Compte rendu d’un week-end très très sympa sur les chemins du Limousin.
Les
participants : Athlon, Corbak, Gmaz87, Laurent et moi-même. Deux avaient donc fait le déplacement depuis la région parisienne.
Le
terrain : prairies, forêt de douglas, hêtres, chênes, hameaux traditionnels en pierres de granit. Nous étions à une altitude de 700m, la température entre 3 et 7°, le temps humide à pluvieux, le vent faible à moyen.
Le
parcours sur chemin et petites routes sur environ 35km. Peu technique les vendredi et samedi et beaucoup plus délicat le dimanche matin : traversée de rivière et remontée de celle-ci parmi des chaos rocheux, ronciers, tombées d’arbres, marécages.
Pas de thèmes particulier à cette randonnée si ce n’est la convivialité et la bonne humeur.
Nous avons quand même parlé technique entre nous :
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réchauds bois (simple ou double combustion). Comme le temps était très humide nous avons vite consommé le peu de bois sec et gras que nous avions ramassé. C’est alors que nous avons apprécié les performances d’un double combustion par rapport au réchaud bois normal. Athlon peut en parler mieux que moi, pour avoir longtemps soufflé pour attiser son Iké*a.
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sacs à dos, en lice un Kastinger, deux Décat vintage, un Sabre 45, un Karri 60. Des sacs aux litrages différents mais tous chargés à environ 15kg. Après une journée de 20km de montées et descentes on apprécie un sac confortable avec un bon maintien. Dans un ravin parmi les ronces, les pieds dans l’eau, sur les rochers glissant, on aime que son sac ne déséquilibre pas le porteur. Etc.
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chaussures. Nous avons longtemps débattu entre nous si l’on pouvait porter des trails dans cette rando, par endroit, très humide. Mes compagnons diront leurs sentiments, pour ma part j’ai apprécié des chaussures montantes et à membrane. Nous avions tous des guêtres et ce n’était pas un luxe.
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nourriture. Avec Gmaz87 et Laurent nous avons fait découvrir à nos invités quelques spécialités locales : boudins châtaignes maison de Gmaz, soupe haricots-couenne, confiture de châtaigne, fromages frais de vache. Des produits frais peu adaptés au transport que nous consommions rapidement le jour même. J’avais, pour ma part, préparé de la farine de gland pour des chappattis que nous avons cuit sur une poêle huilée (farine 50% gland, 50% blé, eau, huile d’olive, épicé au bouillon bio). Une bonne bouteille (Laurent) de Corbière arrosait le tout. Boissons chaudes à base de thé (Corbak) ou café chauffées sur le CGaz à petites cartouches d’Athlon. Il y avait des cèpes un peu partout.
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outils tranchants. Machettes, couteaux de camp et pelle CS. Petites bûchettes débitées par Corbak avec son puissant campknife (pour alimenter le réchaud bois), diverses coupes à la Tramontina (Gmaz et Corbak) destinées à la préparation du couchage. Ma CS me plait toujours autant pour sa polyvalence (pelle, hache, marteau,
arme de tranchée), il faut néanmoins que je travaille le manche qui tourne encore. Inconvénient : elle fait son poids : 865g.
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couchage un Def4, deux D4 (5° confort), un D4 (0° conf) et celui de Corbak dont je ne me rappelle plus le type. Tous un peu chauds surtout lorsqu’ils étaient enveloppés dans un sursac. Pour ma part avec 5° la nuit mini, le D4 5° + sursac Exped = à poil dans le sac sans sac à viande.
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vêtements. La diversité : Gmaz et son loden (chaud étanche mais lourd), Athlon et son softshel (léger, coupe-vent, déperlant), pour ma part une veste triple point bien couvrante imper et assez respirante sauf sous la forte pluie du dimanche matin (était-ce la condensation mais les manches étaient bien humides à l’intérieur). Corbac, je crois que la majeure partie du temps tu as porté une polaire qui était bien avec une température entre 6 et 9° la journée.
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abri de secours. Un vango 4 places testé le dimanche. Une cloche plastique avec deux manchons pour la ventilation, une fenêtre transparente, deux courts rabats intérieurs pour s’asseoir et des bandes réfléchissantes. 550g pour sécuriser 2, 3 ou 4 personnes en cas de problème : orage ou tempête soudain, blessé ou stressé, hypothermie. Un élément de sécurité pour un groupe, un concept intéressant dont on devrait parler sur le forum. On parle là de survie.
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éclairage. Les nouvelles Petzl sont impressionnantes de puissance y compris en couleur rouge (Corbak). Ma petite lampe à cartouche de gaz n’a servie qu’à alourdir le sac : trop faible puissance pour le poids. La petite LED rouge clignotante d’Athlon est très utile et sécurisante pour retrouver son campement en pleine nuit par exemple après un pipi ou une corvée de bois un peu distante.
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jumelles. Une petite paire de pentax d’assez bonne qualité et légère. Nous avons pu observer les grues, les abords du lac. En pleine forêt elles sont moins utiles qu’en terrain dégagé. Il fait savoir bien la disposer sur soi pour la sortir vite. Tout le problème des accessoires à porter que l’on utilise souvent durant la progression : cartes, boussole, jumelles, photo, etc.
Le périple
Vendredi6 km environ sur chemins forestiers, navigation aléatoire vu les coupes et autres travaux forestiers. Le danger étant bien de se laisser porté par un chemin que l’on croit être sur la carte, et on dérive. La boussole permet de vérifier le cap et on navigue à vue jusqu’à un point de repère remarquable : une route, un hameau, un étang.
Bivouac au bord du lac de la Vaud-Gelade. Petit feu discret malgré le bois humide. Faibles pluies la nuit. Passages successifs de grues durant la nuit. La lune se lève, ombre des arbres. Les sacs de couchage à 0° et moins sont trop chauds, on enlève les couches au fur et à mesure. Petit déjeuner au camping gaz.
Samedi20 km sur chemins et petites routes, prairies, hameaux, forêt. Vent moyen, faibles pluies. Chemin balisé la plupart du temps. Rassemblements de grues dans un champ à 200m de nous. Marche soutenue dans sa deuxième moitié pour arriver avant la nuit. Les chaussures tiennent bien le coup. De trois nous devenons cinq : Laurent et Gmaz nous rejoignent.
Bivouac à 17h30 sous une sapinière dans la pénombre. Choisir un endroit pas trop en pente ni au vent. Tendre les para cordes, planter les piquets de bois taillés sur place (les « sardines » s’enfoncent trop sous l’épaisse couche de racine et de tourbe). Allumage du Fire profit : merguez et boudins maison de Gérard, fromage et vin de Laurent. La nuit est là depuis longtemps, la discussion se poursuit jusqu’à 21h30 et puis nous nous couchons. Chaleur encore sous les sacs. Les grues passent de nouveau. Le vent agite bruyamment les sapins.
Dimanche.
Lever vers 8h et départ 10h. Nous partons descendre vers le ravin « la rigole du diable » ou coule le Taurion. Après quelques hésitations nous piquons dans la pente à 45°. Faut –il prendre la rive droite ou gauche (c’est la première fois que nous venons ici, il faut dire). Le terrain est on ne peut plus sauvage, je pense à l’amérique du sud et ces européens en armure remontant des fleuves inconnus. Le site est magnifique les photos en diront plus long. Nous traversons enfin pour ensuite zigzaguer entre arbres couchés, rochers couverts de mousse et autre enchevêtrement de ronces. Puis nous sortons vers un chemin forestier qui devient de plus en plus improbable, une route d’exploitation sous la pluie. Il faut déjà penser au retour, le pas s’accélère et nous arrivons à destination : Royère. Repas convivial, nous sommes tous ravis je crois.
Voilà.
Je ne pense plus qu’à une chose : repartir avec vous.