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Vie Sauvage et Survie Survival Wiki CEETS
03 Septembre 2010 à 16:33:17 *
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Auteur Fil de discussion: Documentaire aujourd'hui : Man vs Wild : Seul face à la nature  (Lu 2734 fois)
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jam
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« Répondre #40 le: 22 Avril 2009 à 16:15:02 »

Je suis pas trop effrayé par le fait de ne pas manger, je ne mange jamais de petit déj par exemple (je sais c'est pas bien) du coup un jour dés que je saute un repas je suis parti pour 24 heures de jeûnes ce qui m'arrive relatiement souvent certains jours de boulot et c'est vrai que ça se passe très bien.

Ma plus longue période de jeûne est d'approximativement 3 jours du mercredi soir au samedi matin. C'est une situation de jeûne fortuite mon boulot m'interdisant de me nourrir le jeudi midi et le vendredi midi et le soir je sortais voir des amis, je buvais des bières mais pas de bouffe solide et rentrant tard j'allais me coucher tout de suite.

J'ai remarqué que dans ces situation la faim reste permanence mais surtout que le troisième jours (le samedi midi) je me sentais relativement bien mais je commençais à me sentir très faible et tremblant mais le pire c'est que je me sentais incapable de manger, j'avais l'impression que si je devais manger j'allais vomir directement (ce qui n'est finalement pas arrivé). Mais dans cette situation là le stresse de mourir de faim n'existe pas est c'est un critère hyper important, je ne mange pas parce que je ne prends pas le temps de manger, pas parce que je ne peu pas.
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DavidManise
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« Répondre #41 le: 22 Avril 2009 à 17:12:59 »

Lors de mon premier voyage au Canada je me suis retrouvé pour m'être mal alimenté dans une situation de fringuale totale à être incapable de faire 30 métrs à pieds sans devoir faire une pause de 5 minutes. Bref la bouffe semble tout de même indispensable, pourtant on semble la faire largement passer au troisième plan

La bouffe, tu peux t'en passer pendant un temps à condition d'adopter un rythme cool.  Pour le travail intense, tu as besoin de sucres, notamment de glycogène comme carburant pour ton effort.  Or, des sucres on en a des réserves TRES limitées dans le corps (stockés sous forme de glycogène dans les muscles et le foie, notamment).  En période de jeûne, le corps crame des corps cétoniques et des protides comme carburant principal, et fabrique du glucose pour maintenir la glycémie stable et permettre aux neurones de neuronner...  et tout effort intense entame les réserves de glycogène.  Grosso modo, jusqu'à 50-60% de ton VO2 Max tu peux utiliser uniquement du gras et des protides pour alimenter ton effort, mais dès que tu dépasses ce niveau d'intensité il te faut des glucides (glucose, glycogène, etc.).

DONC...  pas manger et y aller zen, c'est ok.  Pas manger et bourriner deux heures à >60% de ton VO2 Max, ça passe mais après t'as plus aucune réserve.  Pas manger et espérer bourriner à >60% de ton VO2 Max longtemps, c'est une impossibilité physiologique. 

Je te conseille de lire l'article sur le jeûne que Cubitus a pondu exprès pour toi dans la revue carcajou 2.  Ca devrait éclaircir tes idées sur le sujet {$default_wink_smiley}

http://www.ceets.org/carcajou2.pdf

Ciao {$default_wink_smiley}

David
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« Répondre #42 le: 22 Avril 2009 à 18:23:44 »

Tout dépend du type de sportif...  les athlètes d'endurance ont l'habitude de puiser dans les réserves.  Les mecs qui font surtout de la haute intensité, pas.

David
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lambda
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« Répondre #43 le: 22 Avril 2009 à 18:35:38 »

j ai un pote et collegue de boulot qui fait des compets "iron man", une espece de "super" triathlon.
il est assez longiligne et grand, mais j ai jamais vu un gouffre pareil...  blink
il m a dit texto un jour en rigolant a moitie, que si on devait plonger dans une epoque de famine, il serait sans doute l un des premiers a crever...
je sais pas dans quoi on classe ce genre d epreuve... un mix entre endurance et haute intensite?  huh
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DavidManise
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« Répondre #44 le: 22 Avril 2009 à 18:41:40 »

il m a dit texto un jour en rigolant a moitie, que si on devait plonger dans une epoque de famine, il serait sans doute l un des premiers a crever...

Probablement pas, en fait.  S'il stoppe l'entraînement, il a une machine ultra économique et performante entre les mains, et en plus habituées à puiser dans les réserves à haute intensité.  Donc il pourra bosser dur et vite pour survivre...  enfin il aura le physique pour le faire, comparativement aux autres.

Citation
je sais pas dans quoi on classe ce genre d epreuve... un mix entre endurance et haute intensite?  huh

C'est pas de la haute intensité.  Quand tu fais des épreuves aussi longues, tu dois rester dans le jaune.  T'es pas dans le vert, mais t'es pas dans le rouge non plus.

Haute intensité pour moi c'est le boxeur qui fait des rounds de 3 minutes "all out" puis 1 minute de repos...  et qui recommence un nombre limité de fois.  Haute intensité, c'est les pulsations à 160 et plus, grosso merdo.  Les mecs qui font du triathlon se démerdent pour rester à un rythme juste à la frontière de l'endurance et de la résistance.  Mieux ils se connaissent, et plus ils ont d'expérience, mieux ils peuvent coller intimement à cette frontière là pour avoir une "aire sous la courbe" (intensité x durée) optimale...

Ciao {$default_wink_smiley}

David
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lambda
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« Répondre #45 le: 22 Avril 2009 à 18:52:21 »

ok, je vois mieux la difference, merci. {$default_smiley_smiley}

ca me fait penser a un exemple donne ici, mais je sais plus si c est toi ou un autre qui avait mentionner ce cas.

Un gars s etant paume au fin fond de la pampa canado/quebeco/scandino (???  {$default_embarrassed_smiley}) bref, condition hivernales extremes, et qui s en etait tire, pas parce qu il etait physiquement imposant ou "mecaniquement" tres fort, mais juste par ce qu il savait s economiser a l extreme.
il avait fait des dizaines de bornes dans des conditions pourries, mais en en marchant lentement, au rythme d une ballade les mains dans les poches. ca a dure plusieurs jours, sans bouffe, me semble t il, avant qu il rejoigne la civilisation, fatigue mais pas forcement extenue, avec de belles ampoules au pattes, mais entier...

ca rest une reminiscence, mais j arrive pas a remettre la main sur le truc...  {$default_embarrassed_smiley}

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jam
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« Répondre #46 le: 22 Avril 2009 à 19:31:35 »


Je te conseille de lire l'article sur le jeûne que Cubitus a pondu exprès pour toi dans la revue carcajou 2.  Ca devrait éclaircir tes idées sur le sujet {$default_wink_smiley}

http://www.ceets.org/carcajou2.pdf

Ciao {$default_wink_smiley}

David

Justement je l'ai lu entre midi et deux tout à l'heure.  {$default_grin_smiley}
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« Répondre #47 le: 22 Avril 2009 à 20:05:50 »

il avait fait des dizaines de bornes dans des conditions pourries, mais en en marchant lentement, au rythme d une ballade les mains dans les poches. ca a dure plusieurs jours, sans bouffe, me semble t il, avant qu il rejoigne la civilisation, fatigue mais pas forcement extenue, avec de belles ampoules au pattes, mais entier...

ca rest une reminiscence, mais j arrive pas a remettre la main sur le truc...  {$default_embarrassed_smiley}

C'est moi qui avait posté ça.  J'ai oublié où.  Mais en gros le mec avait passé style 48h au total dehors en marchant grosso modo dans la bonne direction.  Il était bien habillé.  Il marchait tranquillement jusqu'à avoir trop chaud dans ses vêtements, et avant de transpirer.  Là il se posait.  Quand il commençait à grelotter, il s'y recollait doucement.  Et ainsi de suite.  Sans manger, sans boire, il n'a pas transpiré et n'a pas gaspillé son énergie à grelotter.  Une parfaite gestion du truc...  utiliser doucement son énergie pour rester chaud de manière constructive et sans risques.  Et du coup il est tombé sur une route et il a fait du stop {$default_wink_smiley}

David
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jam
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« Répondre #48 le: 22 Avril 2009 à 20:20:58 »

Heureusement que le Québéc est la seule province canadienne à autoriser l'autostop.  {$default_cheesy_smiley}
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« Répondre #49 le: 22 Avril 2009 à 20:29:09 »

Ouais mais on s'arrête pas pour les touristes français en général {$default_grin_smiley}

David
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« Répondre #50 le: 22 Avril 2009 à 22:54:25 »

La bouffe, tu peux t'en passer pendant un temps à condition d'adopter un rythme cool.  Pour le travail intense, tu as besoin de sucres, notamment de glycogène comme carburant pour ton effort.  Or, des sucres on en a des réserves TRES limitées dans le corps (stockés sous forme de glycogène dans les muscles et le foie, notamment).  En période de jeûne, le corps crame des corps cétoniques et des protides comme carburant principal, et fabrique du glucose pour maintenir la glycémie stable et permettre aux neurones de neuronner...  et tout effort intense entame les réserves de glycogène.  Grosso modo, jusqu'à 50-60% de ton VO2 Max tu peux utiliser uniquement du gras et des protides pour alimenter ton effort, mais dès que tu dépasses ce niveau d'intensité il te faut des glucides (glucose, glycogène, etc.).

DONC...  pas manger et y aller zen, c'est ok.  Pas manger et bourriner deux heures à >60% de ton VO2 Max, ça passe mais après t'as plus aucune réserve.  Pas manger et espérer bourriner à >60% de ton VO2 Max longtemps, c'est une impossibilité physiologique. 

Je te conseille de lire l'article sur le jeûne que Cubitus a pondu exprès pour toi dans la revue carcajou 2.  Ca devrait éclaircir tes idées sur le sujet {$default_wink_smiley}

http://www.ceets.org/carcajou2.pdf

Ciao {$default_wink_smiley}

David

Je confirme par expérience personnelle. Je l'ai je crois déjà décrit une fois.

Il s'agisseait d'une semaine de survie dans le cadre d'une école d'officier.

Dernier repas à 12:00, départ à 19:00 sans repas pour un trip de 50 km en vélo militaire (27 Kg 1 vitesse). Puis dormir dans une forêt, 3 heures de sommeil. Départ à 05:00 pour 80 km de marche sur les crêtes du Jura par 0-10C° et du vent. Paquetage léger à 15 Kg.
Aucun relais avec de la nourriture et l'exploit de faire passer le chemin hors de toute habitations ou l'on aurait pu demander à manger. Il n'y  avait même pas de quatre pattes sur le trajet (il y a de bonne chances que nous eussions fait boucherie).
Vers 23:00 du second jour le premier du groupe a commencé à avoir des hallucinations (devant un lumignon de chantier sur une route qui clignotait il s'est bloqué et n'a plus pu avancer (il avait peur, mais ne savait pas pourquoi). On marchait à ce moment avec la technique infanterie, c'est à dire le premier marchait les yeux ouverts, les suivants avaient la main droite fixée au sac à dos de celui qui précédait et marchaient en dormant (somnolant). Une heure de plus et celui qui avait des hallucinations s'est écroulé et nous l'avons porté jusqu'au prochain poste de contrôle (il étaient espacé d'environ 5 km).
Après j'ai commencé à avoir un vision bleutée, en fait tout baignait dans une lumière bleue (on était dans la nuit). Puis j'ai commencé à voir de "Pinzgauer" dans les champs (il n'y en avait pas). Puis ......plus rien....
Un vague souvenir d'une main qui me tend une plaque de chocolat dans une pièce avec des parois en bois, puis le réveil dans mon sac de couchage sous une toile de tente dans une forêt. Jusqu'à aujourd'hui j'ai aucune idéée comment je sui arrivé dans ce sac ni qui à monté la toile de tente.

Bon pour faire court, de toute l'école d'officier 50% sont partis dans les pommes sur manque de sucre dans un contexte d'effort intense et de froid ainsi que de manque de nourriture sur 36 heures. Il n'y a eu aucun blessé ni mort, ce qui montre la résistance humaine.

D'ailleurs cela nous à permis de voir ce que le corps humain peut absorber une fois qu'il est en manque. Si l'on lit les agape du moyen-âge on est soufflé par les quantité faramineuses qu'ils étaient capable de manger.

Après cet épisode de syncope collective du à une hypoglycémie, la nourriture que n9ous avions pas eue pour des problèmes d'intendance est arrivée.
Normalement nous aurions du continuer par 280km de vélo, mais vu l'état de la troupe et la problable hécatombe en envoyant des zombis sur des routes, nous avons eu droit à 24 heures de répit pour manger et nous occuper en faisant des exercices de tir au pistolet et au PM.
Sur cette journée nous avons reçus par personne: 1 poulet, un steack de 300g, un poisson, 550g de pâtes, 500g de riz, 550g de carottes et 1 Kg de pain. Eh bien nous avons cuisiné toute cette nourriture et ca rentrait comme dans un trou noir. On mangeait et c'était digéré immédiatment. Nous avons pas laissé une miette.
C'est assez halucinant de manger, manger, manger et de toujours pouvoir manger...

Cela à été une leçon et pour les 100km de marche qui cloturaient la semaine, on c'est débrouillé pour dévaliser un magasin, de telle manière d'avoir tout le temps à manger. Je me rappelle au matin au km 70 (dans les cent Km) d'avoir mangé 10 oeufs et 1 Kg de pain (on me disait STOP.....). J'ai recalculé ce que j'ai mangé sur ces cent Km...environ 10'000 Kcal en 24 heures.


Donc effectivement en cas de jeune fault aller doucement, très doucement.


Moléson
 
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« Répondre #51 le: 22 Avril 2009 à 23:05:49 »

Le froid est effectivement très calorivore...  et marcher avec paquetage, flingue, casque, et dans la neige, c'est vite un exercice intense...

Je me rappelle en rando hiver, au Québec... on s'enfilait 500g de pâtes par repas, avec 300g de beurre parfois.  On tournait à 10000 ou 12000 kcal par jour et on perdait du poids...  et je confirme pour ce qui est de la sensation de pouvoir bouffer sans arrêt.  Après nos 500g de pâtes, on refaisait chauffer les gamelles pour faire refondre le beurre qui restait collé.  On appelait ça la sauce et on ADORAIT ca.  Juste d'y penser maintenant ça me donne envie de gerber {$default_smiley_smiley}

David
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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipédia).

"[...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter."