manière de survivre est, justement, de violer des lois. Mais plus loin que cela, je pense que beaucoup de gens s'enferment tous seuls dans des convenances et des règles imaginaires purement débiles... et qu'ils restreignent eux-mêmes, sans doute par habitude, leur sphère de liberté pour des raisons qui, franchement, sont difficiles à appréhender.
Sans vouloir expliquer le phénomène, j'aimerais malgré tout souligner une chose importante : la notion de responsabilité... et ses rapports avec nos conditionnements.
Beaucoup de gens ont reçu une éducation très stricte, qui leur a fourni un conditionnement très simple : transgression = punition. A un niveau purement émotif, primaire, ils ont associé tout comportement de transgression, réel ou avéré, avec de la douleur, de la honte, de la peur... et le plus souvent un peu de tout ça à la fois. Il ne s'agit pas là, attention, d'éducation mais bien de conditionnement pur et simple, au sens comportementaliste du terme. Et à la simple évocation de la possibilité pour eux de transgresser une règle, réelle ou imaginaire, ils craignent la punition associée...
Le problème, c'est que dans la vie, les gens ne passent pas leur temps à accorder leur autorisation à autrui pour tout et pour rien... on prend souvent le temps de poser un panneau "interdit de stationner"... mais je n'ai jamais vu de panneau "stationnement gratuit autorisé sur cette rue"... aussi les gens ont toute liberté de s'imaginer des contraintes, des règles et des lois artificielles à ne jamais transgresser, sous peine de malaise pavlovien. Et personne ne s'en rend jamais compte, bien sûr, puisque par définition les gens qui s'enferment ainsi n'en parlent jamais à personne, et n'agissent jamais de manière à contredire leur règlement intérieur.
Du coup ils s'interdisent des trucs. Tout simplement.
Là où ça devient limite, c'est que ces coincés du cul arrivent parfois à nous faire nous imaginer qu'ils ont raison, et qu'on ne peut pas faire ceci, celà ou ça. Et à reprocher aux gens qui "se permettent des choses" de transgresser les lois, la morale, l'éthique, la religion, whatever... Et ce genre de bigoterie insidieuse se répand un peu partout, parce que les gens ne veulent pas déplaire, parce qu'untel bigot est très influent, ou parce que c'est bien de penser comme ça...
Quand la religion catholique était encore à la mode, on trouvait des vieilles bigotes coincées du cul un peu partout. Frustrées perpétuelles s'interdisant tout plaisir (enfin officiellement), elles répandaient leur poison sur quiconque avait l'air un tant soi peu plus épanoui qu'elles... espérant sans doute secrètement que personne ne serait moins malheureux qu'elles... De nos jours, ce même schéma, cette même structure de personnalité se retrouve un peu partout dans les mouvements "bien"... C'est assez pathétique de voir, parmi les baba-cools écolos de l'épicerie associative bio où j'achète pas mal de trucs, à quel point certains se comportent exactement de la même façon, prônant l'abstinence totale de gluten, et évitant comme la peste les produits "comme ça", et surtout excluant par les sous-entendus mesquins tous ceux qui ont des fibres synthétiques dans leur t-shirt ou ceux qui "s'en foutent" en général... et je prends un malin plaisir à systématiquement me pointer là avec au moins un t-shirt kaki, en parlant fort et en détonnant le plus possible avec l'uniforme et la manière d'être "cool", histoire de tester un peu l'ouverture d'esprit de ceux qui font du vaginisme mental... et oui, il y a des hommes aussi hein. Vaginisme, c'est juste une contraction du muscle du vagin qui proscrit absolument toute ouverture, et donc toute forme de pénétration comme de plaisir... rien ne rentre. C'est bétonné dans la certitude absolue d'avoir raison. No pasaran !!!
Mais quel est le putain de rapport entre ça et la notion de responsabilité ???
J'y viens, j'y viens.
En fait, le vaginisme mental, le bétonnage absolu des esprits, c'est vachement sécurisant. On nous dit quoi penser, on pense. Et comme ça, pas de problème. Pas d'innovation nécessaire. Pas de libertés dangereuses à prendre. Que dalle. Et de là, personne ne peut nous prendre en défaut... pratique, non ?
Et c'est là que la notion de responsabilité intervient. Pour oser penser par soi-même, il faut oser être responsable soi-même d'une pensée... Penser, c'est prendre le risque de se gourer. Et accepter de se remettre en question, voire d'être remis en question par autrui, c'est prendre le risque de se faire foutre sous le nez la preuve qu'on s'est planté.
Eh ouais.
Donc en fait, pour penser vraiment, il faut accepter de prendre ses responsabilités. C'est chiant ça hein ?
Moi je trouve pas. En fait quand on me montre où et comment je me suis planté, ça me permet de ne plus me planter... c'est déjà mieux que de se planter soi-même volontairement d'une manière qui soit acceptable socialement pour éviter toute forme de contradiction, non ?
Ce que je trouve particulièrement pénible, par contre, c'est quand on tente de m'enfermer l'esprit dans un carcan, dans une boîte... quand on tente de me cataloguer moi. Quand on me colle une étiquette simpliste sur la gueule. Lui c'est un truand, lui c'est un guerrier, lui c'est un survivant, lui c'est un pacifiste, lui c'est... lui ! Bordel.
Je suis tout ça à la fois, et encore bien d'autres trucs... et vous aussi, en réalité.
Je pense que si on devait trouver un point commun à toutes les formes que peut prendre la connerie humaine (et dieu sait si elles sont nombreuses), ça serait très précisément cela : le fait d'enfermer les esprits ou de se le laisser enfermer dans des convenances, sur la base de conditionnements pénibles proscrivant la transgression sous toutes ses formes.
Ouais ça fait une idée compliquée. Sorry.
Tenez. Je vais dire chier bite couille. Comme ça on revient à mon niveau de langage usuel. Ca vous rassurera un peu... vous pourrez me remettre mon étiquette sur la gueule, bien à sa place
Ciao
David
Catégories: Rêverie futile d'un animal bizarre, 32 motsLaisser un commentaire • PermalienComme le blog est désormais connu des spammeurs, je suis obligé de fermer les commentaires... désolé !
Vous pouvez m'envoyer vos commentaires en privé malgré tout : lui@davidmanise.com
Ciao
David
Catégories: Rêverie futile d'un animal bizarre, 257 mots1 retour • PermalienOn dit parfois que la vie est basée sur le mouvement. Plein de gens démontrent le contraire quotidiennement, mais bon. Le mouvement reste tout de même l'un des plaisirs les plus simples et les plus accessibles qui soient. Pas besoin de fric. Pas besoin de matériel compliqué. Pas besoin de plan de match précis. On se lève, ou met des chaussures (ou pas
), et on se casse. On va voir le monde défiler et changer au fur et à mesure qu'on le gratouille avec nos pieds, qu'on le flatte avec nos regards.
On peut marcher, on peut grimper, on peut courir. Peu importe qu'on aille vite ou lentement, ou qu'on aime varier les plaisirs. Bouger c'est cool. Aller voir ailleurs. Se priver d'ici pendant un moment pour trouver un autre ici et se rappeler que cet ici ci n'est pas si indispensable. Et que cet ici là va très bien aussi. Et que tout le bordel et le confort associé à cet ici ci peut très bien être laissé derrière... que c'est le premier pas qui coûte, et qu'ensuite comme ça, pas à pas on peut aller loin et ne plus jamais revenir. Ou alors si. Comme on veut.
Quelque part, de faire un pas comme ça, et puis un autre, et de bouger un peu plus loin, c'est le début du mouvement, et donc un petit peu le début la liberté... et si la vie, en fait, était aussi un peu basée sur la liberté ?