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Anke
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« le: 30 Septembre 2009 à 12:15:57 » |
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Bon ben, voilà. Quelques idées à soumettre à votre sagacité, vos avis sont très importants
Je crois qu'il faut dès le départ qu'on ait tout le temps à l'esprit que la "dérive" vers des trucs très techniques est la menace principale et qu'il est nécessaire de faire simple dans la forme en employant des termes pouvant être lus par le plus grand nombre (tous les ages, toutes les couches sociales, tous le niveaux scolaires).
Une définition très simple de ce qu'est le "stress" ( on y regroupe dans le langage courant tout et n'importe quoi me semble-t-il) en s'appuyant éventuellement sur les réactions physiologiques ( de notre corps) dans un premier temps.ça serait un truc basique qui nous permettrait peut-être de démarrer. Puis un "brain-storming" si on veut, un peu comme si on avait un grand sac on on fourre tout ce qui nous parait en rapport avec le truc, pis après on déballe le bordel, on trie et à partir de là on fait le plan de nos réflexions. Un peu comme si on se servait d'un entonnoir en fait. Voilà c'est une base de réflexion, un point de départ pour démarrer. Z'en pensez quoi ?
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macnico
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« Répondre #1 le: 30 Septembre 2009 à 13:18:12 » |
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Salut Anke, Je trouve l'approche cohérente. Je ne suis pas très spécialise dans le domaine du secourisme mais voici une piste qui me parait intéressante: pourquoi apprendre à gérer le stresse: Souvent on pense a gérer pour passer l'événement de manière plus cool on pense à se que l'on ressent a sa pomme quoi. Il y a a mon sens d'autres raisons plus importante : éviter de faire une connerie (3 s) et d'agavé la situation que l'on a à gérer ;prendre les bonnes décisions et paraitre serein pour les personnes secourues (c'est plus rassurant d'être secouru par quelqu'un qui semple calme et sûre de lui même si il bout intérieurement).
Pour moi la première façon pour combattre le stress en secourisme c'est se formé et pratiquer.Quand certain geste ou réaction deviennent automatique dans une situation donnée cela permet d'èvité dans une certaine mesure le stress et donc d'avoir probablement plus de disponibilité pour gérer ce qui et moins connu dans la dite situation et pour l'aspect Humain avec la victime son entourage.
Il m'est arrivé de soigné des petite blessure du style coupure avec couteau à un doigt. C'est rien comme cela parait simple mais dans le cadre d'une activité de plein air (scoutisme) avec des enfants de 8 à 12 ans il y en a toujours pour s'imaginer que le copain va très mal voir qu'il va mourir (il y a plein de sang = mort a cet age).Si on ne gère pas tout de suite l'entourage qui parfois à besoin d'être encore plus rassuré que la victime on se retrouve avec du stress qui se propage vite dans le groupe avec plus ou moins de concequences.
Voila mes deux trois réflexions. a+
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"Le plus difficile dans l'art du dialogue, ce n'est pas de parler, c'est d'apprendre à écouter." Jean-Marie Petitclerc
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cubitus
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« Répondre #2 le: 30 Septembre 2009 à 13:21:09 » |
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T'acceptes un vieux nonosse un peu rongé dans ton projet ???
Sinon pour ton plan, oui ça me parait bien.
Ça me semble important de parler du ressenti. Pouvoir identifier en soi-même les effets du stress dès le départ, pour pouvoir analyser avant que ça ne soit trop tard, et éventuellement appliquer des techniques adhoc (relaxation, technique comportementale, etc...).
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La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps. Proverbe chinois
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Moniot van Moeren
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Bushman
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« Répondre #3 le: 30 Septembre 2009 à 15:46:56 » |
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Je ne vois pas la situation de stress uniquement présente lors d'un évènement critique. Au quotidien, l'imprévu nous pousse à sa rencontre : - Retard à un rendez-vous.
- Embouteillages.
- Entrer dans une salle d'attente.
- Perte de son firesteel alors qu'on est trempé comme une sauce !
 - Obligation de modification d'un itinéraire...
Je pense le rencontrer dès que je me trouve dans une situation que je n'ai pas anticipée, dans laquelle je n'ai pas possibilité de marche de manœuvre ou, tout simplement, dans un environnement inconnu... en plus des évènements critiques bien sûr. Il en résulte une réaction de préparation de l'organisme à la défense. J'ai bon docteur Anke ?
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"Avant notre venue, rien de manquait au monde ; après notre départ, rien ne lui manquera.", Omar Kheyyam "N'ayons pas peur d'être en contradiction avec le monde !" mère Teresa.
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Anke
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« Répondre #4 le: 30 Septembre 2009 à 16:02:14 » |
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Bien tout lu, merci d'être là les mecs ( et les filles !) Donc si j'ai bien compris le "stress" ou tout du moins c'est comme ça qu'on l'exprime serait une réaction de l'individu à une "agression" extérieure. Vous confirmez ? Si oui, il va falloir qu'on prenne une espèce de mêtre étalon pour définir dans quelles conditions un mec est "hors stress" ( je pensais au métabolisme de base : le mec est depuis 20 mn dans une pièce pa très éclairée, au calme, température autour de 18 à 20°), tout du moins "hors stress physique( faudra évoquer inévitablement le stress psy) Dans cet exemple là ( le genre tu roupilles super bien, donc pas en situation de stress) l'agression serait le réveil qui sonne et le stress serait que tu te lèves d'un bond. Là faudrait voir les réactions physio ( surrénales, pression artérielle, augmentation du pouls par ex) pour objectiver. On se prend trois ou quatre exemples bien concrets et on analyse les réactions possibles de la pire à la moins pire( en passant inévitablement par la règle des trois et l'effet chimpanzé). En partant sur ces exemples palpables on pourra peut-être extrapoler sur le stress psy après. Ah oui, je crois qu'il faut se détacher absolument des clichés "bon stress, mauvais stress"( moniot bien pris par rapport aux situations critiques  ) et plutot parler de réactions physio et psy à des stimuli externes. Bon, je continue de gamberger, vous réajustez hein 
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Anke
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« Répondre #6 le: 30 Septembre 2009 à 16:41:38 » |
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"Y'a pas le feu à la mare !" comme on dit par cheu nous. On prend notre temps. Je crois qu'il faut essayer de bien isoler les causes( stimuli), les effets ( les différentes manières de réagir à ces stimuli, tout du moins quels en sont les effets sur nous) et enfin les réajustements que consciemment( ou d'une manière automatique : le drill ?) on va mettre en oeuvre pour avoir une réaction la plus adaptée possible aux buts que l'on se fixe au préalable. ça peut partir de ne pas avoir froid au cul dans un hamac, l'objectif préalable serait de faire un gros dodo peinard : la cause serait le courant d'air glacial( le stimulus), l'effet ( le stress) serait le frisson au pire une nuit horrible avec une hypothermie ( et l'effet cascade ou domino d'une nuit pourrie sur la journée suivante - majoration des risques dus au manque de sommeil, d'où re-stress !-) le réajsutement serait le changement d'installation en mettant en oeuvre les moyens nécessaires pour éliminer la cause ou au moins en diminuer les effets de telle sorte à s'approcher au plus près de l'objectif pré-déterminé( bien dormir et être en forme le lendemain). On peut regarder sur d'autres exemples, on pourrait peut-être ainsi en tirer une sorte de modèle commun( un peu comme le dénominateur commun des fractions quoi) sur nos manières de réagir face aux causes de stress. Bon si je suis trop bavard, vous le dites... 
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nicogala
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« Répondre #7 le: 30 Septembre 2009 à 21:57:51 » |
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l'effet ( le stress) serait le frisson au pire une nuit horrible avec une hypothermie ( et l'effet cascade ou domino d'une nuit pourrie sur la journée suivante
J'ajouterai à ça le fait que le stress physique entraîne souvent un stress psy : " put**n je vais me geler tte la nuit, je vais pas dormir, pis demain je vais être crevé..." (qui lui-même empêche de dormir) L'incidence du stress physique vers le psy est je pense très fréquente et relativement rapide (avec les manifestations et les conséquences que nous devrons étudier) L'incidence du stress psy sur le physique est bcp plus dans la durée et non-systématique (du moins une incidence notable ou importante)
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"Les grand-mères, c'est comme le mimosa, c'est joli, ça sent bon, mais ça ne dure qu'un temps..."
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Anke
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« Répondre #8 le: 30 Septembre 2009 à 22:06:28 » |
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Noté Nicogala, pas con ( la dernière partie de ton post n'est pas sans me rappeler quelques trucs...  ) ! Voulez vous qu'on fasse un petit coin "récapitulatif" modelable et consultable à volonté et au fur et à mesure que le fil avance, afin de ne pas perdre les infos au fil des pages ( je sais pas faire, mais je peux me renseigner et apprendre ça sera pas pire).
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cubitus
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« Répondre #9 le: 01 Octobre 2009 à 10:03:13 » |
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Oui pourquoi pas. Tu n'as qu'à éditer ton premier message et y rajouter ton résumé. Comme ça ce sera toujours visible au début du topic, et tu ajoutes à chaque fois qu'il y a un truc intéressant.
Pour rebondir sur le lien entre physique et psychique : en médecine chinoise on dit qu'il y a 3 plans. Le physique, le psychique et entre les 2 l'émotionnel. Quand un problème physique apparait (traumatisme par exemple), il déclenche une émotion. Si celle ci est acceptée, comprise, gérée, et que le problème physique se résoud on en reste là. Sinon ça remonte dans le psychique et ça fout le bazar là haut. Idem sur un problème psychique, qui va lui aussi déclencher une émotion, si celle ci est bloquée elle va ressortir sur le physique.
Juste un éclairage un peu différent de la médecine occidentale...
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La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps. Proverbe chinois
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le_glaude
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« Répondre #10 le: 25 Novembre 2009 à 19:53:57 » |
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Bonsoir, le stress tel que je le vis au quotidien c'est le boulot, la surcharge de travail qui fait qu'au bout du compte on ne fait plus rien car tout est urgent. Ca finit (dans mon cas) par une déprime et de fortes envie de meurtre (pas de suicide) sur la personne de mon chef. Cela peut aussi être la prise en charge d'un blessé dans le cadre du secourisme du travail ou du secourisme tout court j'ai eu l'occasion d'agir sur un cas assez bénin lors d'un stage de sabre et c'est là qu'on se rend compte qu'il ne reste pas toujours grand chose de ce que l'on a appris et que donc les recyclages régulier pour les SST sont absolument nécessaires. Bref il faudrait être capable de gérer ses situations en éliminant ses "sur-réactions" pour essayer de garder la tête froide. Du boulot en perspective....
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r22244
Pied tendre chanceux

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« Répondre #11 le: 05 Février 2010 à 21:13:34 » |
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bonjour, pour mon dernier message, je me suis trompé de fil si il peut être déplacé ici, merci. une question me taraude en fait, effectivement il est peut être simple de diviser le stress entre bon et mauvais, et c'est surtout la gestion de celui ci qui fait les effets ressentis. Dans certaines situations le stress peut paralyser (manque d'entrainement, peur de mal faire, inconnu ...) dans d'autres il permet de multiplier les forces, le courage, les capacités. En relation avec la sensation de stress, notre physiologie (toxicologie) nous innonde d'hormones (adrénaline, insuline, dopamine, ...) qui multiplient, renforcent, ou anesthésient certains transfert nerveux, comment entrainer notre corps à secreter rapidement ces produits, à canaliser leur larguage ?? sans s'habituer. si certains d'entre vous possédent des references bilbliographiques ou d'expériences simples (et non dangereuses) a essayer, je suis preneur
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douyazen
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« Répondre #12 le: 08 Avril 2010 à 20:37:54 » |
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Après une recherche sur le forum , je me rend compte qu'on parle très peu du stress qui survient "aprés" la situation qui tourne au vinaigre . David effleure le sujet dans un post içi ====> http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,29890.0/topicseen.html . "le syndrome du survivant " , je pense que c'est aussi une étape qui demande a être connu , et sur laquelle on devrait s'attarder un peu . J'en avais entendu parlé dans mes recherche sur la première guerre mondiale et j'ai retrouvé ce syndrome décliné dans une forme , le syndrome de lazare . Me suis dit que ça valait le coup d'en parler , après comment l'insérer dans la réflexion , est ce que c'est judicieux d'en parler ?
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Aïki
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« Répondre #13 le: 09 Avril 2010 à 10:16:28 » |
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@r22244 je pense que nous ne sommes pas égaux devant le(s) stress(s). Certains se retrouvent avec des capacités multipliées, d'autres se retrouvent totalement coincés. Pour ce qui est d'apprendre à gérer le stress, il y a des tas de méthode (physique et/ou psychologique) mais elles ne sont pas forcément adaptées à toutes les formes de stress. Apprendre à respirer pour reprendre le contrôle c'est très bien dans une situation de stress au bureau, moins devant la voiture qui risque de te percuter en plein milieu d'un passage piéton parce qu'elle a brulé un feu rouge. Cependant elles sont probablement complémentaire pour se forger une résistance au(x) stress. Ma réaction fasse à la voiture ne sera sans doute pas la même si je sors épuisé nerveusement du boulot et avec un tas de problème en tête ou si j'en sors avec un esprit ouvert uniquement sur l'environnement immédiat (la rue) et un calme retrouvé (merci la méthode de respiration) . Pour mon expérience personnelle qui vaut ce qu'elle vaut, je constate que ma résistance au stress soudain est d'autant meilleur quand: * je suis bien reposé * je pratique une activité physique régulière * le milieu dans lequel l'évènement déclencheur se passe ne m'est pas inconnu * je suis "aware" de mon environnement et pleinement conscient que quand rien n'est prévu, tout peut arriver. * last but not least, mon niveau de stress quotidien (les petits soucis du chez soi, de la vie de famille et du boulot) est bas. En résumé, la bonne résistance au stress (soudain ou non) passe par la connaissance, l'anticipation, la préparation, la gestion sereine du quotidien et un esprit sain dans un corps sain (ouais enfin à peu près sain  ) @douyazen Sans aller jusqu'au syndrome du survivant, je me suis retrouvé deux fois dans des situations stressantes. Autant j'ai pris les choses en main avec calme voir froideur autant l'après a été difficile à gérer. Le retour au calme pour le corps comme l'esprit ne sont pas faciles après le shoot d'hormones. Là aussi on est aux frontiéres du physique et de la psychologie C'est vrai que l'on parle beaucoup préparation mais peu de l'après.
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lecorse
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« Répondre #14 le: 10 Avril 2010 à 22:54:24 » |
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Bonjour à vous, Je me permet d'amener ma petite contribution à votre fil qui, je le reconnaîs, est fort intéressant. J'étudie depuis une dizaine d'années les cas de stress post-traumatique chez les intervenants de l'urgence et ai eu la chance de suivre passablement de formations et de cours concernant le debriefing psychologique. Par contre, pour clarifier ce que je peux amener, voudriez-vous que je fasse un petit topo de ce qu'est le stress sous ses différentes formes et en fonction des stades ? si oui, c'est avec plaisir... Gardez tout de même à l'esprit que mes connaissances s'applique en premier lieu aux "urgentistes". Bien sûr, cela peut être transposé au civil, quoique les formations et les préparations aux types de situations sont radicalement différentes.
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" Le vrai courage pour moi, c'est la prudence " - Euripide
" L'expérience est une lanterne que l'on a accrochée dans le dos et qui n'éclaire que le chemin parcouru " - Confucius
" N'ayez d'intolérance que vis-à-vis de l'intolérance. " - Hippolyte Taine
" La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps. " - Publilius
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r22244
Pied tendre chanceux

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« Répondre #15 le: 19 Avril 2010 à 12:46:06 » |
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aiki, tu as tout à fait raison, je n'essaye pas de trouver la solution adaptable à tous car comme tu le signale avec pertinence, nous ne sommes pas tous égaux devant toutes les situations et beaucoup de parametres interviennent. Par rapport a mon cas perso, je ne m'explique pas certaines de mes réactions y compris dans des schémas étudiés ou "prévenus", le "choc hormonal" est assez fort quelquefois et génère des réactions (mêmes incontrôlées), aprés ma réa par exemple, je me suis levé et ai quitté la salle de déchoquage pour rentrer chez moi et n'emm...... personne (j'ai oublié que j'étais à poil  ). bon, je suis pas allé loin. je rejoins tout à fait le fait qu'il faut prendre en compte l'avant, l'instant et l'aprés, mais comment traiter le problème ? avant, la préparation, l'expérience pendant, l'action, la réaction, les dégats ?? aprés le retour au calme, le point, les dégats ou pas ??? en fait je suis bien intéressé par le deux dernieres propositions concernant le syndrome du survivant et le debriefing, à titre perso, je n'ai toujours pas réussi à faire le mien et accepter la situation. merci de votre lecture
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lecorse
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« Répondre #16 le: 25 Avril 2010 à 17:03:11 » |
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Bon, j’attaque. Au vu du boulot que cela représente et en fonction du temps que je peux consacrer à la rédaction de ce sujet, je pense que je vais le diviser en plusieurs messages afin de ne pas trop « hypothéquer » mon temps libre. Pas que je n’accorde pas assez d’importance à ce forum, bien au contraire, mais tout simplement que je me permet d’en accorder davantage à ma vie familiale. De plus, cela permettra aux membres de me stopper si cela n’est pas en phase avec ce qui est demandé… Il faut tout d’abord savoir qu’il y a plusieurs « niveaux » de stress. Il s’agit du stress de base, du stress cumulatif, du stress intense, du stress aïgu ou dépassé et du stress post-traumatique. Une des définitions du stress pourrait être un état d’éveil physique et psychologique qui intervient à la suite d’une menace directe ou indirecte, ou de tout autre changement marquant dans l’environnement d’un individu. Il permet de concentrer son attention, de mobiliser son énergie et de préparer l’individu à l’action. On peut dire que le stress est presque constamment présent dans la vie de chacun, indépendamment de ses activités propres. Il existe plusieurs phases dans le stress. Le postulat de base est la vie de tous les jours. Lorsque un événement se produit, notre quotidien se trouve chamboulé par une « alarme » ou « événement ». Là, une réaction s’opère et une question est posée. Doit-on faire face ou baisser les bras, autrement dit : fight or flight ? au terme de la situation, il y a une phase de relâchement où l’adrénaline n’est plus distribuée dans le corps (je n’aborde volontairement pas les phases et réactions chimique intervenant dans notre corps car je ne suis pas sûr d’en maîtriser tous les tenants et aboutissants...). Ce relâchement est suivi d’une phase de récupération et un retour à la « normale ». Dans le cas du stress cumulatif, le retour à la normale se fait mais la phase de relâchement et de récupération n’est soit pas assez longue, soit « coupée » par un autre facteur de stress, ce qui déclenche à nouveau le même processus que décrit auparavant. Cela est particulièrement visible chez les professionnels de l’urgence. Ils se doivent de gérer plusieurs événements à la suite et n’ont, par conséquent, pas toujours le temps de récupérer correctement. Bien entendu, la plupart sont préparés à ce genre de situation et se connaissent de manière plus approfondie que le citoyen de base victime d’une situation stressante. Cela fait partie des « outils » que chacun peut être amené à utiliser lors d’intervention stressante, mais j’y reviendrais un peu plus tard. Lors d’un stress intense, il y a plusieurs effets dus aux changements hormonaux. Il s’agit de : D’un point de vue psychique :attention au top, éveil maximal - Prise de décision plus rapide et plus efficace - Meilleure vue d’ensemble et meilleure performance dans le phénomène d’analyse de situation D’un point de vue physique : activation de la musculature volontaire au détriment des fonctions secondaires (oxygène et glucose) en terme de survie immédiate (on y vient quand même  ) - Motricité fine moins pointue - Anesthésie partielle à la douleur. Parlons maintenant de la dissociation. Il s’agit en fait d’un état de stress dépassé. Lorsqu’un événement est trop intense, le corps humain a la merveilleuse capacité de se protéger en se « déconnectant », en faisant abstraction d’une partie de soi. Cela est flagrant lorsque l’on écoute les témoignages de personnes victimes d’abus. Bien souvent, la victime déclare que son corps se trouvait bel et bien entre les mains de son agresseurs mais son esprit était ailleurs. Il s’agit là d’un exemple typique de dissociation. Les réactions suite à cet état sont diverses. Malheureusement, nous entendons encore des commentaires ( en tous cas moi…) concernant le pseudo consentement de la victime ou tout du moins l’acceptation de son sort face à son bourreau. Ceci est totalement absurde en sachant que lesdites réactions comprennent, entres autres, une forme de fonctionnement en mode robot, déconnecté de la réalité, une forme d’auto-hypnose en quelque sorte. Plus ou moins proche de l’état de conscience modifié que l’ont peut vivre lorsque nous rentrons du travail en étant incapable de dire par où l’ont est passé. Il y a également des phases de vide, des « blancs », un état d’agitation très fort ou une fuite panique (instinctive). Toutes ces réactions sont là pour protéger l’individu du stress qu’il vient de vivre. Passons maintenant au choc traumatique. Les incidents critiques génèrent un stress intense créant potentiellement un trauma. On peut parler d’effraction dans le psychisme. Cela se produit lorsqu’on est face à la mort ou tout proche ou lorsque nous subissons un événement sur lequel nous n’avons aucun pouvoir d’action. Je parle là d’un événement de taille et non pas du voleur de sac à main qui braque avec une lame. Là, il s’agit plutôt de bon sens et d’un grand instinct de survie  Dans la vie de tous les jours, cela pourrait se traduire par une agression physique, un accident de la route, la vision d’une personne décédée ou grièvement blessée, etc… Bien entendu, il y a dans ces exemples, des degrés d’implication et tout le monde n’est pas touché de la même manière si il s’agit du témoin direct, du passager de la voiture accidentée, des ambulanciers, de l’opérateur téléphonique et j’en passe. Par contre, l’événement est vécu au même moment par tous ces gens mais pas de la même manière et de la même intensité et ça, ça sera important pour la suite de la prise en charge psychologique. Vous remarquerez que jusqu’à maintenant, à aucun moment je n’ai parlé de l’état de préparation des individus et de l’impact de celle-ci sur le vécu de la situation. J’en vois déjà piaffer sur le forum afin de connaître la solution miracle, la préparation ultime, celle qui permet de surfer sur les événements stressant sans même s’en apercevoir. Patience… Voilà de quoi alimenter le sujet pour l’instant. Dès que je trouve un moment, promis, je m’y remet…
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« Dernière édition: 25 Avril 2010 à 18:00:16 par lecorse »
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" La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps. " - Publilius
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