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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Scénario nuit sans sac de couchage.  (Lu 7805 fois)

13 février 2011 à 14:28:53
Lu 7805 fois

jeanjacques



Salut,

Petit retour sur une nuit dans les bois cette semaine effectuée avec un petit scénario: « journée champignon qui tourne mal ».
« Vous partez aux champignons, manque de bol vous vous êtes perdus et vous devez passer la nuit là où vous êtes en attendant les secours ou le jour pour pouvoir trouver une route sans risquer de vous blesser dans le noir (vous n'avez évidemment pas pris votre portable et avez averti vaguement votre entourage).
Par chance vous aviez prévu de faire un feu le midi, vous avez donc de quoi faire cuire vos aliments ainsi qu'une gourde, vous êtes un minimum prévoyant et avez pensé à prendre un poncho, une polaire au fond du sac et un collant car vous êtes frileux ».

Scénario qui sous entend donc pas de sac de couchage, ni affaire de camp, ni tapis de sol etc.
J'aurais voulu peaufiner un peu la sortie mais comme d'hab ça s'est fait à l'arrache en sortant de cours  à 18h sans savoir où on n'allait...
Petite observation, la veille, d'une carte ign à la fnac pour connaître un peu le coin (vu que mes sorties habituelles se font le week-end dans une autre ville), repérage d'un bois assez grand à une dizaine de km.
Donc le lendemain soir direction la ville la plus proche de ce bois en voiture, mais il fait nuit, difficile de se repérer, et de repérer le bois, on tourne et finalement un bois au loin retient notre attention.
La voiture garée devant une maison, direction le bois. Petite marche à travers champs, le bois n'est pas clôturé et les frontales ne remarquent pas de panneaux « propriété privé ». Il à l'air assez vaste et vu l'heure nous ne faisons pas les difficiles.
Nous nous enfonçons dans le bois et trouvons un endroit assez dégagé, et plat qui plus est !

Des pluies épisodiques nous amènent à monter les ponchos en premier.
Nous dégageons ensuite l'espace dédié au feu en mettant les feuilles sous les ponchos pour maximiser l'isolation au sol.


Le camp en construction.

Les ponchos sont montés en lean-to avec la capuche tirée vers l'arrière pour agrandir l'espace habitable.
Ce montage a été dicté par le feu, pour en profiter tous les deux au maximum sans avoir à construire de réflecteur.
La foret étant assez dense, le vent n'a pas posé de problème et l'abri est donc assez ouvert.
J'avais pensé à cloisonner l'espace avec un treillis de branche et en fermant un peu plus les ponchos sur les côtés pour créer une «bulle » de chaleur et éviter le plus de courant d'air possible, mais la nuit, le manque de temps et sûrement un problème d'évacuation des fumées nous ont conduit à ne pas le faire.
(Sur un autre camp effectué également sans sac de couchage mais dans des conditions plus clémentes nous avions opté pour un petit réflecteur trouvé sur place et un couchage sous la même bâche, le résultat avait été trop bon et trop chaud...
)

Le camp étant bien défini, nous partons à la recherche de petits bois et d'écorces de boulot en premier car la pluie s'intensifie. Une fois nos trouvailles mis à l'abri sous les ponchos nous allons couper assez de bois pour tenir la nuit.
La cueillette de champignons ne justifie pas des instruments de coupe puissant et même l'utilisation de la scie pourrait être discutable mais nous utiliserons tout de même une scie chacun, la prochaine fois on prévoira d'avoir un peu plus de temps de jour pour s'en passer...

La foret est assez bien pourvu en bois mort sur pied ou récemment tombé.
Nous accumulons donc une bonne quantité de bois que nous entreposons au dessus de nos têtes pour couper un peu le vent et l'avoir facilement à porter de main (quantité qui s'avérera presque limite).



Une petite technique sûrement connue de beaucoup: les demi trait de coupe.



Sur un arbre mort plusieurs coupes sont effectuées (4 sur la photo) mais seulement à la moitié du tronc, le dernier trait est amené au ¾ et un coup le détache facilement. Le tronc est amené ainsi au camp et de simples coups portés avec le tronc en main sur un autre arbre au niveau des entailles le brise (ou poser sur une souche et grimper dessus...), la dépense d'énergie à la scie est moindre, la lame ne se coince pas, le transport est plus aisé et sûrement un petit gain de temps, mais comme tout, les techniques de coupe sont personnelles...

Préparation anarchique du feu sur un coin de veste (au passage, laissé trop longtemps l'écorce de boulot comme ça dans un milieu humide n'est pas génial car elle devient plus difficile à démarrer au firesteel)



Isolation du feu par un bois refendu et préparation d'un feu en casserole derrière



Quelques coups de firesteel plus tard





Stranger in the night...



Le feu a bien pris et la casserole trouve naturellement sa place parmi les flammes.



Décidément il fait vraiment trop chaud prêt du feu sous les ponchos nous allons donc observer tout ça d'un peu plus loin...



La soirée se finit tard, les shamallow étant trop nombreux...

Le feu est bien chargé avec une souche trouvée pas loin pour essayer de maximiser ce premier cycle de sommeil (photo trop bruité, pas pris le temps de baisser l'iso)



Nous avons vraiment chaud, trop chaud même, je décide de ne pas mettre le collant ni ma veste en laine, après un quart d'heure à regarder le feu couché, le léger vent qui passe à travers mon pantalon et le froid ressenti à ce niveau là me pousse à mettre le collant ainsi que la veste en prévision.
Nous avons donc tous les deux notre couche d'isolation de fond de sac en oreiller, polaire pour moi, pull en laine qui gratte trop de l'autre coté.
Mon collègue dort déjà et je décide de ne pas ré-alimenter le feu et de le laisser mourir pour voir si cette chaleur est dûe pour la plus grande partie à nos vêtement ou si le feu y contribue vraiment.
Premier cycle de sommeil de 2h, je suis le seul réveillé et commence à avoir froid: je redémarre le feu avec les braises restantes et me rendort pour 3h de sommeil.
5h45, la sensation de froid est cette fois vraiment intense et nous nous réveillons tous les deux pour raviver le feu.
1h30 de sommeil plus tard nous nous réveillons tranquillement le jour étant déjà bien levé.




moi même avec la réserve de bois qui a bien fondu.
Ça fait un peu clodo sans sac de couchage mais bon...

Et oui il y a un demi z-rest sous nous, en effet vu le temps qu'il nous restait et la nuit, nous n'avons pas eu le temps de constituer une « litière » efficace. On peut le justifier comme étant l'armature, le dos du sac à dos, mais il vrai que c'est un peu de la triche ;)

Au niveau des vêtements, j'avais donc pour le haut une première couche en mérinos 150, une veste en laine et une vieille veste coton/laine foulé à l'intérieur en dernière couche, pour le bas un collant mérinos 150, un pantalon synthé/coton.
De l'autre coté, pour le haut: tee-shirt technique, polaire 200 et grosse veste tout coton, pour le bas: collant épais coton/laine et jean.

Nous avions en prévision de tester les journaux comme isolation supplémentaire mais le feu a suffit à nous tenir suffisamment chaud.

L'endroit du bivouac à notre départ:


Le feu ayant été, bien sur, préalablement noyé.

En terme de sécurité nous avions nos portables avec du réseau, des personnes prévenues de notre sortie et de l'endroit où nous étions (via le lieu dit où la voiture était garée), la couche d'isolant supplémentaire que nous n'avons pas utilisé, pas de synthétique en dernière couche près du feu et la voiture comme dernier repli en cas de problème majeur.

À vos critiques ;)

Adhérent Unpact.

13 février 2011 à 15:38:25
Réponse #1

Kilbith


Bravo (pas trop pour l'absence de vérification de "propriété privée", mais pour avoir laisser le site dans un état impeccable)  :up:

Merci de nous faire partager cette expérience!

Les facteurs ayant permis la réussite : Bonne technique de feu, outils coupants bien utilisés, présence de bois sec, pas de grosse pluie (pour le feu et le splash effect), pas de gros vent (fumée, pertes convectives...) et la présence de 1/2 Zrest. Après vous étiez bien couvert question vêtement (capuche ou bonnet+écharpe), surtout pour celui avec la laine (la laine peut remplacer partiellement le matelas de sol).

Petites pistes d'améliorations :



*Le poncho est très court et avec un grand angle. En cas de pluie et de vent, c'est la douche.
*Présence de vêtement isolant en coton : pas bon du tout si humidité, horrible si pas de feu (les genoux du jean sont humides car plein de terres par exemple).
*la capuche n'est pas serrée.
*Le pantalon n'est pas dans les chaussettes (perte par convection+bébêtes qui entrent). Si le pantalon dispose d'un cordon à la base le serrer sur les chaussures.
*Si le pantalon est large on peut essayer de rentrer les couches thermiques, voir la veste.
*Si ceinture au pantalon, il faudrait s'en servir sur la veste pour bloquer le vent convectif.
*Si ce n'est pas fait : retirer les semelles de propreté des chaussures pour diminuer l'humidité et éviter d'avoir les pieds serrés. Les chaussettes sont séchées au feu avant de se coucher.
*Si la veste est large : on peut mettre les bras le long du corps (moins de surface exposée).
*Sur l'autre photo : on constate que les velcros de fermeture des manches sont ouverts, perte par convection +bébêtes.
* Si vous aviez des sacs à dos : on peut mettre les pieds dedans (diminution froid convectif et par +/- conduction). En plus c'est imperméable ce ui permet de faire dépasser les pieds en cas de poncho juste (marche bien avec un sac F1+poncho AF)

Bien sûr on aurait pu améliorer le bivouac...mais j'ai considéré que vous n'aviez pas eu le temps.

Mes deux balles....encore une fois  :up:

« Modifié: 13 février 2011 à 15:53:45 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

13 février 2011 à 16:13:21
Réponse #2

jeanjacques


Merci pour ces nombreux conseils ;)
Je te réponds point par point car c'est vrai, j'aurais pu détaillé un peu plus,


*Le poncho est très court et avec un grand angle. En cas de pluie et de vent, c'est la douche.

La photo est un peu trompeuse car au maximum de la hauteur, assis, la tête touchait le haut du poncho, en cas de pluie forte il est vrai que la hauteur aurait du être réduite et les bords d'avantage ramenés vers le sol (montage demi tipi).
Et la se pose le problème de comment s'abriter efficacement tout en étant assez proche du feu pour en profiter et tout en ne "cramant" pas le haut du poncho ?

*Présence de vêtement isolant en coton : pas bon du tout si humidité, horrible si pas de feu (les genoux du jean sont humides car plein de terres par exemple).

C'est clair, mon camarade est un peu moins bien équipé que moi et je lui avais demandé de ne rien prendre en synthétique en dernière couche à cause de la proximité du feu (d'ailleurs nous aurions pu nous rapprocher un peu plus).

*la capuche n'est pas serrée.

Bien vu, j'aurais du y penser ;)  Pour me dédouaner un peu il avait un bonnet qu'il n'a pas mis.

*Le pantalon n'est pas dans les chaussettes (perte par convection+bébêtes qui entrent). Si le pantalon dispose d'un cordon à la base le serrer sur les chaussures.

Bien vu aussi, seul le collant y était, j'y ai d'ailleurs pensé mais j'ai préféré ne mettre que le collant car en mettant les deux je pensais créer un pont thermique au niveau de la chaussette, en gros n'avoir que l'épaisseur de la chaussette au niveau de la jonction chaussure - pantalon et collant dedans, en mettant que le collant le pantalon vient recouvrir l'ensemble, mais en pratique le pantalon remonte...

*Si le pantalon est large on peut essayer de rentrer les couches thermiques, voir la veste.

Fait avec les couches 1 et 2, le problème c'est que nos vestes étaient trop longues pour rentrer en intégralité dans le pantalon .

*Si ceinture au pantalon, il faudrait s'en servir sur la veste pour bloquer le vent convectif.

 :up: (rien à ajouter ça sera fait la prochaine fois)

*Si ce n'est pas fait : retirer les semelles de propreté des chaussures pour diminuer l'humidité et éviter d'avoir les pieds serrés. Les chaussettes sont séchées au feu avant de se coucher.

 :up:

*Si la veste est large : on peut mettre les bras le long du corps (moins de surface exposée).

Les bras dans la veste ? Croisé sur le torse aussi cela doit rajouter en gain de température avec les manches nouées sur le dessus de la veste non ?

*Sur l'autre photo : on constate que les velcros de fermeture des manches sont ouverts, perte par convection +bébêtes.

Sur cette veste les fermetures des manches sont là pour la deco et sont cousues sur la manche :/ Je vais y palier en rajoutant des boutons

* Si vous aviez des sacs à dos : on peut mettre les pieds dedans (diminution froid convectif et par +/- conduction). En plus c'est imperméable ce ui permet de faire dépasser les pieds en cas de poncho juste (marche bien avec un sac F1+poncho AF)

 :up:

Bien sûr on aurait pu améliorer le bivouac...mais j'ai considéré que vous n'aviez pas eu le temps.

Ton avis serait le bienvenu ;)


Edit: question en dessous de la première quote.
« Modifié: 13 février 2011 à 16:34:55 par jeanjacques »
Adhérent Unpact.

13 février 2011 à 18:59:45
Réponse #3

Kilbith


La photo est un peu trompeuse car au maximum de la hauteur, assis, la tête touchait le haut du poncho, en cas de pluie forte il est vrai que la hauteur aurait du être réduite et les bords d'avantage ramenés vers le sol (montage demi tipi).
OK.

Citer
Et la se pose le problème de comment s'abriter efficacement tout en étant assez proche du feu pour en profiter et tout en ne "cramant" pas le haut du poncho ?
- soit utiliser un système en coton, difficile à enflammer (mais pas impossible).
- soit utiliser de plus loin un système comme le Jerven, la couverture de survie épaisse ou le Fjellduk

Citer
Bien vu, j'aurais du y penser {$default_wink_smiley}  Pour me dédouaner un peu il avait un bonnet qu'il n'a pas mis.
On devrait utiliser toute l'isolation disponible. Si on a déjà une capuche, le bonnet sur le ventre ou les reins est un plus.

Citer
Bien vu aussi, seul le collant y était, j'y ai d'ailleurs pensé mais j'ai préféré ne mettre que le collant car en mettant les deux je pensais créer un pont thermique au niveau de la chaussette, en gros n'avoir que l'épaisseur de la chaussette au niveau de la jonction chaussure - pantalon et collant dedans, en mettant que le collant le pantalon vient recouvrir l'ensemble, mais en pratique le pantalon remonte...
CQFD  :closedeyes:

En plus : à chaque mouvement on a un effet de pompage sur les jambes. Et, on peut "enrouler" serré dans les chaussettes le bas du pantalon sur les jambes. On a ainsi optimisé l'isolation du pantalon.


Citer
Fait avec les couches 1 et 2, le problème c'est que nos vestes étaient trop longues pour rentrer en intégralité dans le pantalon
Souvent on n'a pas assez de place dans le pantalon pour la veste. Il est parfois intéressant de la retourner en doigt de gant, surtout quand c'est une veste en laine avec une doublure (coton, viscose, polyester) ou bien une veste avec plein de poches à l'extérieur.
CAS1 : tu as la laine contre toi et la doublure synthétique plus coupe vent à l'extérieur. Moins de perte par convection surtout s'il y a du vent.
CAS2 : les poches misent vers l'intérieur participent à l'isolation. Encore plus si on les remplit de bourre isolante.

Citer
Les bras dans la veste ?
Oui SI la veste est assez large bien sûr (d'où l'intérêt d'une Bushshirt bien large par exemple).

Citer
Croisé sur le torse aussi cela doit rajouter en gain de température

Oui. On peut le faire aussi à l'intérieur de la veste.

Citer
avec les manches nouées sur le dessus de la veste non ?
*Idéalement on rentre les manches dans la veste SI assez de place : cela augmente l'isolation.

L'idée de ces méthodes c'est d'optimiser (diminuer) le rapport "volume isolé/surface d'échange thermique". L'effet n'est pas miraculeux, mais ça peut faire la différence.

Citer
Bien sûr on aurait pu améliorer le bivouac...mais j'ai considéré que vous n'aviez pas eu le temps.

Ton avis serait le bienvenu
Là je suis tranquille devant mon ordi...en pratique j'aurais certainement moins bien fait que vous.   :huh:

PLEIN DES GENS SONT PLUS COMPETENTS QUE MOI DANS CES DOMAINES

« Modifié: 14 février 2011 à 08:28:57 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

13 février 2011 à 20:19:38
Réponse #4

Outdoorsman


Bravo,
sympa l'idée de cette sortie à partir d'un scénario et de chercher des solutions sur le terrain.

Pour le feu, vous auriez pu l'entourer de grosses pierres et le recouvrir de cendre avant de vous endormir. L'idée c'est de garder une chaleur moyenne toute la nuit, plutôt que d'avoir très chaud le soir et très froid le matin : combustion lente du feu couvert, rayonnement de la chaleur accumulée dans les pierres
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

13 février 2011 à 20:56:14
Réponse #5

Loriot


Et pourquoi ne pas avoir dormit l'un contre l'autre? C'est une trentaine de degrés a ne pas négliger!  ;D

Bon ok ::) je l'admet c'est pas évident avec un poto... Mais ça réchauffe...
« Modifié: 13 février 2011 à 21:25:55 par Loriot »
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

13 février 2011 à 21:17:55
Réponse #6

Cleric


Si la météo est clémente, pourquoi ne pas s'enrouler DANS le poncho et utiliser des matériaux végétaux comme abris coupe-vent et comme réflecteur?

Option possible, dormir sur des pierres chaudes enterrées, quelqu'un a-t-il déjà essayé?

Juste une suggestion,

C.
"...And we shall know no fear"

13 février 2011 à 22:37:14
Réponse #7

jeanjacques


Pour le feu, vous auriez pu l'entourer de grosses pierres et le recouvrir de cendre avant de vous endormir. L'idée c'est de garder une chaleur moyenne toute la nuit, plutôt que d'avoir très chaud le soir et très froid le matin : combustion lente du feu couvert, rayonnement de la chaleur accumulée dans les pierres

Moui, mais là vu l'heure cela aurait été une vrai galère de trouver des pierres et surtout avec le risque de prendre des pierres qui explosent à la chaleur, ensuite l'idée était de maximiser la chaleur apportée par le feu, quitte à devoir se réveiller pour le ré-alimenter.

Si la météo est clémente, pourquoi ne pas s'enrouler DANS le poncho et utiliser des matériaux végétaux comme abris coupe-vent et comme réflecteur?

Option possible, dormir sur des pierres chaudes enterrées, quelqu'un a-t-il déjà essayé?

Juste une suggestion,

C.

Le synthétique du poncho près du feu ce n'est vraiment pas une bonne idée, surtout enroulé dedans sans avoir la possibilité d'en sortir très vite...
L'idée du poncho comme VBL oui pourquoi pas mais dans certaines conditions bien particulières.
Pour les pierres chaudes enterrées d'autre répondrons mieux que moi ;) Guillaume ? :) Je ne retrouve pas le fil où il en était question.
Adhérent Unpact.

14 février 2011 à 00:13:43
Réponse #8

Bobzdar


Pour les pierres enterrées, ça marche, à condition de les laisser suffisamment longtemps emmagasiner la chaleur et de ne pas les enterrer trop profondément.
Par contre, pour des raisons évidentes de convection (je pense), elle refroidissent plus vite.

En revanche, j'ai vu plusieurs personnes parler de ces pierres qui explosent dans le feu.
Personnellement, je ne suis pas un adepte des foyers entourés de pierres donc j'ai la chance de n'avoir, pour le moment, jamais été confronté à ce phénomène.

Est-ce quelque chose de fréquent? :blink:
Y a-t-il des (types) pierres particulièrement déconseillées?
"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres" (Goethe)

14 février 2011 à 04:06:33
Réponse #9

Stephane


Et pourquoi ne pas avoir dormit l'un contre l'autre? C'est une trentaine de degrés a ne pas négliger!  ;D

Bon ok ::) je l'admet c'est pas évident avec un poto... Mais ça réchauffe...
En fait, bien que le machisme nous dise non, il ne faut pas, le fait de dormir dos a dos, bien collés, peut vous aider grandement quand vous avez froid.


Pour les pierres qui éclatent, ce sont habituellement des pierres ayant des vides a l'intérieur, les roches sédimentaires sont bonnes pour ca.
Stephane Deshaies
Estrie, Quebec

Pour conserver la même opinion en politique, il faut souvent changer de parti!

14 février 2011 à 07:58:50
Réponse #10

jeanluc


Pour les pierres qui eclatent,ce sont principalement des galets pris dans le lit des cours d'eau ,et non il n'y a pas de vide à l'interieur ( un peu difficile ,à part des pierres volcaniques ;)) et çà explose COMME UNE GRENADE ,alors grand danger!

14 février 2011 à 09:18:07
Réponse #11

Nathan-Brithless


solution testée il y quelques années:
creuser une fosse 2X1 m,
y faire n GRAND feu
après un bon moment, recouvrir de terre
dormir dessus

TRES CONFORTABLE!
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

14 février 2011 à 09:35:43
Réponse #12

StormX


Salut, merci pour ce retex  :)

Pour les pierres qui éclates, je n'ai observé ce phénomène qu'avec de la roche calcaire (donc sédimentaire). Exposé (très) longtemps à un feu intense elles ont fini par se fendre. Pas vraiment d'explosion avec des éclats dangereux.
Mais dans ma  région, c'est majoritairement du granit qui compose le sol, et je n'ai jamais vu mes pierres exploser...

A quand la même expériences qui montre deux champi-randonneur prévoyant avec un fond de sac complet sur le dos.  ::)


 :up:
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

14 février 2011 à 14:11:13
Réponse #13

Chris-C


Salut et merci pour ce retour et cette mise en situation.... ça donne envie d'aller au champignon avec vous  :D


un cycle de sommeil de 2h puis 3h et 1h30 pour terminer la nuit, c'est le top. C'est que vous avez fait les choses correctement.
J'ai connu des cycles qui dépassait pas les 20mn....
Une idée des t°c sur la nuit?

Citer
Et oui il y a un demi z-rest sous nous, en effet vu le temps qu'il nous restait et la nuit, nous n'avons pas eu le temps de constituer une « litière » efficace. On peut le justifier comme étant l'armature, le dos du sac à dos, mais il vrai que c'est un peu de la triche

c'est pas de la triche, c'est ce rendre compte à quel point du matos bien choisi fait gagner un temps précieux....
Avec cette experience on peut dire qu'un matelas mousse est un élement de fond de sac à la journée judicieux.
Surtout avec certain modéle super legé que l'on trouve maintenant.



Pour les pierres, mieux vaut s'en passer, le risque est réel, les dégats impressionnant.

Citation de: StormX
A quand la même expériences qui montre deux champi-randonneur prévoyant avec un fond de sac complet sur le dos.

c'est à dire?



a+







14 février 2011 à 15:27:13
Réponse #14

StormX


A quand la même expériences qui montre deux champi-randonneur prévoyant avec un fond de sac complet sur le dos.  ::)
c'est à dire?

J'ai écris cette phrase par rapport à la description du scénario qui amène nous deux joyeux lurons à passer une nuit dehors. A la première lecture, j'ai eu l'impréssion qu'ils partaient avec rien, un peu à la Bear G. et j'ai tout de suite commencé à me dire "a quand des retex qui montrent des gars équipés suffisamment pour assurer leur sécurité dans des situations comme cela", tout comme j'attend avec impatience des épisodes télé qui nous montrent des gars qui partent pas avec rien, mais plutôt avec le minimum. Je pense à des fond de sac du style de ceux de Guillaumme par exemple.(ici).

Mais au fil de la lecture, un fond de sac réfléchi se dévoile (paracorde, pull de back up, firesteel, scie, couteau, matelas en mousse...) et j'aurais peut être du revoir cette phrase. Désolé si c'est mal passé.  :-[

J'aimerais beaucoup connaître la composition de vos sacs en terme de petit matériel (ceux cité plus haut). Cela peut être de bonnes bases pour se rendre compte ce qui est superflu ou indispensable dans un fond de sac.  :)

"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

14 février 2011 à 16:49:34
Réponse #15

Chris-C


C'est pas que c'est mal passé, c'est juste que je me suis demandé si tu voulais pas plutôt parler d'un back-up de sécurité
au cas ou l'expérience tourne mal...
Mais je suis d'accord avec toi, faut pas partir sans son fond de sac et pas oublier son back-up, quand on fait des tests un peu poussés.

a+

14 février 2011 à 18:38:46
Réponse #16

Nirgoule


Voilà un compte rendu sympa qui donne bien l'envie de s'y mettre.
D'ailleurs on prépare quelque chose avec Gmaz et autres en avril...


Dans la configuration présente, comme kilbith, j'aurais abaissé le poncho jusqu'à environ 60cm max du sol de manière à garder la chaleur et améliorer la protection pluie. Si les feuilles étaient sèches au moment du camp, les accumuler en épaisseur pour en faire un épais matelas.

La configuration du feu entre deux ponchos en lean to était elle la meilleure solution?
Beaucoup ici la choisissent. C’est vrai qu’elle est agréable on profite du feu, et conviviale on discute et on se voit de part et d’autre du feu. Cette configuration suffit lorsqu’il n’y a pas trop de vent ni de pluie.

Juste pour discuter et pinailler  ;# , en cas de vent et pluie,  j’aurais choisi un montage rapprochant les deux comparses et leurs ponchos côte à côte. Un côté ouvert (tête) et l’autre fermé (pied).



Ci dessus le montage n’est pas optimum puisque les côtés ne sont pas complètement fermés, mais cela donne une idée.

On peut positionner le feu à la tête, avec éventuellement un renvoi de chaleur.

Inconvénient on ne voit pas le feu un fois couché.
Avantage on profite de la chaleur du voisin, l’abri est efficace sur trois côté au lieu d’un, il maintien bien le matelas de feuilles, le feu chauffe l’endroit du corps le plus vital (tête).

A essayer donc si le vent se lève.  :)





"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

14 février 2011 à 19:35:51
Réponse #17

Campeur


 :akhbar: Jean Jacques !

 :akhbar: Kilbith

"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

14 février 2011 à 23:30:14
Réponse #18

Nävis


Pour quelle raison vous ne vous êtes pas ensevelis dans les feuilles mortes?
Pour des raisons de scénario?

15 février 2011 à 10:10:00
Réponse #19

Diesel


Chapeau, ça fait plaisir à voir
Pour quelle raison vous ne vous êtes pas ensevelis dans les feuilles mortes?
Pour des raisons de scénario?
Question de temps peut-être (ou peur des petites bêtes  ;D).

Ils auraient aussi bien pu bourrer leur vêtements de feuilles mortes sèches pour améliorer l'isolation. Voir, si la quantité le permet, de se faire un bel édredon bien chaud. Là même plus besoin de faire un feu pour passer la nuit.

Un truc à ajouter au bons conseils de Kilbith, bien penser à déserrer ses vêtements pour faciliter la circulation sanguine.
Mauvaise circulation, froid assuré. Surtout aux extrémités qui sont les premières à voir leur irrigation réduite pour privilégier les organes vitaux.

Pour mémoire, il y a 3 façons d'avoir de la chaleur:

1) La conserver.  Typiquement ce sont les vêtements ou les couches d'isolations
2) la produire. Activité musculaire bref, des calorie qu'on a en réserve. En gros c'est la nourriture.
3) Par rayonnement. Généralement un bon feu

Évidement la meilleur méthode est d'avoir les trois réunis : une bon repas, une couette et un radiateur pas loin. ;D

18 février 2011 à 10:50:56
Réponse #20

jeanjacques


Salut,

Y a-t-il des (types) pierres particulièrement déconseillées?

Je ne suis sur que du silex.

un cycle de sommeil de 2h puis 3h et 1h30 pour terminer la nuit, c'est le top. C'est que vous avez fait les choses correctement.
J'ai connu des cycles qui dépassait pas les 20mn....
Une idée des t°c sur la nuit?

c'est pas de la triche, c'est ce rendre compte à quel point du matos bien choisi fait gagner un temps précieux....
Avec cette experience on peut dire qu'un matelas mousse est un élement de fond de sac à la journée judicieux.
Surtout avec certain modéle super legé que l'on trouve maintenant.

J'ai connu aussi ce genre de cycle de sommeil, et, paradoxalement, le plus souvent quand j'avais du matos "adapté", température qui descende en dessous du "normalement" prévu, vent qui ne devait pas se lever, chute de neige "pas de saisons" ...
L'intérêt de partir sans rien c'est justement de se laisser une grande marge d'improvisation et de ne pas s'enfermer dans une logique quelconque, du style "qu'est ce qu'il fait froid, mon sac de couchage indique pourtant la bonne température, ptain encore 5h à attendre le jour, bon je suis un homme, je peux tenir, je prends sur moi ! (et je préviens pas les potes au cas où ils me traitent de frileux !)"

Au plus froid ma montre indiquait 5°C, le ressenti devait être un peu en dessous du faite de l'humidité, des températures plus basses ou négatives aurait nécessité de mettre toutes nos couches de vêtement et surement de se rapprocher un peu plus du feu.

AMHA le matelas (ou toutes pièces d'isolation) est comme toutes les autres pièces d'équipements, un élément que l'on peux remplacer par son équivalent "naturel" au prix d'une dépense de temps et d'énergie souvent très grande, je peux remplacer ma toile étanche par un toit de branchage, je peux allumer mon feu par friction, je peux fabriquer ma corde à partir de racine, etc.
Dans ce sens, avoir un matelas en fond de sac s'avère en effet très judicieux pour s'économiser, surtout si la situation est dégradée.
Mais pour pensé à le prendre et avoir l'envie de tout le temps se le trimballer il faut qu'il est une utilité autre à mon avis, comme le poncho que l'on prend comme vêtement de pluie qui va pouvoir se transformer en abris au cas où, le matelas doit par exemple être intégré au sac comme armature (en complément ou en remplacement de celle d'origine), certain sac sont pourvu de ce compartiment et d'autre on un compartiment poche à eau qui s'y prête très bien.


Mais au fil de la lecture, un fond de sac réfléchi se dévoile (paracorde, pull de back up, firesteel, scie, couteau, matelas en mousse...)
J'aimerais beaucoup connaître la composition de vos sacs en terme de petit matériel (ceux cité plus haut). Cela peut être de bonnes bases pour se rendre compte ce qui est superflu ou indispensable dans un fond de sac.  :)

Pour monter les ponchos je préfère de la simple ficelle de sisal, pas de remord à couper dedans, plus economique, allume feu efficace et ne laisse pas de trace si on n'en laisse sur place. Limite en cas de vent fort par contre où il vaut mieux renforcer par un brin de dynema pourvu à cette effet ;)

En terme de matos rien d'extraordinaire, comme tu la dis: pull en fond de sac, firesteel et briquet (allume feu également, pour rejoindre ce que je disais plus haut, je peux en trouver des naturels mais en avoir des tout prêt permet de s'économiser) scie, couteaux assez solide pour refendre les buches (quoique avec la technique des demi traits de coupe, selon la façon de taper, on obtient des buches refendus), matelas, poncho pas fragile que l'on peux rapprocher du feu sans trop s'en préoccuper, gamelle et casserole, frontale, gourde résistant à l'eau bouillante.

Juste pour discuter et pinailler  ;# , en cas de vent et pluie,  j’aurais choisi un montage rapprochant les deux comparses et leurs ponchos côte à côte. Un côté ouvert (tête) et l’autre fermé (pied).

On peut positionner le feu à la tête, avec éventuellement un renvoi de chaleur.

Inconvénient on ne voit pas le feu un fois couché.
Avantage on profite de la chaleur du voisin, l’abri est efficace sur trois côté au lieu d’un, il maintien bien le matelas de feuilles, le feu chauffe l’endroit du corps le plus vital (tête).

A essayer donc si le vent se lève.  :)

Entièrement d'accord avec toi, c'est pour ca que je l'ai précisé dans mon 1er message à la deuxième photo (un peu sombre certes) en parlant d'un autre camp, montage demi tipi avec un réflecteur improvisé trouvé sur place.

:akhbar: Jean Jacques !

 :akhbar: Kilbith


 :)

Pour quelle raison vous ne vous êtes pas ensevelis dans les feuilles mortes?
Pour des raisons de scénario?


Alors, en effet, comme le confirme diesel, les feuilles peuvent procurer un surplus d'isolation non négligeable, mais là, en plus du manque du temps, les feuilles étaient trempées à cause de la pluie, le peu de temps à s'occuper des feuilles là été pour les mettre sous les matelas pour maximiser l'isolation du sol, en plus le tapis de feuilles mortes de la foret n'était pas très garni.
S'ensevelir sous les feuilles aurait AMHA été la troisième étape dans l'utilisation des feuilles: 1 comme isolation du sol   2 à l'intérieur des poches du vêtement puis à l'intérieur même du vêtement   3 s'ensevelir dessous un bon tas.
On retrouve également le problème de la proximité du feu avec un matériaux passablement inflammable après qu'il est séché.
De plus, pour que le tas de feuille tiennent le moindre mouvement est prohibé... niveau confort ce n'est pas le top.
On peux imaginer, dans un contexte particulier où le feu est impossible (pas de moyen d'en faire, ne pas se faire remarquer, etc),  creuser une légère fosse remplie de feuille et s'allonger dedans, mais on s'éloigne beaucoup de notre scénario de départ ;)
Adhérent Unpact.

20 février 2011 à 18:24:01
Réponse #21

guillaume


Chapeau ! Rien qu'à voir les cycles de sommeil, c'est que vous avez géré !

Vous auriez pu faire encore mieux (suivre les remarques de Did) mais en l'état je trouve ça déjà nickel.

a+

 


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