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Vie Sauvage et Survie Survival Wiki CEETS
03 Septembre 2010 à 16:12:51 *
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Auteur Fil de discussion: Le manque de sommeil : prévention des erreurs et accidents  (Lu 4856 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
Moleson
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« Répondre #20 le: 23 Décembre 2008 à 14:15:14 »

Donc nous sommes bien d'accord : si on dort, c'est que ça ne va pas si mal.

Euh cela dépend.
Si tu dors parce que tu as chaud, tout va bien. Si tu as dépassé tes limites et David le dit bien, à partir d'un certain degré d'épuisement, tu vas dormir n'importe et surtout n'importe comment du vas risquer l'hypothermie qui elle est mortelle.
La pire combinaison est le froid et l'humidité qui vas de refroidir en moins de temps qu'il ne le faut pour l'écrire.

Citation
La plupart des gens qui ont déjà poussé un peu leurs limites savent qu'on peut très bien, un moment donné, s'endormir dans une flaque d'eau en grelottant...  s'endormir où on se pose plus de 10 secondes en fait.  Peu importe où.  Peu importe les conséquences.  Peu importe quoi que ce soit.  Un moment donné tu préfères dormir, même si ça doit te coûter la vie.  Un moment donné t'en as plus rien à foutre en fait.  Tu veux juste dormir
Et ça je te le confirme 100%, tu ne pense plus qu'à une chose, dormir, dormir, dormir et encore dormir, ou comment, dans quelle position tu t'en fout. On n'arrive même à dormir en marchant, tu attache ta main au sac de celui qui précède, tu ferme les yeux et tu dort en marchant.

Encore un point l'hypoglycémie va aussi contribuer à cet état ou tu t'effondre. Les 1er 48 heures de notre semaine de survie (école d'off) on n'a dormi 2 heures. Fait d'abord 50 km de vélo avec paquetage complet (45Kg) puis 80 km à travers les crêtes du jura Suisse par -10. Le tout sans manger unquement de temps en temps du thé sucré.
Résultat 50% des personnes se sont effondrée. J'ai moi même commencé vers le km 70 à avoir des hallucinations (je voyait des véhicules militaires dans les champs et tout avait une coloration bleutée), puis à un moment je ne me rappelle plus de rien, sinon m'être réveillé 6 heures plus tard dans mon sac de couchage, sous une toile de tente.
La description de ceux  qui étaient dans le groupe, je marchais, tombais et dormais, à peine réveillable.
(Bon aujourd'hui, ils ne se permettraient plus ce genre de plaisanterie...)

Moleson
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Lemuel
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« Répondre #21 le: 23 Décembre 2008 à 14:33:37 »

oups !  {$default_grin_smiley}
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Don't watch the tool, the work it can do
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Lynx
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« Répondre #22 le: 27 Janvier 2009 à 17:34:38 »


Je crois que avoir testé ses limites la dessus est a mon avis trés précieux en cas de coup dur... ou moins dur d'ailleurs.

On s'habitue, c'est vrai... étant jeune j'avais un mal de chien à dormir dans les transports... au point de me tapper des nuits dans les autocars a me demander comment tous ces gens faisaient pour ronfler... quelques années plus tard je me retrouvais le seul a arriver à dormir a la commande en hiver derrière un camion débâché...la tête sur le sac et zou...
Il m'est arrivé de dormir le duvet a moitié rempli de flotte, de m'assoupir coincé a un relais en montagne (avec personne en longueurs...)...tandis que parfois un  simple ronflement (de la régle murphysienne qui veut que le ronfleur s'endort le premier) ou une bricole qui me gêne et rien à faire....

J'ai donc tendance à distinguer le sommeil de confort du sommeil utile... c'est à dire du moment ou je passe en mode récupération.
Il est a mon sens important de savoir a quel moment ce sommeil utile intervient, à la fois pour s'organiser des créneaux sommeil (emplacement, sécurité...)
mais aussi pour éviter de se mettre dans le rouge et de s'exposer à des risques supplémentaires (manips de sécu, armement...)

Personnellement si je tire trop sur le sommeil, j'ai également tendance à devenir irritable, à perdre patience pour des bricoles, donc à moins bien faire les choses...et donc à faire plus de c*ries...
Un argument de plus pour insister sur l'acquisition de gestes réflexes... s'entraîner sans relâche a faire des choses indispensables, même si intellectuellement on les envisage bien.... une fois défoncés au manque de sommeil,tout est beaucoup plus difficile, voire impossible.





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Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul
vagabond
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Je traverse la vie comme d'autre la rue


« Répondre #23 le: 23 Janvier 2010 à 08:56:45 »

Je sais, c'est du déterrage mais je trouve le sujet important.

Ce matin, je cherchais comment gérer le manque de sommeil, pas sur quelques jours mais sur de longue période et je suis tombé sur ce fil, alors je me suis demandé si mon intervention est pertinente puisque je n'apporte aucune solution, et après mure réflexion je vous en laisse seul juge.

Ce n'est que mon expérience et mes réactions, une toute petite pierre pour essayer de construire un début de solution.

J'ai testé le manque de sommeil sur une très longue période (un peu plus de 2 ans 1/2) et en gros, associé à une forme de malnutrition, c'est terrifiant.

D'abord, quelque soit la saison, j'ai toujours eu froid et encore aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir encore froid.

Je sais que j'étais de moins en moins capable d'aligner deux idées, puis d'avoir ne serait-ce qu'une idée. Uniquement l'essentiel, et encore. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut avoir la chance de son coté pour s'en sortir entier.

Ce qui m'intéresserai aujourd'hui, c'est de construire une solution pour pouvoir palier le manque de sommeil sans en passer par ces phases destructrices et dangereuses.

Vagabond

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l'homme est un loup pour l'homme
koustar
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« Répondre #24 le: 23 Janvier 2010 à 11:52:30 »

je travail en poste . horaire allant de 7/7 j  - 24 / 24 h . depuis 28 ans . mon corps s'est tres bien habitué ( je mange et dort sans probleme en décalé ) meme performance de jour commede nuit . par contre sieste indispensable ( 13 h a 15 h c'est un rythe les am ou je ne travail pas ) .
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vagabond
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« Répondre #25 le: 23 Janvier 2010 à 15:52:05 »

Merci pour ta réponse.

koustar, je cherche plus des solutions pour palier le manque de sommeil, quand on ne peut pas dormir, ni le jour ni la nuit. Enfin, juste ce qu'il faut pour ne pas abandonner mais que le reste ne fonctionne plus.


Vagabond
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« Répondre #26 le: 23 Janvier 2010 à 17:07:37 »

Merci pour ta réponse.

koustar, je cherche plus des solutions pour palier le manque de sommeil, quand on ne peut pas dormir, ni le jour ni la nuit. Enfin, juste ce qu'il faut pour ne pas abandonner mais que le reste ne fonctionne plus.


Vagabond
il y a le café  {$default_smiley_smiley} moi il ne me fait plus d'effet . non plus sérieux il existe des pilulles pour ne pas dormir ( en survie ca pourrait servir en cas de situation critique , en  garder peut etre en reserve )
http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/bien_dormir/8900-pilule-anti-sommeil.htm
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pierrot22
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mul prudent


« Répondre #27 le: 27 Janvier 2010 à 00:53:30 »

j'ai eu une période où j'ai pas mal expérimenté de conneries aussi de ce côté (école d'ingénieur).

- nuits courtes en semaine et rattrapage le week-end (4 à 5h de sommeil par nuit la semaine, 12h ou plus le week-end)

- une nuit sur deux : 1 nuit de 1 h ou 2, la suivante plus standard de 6 à 8h, pendant 1 semaine

- rythme double : 4h dodo, 8h debout, 4h dodo, 8h debout

- courtes périodes répétées : quand j'ai sommeil, je fais une sieste de 20 minutes, ou bien un cycle complet (1h30 environ chez moi). Mais pas de vraie nuit.

- inversion totale du rythme pour passer en "nuit" le jour + "sieste" la nuit


bilan :
 
je suis incapable de vraiment très peu dormir, il me faut du temps de sommeil en moyenne. Mais je suis capable de beaucoup de souplesse au niveau de la répartition des heures tant que j'ai mon minimum sur la moyenne.

ce genre de conneries me tire sur la couenne : les fois où j'ai fais les trucs les pires, j'ai été normal quand j'étais réveillé (en période de révisions je pouvais pas me permettre de perdre en capacité de réflexion, je dosais le sommeil pour garder ma tête). Par contre, à la fin des exams, j'ai été plusieurs fois malade. Pas un truc identifié, juste une bonne fièvre pendant 1 ou 2 jours, qui disparait comme elle est venue.

je peux dormir à peu près n'importe où et n'importe comment. Avec un minimum de confort, j'arrive généralement à m'endormir même si je suis pas fatigué, très pratique pour prendre de l'avance quand j'ai envie de rien faire.

quand je suis fatigué, je suis incapable de retenir le sommeil sans café. Expérimenté encore samedi soir dans le train : nuit de 2h de vendredi à samedi, 9h30 de marche bien sportive samedi, j'étais "à ramasser à la petite cuiller". Dans le train samedi soir, je ne pouvais pas m'empêcher de dormir. Si j'avais eu à passer une nuit "si tu dors t'es mort" au lieu de rentrer à la maison, ça se serait très mal passé. La prochaine fois je dors assez et j'emmène du café en poudre... Comme ça a été dit, passé un certain stade, y'a plus qu'une chose qui compte : dormir. Et rien ne pourra l'empêcher, à part des "drogues". La privation de sommeil est une torture psychologique éprouvée, très efficace. Si on le fait assez longtemps, le mec sera prêt à dire et faire n'importe quoi pour qu'on le laisse dormir ou qu'on l'achève.

j'arrive à dormir beaucoup si j'en ai envie (mon record est de 15 heures je crois, et j'étais pas exténué, même pas très fatigué).

Au bout d'une semaine à peu dormir, j'étais un peu "sur les nerfs", plus dans le sens où je sautais partout, pas particulièrement agressif. Mais vu les cafés que je prenais dans ces périodes-là, le côté pile électrique devait venir de là. Je perdais un peu de facultés de compréhension, mais pas non plus d'effet chimpanzé.

Je dors bien mieux si je sais que je peux avoir confiance dans mon réveil : une nuit avant l'exam, si je mets 2 réveils je dors sans problème. Si j'en mets un seul j'ai tendance à me réveiller régulièrement.

J'ai pu aussi voir l'effet du manque de sommeil chez une autre personne : un de nos profs était spécialiste dans ce domaine (nuits de 3 ou 4h) :
- pile électrique (caféine ?), saute partout
- incapable de structurer un cours, pourtant pas spécialement difficile, ça partait dans tous les sens. S'embrouille tout seul dans ses propres explications, voire incapable d'expliquer clairement un truc simple
- régulièrement je sortais de son cours avec un mal au crâne : à la fin je prenais jamais de café avant son cours...


J'ai observé qu'il est beaucoup plus rentable de dormir assez mais différemment, que de dormir moins pour essayer de travailler plus. Le plus efficace pour moi était le rythme double (4+8+4+8) que j'utilisais pendant l'année dernière en période de révisions et partiels, avec minimum 8h de sommeil par 24h. En manque de sommeil le travail est moins efficace, il est plus rentable de dormir un moment quand on est ko que de continuer en "marche ou crève". A condition de réussir à s'endormir et se réveiller rapidement, ça demande un peu d'habitude et de se connaitre pour savoir la durée de ses cycles. Le rythme double permet de garder un minimum les pieds sur terre (le souci était surtout de savoir quel jour on est). Le rythme par courtes périodes était encore plus rentable au niveau du rapport sommeil/éveil (cycles de sommeil plus riches en sommeil profond), mais plus dur psychologiquement (pour moi en tout cas), donc au final j'étais moins efficace. On pense que le sommeil paradoxal (celui où on rêve beaucoup), est moins réparateur physiquement mais est réparateur psychologiquement, ça expliquerait pourquoi j'étais complètement à l'envers après plusieurs jours en mini-sommeils.


Quelqu'un qui veut minimiser sa quantité de sommeil sans devenir idiot (question de Vagabond) a tout intérêt à le fractionner: 2 nuits de 2 cycles sont plus rentables qu'une nuit de 4 cycles. En 2 nuits de 4h j'arrivais à faire 2 ou 3 cycles, soit 5-6 cycles par 24h, plus qu'une nuit standard et plus efficace. Ca me permettait de bosser plus efficacement pendant 8h quasi non stop. Dormir en fractionné diminue également le refroidissement du corps qui fait que typiquement on a froid en fin de nuit si on est pas assez couvert. Intéressant dans une optique survie.


Pour aider à se connaitre, découvrir la durée de ses cycles :
émission e=M6
http://www.sleeptracker.fr/
La montre a un accéléromètre, qui permet de mesurer les mouvements du dormeur. Le tout est stocké, et importable dans le PC. Le prix m'a retenu, mais ça me tentait bien. Un jour...


Si y'en a qui veulent plus d'infos sur le sujet, j'ai un peu de doc là-dessus (articles dans sciences et avenir). Notamment un article sur le sommeil du navigateur en solitaire, qui au final se rapproche un peu d'un sommeil de survie. Je peux pas mettre le PDF en ligne pour des questions de droits d'auteur, mais vous pouvez m'envoyer un mail {$default_wink_smiley}
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zapi
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« Répondre #28 le: 27 Janvier 2010 à 02:02:38 »

avec un manque de sommeil "chronique" ( pas de l'épuisement donc ) le moral en prend un coup aussi, on devient indifférent
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mul prudent


« Répondre #29 le: 27 Janvier 2010 à 15:12:55 »

en effet, je n'avais pas fait le lien, mais à cette période j'étais assez "insensible". C'était un mécanisme de protection face à des difficultés perso, mais c'était peut-être aussi lié.
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« Répondre #30 le: 27 Janvier 2010 à 17:40:31 »

Le manque de sommeil est effectivement la source de bien des ennuis, mais une mauvaise qualité de celui-ci peut aussi avoir de grosses répercussions à long terme.

Mon cas : je suis sujet aux apnées du sommeil, aux ronflements ainsi qu'au syndrome des membres agités. Les conséquences de ceci : un micro-éveil toutes les 42 secondes, donc pas de sommeil paradoxal, et ce depuis plusieurs années. Conséquences à long terme : forte perte de rendement général, maux de tête le matin, irritabilité accrue, pas de rêves, dépression nerveuse, perte de la faculté de réflexion de longue durée et j'en passe.

Donc, si vous vous réveillez plus fatigué que la veille sur une base régulière, CONSULTEZ UN TOUBIB ! Sinon, risques de conséquences graves à long terme...

Note : depuis quelques temps, j'ai commencé un traitement, ça aide, on vit mieux.
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« Répondre #31 le: 08 Février 2010 à 12:46:13 »

fil de discussion très interessant. En dehors des situations de survie, ça concerne pas mal de gens au quotidien je pense. J'ai pas mal bossé la nuit et j'ai aussi bossé en poste sur des periodes de 24h avec un rythme maxi de 3x24h par semaine plusieurs mois d'affilé. Les periodes de récuperation ne sont pas vraiment reposante car on a tendance à vouloir optimiser son temps libre pour vivre des trucs interessants. "prendre soin de soi" est vite relegué au dernier plan et on a tendance à oublier la necessité de s'alimenter correctement par exemple, et on a aussi tendance à penser qu'on s'endurci et que qu'on est capable de repousser ses limites encore un peu plus loin. C'est grisant mais c'est faux. Je pense avoir fait partie de la petite minorité qui s'en sortaient pas trop mal mais avec l'age, et la fatigue accumulée c'est devenu dur. Pour le peu qu'on ait des petites préocupations qui surviennent dans la vie perso l'equilibre fragile se rompt très rapidement. Un moment j'ai commencé à avoir froid n'importe où et je me suis reveillé deux trois fois dans la voiture avec les appels de phares dans le rétroviseur... Ca fait reflechir.
Avec le recul je pense qu'il faut avoir déjà conscience de la situation sans se surestimer. Donc etre particulierement vigilant et rigoureux sur la bouffe et le sommeil. Apprendre à s'endormir et se relaxer quand c'est possible si possible avant meme que la fatigue s'installe. Parcequ'après c'est la spirale du stress et des difficulté d'endormissement, et adieux les petites siestes eclair reparatrices. Apprendre à etre cool, vigilant et detendu est un art comme dirait Fonzie et je pense que les gens qui s'en sorte dans ces situations sur le long terme le sont. Ca leur permet d'anticiper les difficultés dans un mode de vie un peu contraignant et de s'adapter au mieux à cette physiologie qui n'est pas naturelle. Je pense pas qu'il y ait de recette miracle et scientifique pour gerer ça au mieux. Juste un etat d'esprit à trouver. Et si on y arrive pas vaut mieux trouver une porte de sortie car c'est dangereux.
 
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mul prudent


« Répondre #32 le: 27 Février 2010 à 14:50:17 »

2 reportages intéressants sur le sujet, de l'émission 36.9 de TSR :
"apprivoiser son horloge biologique" (cliquer sur "émission")
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=313001&sid=11285077

"travail de nuit, travail qui nuit"
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=313001&sid=11735796

pas très rassurant, ça calme un peu... et instructif aussi. On peut aussi regarder les émissions en podcast sur itunes, ça permet de les télécharger au passage {$default_wink_smiley}
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La survie, c'est déjà de rentrer de rando.
F.Mosselin
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« Répondre #33 le: 03 Mars 2010 à 20:56:05 »

Intéressant, surtout le premier lien, merci!
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« Répondre #34 le: 03 Mars 2010 à 21:28:20 »

dormir, on ne peut pas s'en passer, a court terme on risque de s'endormir n'importe ou malgré les excitants ( café, thé, chocolat) on peut prendre des amphétamines mais apres la période d'action il faudra dormir quand meme et les effets secondaires ne sont pas anodins ( surtout une humeur irritable ) puis il y a le "mauvais sommeil" et la fatigue sur le long terme qui transforment en zombie avec effets négatifs psychologiques et physiologiques, alors la la solution c'est dormir mais on peut fractionner le sommeil en plusieurs périodes courtes réparties quand on peut. c'est peut etre plus dangereux parce que ça provoque une perte de lucidité qui masque la cause ( le manque de sommeil ) surtout si on prend du café, du thé,.. et puis on pète un cable sans trop savoir pourquoi. Qui plus est on a pas vraiment sommeil.
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« Répondre #35 le: 03 Mars 2010 à 22:26:22 »

Pour ma part, j'ai pratiqué le sommeil diphasique pendant 2 mois l'an dernier (mais pas très propice à une vie de couple, et j'ai finalement du laisser tomber sous la pression de ma moitié).
C'est réellement efficace, mais cela demande de la volonté au début (les 15 premiers jours), et une régularité horaire à laquelle il faut vraiment se tenir (ce qui est bien plus contraignant qu'on le croit, surtout au niveau de la vie sociale).
Et aussi on passe facilement pour un ET à un parler autour de soi.  {$default_grin_smiley}
("oui, avant je dormais 8h-9h par nuit, maintenant je dors 6h par 24h"... et là, bref mouvement de recul méfiant dans le regard de l'interlocuteur, style "ce mec est givré"  Karto's Smiley )
On peut descendre à 4h30, mais je suis pas allé jusque là.
Selon mon expérience perso: influence sur la personnalité: VRAI (comportement plus direct et décisif), fatigue sur le long terme: FAUX (si on s'y prend bien, 1 nuit "normale" de "récupération" tous les 15j en ce qui me concerne, on peut peut-être s'en passer à terme), troubles de l'attention: FAUX (en fait variable sur la journée: perso j'étais dans le "gaz" de 20h à 22h après la première phase de sommeil (comme après une trop grosse sieste, car le corps croit partir sur une nuit complète et il est réveillé après 1 cycle de sommeil), d'une extrême clarté d'esprit (telle que je n'ai jamais pu l'expérimenter avec des nuits "normale") de 5h00 à 7h00 le matin après la deuxième phase, et état d'attention normal le reste de la journée.)
Perso, je pense pouvoir m'y remettre assez facilement au cas ou je le souhaiterai, à l'époque je m'étais renseigné à fond sur le sujet, et à force d'essais et d'erreurs j'avais fini par adapter une sorte de "protocole" progressif qui marchait plutôt bien pour prendre le rythme.


« Dernière édition: 03 Mars 2010 à 22:37:55 par Jocelyn » Journalisée

ulysse
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« Répondre #36 le: 03 Mars 2010 à 23:08:48 »

alors là ça m'interesse.
Le manque de sommeil est une situation que j'experimente regulierement et je suis toujours en recherche
pour ameliorer mon approche par rapport à ça. Si tu peux expliquer les principes et modalité de ton protocole
je suis vraiment preneur pour tester.
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mul prudent


« Répondre #37 le: 08 Mars 2010 à 21:50:12 »

Citation
fatigue sur le long terme: FAUX
méfiance ! Tout se paye un jour. Tu t'en rends pas compte sur le coup, mais tu accumules petit à petit. Je sors de 4 ans d'écoles d'ingé à 35h de cours + devoirs + activités associatives + sorties, où je tournais à entre 4h et 5h30 par nuit la semaine, et parfois 10-12h le week-end. Je sentais que je dormais pas assez, mais j'étais pas non plus crevé. Cette année, à l'étranger, l'emploi du temps est plus cool et j'ai plus d'assoc qui me prend du temps. Je me suis méchamment rattrapé, entre 7 et 10h par nuit, avec régulièrement des nuits de 12h, voire plus. J'ai battu mon record en octobre : 15h d'un coup alors que j'étais même pas crevé.

D'après ce que j'ai observé sur moi, que tant qu'il est "stressé" (manque de sommeil, de nourriture...) le corps encaisse et continue de fonctionner, parce que c'est ce qui a permis à nos ancêtres de survivre aux périodes difficile. Les situations de stress étaient typiquement celles où on avait besoin de garder nos fonctions intactes pour échapper à un prédateur, poursuivre une proie, défendre sa maison... Mais dès que la pression se relâche, on rattrape le retard. Après un régime débile façon "10 kilos avant l'été", le corps réclame méchamment ses calories et la fille reprend ses kilos perdus avec d'autres en bonus. Après 4 ans à dormir pas assez, maintenant que je suis plus zen je dors beaucoup plus.


Il est intéressant de savoir gérer le manque de sommeil parce que ça peut tirer de la m*rde, d'expérimenter quelque temps pour voir ce que ça donne, mais il ne faut pas délibérément se mettre en dette de sommeil quand il n'y en a pas besoin. Ca a été prouvé que le manque de sommeil est mauvais pour la santé (voir les liens que j'ai mis précédemment). Tout le monde n'a pas besoin de la même quantité de sommeil, il y a des gens qui sont en parfaite santé avec 4h par nuit, et qui n'ont pas besoin de plus (p'tin je les envie !), ça veut pas dire que n'importe quoi peut dormir 4h.


zapi : exemple : le week-end dernier, nuit de 2h de sommeil et une rando raquettes tranquille : en attendant le bus j'ai réussi à m'endormir sur un banc sous la pluie. J'ai pris un café pour me réchauffer... et j'ai redormi 1h dans le bus lol
J'ai des souvenirs moyennement agréables des vendredis où j'étais chargé à bloc en caféine pour survivre à 8h de cours après une nuit très courte : pas sommeil mais le coeur qui tape, sensation désagréable du corps qui aurait besoin de dormir mais ne peut pas. Tous ces produits masquent le problème sans le résoudre.

Le meilleur remède au manque de sommeil : dormir ! 10 minutes de sieste quand on en peut plus, c'est bien plus efficace qu'un café {$default_wink_smiley} . Y'a 2 ans, été en Italie, sortie le soir avec les étudiants, boulot le jour quand eux pionçaient, mes nuits duraient rarement plus de 4 ou 5h. Pour tenir l'aprem sans problème, je me posais dans un coin de l'atelier pendant la pause du midi, un café, dodo 15 minutes la tête dans les bras sur l'établi, j'étais requinqué pour l'aprem.


ulysse : la meilleure solution c'est de se connaitre. Si tu es régulièrement en manque de sommeil, tu as dû remarquer à quelles heures tu as le plus sommeil, quand tu t'endors le plus facilement => les portes de sommeil. Autant que possible, dors pendant ces périodes et couche-toi aux heures où tu as le plus sommeil, c'est là que le sommeil sera le plus efficace.
Tu as peut-être aussi remarqué la longueur de tes cycles de sommeil. Par exemple, si tu as tendance à te réveiller spontanément ou au moins facilement au bout de 4h, c'est que tes cycles ont une durée qui est un diviseur de 4h, sans doute 2h (les cycles de sommeil font en général entre 1h30 et 2h). Si en te réveillant au bout de 4h tu es un zombie, c'est que tu étais en plein milieu d'un cycle de sommeil, sans doute le 3ème de ta nuit. Essaye d'allonger un peu la durée, progressivement, jusqu'à trouver la bonne durée, tu auras le temps nécessaire pour 3 cycles. Ou au contraire, raccourcis jusqu'à trouver la bonne durée pour 2 cycles. Une fois que tu connais la longueur de tes cycles, programme ton réveil pour tomber sur un nombre entier de cycles, tu seras plus vite opérationnel au réveil.
En te couchant sur une porte de sommeil et pour un nombre entier de cycles, tu t'endors vite, te réveille vite et dors bien.
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La survie, c'est déjà de rentrer de rando.
Jocelyn
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« Répondre #38 le: 08 Mars 2010 à 22:39:11 »

méfiance ! Tout se paye un jour.
Hum... d'accord.
Je précise quand même, par 1 nuit de sommeil "normal" tous les 15 jours, je voulais dire une nuit sans contrainte de sommeil (se qui se résumait en général naturellement à environ 8h). Je me suis rendu compte que ce n'était pas nécessaire à chaque fois, mais au moins ça permet de ne pas avoir de dette de sommeil.

Citation
Cette année, à l'étranger, l'emploi du temps est plus cool et j'ai plus d'assoc qui me prend du temps. Je me suis méchamment rattrapé, entre 7 et 10h par nuit, avec régulièrement des nuits de 12h, voire plus. J'ai battu mon record en octobre : 15h d'un coup alors que j'étais même pas crevé.
Je vois tout à fait, après le stage du CEETS cet hiver, j'ai dormis 13h d'affilée. {$default_grin_smiley}

Citation
Mais dès que la pression se relâche, on rattrape le retard.
Ouaip, c'est plutôt bien foutu comme système.

Citation
Il est intéressant de savoir gérer le manque de sommeil parce que ça peut tirer de la m*rde, d'expérimenter quelque temps pour voir ce que ça donne, mais il ne faut pas délibérément se mettre en dette de sommeil quand il n'y en a pas besoin. Ca a été prouvé que le manque de sommeil est mauvais pour la santé (voir les liens que j'ai mis précédemment). Tout le monde n'a pas besoin de la même quantité de sommeil, il y a des gens qui sont en parfaite santé avec 4h par nuit, et qui n'ont pas besoin de plus (p'tin je les envie !), ça veut pas dire que n'importe quoi peut dormir 4h.
D'accord avec tout ça.

Citation
J'ai des souvenirs moyennement agréables des vendredis où j'étais chargé à bloc en caféine pour survivre à 8h de cours après une nuit très courte : pas sommeil mais le coeur qui tape, sensation désagréable du corps qui aurait besoin de dormir mais ne peut pas. Tous ces produits masquent le problème sans le résoudre.
Classique d'une grosse absorption de caféine.

Citation
Le meilleur remède au manque de sommeil : dormir ! 10 minutes de sieste quand on en peut plus, c'est bien plus efficace qu'un café {$default_wink_smiley}
Tu peux cumuler les deux: 1 café + 10 minutes de sieste, ça s'appelle le "cafein nap", ensuite t'es remonté à bloc, avec les symptômes ci-dessus (mettre un réveil, sous peine de rester endormi avec des rêves bizarres {$default_smiley_smiley} ).
Mais effectivement, le sommeil sans café c'est mieux.

Citation
ulysse : la meilleure solution c'est de se connaitre. Si tu es régulièrement en manque de sommeil, tu as dû remarquer à quelles heures tu as le plus sommeil, quand tu t'endors le plus facilement => les portes de sommeil. Autant que possible, dors pendant ces périodes et couche-toi aux heures où tu as le plus sommeil, c'est là que le sommeil sera le plus efficace.
Je suis en manque de sommeil quand je me couche trop tard, ou si je bois trop de café, sinon ça va. {$default_smiley_smiley}

Citation
Tu as peut-être aussi remarqué la longueur de tes cycles de sommeil.
La méthode que j'utilisais pour le sommeil diphasique est basée sur les cycles de sommeil. (Il faut encore que je la poste.)
Le but était de gagner du temps dans la journée, pas de résoudre un problème de sommeil. Cela dit, étant donné la discipline que ça impose dans les horaires, en général ça fait les 2. Mais en général je la déconseille à toute personne qui n'est pas à la fois seule, disciplinée, et masochiste, et qui n'a pas en plus une bonne raison pour remplacer sa vie sociale par des rythmes de sommeil inhabituels. {$default_grin_smiley} (ce qui suffit à décourager la plupart des personnes)
« Dernière édition: 08 Mars 2010 à 22:47:02 par Jocelyn » Journalisée

pierrot22
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mul prudent


« Répondre #39 le: 08 Mars 2010 à 23:35:47 »

Citation
Tu peux cumuler les deux: 1 café + 10 minutes de sieste, ça s'appelle le "cafein nap", ensuite t'es remonté à bloc, avec les symptômes ci-dessus (mettre un réveil, sous peine de rester endormi avec des rêves bizarres {$default_smiley_smiley} ).
yep, j'en avais déjà entendu parler, de déjà testé. Faudrait que je fouine un peu pour trouver une source fiable, mais de mémoire, la caféine a un effet en 2 temps : un effet rapide d'augmentation de l'attention, et un effet plus retardé (ça se compte en heure(s)) contre le sommeil. Prendre un café juste avant la sieste fait qu'on se réveille avec les effets du café sur l'attention, et les effets du sommeil combinés, ça "regonfle". Merci, je savais pas que ça s'appelait comme ça {$default_smiley_smiley} . C'est une technique très intéressante quand on doit conduire alors qu'on est en manque de sommeil. Attention, il faut toujours savoir détecter les premiers signes de perte de vigilance, et s'arrêter quand ils se manifestent. Aux premiers signes de perte de vigilance, un café et une sieste et c'est reparti.

au passage maintenant que je sais comment ça s'appelle :
http://en.wikipedia.org/wiki/Caffeine_nap#Power_nap

traduction :
une "caffeine nap" est une courte sieste précédée par une absorption de caféine. Dans un simulateur de conduite et une série d'études, Horne and Reyner ont fait des recherches sur les effets d'air froid, de radio, une pause sans sieste, avec sieste, une sieste précédée de pilule de caféine ou placebo, sur des sujets ayant une dette de sommeil moyenne. La dernière mentionnée (caféine + sieste) était de loin la plus efficace pour réduire le nombre "d'incidents" de conduite.
La caféine dans un café prend une demie-heure pour avoir un effet d'augmentation de l'attention, c'est pourquoi une courte sieste (<15 minutes) ne sera pas compromise si elle a lieu aussitôt après l'absorption de caféine.


Citation
je la déconseille à toute personne qui n'est pas à la fois seule, disciplinée, et masochiste, et qui n'a pas en plus une bonne raison pour remplacer sa vie sociale par des rythmes de sommeil inhabituels.
je l'ai été, j'ai arrêté lol
sauf que là ma copine est à 2000 bornes, je vois pas mes potes d'ici une bonne semaine, et j'ai des exams la semaine prochaine. Et c'est reparti, une rechute !
Journalisée

La survie, c'est déjà de rentrer de rando.
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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipédia).

"[...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter."