Salut à vous,

juste un petit fil pour vous parlez d'une virée de 15 jours que jai eu la chance de faire au Nord de la Finlande, dans la région et sur le lac d 'Inari...
vous me savez passioné par ces régions "au delà du cercle"...

et bien qu'y ayant fait "mes gammes" petit à petit (et ce type d'apprentissage n'est jamais fini...) en hiver, je dois avouer que je ne connaissais pas la laponie en été, lorsque l'eau existe bel et bien sous forme liquide...

C'est ainsi que je suis parti fureter et vadrouiller là-bas entre la fin juin et la première moitié de Juillet de cette année 2010, en mode "explorateur", et redécouvrir un paysage et environnement complètement nouveau...

La première partie du périple sera un tour de 4 jours en solo dans la partie Ouest du Pays, suivi après un jour de repos de retour au "camp de base " d'Inari d'un petit périple de 7 jours, toujours en solo, pour découvrir la partie sud du lac lui-même, avec un petit passage de par chez mon pote pour voir un peu l'avancement des travaux de sa cabane et lui ramener quelques photos (il devait rester en Hollande à ce moment là

...)...
evidemment, ce qui m'a marqué en arrivant à Inari, c'est qu'il faisait chaud.... psychologiquement habitué à du - 2 chiffres chaque fois que je monte dans ces région.... j'avoue que ca m'a fait tout bizard de voir tant de "vert"...

durant tout mon séjour, les températures oscillaient entre 15 et 20-22 °C la journée, et entre 8 et 12-13°C la nuit...
le temps à été trés variable, en passant du beau temps total, à la pluie drue, et un peu d'orage aussi... souvent tout ca dans la même journée...
ici je vous mets pour la première partie du périple, la "section terrestre", chaque spot vert representant mon lieu de bivouac...

le lac d'Inari n'est pas le lac allongé en milieu de carte mais démarre dans le coin Sud-Est de la carte et s'étend bien au delà de la carte...
je dois avouer que cela ne fut pas tout le temps facile, car si tout cela semble verdoyant et attracteur vue du sommet d'une colline ou d'une image sat ou avion, il faut absolument vous dire, que tout ce qui est vert et se trouve en fond de vallée n'est pas une sympatique prairie ne demandant qu'à y battifoler nu et attifé d'une couronne de paquerettes, mais bien un marécage permanent infesté de moustiques et midges et susceptible d y "scotcher" soit vos bottes, soi vous pour un bon moment... oui,
je dis bottes, parce que de tout façon, se chausser d'autre chose pour cet environnement n'est pas une option, enfin c'est ce que je pense...L'eau est omniprésente partout...
de façon générale, le paysage est vallonné et peut se résumer de façon rapide à ce type de strates:
- fond de vallée: lacs entourés de marécages
- bord et pourtour sur les flancs de colline: couronne végétale constitués de pas mal de feuillus et de quelques conifères ou uniquement de conifères mais dans ce dernier cas, plus pres du lac d'inari par lui-même (plutôt pins de par cette région....)
- flanc de colline et sommet: rocaille et végétation rase et rampantes: baies, lichens, bouleaux nains aux formes torturées...
Dans l'ensemble du voyage, la crapahute étant quasi hors sentier en permanence, l'orientation sera omniprésente et effectuée sur carte avec la boussole, très classiquement, En n'oubliant pas que actuellement,
la déclinaison, dans cette région est de l'ordre de 11 à 12 °E, donc non négligeable lors des relevés.J'avais un GPS en back-up pour contrôler mes "mesures" en cas de doute, et repérer mes lieux de bivouacs.
quelques images pour illustrer un peu ce biotope...




De façon générale, les dénivelés ne sont pas importants (entre 100 et 300 m en moyenne) et donc les collines pas difficile à franchir... Ce qui ralenti la progression sont bien sur les marécages qui m'ont souvent obliger à faire des détours de plusieurs centaines de mètres afin de franchir une zone large de 50 m typiquement...
On apprend vite à évaluer La "fermeté" trompeuse du terrain en se méfiant comme de la peste des belles surfaces homogènes herbeuses plus ou moins verte.... On apprend vite aussi à sautiller d'ilots de verdure buissonneuse émergeante à d'autres ilôts

. cest ilôts ressemblant à de vagues verrues herbeuses ou buissonnantes dépassant de 50 cm de la surface du marécage et un peu plus ferme que le reste du "terrain"...
Au passage, on retrouve ici tout l'intérêt de porter
des vêtements "rustiques" assez solides pour ne pas partir en capillotade dés le premier passage de buisson... passage obligé (sur ces ilôts ou ailleurs) car leur présence permet de stabiliser de par leur racine un peu le terrain et permettent donc d'avancer au milieu de ce merdier pas possible...



[à venir...]
