Bien le bonjour chers lecteurs de mes palpitantes aventures d'un soir (non non je ne parle pas de demoiselles, celles-ci fuient à ma vue généralement ou sont occupées à traquer les baroudeurs du forum en forêt de Saint Hubert, hé hé hé).
Je vous ai précédemment fait part de quelques précieux instants passés dans le massif du bas Bugey, du côté de la commune d'Izieu, seul
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http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,36962.0.html) ou avec ma descendance (Pub pub pub >>>
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,37049.0.html). Ce coin me plait beaucoup, parce qu'il permet une vraie bouffée de nature à deux pas de chez moi. L'un de ses sommets dénommé "Le Grand Thur" m'attirait depuis pas mal de temps. Et je trainais depuis un bail pour aller me frotter aux monstrueuses falaises de cette gargantuesque montagne de 758m.............. Mais le jour est finalement arrivé... TATATAMMMMMMM!!!
Un coup de fil à un pote qui aime les ronces autant que moi (Did) et nous voilà parti à l'assaut des sommets! Cette fois-ci, contrairement à ma dernière virée en solo dans le coin, la météo est avec nous. Délaissant notre bagole au bord d'un chemin rural, nous profitons d'une vue sympathique. L'objectif est de rallier le bord d'une "falaise", qui vue d'en bas promet un superbe paysage. Nous souhaitons y installer un campement en hamac pour une petite nuit et profiter du coucher de soleil.Il fait beau, doux, une légère brise pas désagréable nous rafraichit alors que nous nous engageons dans la montée, lestés comme des mules avec nos sacs bien trop chargés.

Après une bonne demi heure d'ascencion, nous arrivons au point culminant marqué d'une borne... Bein boudiou, la déception, la vue est inexistante en cet endroit du fait de la végétation dense de chènes et de buis. N'écoutant que notre courage et les yeux rivés à la carte IGN, nous prospectons les bois. Le premier point de vue quie nous dégotons était en fait indiqué par un panneau sur notre chemin, panneau que nous avions euh comment dire... mal interpété lors de notre premier passage (loosers inside)... Bref, on accède à un promontoire où on peut admirer une belle vue Nord Est surplombant un petit village du bas Bugey.

La vue est chouette, mais d'ici on aura pas le coucher de soleil tant espéré et puis il manque la place pour installer nos hamacs, bref on repart dans l'autre sens afin de dénicher une emplacement "grand luxe" pour les eplorateurs du dimanche que nous sommes. Chercher le chemin qui n'existe pas dans la chênaie blanche (buis + chène) me rappèle plus ou moins les labyrinthe de mon enfance... ça finit par m'agacer "grave" mais comme j'adore la sensation de flagellation du visage par les petites feuilles luisantes de buis (me demandez pas pourquoi svp) j'affronte l'épreuve avec sourire. Les ronces par contre, c'est vachement moins trippant, mais elles deviennent beaucoup plus conciliantes et nous laissent passer après quelques coups de pelle CS bien calés. Tournant en mille sens, passant dix fois de suite au même endroit, on fini par trouver une place, près d'une falaise orientée Sud Ouest... Débrouissaillage en douceur et évacuation de bois mort, quelques litres de sueur plus tard le camp est monté, c'est l'heure de faire le plein de calories.

Assis au bord de la falaise, sur un petit promontoire rocheux, nous préparons tranquillou notre plateau repas en profitant chaque seconde du magnifique panorama. Pâtes et nouilles chinoises se succèdent sur le réchaud avant de rejoindre pâté d'autruche et autres cochonailles au fond de nos estomacs (Vien sûr nous prenons le temps d'apprécier comme l'indique la photo ci-dessous)... Ce bon repas s'achève sur un petit thé digestif en vue d'une belle et profitable nuit.


Mais comme vous le savez, les meilleurs moments arrivent lorsqu'on s'y attend le moins. Et c'est à l'intant où nous admirons le coucher de soleil qu'une dizaine de grands corbeaux s'envolent des rochers juste en dessous de nous. En silence, ils nous gratifient d'un pur moment de magie, où jouant de chaque courant d'air ils offrent une somptueuse chorégraphie... Surplombant le ballet, nous sommes subjugués et trop contents d'être venus, un peu comme des gosses devant un feu d'artifices. Au bout de quelques minutes, les corbeaux sortent de leur mutisme et je tente de communiquer avec l'un d'eux... n'ayant pas peur du ridicule, je vous laisse admirer la technique vocale de l'homme qui murmurait à l'oreilles des corbeaux (cf vidéo ci-dessous)...
http://www.youtube.com/watch?v=w1Je6oiLnyoLa nuit tombe, une étoile filante nous fait coucou et nous allons nous coucher. Pas grand chose à dire sur la nuit, une bestiole passe par là, des souris grattent sous le hamac de Did, moi je crève de chaud dans mon sac 0° et je dors super mal. Le matin arrive quand même bien vite. On plie le camp en laissant le moins de traces de notre passage, on dévore un petit déj devant le spectacle des nuages matinaux et c'est reparti direction la voiture. . Je passe à deux doigts d'applatir une femelle lucane cerf volant, sauvée de justesse par l'oeil affuté de Did. De timides chevreuils détalent dans les bois autour de nous sans nous laisser la moindre chance de les saluer de plus près. Puis en coupant par les champs, à un endroit où j'avais précédemment bivouaqué en solo, le soleil nous darde de ses splendides rayons du matin. put**n que c'est beau, j'en verserai presque une larme (encore?). Sur ce s'achève notre escapade, vivement qu'on remette ça, c'est quand tu veux Did!



Voilà, à vos commentaires.
Jérôme aka Belfeuil