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Auteur Sujet: footing : comment commencer ou recommencer ?  (Lu 73007 fois)

01 septembre 2008 à 08:47:42
Réponse #25

crotale


Et pour l'amorti de la chaussure, c'est peut-être pas nécessaire pour des "légers", mais au-delà de 80kilos, je m'interroge??
Salut Bison :)

Le choix de la chaussure est primordial en course à pieds, surtout dès que l'on augmente ses fréquences de parcours, ses distances et qu'on intensifie son rythme;
S'il y a un accessoire à privilégier, c'est bien sa paire de runing !

Et pour les plus de 90 kg (mon cas), des solutions existent et des amortis performants sont accessibles dans les marques les plus emblèmatiques, à condition de privilégier du haut de gamme et de pouvoir ainsi consommer sa paire une petite année durant ;)

Lorsque j'avoisinais les 100kg j'avais trouvé le modèle Trance chez Brooks, trés performant au niveau amorti, relance et maintien :up:
Je sais que pas mal de "gros" athlètes US utilisent le modèle "Beast" de la même marque, avec un amorti énorme, mais un poids de chaussure plus important également. Je ne crois pas qu'il existe d'autres modèles spécifiques pour les vraiment plus de 100 kg :o

Les Gel Nimbus de chez Asics sont également trés bien pour les + de 90 kg, a tendance supinateurs. Les NB proposent des modèles bien amortissant mais plus pronateurs.

L'argument marketing au demeurant, c'est le mot "universel" qui finira de convaincre les plus septiques ou les hésitants lors du choix final, mais l'aspect tendancieux a son importance dès lors que l'on veut faire un partenariat à long terme avec ses shoes ;)

Les tendances pronatrices & supinatrices sont tout de même à prendre en considération. Et dans les références sérieuses de chaussures, en opposant une tendance de phase de déroulement de foulée du coureur avec la tendance de la semelle, on arrive à des contrariétés articulaires ou ligamentaires souvent forts dommageables à l'usure..... Déjà qu'en temps normal avec la bonne chaussure adéquate, on use quand même le squelette ;D


Ensuite la fréquence d'entrainement détermine, tout du moins au début, la distance à parcourir en fonction des objectifs fixés. Mais dans l'ensemble, la notion de plaisir et d'agrément à ressentir son corps fonctionner harmonieusement, est trés importante, bien avant la recherche de performance ;).



http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

01 septembre 2008 à 09:02:14
Réponse #26

bison solitaire


Yep Crotale!!
Pour ma part, les brooks ont mis un terme à mes prétentions de courses longues: contracture profonde et récurrente au mollet.
Le premier marathon, c'était avec des New banlance, et le second avec des asics eagle trail II.
Actuellement j'ai des trabucco, mais je ne fais plus de footing de plus d'une heure.
En tous cas tu confirmes, mon impression, pour les lourds, la chaussure est une amie!!

P.S: plus de 90!!! Ouch... j'déconnes  :D, t'es plus grand que moi, et je fais déjà 86...

01 septembre 2008 à 09:05:25
Réponse #27

Marmoz


Je suis un peu dubitatif sur tout ça.
Courir sur l'avant du pied me flingue le tendon rotulien.
Je préfère courir avec un bon déroulé du pied, du talon jusqu'à l'avant du pied (pas en sprint bien entendu).
C'est une position d'école.
Je ne pense pas que c'est le genre de technique que l'on peut aborder à tous les âges, ni à tous les poids. C'est une habitude à adopter le plus jeune possible parce que les tendons acceptent ensuite de moins en moins le changement.
Je courais beaucoup "avant" avec un déroulé talon-avant du pied. Ca marche bien, j'ai déjà fait 100km comme ça. Mais, avec la fatigue, on a tendance à taper de plus en plus du talon. Et, au final, ce sont les genoux qui absorbent le choc, ils finissent par se défiler sous les chocs même avec des chaussures très amortissantes.


Et pour l'amorti de la chaussure, c'est peut-être pas nécessaire pour des "légers", mais au-delà de 80kilos, je m'interroge??
Honnêtement, je ne sais pas. J'aurais eu tendance à dire que quelque soit le poids de la personne, si elle amortit bien naturellement (minimum de bruit possible), elle n'a pas besoin de chaussures très amortissantes. Mais pour un débutant, il faut quand même des chaussures bien amortissantes, d'autant plus amortissantes qu'il est lourd, ça va de soit. Mais, de là à les garder ensuite...?
[edit] Crotale a répondu à cette question.

En y réfléchissant, peut-être qu'une personne ne voulant ou ne pouvant pas courir sur l'avant du pied doit mieux opter pour des chaussures très amortissantes.
J'ai essayé de courir pieds nus avec un développé talon-avant du pied, ça fusille les talons et les genoux en même pas 100m. On est obligé de se mettre sur les pointes pour un meilleur confort. (on a d'ailleurs la sensation d'être monter sur élastique, c'est assez marrant)
Donc, des chaussures très amortissantes doivent éviter le choc violent talon/sol. Problème qui ne se pose pas si on court sur les pointes.

01 septembre 2008 à 09:20:39
Réponse #28

crotale


Une petite onctuosité également pour ceux qui aiment courir (pieds) nus : ;D

Le sable en bord de plage, en séries de fractionnés à l'instinct ou sur des périodes de "30/30" : 30 secondes à 80% environ/ 30 secondes en récup' active.

Attention, là le cardio travaille fort, les mollets et tendon d'Achille également !

Courir exclusivement sur la phase avant du pied, je ne trouve pas cela trés naturel, mais pourquoi pas sur de faibles distances. Aprés, autant faire de la corde, non ?

http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

01 septembre 2008 à 09:32:54
Réponse #29

bison solitaire


A Marmoz, oui, effectivement, je peux percevoir sans mal qu'un déroulé du pied en étant pieds nus est sans aucun doute néfaste.
J'ai parfois vu des gens courir pieds nus, même autour du bois de Vincennes.
Mais surtout ceux que j'ai vu courir sur l'avant du pied étaient surtout les footeux et les boxers. Mais pas sur les mêmes distances que les marathoniens; ceux là pour la plupart, ils déroulaient le pied et on aurait dit qu'ils couraient sur un coussin: pas d'à coups, pas de rebonds, quasiment toujours à la même hauteur.

Et puis Crotale, ben, c'était ce que je voulais dire... grillé le bison.
Cela dit, pieds nus, gaffe au verre et seringues... entre autres...

01 septembre 2008 à 10:05:46
Réponse #30

Marmoz


Une petite onctuosité également pour ceux qui aiment courir (pieds) nus : ;D

Le sable en bord de plage, en séries de fractionnés à l'instinct ou sur des périodes de "30/30" : 30 secondes à 80% environ/ 30 secondes en récup' active.

Attention, là le cardio travaille fort, les mollets et tendon d'Achille également !

Courir exclusivement sur la phase avant du pied, je ne trouve pas cela trés naturel, mais pourquoi pas sur de faibles distances. Aprés, autant faire de la corde, non ?
Franchement, avec l'habitude, on n'y fait même plus attention. Maintenant, j'ai même tendance à marcher tous les temps sur les pointes. Je trouve que c'est une marche très douce. Et c'est pareil en courant.


A Marmoz, oui, effectivement, je peux percevoir sans mal qu'un déroulé du pied en étant pieds nus est sans aucun doute néfaste.
J'ai parfois vu des gens courir pieds nus, même autour du bois de Vincennes.
Mais surtout ceux que j'ai vu courir sur l'avant du pied étaient surtout les footeux et les boxers. Mais pas sur les mêmes distances que les marathoniens; ceux là pour la plupart, ils déroulaient le pied et on aurait dit qu'ils couraient sur un coussin: pas d'à coups, pas de rebonds, quasiment toujours à la même hauteur.
En fait, le fait de courir sur la plante de pieds permet d'amortir en allant vite (plus proche de la position du sprinter). On est beaucoup moins limité en vitesse en étant sur la plante du pieds, et on peut amortir sans problème quelque soit la vitesse. Les premiers au marathon sans toujours sur la plante du pied (en tout cas, pour ceux que j'ai vu)

En courant sur le talon, on peut amortir mais on est limité en vitesse. Il y a un seuil de vitesse (et de distance aussi) au delà duquel on amortit très mal.

Sans rechercher la performance, on peut courir en posant le talon d'abord, c'est tout à fait possible. Mais cette posture fatigue les genoux et chevilles quelque soit les chaussures qu'on a.

En étant objectif, il faut reconnaître qu'en étant sur la plante du pied, on exerce un effort sur les tendons d'Achille et les mollets.

Soit on fait un choix entre les deux, soit on travaille les deux. Personnellement, je pratique les deux. Donc, si je recherche la vitesse, je suis sur les plantes. Si je veux parcourir une très longue distance et que je finis par fatiguer en courant sur les plantes, je déroule mon pied. Mais j'évite au maximum cette dernière posture pour ne pas user mes genoux.

Ah oui, il va de soi qu'une personne sensible du talon d'Achille va courir en développant, et qu'une personne sensible des genoux va courir sur les plantes.
« Modifié: 01 septembre 2008 à 10:13:31 par Marmoz »

01 septembre 2008 à 12:17:50
Réponse #31

bison solitaire


Les premiers au marathon sans toujours sur la plante du pied (en tout cas, pour ceux que j'ai vu)



Oui je l'ai constaté aussi, mais là on parle de ceux qui démarrent un marathon comme un sprint (j'exagère mais juste un petit peu)!!
Lorsque je parlais des marathoniens, je ne l'ai pas précisé, je pensais plus aux "vétérans", vous savez les petits vieux, qui sans en avoir l'air, nous mettent un vent...

01 septembre 2008 à 13:01:14
Réponse #32

Marmoz


En fait, je crois qu'on est d'accord. On ne parlait pas vraiment de la même chose.  :) J'ai rajouté une remarque à mon premier message.

Quant à ceux qui démarre les marathons comme un sprint, euh, je suis d'accord  ^-^ Le pire, c'est qu'il tienne l'allure pendant 42km...

01 septembre 2008 à 14:05:20
Réponse #33

Nirgoule


A Raphael,

Tu progresses vite, c'est bien. Attention toutefois à ne pas demander trop trop vite, tu risques la fracture de fatigue ou un problème tendineux.

Etre patient c'est gagner du temps.

En toute amitié.  :up:
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

01 septembre 2008 à 16:50:02
Réponse #34

raphael


A Raphael,

Tu progresses vite, c'est bien. Attention toutefois à ne pas demander trop trop vite, tu risques la fracture de fatigue ou un problème tendineux.

Etre patient c'est gagner du temps.

En toute amitié.  :up:

merci et je suis conscient que je dois y aller molo. D'ailleurs je viens de découvrir très douloureusement que j'ai deux calculs rénaux donc je stoppe momentanément le footing (le temps de faire les exams et l'avis du toubib). J'essaie d'etre a l'ecoute de mon corps et de ses avertissements. Mais je suis content des premiers effets de la reprise du footing aussi bien au niveau des "perfos" que du bien être apporté. J'en suis meme a attendre avec impatience les 1eres séances sous un temps de m*rde pour être encore mieux quand je rentre au chaud et au sec.

 ;)
Se connaitre et s'accepter


01 septembre 2008 à 19:21:54
Réponse #35

bison solitaire


En fait, je crois qu'on est d'accord. On ne parlait pas vraiment de la même chose.  :) J'ai rajouté une remarque à mon premier message.

Quant à ceux qui démarre les marathons comme un sprint, euh, je suis d'accord  ^-^ Le pire, c'est qu'il tienne l'allure pendant 42km...

COMMENT???? tu veux dire que je sais pas lire entre les lignes???  ;D
Ceci dit tu n'as peut-être pas tort...  :D
Blague à part, j'ai bien relu ton message, je le comprends mieux, et effectivement je crois qu'on est d'accord.
On est aussi d'accord sur ces types qui tiennent les marathons à à peine plus de 3 minutes au kilomètre...  :'(

01 septembre 2008 à 19:53:59
Réponse #36

Marmoz


A Raphael, tu as super bien réagi ! Tu sais stopper quand il faut, aller consulter le toubib quand il faut, c'est génial. Il y en a beaucoup trop, et moi le premier, qui disent "oh, c'est rien, ça passera", et qui le payent plus ou moins cher.
Si en plus tu es motivé, c'est la fête !  :doubleup:

A Bison solitaire : on avait deux optiques assez différentes du footing dont l'union est très intéressante au final. En tout cas, ça m'a permis d'élargir mon point de vue, et comme c'est tout bénef, j'adore  :D


02 septembre 2008 à 14:02:00
Réponse #37

chris7273


Quand j'étais en rééducation après ma déchirure du LCA, le kiné m'avait franchement déconseillé de ne courir que sur un revêtement lisse et dur (asphalte, trottoir, route, ...) mais plutôt de trouver un circuit "composite" (chemin, route, dur, mou, ...) pour éviter une usure uniforme des articulations. De plus, courir sur des chemins au revêtement inégal fait bien travailler toute l'articulation (cheville et genou).

J'apprécie les circuits variés, car lorsque je passe d'une section difficile (chemin de campagne enherbé, irrégulier, avec des ornières, ...) à une section régulière j'ai vraiment l'impression de voler tellement ca devient facile d'un coup

Bon footing à tous

03 septembre 2008 à 09:58:39
Réponse #38

French Kiss


J'ai recommence il y a 4 mois, au debut c'etait un peu dur de se readapter, avant je pouvais courir 10km en 50mn, et la il a fallut me mettre dans le crane qu'il fallait faire du fractionne en courant doucement, bref "qui va piano va sano", au debut c'est la duree qui compte, pas la vitesse. Donc 7mn de course, 1mn de marche, 8mn de course, 2mn de marche, et un deuxieme cycle 7/1/8. au bout de 4 fois (en 3 semaines), je suis passe a un cycle 15/2/15, totalisant toujours 30mn de course, tout sur terrain mixte avec de bonnes petites montees (on peut les faire en forcant sur les muscles si on est chaud), et de bonnes descentes (on apprend a controler son rythme pour pas se degommer les articulations). Ne jamais oublie les etirements en fin de parcours, c'est important!

Deja en un mois je pouvais courir 15mn sans souffrir (tres important pour pas se degouter), et ce, 2 fois d'affilee.
Maintenant, ca fait donc 4 mois et j'ai 2 parcours:
- terrain mixte et bien vallone 5.5km, oriente puissance: 15mn de course rapide - 6mn pour faire 60 abdos/30 pompes legeres/9 tractions -15mn de course tranquille pour rentrer
- terrain peu vallone sur piste en gravier, 7.5km, oriente endurance: 40-45mn
Je tache de maintenir le premier dans la semaine tot le matin quoiqu'il arrive, et le deuxieme chaque fois que c'est possible le dimanche en matinee
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

12 septembre 2008 à 18:32:44
Réponse #39

raphael


suis content  ;D j'ai pu courir ce soir 20 minutes sans m'arrêter, houla cela faisait je ne sais plus combien de temps que cela m'était pas arrivé
et d'ailleurs je dois pas etre loin des 3200 m du test de Cooper

ça marche bien  le plan d'entrainement  :doubleup:
Se connaitre et s'accepter


16 septembre 2008 à 13:36:45
Réponse #40

French Kiss


On croit avoir oublier ces petits moments de bonheur simple, et puis ca revient  8)
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

13 octobre 2008 à 21:02:40
Réponse #41

raphael


petit retour d'expérience après 2 mois :

je cours 3 soirs par semaine entre 25 et 35 min sans mettre la pompe dans le rouge c'est à dire entre 160 et 170 puls/min.

résultat : un peu de perte de poids, un nouveau souffle et la satisfaction de progresser mais vu le niveau de départ il n'y avait pas de mal  ;D

cela fait un bien fou après le stress du taf et les petits soucis de la vie quotidienne.

Par contre il faut que je méfie au niveau des genoux (je sens une petite gêne mais c'est un reste d'entorse)
Se connaitre et s'accepter


23 octobre 2008 à 16:09:57
Réponse #42

Corin


Salut,

Je m’y suis remis en juin.

Jusque là, je n'avais fait que des tentatives de retours pendant deux ou trois mois tous les deux ou trois ans, depuis 10 ans. De l'âge de 14 à celui de 30 ans, j’avais eu une pratique sportive, notamment de la course à pied, assez régulière.
Mais depuis mes 30 ans, à chaque fois, je m’étais soit blessé, soit dégoûté. Pourtant, à chaque fois, j’y étais allé progressivement mais sans doute pas assez.

Etant arrivé au-delà de 40 ans, j’ai vu ma courbe de poids s’envoler et ma résistance physique s’effondrer.  Mais là, ça ne pouvait plus durer. Ce qui m’a décidé, cette fois-ci, c’est la fonte musculaire. Imaginez une crevette (la maigreur des jambes :o) avec un gros bide. Une grenouille, quoi (croa !). Une grenouille de 76 kilos, quand même.

Ca m’a d’autant plus foutu les jetons que je suis passé du 40 au 42 en taille de pantalon et que les jambes ont de tout temps été mon point fort. L’autre truc qui m’a mis par terre, ce sont les abdos. Depuis gamin, j’en faisais 60 sans problème mais, là, dès 20, la douleur de la déchirure me rappela à la dure réalité : je suis désormais plus près de la retraite que du début…
Ne plus arriver à faire même un minimum a été très dur à vivre. Il m'a fallu accepter qu'en 18 mois, deux ans, j'avais vraiment beaucoup, beaucoup perdu.
Alors tel Stalone dans Rocky I (ouais, je sais, ça ne dit quelque chose qu'aux plus de 40 ans ;D), je me suis relancé…

Bilan : 5 pompes, 20 abdos et… 1 traction maxi. Quant à courir, n’en parlons pas. 15 minutes et j’avais les jambes dures comme des poteaux pour deux jours. Enfin, en matière de souplesse, je devais avoir les mains à 20 cm du sol en essayant de toucher mes pieds…

J’ai bien cru que j’étais cuit.

Je savais que si je voulais réessayer, je ne devais pas me blesser et je devais durer.
Pour durer, j’ai donc décidé de jouer sur l’élément plaisir. Je dois toujours être heureux d’y aller, de faire du sport. Dès que je ne me sens pas en forme ou que je sous-performe, je change d’activité ou je fais une pause d’un jour ou deux. Je n’ai pas vraiment touché à mon régime alimentaire sauf à privilégier les riz et pâtes le midi, sans protéines. Protéines que je prends le soir avec des légumes. Tout cela sans limite de quantités. Je me suis juste inspiré du régime associé.

Pour ne pas me blesser, j’ai donc décidé de jouer sur la quantité de répétitions et non de tenter d’en faire le plus possible. Donc, être toujours en-dessous de ma capacité maximale. Enfin, j’ai beaucoup bu (3 à 4 litres par jour) et j’utilise un cardio-fréquencemètre pour courir.
Ca a donné 3 séries de 3 pompes, 3 séries de 10 abdos et 3 fois le début du soulèvement de mon poids à la barre de traction (juste contracter les épaules sans décoller les pieds du sol). Je suis allé courir 10 minutes. Pour la course, je me suis calé sur un rythme entre 60 et 65% de ma fréquence cardiaque maximale (FCM), à savoir 108 à 116 pulsations par minute, dans mon cas. Autrement dit, c’est le rythme qui est au tout début de la course à pied. L’avantage c’est qu’il ne se sert pas de l’oxygène de l’air pour alimenter le muscle. Ce rythme amène l’organisme à taper dans la graisse... à partir de 45 minutes d’effort environ.
Une journée de repos et j’ai recommencé.

Rapidement, les performances ont commencé à évoluer mais j’ai dû accepter plusieurs fois de redescendre. Par exemple, je n’arrivais pas à passer le palier des 7 pompes d’affilée. Au lieu de me décourager, je suis redescendu sur plus facile – à savoir 5 – mais j’ai fait 10 répétitions étalée sur une heure.
Au bout de deux semaines, je pouvais courir 20 minutes et faire des pompes tous les 2 jours. J’ai commencé à décoller les pieds à la barre mais sans aller plus loin.

J’ai profité de l’été pour courir 3 fois par semaine.
Au mois d’août, j’ai commencé à allonger la durée pour aller, toujours à 60-65% de FCM, jusqu'à 45 minutes d'effort. J’arrivais péniblement à 20 pompes.

Finalement, c’est début septembre que ça a commencé à se décanter.
Pour les pompes,  j’ai commencé à en faire deux jours de suite avec un jour de pause (ou pause à la moindre petite sensation douloureuse… un vrai douillet ;D). Premier jour, des séries faciles mais en nombre. Genre dix séries de 12. Puis le lendemain essayer deux fois 20.
Pour la course, j’ai commencé à faire quelques accélérations (2 fois 100 mètres) comme gourmandise. J’ai alterné séances courtes de 35 (quand j’étais à la bourre) à 45 minutes et séances longues de 1h à 1h15, jamais plus.

Depuis le début du mois d’octobre, comme aucune douleur ne s’est manifestée, j’ai fait une séance de sport par jour : soit pompes, abdos, tractions ; soit course à pied. Le week-end, je vais nager en plus de courir et faire mes pompes-abdos-tractions, le samedi et le dimanche.
Le programme d’entraînement pour la course est de 4 à 5 séances par semaine avec un objectif de 20 kilomètres. J’en suis maintenant à du travail avec certaines séances à 4 ou 5 accélérations à 90% de FCM sur 1000 mètres.

Pour les pompes, j’ai fait des séances de 10 répétitions de 40. Sinon, au quotidien, c’est 5 fois 50-60. Pour les tractions, j’en suis à des séries de 15.
C’est marrant parce que ça a vraiment changé, les performances se sont mises à s’accélérer seulement depuis une quinzaine de jours.

J’en suis à 70 kilos (ma femme est ravie… ;)) mais je n’ai toujours pas arrêté la bière et je n’ai pas hésité à me faire un Mac Do quand ça m’a tenté (je l’ai vu le lendemain sur la balance :ohmy:).

Je continue en me motivant pour passer l’hiver (se lever à 6h du matin pour aller courir dans le froid, c’est pas tous les jours évident. Il y en a où je fais en sorte de ne penser à rien jusqu’à ce que je sois chaud). Ma meilleure motivation est d’y aller juste pour l’avoir fait. Je n’attends rien et ne cherche aucune performance. Elles viennent quand et si elles doivent venir.

Si je vous raconte ça, avec mes doutes quand j’ai stagné, mon inquiétude de ne plus y arriver au début, ce n’est pas pour la ramener. Surtout pas. Je voudrais juste que ça serve à l’un d’entre nous pour qu’il essaie de s’y remettre.

A+
« Modifié: 21 février 2009 à 08:39:47 par Corin »

23 octobre 2008 à 18:00:41
Réponse #43

French Kiss


Ben c'est bien, ca montre qu'il n'y a pas d'age pour s'y remettre  :up:
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

23 octobre 2008 à 18:10:29
Réponse #44

Corin


Ben c'est bien, ca montre qu'il n'y a pas d'age pour s'y remettre
A condition de faire très attention à la progressivité qui doit être très lente. Mon cardio, il y a deux ans me conseillait d'aller faire du foot avec mon fils, de nager mais pas de courrir tellement ça lui paraissait trop dur pour redémarrer.

Autre chose à laquelle il faut faire attention, c'est la vitesse avec laquelle on perd.

A+

23 octobre 2008 à 18:36:56
Réponse #45

basajuan


En 7 ans de vie de couple, j'ai arrêté de fumer et arrêter le sport. Résultat: je suis passé de 72 kilos à 90 pour 180 cm.
A force de vous lire, je me suis decidé, il y a un mois, à reprendre le sport (et à faire attention à ce que je mange).

J'ai commencé, pour reprendre le footing, par la méthode 2' marche 2 ' course. Au bout de 4 séances, j'ai senti que je pouvais courir plus. Depuis je cours 40' (5.5km), 3 fois par semaine, auxquelles je rajoute depuis 15 jours  3*20 pompes, 3*8 tractions, 3*20 abdo et un séance de 30 ' de piscine (1250 m) par semaine.

En 1 mois, j'ai perdu 5 kilos et je retrouve une patate énorme.

Alors je vous écris ce petit mot pour vous remercier de m'avoir redonner envie de bouger.
J'espère rapidement pouvoir refaire de longue rando comme avant.

Salutations et merci pour vos conseils de toute sorte.

PS: je vous assure que de bonnes chaussures c'est très important pour les débutants un peu lourds comme moi.
« Modifié: 23 octobre 2008 à 20:04:17 par Corin »

23 octobre 2008 à 20:06:08
Réponse #46

Corin


Alors je vous écris ce petit mot pour vous remercier de m'avoir redonner envie de bouger.
J'espère rapidement pouvoir refaire de longue rando comme avant.
Voilà qui fait plaisir à lire. Essaie de varier les allures (très lent -presque de la marche- lent et rapide), ça va favoriser ta progression et permettre de récupérer.

Bravo à toi et bon courage.

A+

13 février 2009 à 09:24:40
Réponse #47

raphael


petit retour d'experience :

avec l'hiver et ses journées courtes, j'ai du mal a dfaire plus d'une séance par semaine. Cela se ressent sur la progression et meme une regression est réelle. Par contre cela revient assez vite des que le nombre de seances augmente.

Hier soir j'ai couru 35 mn sans m'arreter et peut etre pas loin de 6 km.

Mais le plus important c'est que je me suis apercu que je courai legerement penché en avant. En fait c'est en croisant un autre coureur qui courait buste bien droit que je me suis fait la remarque. Résultat : ben on courre vachement mieux avec le buste bien droit et surtout on respire beaucoup plus profondement et cela se ressent sur le rythme cardiaque et la fatigue.

Ben oui c'est tout con et je l'ai decouvert hier soir  ;D
Se connaitre et s'accepter


13 février 2009 à 09:26:04
Réponse #48

Maximil


Nota: La corde à sauter améliore très vite et très bien la posture (en plus de ses autres bienfaits) ;)
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

15 février 2009 à 13:43:26
Réponse #49

b@s


Nota: La corde à sauter améliore très vite et très bien la posture (en plus de ses autres bienfaits) ;)

un petit cours particulier par ross enamait...

http://www.rosstraining.com/articles/jumprope2.htm

la corde reste l'outil le plus efficace en cardio à mon sens (déjà 1/4 d'heure de corde et tu es bien calmé...)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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