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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: un peu de soleil de minuit...  (Lu 8365 fois)

01 septembre 2010 à 18:30:10
Lu 8365 fois

lambda


Salut à vous,  :)

juste un petit fil pour vous parlez d'une virée de 15 jours que jai eu la chance de faire au Nord de la Finlande, dans la région et sur le lac d 'Inari...

vous me savez passioné par ces régions "au delà du cercle"...  :love: et bien qu'y ayant fait "mes gammes" petit à petit (et ce type d'apprentissage n'est jamais fini...) en hiver, je dois avouer que je ne connaissais pas la laponie en été, lorsque l'eau existe bel et bien sous forme liquide... ;)  :D

C'est ainsi que je suis parti fureter et vadrouiller là-bas entre la fin juin et la première moitié de Juillet de cette année 2010, en mode "explorateur", et redécouvrir un paysage et environnement complètement nouveau...  :doubleup:

La première partie du périple sera un tour de 4 jours en solo dans la partie Ouest du Pays, suivi après un jour de repos de retour au "camp de base " d'Inari d'un petit périple de 7 jours, toujours en solo, pour découvrir la partie sud du lac lui-même, avec un petit passage de par chez mon pote pour voir un peu l'avancement des travaux de sa cabane et lui ramener quelques photos (il devait rester en Hollande à ce moment là  :-\...)...

evidemment, ce qui m'a marqué en arrivant à Inari, c'est qu'il faisait chaud.... psychologiquement habitué à du - 2 chiffres chaque fois que je monte dans ces région.... j'avoue que ca m'a fait tout bizard de voir tant de "vert"...  :D

durant tout mon séjour, les températures oscillaient entre 15 et 20-22 °C la journée, et entre 8 et 12-13°C la nuit...
le temps à été trés variable, en passant du beau temps total, à la pluie drue, et un peu d'orage aussi... souvent tout ca dans la même journée...

ici je vous mets pour la première partie du périple, la "section terrestre", chaque spot vert representant mon lieu de bivouac...



le lac d'Inari n'est pas le lac allongé en milieu de carte mais démarre dans le coin Sud-Est de la carte et s'étend bien au delà de la carte...

je dois avouer que cela ne fut pas tout le temps facile, car si tout cela semble verdoyant et attracteur vue du sommet d'une colline ou d'une image sat ou avion, il faut absolument vous dire, que tout ce qui est vert et se trouve en fond de vallée n'est pas une sympatique prairie ne demandant qu'à y battifoler nu et attifé d'une couronne de paquerettes, mais bien un marécage permanent infesté de moustiques et midges et susceptible d y "scotcher" soit vos bottes, soi vous pour un bon moment... oui, je dis bottes, parce que de tout façon, se chausser d'autre chose pour cet environnement n'est pas une option, enfin c'est ce que je pense...
L'eau est omniprésente partout...

de façon générale, le paysage est vallonné et peut se résumer de façon rapide à ce type de strates:
- fond de vallée: lacs entourés de marécages
- bord et pourtour sur les flancs de colline: couronne végétale constitués de pas mal de feuillus et de quelques conifères ou uniquement de conifères mais dans ce dernier cas, plus pres du lac d'inari par lui-même (plutôt pins de par cette région....)
- flanc de colline et sommet: rocaille et végétation rase et rampantes: baies, lichens, bouleaux nains aux formes torturées...

Dans l'ensemble du voyage, la crapahute étant quasi hors sentier en permanence, l'orientation sera omniprésente et effectuée sur carte avec la boussole, très classiquement, En n'oubliant pas que actuellement, la déclinaison, dans cette région est de l'ordre de 11 à 12 °E, donc non négligeable lors des relevés.J'avais un GPS en back-up pour contrôler mes "mesures" en cas de doute, et repérer mes lieux de bivouacs.

quelques images pour illustrer un peu ce biotope...






De façon générale, les dénivelés ne sont pas importants (entre 100 et 300 m en moyenne) et donc les collines pas difficile à franchir... Ce qui ralenti la progression sont bien sur les marécages qui m'ont souvent obliger à faire des détours de plusieurs centaines de mètres afin de franchir une zone large de 50 m typiquement...

On apprend vite à évaluer La "fermeté" trompeuse du terrain en se méfiant comme de la peste des belles surfaces homogènes herbeuses plus ou moins verte.... On apprend vite aussi à sautiller d'ilots de verdure buissonneuse émergeante à d'autres ilôts  :D. cest ilôts ressemblant à de vagues verrues herbeuses ou buissonnantes dépassant de 50 cm de la surface du marécage et un peu plus ferme que le reste du "terrain"...

Au passage, on retrouve ici tout l'intérêt de porter des vêtements "rustiques" assez solides pour ne pas partir en capillotade dés le premier passage de buisson... passage obligé (sur ces ilôts ou ailleurs) car leur présence permet de stabiliser de par leur racine un peu le terrain et permettent donc d'avancer au milieu de ce merdier pas possible...  :D





[à venir...]  ;)
« Modifié: 02 septembre 2010 à 12:05:15 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

01 septembre 2010 à 19:27:10
Réponse #1

Gros Calou


 :salive: Attends que je sèche mon clavier  ;#

01 septembre 2010 à 19:30:20
Réponse #2

enso


Magnifique, vivement la suite...

01 septembre 2010 à 19:42:33
Réponse #3

jeanluc


Lamda,j'espère qu'un jour tu mettras par ecrit tes aventures ,en vue d'edition! :D :doubleup:

01 septembre 2010 à 22:08:54
Réponse #4

Mock


C'est magnifique  :doubleup:

Tu a vu des animaux?

Pas trop de moustiques avec toute cette eau?

5 min a te lire et  j'ai la tête ailleurs loin de tout les petits tracas Merci
Quidquid latine dictum sit, altum sonatur

01 septembre 2010 à 23:40:54
Réponse #5

lambda


...quand je vous parlais de lichen...  :blink:
... nourriture preferee des rennes, que je n ai pas trop vu. ayant demande a un local le pourquoi, il m a explique que en ce debut de juillet, cela etait juste apres la mise bas, et que tout ce petit monde se cachait afin de proteger les petits...



les moustiques sont aussi de la partie, acharnés, ces petits monstres...ainsi que les midges, sacrément douloureux!




ces 2 dernieres ont ete prises au sommet d une colline, sur un de mes bivouacs ou je tentais de leur echapper... seul des endroits degages et ventes sont un peu epargnés...
ces photos ont ete prises aux environ de minuit...  :)



exemples de pettite végetation rencontrees sur les hauteurs...





pas mal d oiseaux vus aussi...



une image interessante montrant l interface entre le sol marecageux avec sa vegetation et le bord immediat d un lac...


« Modifié: 02 septembre 2010 à 12:06:18 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

01 septembre 2010 à 23:56:11
Réponse #6

lambda


Petit intermede matos...

en fait rien de nouveau sous le soleil...

un sac munro 35l charge a 14 kg bouffe et flotte inclus. pour la flotte, environ 2 litres en bouteilles plastique, l approvisionnement a meme les cours d eau ou lac se faisant sans probleme ou crainte de pollution quelconque. la seule precaution etant de s eloigner des eaux stagnantes avant de faire son prelevement...

un pull en laine
un ss vetement en laine
un T-shirt en coton me servant aussi de serviette
3 paires de chaussettes en laine
moustiquaire de camp et de tete...

tapis de sol maison
poncho tarp
une veste legere de pluie
mon poncho en laine comme couche chaude et me servant de couverture pour "la nuit"

de quoi faire du feu, allumettes en quantites en ziplock, fire-steel, bougie chauffe plat...
tout ce ci plutot utile pour la seconde partie du voyage, car durant ces 4 premiers jours, je n ai pas ressenti le besoin de faire du feu...

le kasimodo
un petit utilitaire maison fixe
une scie fiskar retractable...

de la cordelette, un kit bobologie, micropure liquide utilise en cas de doute...
cartes, boussole + une de backup avec mon "kit pour les situations qui puent..."
GPS, kit couture...

viande sechee maison, fruits secs, crackers...

nalgene, petite cuillere, brosse a dents...

etc...

sur moi:
chemise en G1000 "panzerise moskitos"
chapeau en laine,
pantalon G1000 de chez fjallraven qui a bien vecu...,
chaussette montante en laine et botte courte cuir/goretex de chez meindl...

roulez jeunesse...

les bivouacs se faisaient tout le temps a flanc de colline, sous couvert boise ou a proximite des sommets, afin d echapper un peu au moustiques...de toute facon impossibles en vallee du fait de l absence de zone seche...
« Modifié: 02 septembre 2010 à 00:13:12 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 septembre 2010 à 08:49:36
Réponse #7

belfeuil


Magnifique, tu as bien de la chance d'avoir pu profiter d'un tel environnement :up: et de ses moustiques  :down:.

Merci pour le partage.

02 septembre 2010 à 12:04:12
Réponse #8

lambda


ici un exemple de petit bois ou même si le pin est bien présent, on est loin de l'image d'épinal de la forêt dense et homogène de pin s'étendant sans variation à perte de vue... ca existe aussi, mais ce n'est pas que ça...  ;)



au cours du dernier jour de ce petit périple, je commence à revoir des signes de civilisations... ici un exemple de clôture traditionnelle aux abord d'une ferme...



J'achèverai ce jour aux alentour du village de Kaamasen, au N-N-E d'Inari,  ou je rentrerai en stop, ramassé par une famille Finlandaise super sympa, mais tous rond comme des queue de pelle  :blink: :D... les 30 bornes de routes ont été longues et pleines de décibels joviaux...  :lol:

Le lendemain se passera à Inari ou je me tuyaute pour louer un kayak "de mer" et refaire quelques provisions... et boire une ou 2 bières, éclairé par le soleil de minuit...



Là il devait être aux alentours de 1 heure du mat... regard tourné vers le Nord plus ou moins...

De façon générale, il m'est plus facile de m'habituer à la nuit polaire que au soleil de minuit... peut-être du au fait que ici en Hollande je suis déjà habitué aux longs hiver sombre rendus célèbre par les peintres flamands et leur ambiance de peinture "claire obscure"...  :D

les journées de marches duraient entre 9 et 11 heures (pauses incluses quand-même) sans coup férir, et j'étais toujours surpris le "soir" de voir qu'il était déjà 10h00 lorsque je m'arrétais pour monter le bivouac. Le sommeil était très fractionné...

Bref, le lendemain de ce jour "off", me voilà en train de paguyer et de sortir de "la baie d'Inari"...

voilà une carte ou se trouve à peu prêt ma boucle "nautique"...



la zone partiellement cerné en vert au N-N-O de la carte est volontairement "muette" et imprécise toujours pour respecter le désir de discrétion concernant l'emplacement de la future cabane de mon pote.

Les premiers coups de pagaie m'amèneront à proximité d'un ilôt célèbre dans la région car étant un site sacré (supposé lieu sacrificiel entre autre) pour les saami: Ukko, est le nom de cet ilôt...



La navigation est heureusement facilitée par la présence de balises blanches telle que vous le voyez sur cette photo, car en fait, ca devient très vite labyrinthique... et de loin il est difficile de se repérer par rapport à une île de grande taille parfois, car dans ma ligne de visée, peut se trouver un ilôt entre l'ile et moi invisible car couvert de la même végétation que sur l'île visée, derrière.
Du coup. l'ilôt semble "disparaître" dans le champ de verdure de l'ile principale, ce qui peut faire douter de ce que l'on croit voir et faire correspondre à sa carte...

la sollitude sur l'eau ne se ressent pas de la mêm façon que sur terre... je la trouve plus facile à gérer, l'oeil toujours occupé à scruter l'horizon, et ainsi permettant à l'esprot de facilement echaffauder des plans de progression, le rythme de pagaiement devenant aussi un peu hypnotique...

Quelque part, combiné à ces journées sans fin, au fait que c'était physiquement plus facile que ma précédente progression "marécageuse", et à la possibilité de se laisser dériver et révasser au grés du courant sans avoir l'impression de perdre du temps, tout ceci rend la sollitude vraiment agréable à vivre. rien n'est vraiment une épreuve ou un challenge à surmonter....c'ötait cool dans le sens premier de l'expression...  :D

sauf les 2 dernières nuits, ou j'ai bivouaqué, j'ai pu autrement passé mes "escales" dans des cabanes publiques équipées classiquement d'un bucher et d'un poele à bois.






plutôt que des mots, des images...


...

[img]
« Modifié: 02 septembre 2010 à 14:13:55 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 septembre 2010 à 14:32:15
Réponse #9

lambda








imaginez vos pensées derivant au grés des caprices de la météo...

Là mon avant dernier bivouac avant le retour à inari...





Un truc qui n'a pas de prix, c'est de s'arrêter de pagayer au milieu d'un nulle part liquide qui n'en fini pas, et de plonger sa kuksa dans le lac pour boire un coup, bien calé dans son embarcation à profiter du temps qui passe...  :love:
« Modifié: 02 septembre 2010 à 15:59:29 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 septembre 2010 à 19:40:53
Réponse #10

jeanluc


Tes photos sont bien belles ,Lambda ,et ton "eloge de la paresse" en canot est bien rafraichissant !et c'est vrai que boire dans sa baignoire,c'est un plaisir qu'on ne peut pas se permettre n'importe où
merci de nous faire partager tes rêves

07 septembre 2010 à 11:41:17
Réponse #11

lambda


...et Merci à vous pour votre lecture...  :)

encore quelques bricoles à rajouter...

[...]

à +!

Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

12 septembre 2010 à 11:06:56
Réponse #12

Vulpus


On n'en trouve pas comme ça en Hollande...!

Merci de partager, c'est vraiment super!
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

12 septembre 2010 à 18:27:54
Réponse #13

botchchikii


Merci pour ce partage et ces photos  :love:  :love: je pensais qu'il y aurait moins d'arbres de cette taille à cette latitude. Le ciel est magnifique :)

13 septembre 2010 à 15:28:19
Réponse #14

lambda


Salut Mickael et Edwin!  :)

Oui, on trouve vraiment de grands pins et pas mal de feuillus, plus qu'on pourrait imaginer, par contre, dés qu'on monte une colline, ca disparait très vite (la plupart du temps, il suffit de faire entre 30 et 50 de mètre de dénivelé à partir du fond de vallée, rarement plus) pour laisser place à une végétation rase et à des arbres clairsemé genre bouleaux "nains" tout tordus...

La lumière sous ces lattitudes, c'est vraiment quelque chose de spécial  :love:!

a+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

05 octobre 2010 à 12:11:20
Réponse #15

Lemuel




Là mon avant dernier bivouac avant le retour à inari...




J'avais pas vu ce fil, trop cool !
Et toujours les fameux montages de tarp "à la Lambda"  :D
Juste ce qu'il faut de "relax"
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

05 octobre 2010 à 23:27:39
Réponse #16

lambda


 :D

Oui, c'est une "marque de methode" pas specialement "glorieuse" telle qu'elle... dans certains cercles d'inities, elle est intitulees "a la chaoui", ou encore "en vrac"....

... le resultat d'annees d'entrainement...  :lol:

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

06 octobre 2010 à 08:19:47
Réponse #17

Peyo


je dis bottes, parce que de tout façon, se chausser d'autre chose pour cet environnement n'est pas une option, enfin c'est ce que je pense...
L'eau est omniprésente partout...

Bonjour Lambda, superbe récit et photos qui donnent plus qu'envie, merci donc.

J'ai un peu honte de parler matos, tant les enseignements à tirer de tes paroles sont riches et constructifs.

Toutefois, en Suède et Norvège sur les terres marécageuses du nord, j'ai pu voir beaucoup de locaux utiliser des chaussures hautes mi-cuir.gore-tex, mi-coque caoutchouc. Ils avaient principalement ce modèle de chez Lundhags http://shop.lundhags.se/Servlet



ça me semble un bon compromis entre botte étanche et chaussure de marche respirante.


Be Light - Be Alive

06 octobre 2010 à 12:41:43
Réponse #18

lambda


J'ai un peu honte de parler matos, tant les enseignements à tirer de tes paroles sont riches et constructifs.

Tu blagues ou quoi  :D ? faut relativiser, c est juste un pierre a l edifice, rien de transcendant, je vois mon partage de vecu avec vous plus comme un exemple de trucs a faire ou pas faire qui viendra completer le vecu des autre copains d ici (ou d'ailleurs) connaissant et pratiquant ces regions, comme toi, Lemuel, Did et bien d'autres. et finalement un interpretation perso parmi tant d'autre, du matos et facon de faire et d etre necessaire pour se preserver et vivre ses experiences au mieux.

Pour les bottes, c'est vrai que le terme est un peu imprecis ou incomplet, en fait on devrait parler de chaussures a tige haute, parce que conme toi, il est vrai que ce que j ai vu des personnes la haut porter de la bonne vieille botte en caoutchouc jusqu'au au genre de produit que tu montres. avec simplement le point commun de la tige haute et un design general privilegiant l etancheite du truc.

En fait pour etre plus precis j avais un produit intermediaire dans sa conception, une botte "courte" sans lacage, en cuir double goretex de chez Meindl.

j ai a un moment ete tente par le type de chaussure que tu montres, mais finalement ai opte pour ces meindl parce que il faut l avouer, je suis une grosse feignasse et que gerer proprement les lacets, c est deja trop prise de tete pour moi... :-[  ;D

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

06 octobre 2010 à 12:53:07
Réponse #19

Lemuel


D'ailleurs y un truc qui m'intrigue sur ton équipement… Deux en fait.

Le deuxième, la moustiquaire de camp, c'est toi qui l'a faîte ?

Et le premier… Ton Poncho Tarp c'est en fait ton poncho sea to summit. T'as pas peur que ce soit un peu juste parfois (même si j'ai bien compris que t'étais un chouille plus spetit qu emoi, mais c'est l'affaire de quelques centimètres, donc bon) ? Sans sursac ni rien en plus ? L'été dernier encore, en juin je me suis tapé de la bonne drache + grézil et gros vent en montant en altitude, mais j'étais vraiment moins haut que toi dans le nord (rogaland).
J'étais bien content de tout fermer et d'arrimer le tout solidement sur chaque point de tension.

Y a un climat différent en Laponie ? Je suis jamais allé en été. Juste les Lofoten, où il est vrai que j'ai jamais dégusté…

Ou peut être que j'overkill, va savoir…

Edit : mal lu le début : tu t'ES tapé de la drache, donc je dois overkiller…  :huh:
« Modifié: 06 octobre 2010 à 13:31:01 par Lemuel »
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06 octobre 2010 à 14:24:36
Réponse #20

guillaume


Edit : mal lu le début : tu t'ES tapé de la drache, donc je dois overkiller…  :huh:

Je ne veux pas m'avancer mais je crois que Lambda utilise son poncho en laine la nuit, donc plus "tolérant" à l'humidité que nous avec nos sac de couchage (j'ai aussi tendance à overkiller hein...).

a+

06 octobre 2010 à 14:44:32
Réponse #21

lambda


Salut Lemuel,

non non, j ai achete la moustiquaire a La Haye, un modele avec un maillage assez fin, sans impregnation, me rappelle plus la marque  ;D elle se range dns une housse jaune uniforme... c est une moustiquaire tombante soutenue par un cerceau a son sommet.

Pour le poncho, en fait, il aurait quelques cm de plus large, ca serait impec, je l avoue.
apres le "systeme" abri + couchage que je presente est loin d etre un "modele academique" en soi.

Pour etre honnete, je pense meme que pour des personnes n ayant pas trop d expe en crapahute,
c est un mauvais exemple a suivre...

Le truc c est que j ai la chance d etre pas frileux et de roupiller, comme ca, sans vraiment me poser de question ou ressentir une gene ou un vrai manque de confort quelconque... je me pose comme un "tas" quelque part (en essayant de respecter quelques regles essentielles sur le choix du bivour uac, et puis roulez...)

Je profite de cet etat de fait en fait pour simplifier mon equipement et le rendre aussi idiot-proof que possible... une surface etanche, une couche isolante au sol, une couverture ou un sac de couchage...

apres dans ce cas ou la flotte liquide est la, je choisis un truc en laine, ou un sac en synthe et je jongle avec mes fringues sur mo et mon sac a dos vide pour les pieds, par exemple, pour rendre l ensemble a peu pres ok pour passer ma nuitee..

etant un peu bordelique, et intellectuellement vite limite sur la comprehension de certains items pas utilisables si on sort pas de polytech  :blink: je caricature bien-sur, mais c est pour donner l idee, je prefere miser sur un matos que je sais pouvoir exploiter, meme avec 2 neurones.

du coup, mes bivouacs sont un peu "demunis" il est vrai, mais je n ai pas par exemple a me poser de questions sur des soucis de condensations si j utilise tel sursacs avec tel sac en tel materiau...

encore une fois, c est juste ma facon de faire et de m equiper.

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

06 octobre 2010 à 14:55:23
Réponse #22

lambda


oui Guillaume, exact. :)

overkiller n est pas une mauvaise chose en soi je pense, mais uniquement parce que, Lemuel, toi et d autres ici, vous connaissez bien le matos et les limites du matos que vous embarquez et avez de l experience.

Je me dis que sans ces 2 prerequis, embarquer des tonnes de matos revient a embarquer des grigris rassurants.

en plus pour etre franc, je n ai aucune veritable passion du materiel, ca m interesse bien sur, mais ni plus ni moins. c est juste des "trucs" et moyens que je dois connaitre, comprendre, savoir utiliser et avoir avec moi au bon moment pour assurer ma subsistance au cours de mes virees ou activites outdoors.

et pour finir j ai une sainte horreur de porter lourd...  :crazy: mais aussi parce que je suis vraiment une grosse feignasse...  :D

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

06 octobre 2010 à 14:56:49
Réponse #23

Lemuel


Je pige… put**n j'arrive pas à sauter le pas. Y a pas à chier. Je vais toujours finir par me dégonfler et mettre l'armure dans le sac.
Bref. Merci pour tes réponses !

Edit : en fait je ne connais pas si bien que ça les limites de mon matos vu que je ne les ai jamais franchies… :)
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07 octobre 2010 à 20:42:40
Réponse #24

Vulpus


je suis une grosse feignasse et que gerer proprement les lacets, c est deja trop prise de tete pour moi... :-[  ;D
Lambda, tu me permets d'y ajouter une témoignage?  ;D

Plus sérieux, ce sont les mêmes bottes que tu portais dans Hoog Soeren? Parce que celles là étaient bien chaudes. Je m'imagine que ce n'est pas très confortable en été peut-être.

Ce qui m'énerve toujours de mes bottes, c'est que l'humidité ne part plus du 'goretex'. J'ai eu des bottes d'armée 100% cuir, je trouvais ça beaucoup mieux que le goretex au niveau de l'humidité. La prochaine fois je vais sûrement racheter des bottes en cuir.
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

 


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