Bonjour,

Le titre de ce fil peut sembler ridicule, mais force est de constater que l’on doit être nombreux à avoir quelques couteaux qui sortent peu. Soit parce qu’ils sont inadaptés à nos usages soit parce qu’ils ne nous plaisent tout simplement pas.
Ce serait bien que dans ce fil vous parliez les couteaux dont vous vous servez réellement et surtout :
pourquoi. 
Je m’y colle en premier.

J’utilise pour la chasse, qui est mon utilisation la plus réguliere de fixes, deux couteaux.
Le premier est un couteau Glock. Il n’est utilisé que pour achever dans certaines conditions le grand gibier, autant dire qu’il sert peu. Mais quand il sert, il est très sollicité et on doit pouvoir lui faire confiance. J’utilise ce couteau au détriment d’un Prairie II essentiellement pour des raisons de poids et du caractère imputrescible de sa gaine (matière synthétique) car il est attaché à l’extérieur du sac.
La lame (qui coupe assez mal) est sensible à la rouille mais comme l’usage est intermittent elle peut sans problème être protégée par une huile. Pour l’usage qui est le sien c’est un excellent couteau, faible et discret. La garde apporte une bonne sécurité, l’étui est pratique et le fait qu’il soit un poil bruyant ne pose de problème, la lame est très solide et d’une taille/forme adaptée à l’usage. On peut le détourner pour « bâtonner » des bûches mais ce n’est pas son utilisation idéale.
Le second est un couteau Roselli Chasseur carbone. Ici aussi j’apprécie son poids et surtout le fait qu’il peut s’affiler très facilement sur le terrain (émouture scandinave). L’étui est perfectible (usure rapide de la partie supérieure par cisaillement, j'ai renforcé cette partie) mais il est silencieux, peu encombrant et apporte une bonne sécurité en cas de chute (cuir doublé d’une pièce en plastique). J'ajoute qu'il est très facile de le transformer en étui pour gaucher.

Sur le plan fonctionnel la forme de la lame est bien adaptée au travail d’après chasse. Elle est suffisamment longue pour que l’on évite d’avoir la main trop en contact de la chair sur un sanglier mais pas trop longue non plus ce qui rendrait la préparation d’un chevreuil malaisé. Elle serait trop courte pour une utilisation de camp et devrait être complétée par une scie ou mieux une hache. De même pour la préparation complète du gibier elle doit être aidée de l’un de ces deux outils (scie fiskars pour moi).
Quand on travaille sur une carcasse à la différence du travail du bois, c’est surtout l’arrondi de la lame qui est utilisé, l’émouture du Roselli chasseur est donc ici très adaptée. On peut regretter l’absence de « drop point » qui ne facilite pas l’étape initiale de la préparation (incision de la peau sans entamer les viscères) mais ce serait au détriment de la facilité d’écorchage. La pointe ne me semble pas assez solide (émouture scandinave et acier de type XC75) pour dégager une flèche d’un tronc d’arbre (mais je ne suis pas archer).
L’acier est à la fois dur et résilient et pour cet usage je le préfère largement à ma version UHC qui a tendance à « s'ébrécher » quand on attaque une symphyse. Idéalement je préférerais un acier inox pour la facilité d’entretien et l’hygiène mais ce ne serait pas si facile à aiguiser. Comme la lame n'est pas inox, cela impose d'avoir un pliant pour manger par exemple. La jonction lame manche est relativement étanche aux saletés ce qui évite des problèmes d’hygiène, mais ce point pourrait être amélioré. L'ergonomie du manche est très bonne pour moi.
Voilà, quelques indications...
.à vous maintenant! 