Ben c'est riche en réflexion ce fil

Nouvelle contribution après avoir tourné tout ca une nouvelle fois
Réponse au milieuOn semble s'accorder sur la notion d’existence passive dans un milieu et de la réponse psychophysiologique de l'individu dans ce milieu.
La notion de passivité et de réponse aux conditions du milieu en terme de psychologie a forcément une attache aux réponses de notre corps quant à ces conditions, qui imposent une série de stimulus issus du milieu environnant (froid, chaud, odeur, dur, humide, altitude, nourriture, travail nécessaire.....). La réponse a ces stimulus vont, me semble-t-il dépendre de la capacité du corps à répondre à ces conditions de carences ou, disons plus généralement, de sollicitations, au même titre qu'un sportif va ressentir son état se modifier avec la durée de l'activité.
Le corps, l'inné et l'acquis Il me semble donc que le corps et son fonctionnement face au milieu extérieur est notre senseur, notre interface avec ce milieu.
En somme, plus la réponse sera adaptée, moins le psychisme sera sollicité par les messages d'alerte du corps (faim froid dur...).
En conséquence, l'adaptation du corps à des conditions peut dépendre, sur la base, du patrimoine génétique, et par dessus, du vécu.
Pour évoquer l'inné et l'acquis (encore que je ne sois pas totalement convaincu de l'emploi de ces terminologies en matière de physiologie???), il est nécessaire de prendre en considération la diversité génétique qui amène des avantages a certains pour des conditions particulières (je pense par exemple aux sherpas et à l'altitude.), mais également la diversité sociale et les conditions de vie qui vont créer une adaptation physiologique et mentale aux conditions extérieures, subies.
Tout cela se croise et se combine pour offrir autant de variables dans notre analyse.
Ubiquité ou réponse circonstancielle?Aussi je pose la question de l'ubiquité de la qualité dite de rusticité. Pour préciser, tout le monde fais il forcément preuve de rusticité quelque soit le moment, le milieu, quelles que soient les conditions internes et externes de notre individu?
Je pense que non. Un sherpa, pour rester sur cet exemple, aguerri à dormir par -15 a 5000m dans des vapeurs de kerozene (car rappellera des souvenirs à certains, je suis sur) et dans des conditions de fatigue et de confort disons rugueuses, ne sera peut être pas dans son assiette dans un camping municipal en forêt équatoriale, bien qu'il ait les ressources pour résister.
Le relais psychologique conscient.Cette différence dans la réponse de l'individu quant au milieu impose un relais psycho pour prolonger favorablement sa vie dans ce milieu.Au delà du seuil admis par les qualités de réponse physiques ce milieu extérieur va être ressenti comme agressif puisque excédant les capacités du corps à y répondre favorablement facilement et sans aide du PC central conscient.
En effet, il me semble que le switch entre rusticité, passivité acquise de la réponse et incomfort, passivité organisée et subie passe par la conscience de son inconfort, par la notion de dérangement.
Le conditionnement psychologiqueC'est alors que l'on peut imaginer des stratagèmes de préparation ou d'adaptation consciente, intelligente, raisonnée de réponse aux conditions du milieu. C'est alors qu'intervient l'apprentissage, l'entrainement, l'organisation, l'usage d'outils, de processus raisonnés.
A mon sens, on sort des conditions préalables de rusticité intégrée à l'individu pour évoluer vers une rusticité souhaitée ou subie, mais en tout cas consciente et omniprésente. Sans parler nécessairement de survie, cela devient un mode de vie (ou de loisirs) mais un mode au sens d'adhésion, forcée ou volontaire. On se sent en conditions exceptionnelle ou rare, ou en tout cas particulière par opposition à la vie quotidienne.
Peut être la conscience de la perte d'une certaine sécurité est elle la clef de la bascule, c'est à dire que l'on a affecté les bases de la pyramide de Maslow, et que l'on ressent cela comme une contrainte, une mise en danger de notre intégrité physique et psychologique.
En résumé- variabilité des conditions de rusticité et de la réponse par individu et pour chaque individu selon les conditions
- rôle interface du corps et de ses réponses
- relais du psycho et conscience de la nécessite d'une réponse raisonnée
Voila pour le moment, si ca peut contribuer a avancer...
En tout cas je pense qu'éclairer cette question peut vraiment aider à prendre conscience de ses limites....