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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: louison Bobet préparation: un très vieux livre mais un des meilleurs que j'ai lu  (Lu 5972 fois)

02 mai 2009 à 19:13:37
Lu 5972 fois

philippe13


''Demain on roule'' Louison Bobet (et Jean) et Raymond Le Bert (soigneur-masseur) (facile à touver sur Ebay).

Le livre est daté de 1955, Louison Bobet est LE grand champion cycliste de l'époque, Le Bert son soigneur, Jean Bobet frère de Louison est un  universitaire et coureur de moindre envergure et ce sera la plume.

C'est un livre intéressant et curieux, écrit à 3 mains dirais-je. Plutôt que sur l'entraînement routier qui ne fait que 10 pages on y trouve l'environnement matériel et moral du coureur. Bien que que le vélo ne soit guère évoqué sur ce forum, ce livre peut-être lu en remplaçant "cyclisme" par le "sport de plein air" que vous voulez et c'est un extraordinaire document sur la préparation physique en condition matérielles difficiles, conditions qui étaient celles de tout le monde en 1955.   

- L'hygiène corporelle qui ne semble pas aller de soi à l'époque. Comment faire une toilette quotidienne complète expliquée en détail même sans douche (anus et périnée en détail !!!). Et ce qui m'a rappelé des souvenirs de jeunesse: une friction corporelle à l'eau de cologne après le sport faute de douche. Ce n'est plus la coutume aujourd'hui: o tempora o mores!

-Une séance de gym le matin très tôt au lever s'impose à l'amateur à la fois pour elle même mais aussi comme une école de la volonté indispensable  au sportif.

Par contre les conseils diététiques sont classiques .....

Si le programme d'entraînement est succin, l'importance du rituel de la préparation de l'activité du week-end est bien détaillé.

Autre époque: Bobet parle comme d'une évidence de l'apprenti coureur de 16 à 18 ans forcément à l'atelier ou à l'usine 6 jours par semaine et qui ne peut bien s'entraîner que le Dimanche. Et à la rigueur rouler 20 à 30 km sur le chemin de l'usine en semaine. Donc remplacer l'entraînement impossible par la gym matinale, le dressage de la volonté et le moral de vainqueur.

Un très original chapître sur le moral: comment l'obtenir et le garder.

L'un des auteurs Raymond Le Bert, le masseur (on ne parle pas encore de kiné à l'époque) donne des détails sur son métier.


Le livre est entrecoupé de dialogues entre les deux Bobets. Louison reconnait avoir eu de très graves moments de dépression et de doute, un aveu de faiblesse pas banal à l'époque.

Amusant: Photos à l'entraînement ou on porte des culottes-golf comme Tintin
 


En conclusion très intéressant et original, une vue sur une autre époque.

J'ai beaucoup aimé les ''trucs'' pour s'entraîner ou se forger le moral sans vélo faute de possibilité d'entraînement en semaine: montée d'escaliers, lever aux aurores pour la gym, se créer des obligations morales pour se durcir le mental ..à méditer.

Un très bon livre si votre sport favori ne peut-être pratiqué en semaine avec boulot et transport.

J'espère que je ne saoule pas avec mes histoire de vélo un peu éloignées de ce qui vous intérese le plus sur ce forum. Néanmoins, collectionnant le livres sur le cyclisme et la natation c'est absolument le seul livre que j'ai pu lire ou l'on envisageai à la fois les difficultés de la vie quotidienne et le dressage de la volonté d'une manière aussi systématique. Rien que pour cela il mérite  de figurer dans votre bibliothèque. 


« Modifié: 02 mai 2009 à 21:52:21 par philippe13 »
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

02 mai 2009 à 21:39:25
Réponse #1

douyazen


Perso ça me saoule pas , au contraire , et je vois dans le velo un moyen de locomotion a part entiére , applicable au grande distance . J'y connais pas grand chose , j'ai eu des "velos"  bien sur , mais  une approche citadine et tres tres amateur , genre ça roule c'est bien , ça creve je sais faire , mais sinon récupération des pièces et poubelle , autrement dit , me parle pas de regler un dérailleur ou de choisir un velo en fonction de ma morphologie , le seul reglage c'etait la hauteur de la selle et encore pas toujours .

Donc merci pour Tes Histoires de Velo , philippe , parcequ'un jour ,on ne sait jamais ,  évadé d'un camp de prisonniers je devrais peut etre mon salut à une pince coupante ,  une bicyclette et à toute tes histoires .   ;D



 
Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

02 mai 2009 à 21:55:22
Réponse #2

philippe13


,on ne sait jamais ,  évadé d'un camp de prisonniers je devrais peut etre mon salut à une pince coupante ,  une bicyclette et à toute tes histoires .   ;D

Il y a plus de chance que tu me doives une partie de ta mobilité après le P.O. et le carburant avec tickets de rationnement !!!  ;) A dans 20 ans.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

02 mai 2009 à 22:13:49
Réponse #3

douyazen


Ce que je veux dire c'est que ça pourrait etre intéressant  d'avoir une autre approche de la rando  et cela en profitant d'un  point de vue plus eclairer  sur le moyen de locomotion choisi .
C'est pas a négliger , par exemple , je pourrais choisir un velo pour aller au boulot , un tour a  D4  et voila , j'ai un velo fonctionnel avec mes petites lampes , mon porte bagage , tout confort pour la ville ,  mais j'ai  aucune idée de ce qui me faudrait pour une traversée  du Chili à bicyclette et les aspect de la survie y trouvent aussi leur place , je pense , entre les camions , les charette a bras et les troupeaux d'animaux , les risques d'accident , le matos de reparation ,le vent , la gestion de l'effort , l'eau a prevoir , la chaleur , le poid maxi , les blessures potentielles ,  et toute les petites combines que je n'imagine même  pas ,  y a de quoi avoir de belles discussions .

Mon zavis que à moaméme  :)
« Modifié: 02 mai 2009 à 22:25:52 par douyazen »
Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

03 mai 2009 à 07:05:18
Réponse #4

Anke


Ahhhh le vélo, pour moi c'est pas un sport, c'est une punition ! :lol:
C'est vrai que c'est une école de volonté, t'enquilles les km, t'as mal au cul ( à l'époque les selles étaient en cuir avec un système de tension en ferraille, des vraies lames de rasoir) pas d'amortisseur et les jambes prisonnières ( cales-pieds) dans un seul et même mouvement. Faut aimer le vélo, moi, je déteste... Mais il faut reconnaitre le coté pratique dans ses déplacements ( sans forcément penser aux records) le seul inconvénient que j'y vois dans le cadre de la survie, c'est que tu trimballes un objet de plus( en plus c'est lourd, enfin en relativisant on est loin aujourd'hui des vélo tout acier de chez peugeot de l'époque), mais qui va cantonner les voies de déplacements aux routes. Dans un contexte E&E, ça me parait être une solution à prendre avec de la circonspection car limitant la mobilité globale et la capacité à se planquer ( abandon du vélo dans un coin = trace du fuyard). Bref dans ce contexte là j'utiliserais surement le vélo mais sur une très courte période. Peut-être à aborder ( toujours dans le même contexte) le vol du vélo ( trace) et mettre dans la balance les moyens des poursuivants pour le même vecteur de déplacement (route).

03 mai 2009 à 09:26:37
Réponse #5

philippe13


Ce sujet à été abondament commenté sur Olduvaï (le site concurent?) et j'ai donné des fils que je peux redonner car le sujet est vaste trop vaste on va polluer ici...Disons pour faire simple qu'une fois qu'on sait faire de la bicyclette il reste un certain nombre de choses à apprendre pour faire du vélo...efficacement et que ces techniques, que l'on ne découvre pas tout seul, changent beaucoup de choses.

Surtout sur la capacité à utiliser le vélo plus loin que le boulanger du village même et surtout sans  forme physique. La forme sportive  c'est la vitesse pure ou la montagne, pas la distance en plaine qui peut être faite sans grands moyens physiques pour qui sait y faire.
Vraiment pas en forme et en surpoids je roule comme un facteur, mais je peux rouler toute la journée en gérant courtes pauses et bon usage de la mécanique soit 100 kms et sans être une ruine à l'arrivée, prèt à remettre ça plusieurs jours de suite malgré ma selle en cuir et métal sur un course de 1970.   

Hypothèse A (c'est la mienne): post PO économiser le carburant trajets d'un demi-heure maxi plusieurs fois par jour mais sans fatigue.

Hypothèse B (c'est aussi la mienne): Le cyclotourisme = vacances vraiment pas chères, on en aura besoin à 800 € mois de  retraite, mais pas de trajet à risque avec camions, le Morvan à vélo plutôt que le Chili.

Hypothèse C (survivaliste vrai): avec un vélo tu fais 100 km/jour assez facilement en plaine avec 20 kilos de chargement si réfléchi et répartis. Tu passes les voitures bloquées, à travers champs en poussant le temps de contourner une route encombrée etc, etc, voir l'exode de 1940. 

Les cale-pieds si on sait pourquoi ils sont là et à quoi ils servent réellement (tirer la pédale vers le haut en remontant le saviez vous?)
améliorent fortement le rendement du pédaleur. Les amortisseurs et dispositifs de suspension bouffent la modeste énergie du cycliste
tout fléchissement de suspension du à un effort en relance ou danseuse = energie dissipée. Le confort se gère à partir du réglage de position -et c'est complexe- et d'un compromis sur la pression des pneus. Ce n'est jamais parfait, le vélo n'est pas un fauteuil, mais je suis étonné de cette  délicatesse pour des amateurs de bivouac sous tarp et autres douceurs.

Par principe je n'achète pas mes vélos chez D4 ou autre mais remonte mon matériel a partir de vélos de brocantes, vide-greniers ou petit prix sur EBay.
L'autonomie mécanique les gars, l'autonomie, pour quant la m*rde sera dans le ventilateur.
« Modifié: 03 mai 2009 à 09:32:00 par philippe13 »
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

03 mai 2009 à 10:22:16
Réponse #6

lepapat


Citer
Par contre les conseils diététiques sont classiques .....

Y a pas secret  ;D. Des pâtes, des pâtes  ;D ( Bref, des sucres lents ). Pas de graisse, régime  ;D
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


03 mai 2009 à 13:59:26
Réponse #7

philippe13


Ce matin Dimanche: deux fois une heure de route avec un ancien vélo de course mis en monovitesse 46*18. Pourquoi monovitesse? C'est plus dur en moins de temps et plus simple à gérer pour le nettoyage. Pas besoin de déraileur sur un trajet d'entraînement qui est toujours le même et plat (bois de Vincennes pour les parisiens).
Donc deux fois une heure et au milieu une petite demi-heure de gym torse nu, le cuissard roulé niveau maillot de bain. Assouplissements , étirements, rien d'extraordinaire: la gym classique de maman au club mais torse nu au milieu des arbres et  dans le vent, c'était bon. Il manquait ce matin le soleil... Si il y avait eu du soleil je me serai arrosé torse et épaules à l'eau froide: endurcissement volontaire.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

31 mai 2009 à 22:31:22
Réponse #8

philippe13



Le monovitesse est passé en pignon-fixe pour en ch**r plus dans le même temps: plus de roue-libre on pédale tout le temps!!!!
Sorti avec madame, au bout d'une heure accroché le vélo, et couru a coté d'elle qui était restée sur son VTC: 20 minutes 2400 mètre j'ai cru mourir (1.78 m 93 kilos)!!!!
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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