Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Rusticité... une définition ?  (Lu 53065 fois)

23 août 2011 à 10:58:57
Réponse #75

DavidManise


On vieillit plus vite quand on vit vraiment intensément ;)

Je pense qu'on reste, pour une bonne part, dans l'acquis.  Si, psychologiquement, tu n'étais pas une occidentale qui tient mordicus à sa peau, ton niveau de stress dans ces conditions aurait été considérablement moins élevé.  Tu serais peut-être morte, par faute d'adaptation acquise...  mais tu aurais vieilli moins vite.  Enfin je pense...  

Après, effectivement, on a des limites physiques qui sont innées...  mais moins qu'on le croit.  Les résistances et les blocages du cerveau, dûs à la culture ou à la psyché individuelle, vont réellement limiter (ou augmenter) nos capacités d'adaptation.  Et attention, je ne te critique pas, là.  Tu as fait preuve de capacités d'adaptation absolument hors du commun.  Mais la plus grosse limite venait, à mon avis, du fait que la situation t'obligeait à faire des compromis que tu n'étais pas prête à faire, à savoir, spécifiquement, la trop faible sécurité physique, et le risque, bien réel, de crever. 

Et donc quelque part, ça pose la question de "jusqu'où est-il bon de s'adapter" ? 

On est plusieurs ici à avoir vécu des situations personnelles absolument invivables (notamment en couple ou au travail) pendant des années...  et à s'y être adapté tellement bien qu'on s'est presque détruits, à force...  Bref, s'adapter et être rustique, c'est super, mais améliorer son sort quand on peut, c'est pas mal non plus.

Perso, les "c'est comme ça" et les "inch'Allah", et l'idée qu'on doit savoir subir et fermer sa gueule, c'est pas trop mon truc.  Tout ce qui ressemble à un déterminisme, de près ou de loin, je lui pisse à la raie.  Je suis libre...  et la rusticité, comme l'adaptabilité, doivent être des outils qui fournissent DAVANTAGE de liberté, au lieu de nous permettre de tolérer l'inverse.

Et oui, parfois la frontière est mince...

Ciao ;)

David
« Modifié: 23 août 2011 à 11:07:16 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

23 août 2011 à 11:27:02
Réponse #76

Lily


On vieillit plus vite quand on vit vraiment intensément ;)

Avant que ma première réponse ne plante, j'avais répondu que j'aurais dû utiliser "s'épuiser" que "vieillir". Ce que tu as édité va exactement dans ce sens.

Citer
Si, psychologiquement, tu n'étais pas une occidentale qui tient mordicus à sa peau, ton niveau de stress dans ces conditions aurait été considérablement moins élevé.  Tu serais peut-être morte, par faute d'adaptation acquise...  mais tu aurais vieilli moins vite.  Enfin je pense...  

Je comprends la question du niveau de stress : il y a des résignations impossibles pour ceux qui ont été élevés dans des conditions privilégiées, c'est vrai. Mais de là à en faire un trait occidental... Cela dit, s'il s'agit d'affirmer haut et fort que ma vie a du prix et que "aide toi le ciel t'aidera" plutôt que "God is good all the time, He will protect me", je signe  :)

Citer
Et donc quelque part, ça pose la question de "jusqu'où est-il bon de s'adapter" ?  

Ca, c'est de la synthèse à mes questions ! :) Et c'est une put**n de bonne question, très difficile à assumer parce qu'il est paradoxalement toujours plus facile de se dire qu'on va faire face comme un warrior à une situation extérieure à soi plutôt que d'assumer la série de choix et de petites lâchetés qui ont conduit à nous mettre dans une situation de m*rde. Un schéma classique chez les femmes battues...
« Modifié: 23 août 2011 à 13:40:19 par Lily »
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

23 août 2011 à 11:45:09
Réponse #77

Patrick


On vieillit plus vite quand on vit vraiment intensément ;)
Je ne crois pas et je suis même sûr et certain pour le vivre qu'on vieillit plus vite des compromissions du quotidien des petites habitudes qui ne nous mettent surtout pas en danger, des routines, etc...

as fait preuve de capacités d'adaptation absolument hors du commun.  Mais la plus grosse limite venait, à mon avis, du fait que la situation t'obligeait à faire des compromis que tu n'étais pas prête à faire, à savoir, spécifiquement, la trop faible sécurité physique, et le risque, bien réel, de crever.
Il y a quelque chose que souligne Lilly dans son premier post : le fait qu'en chier participe d'une idée romantique qu'on se fait du job et qui si on en chie on sera pas un vrai humanitaire ou soldat en opex et qu'à ce titre les galères seront ramenées comme autant de médailles.

Un peu le même mécanisme, d'ailleurs, qui nous poussera, en cas d'altercation à préfére morfler que courir. Comme si l'idée qu'on se fait de soi à travers l'idée qu'on voudrait que les autres se fasse de nous s'accomodait mieux de la souffrance que de la préservation.

Mais j'ai donné moi aussi pendant des années dans ce trip parfaitement masochiste : tu souffre tu fais du bon Karaté, tu te castagnes 3 fois par nuit t'es un bon videur, tu en chie au travail t'es un bon professionnel, tu as mal à ton corps c'est bon pour lui. Tout un ensemble de conneries qui pour le coup te font vieillir vachement vite ou pas vieillir du tout.

Etre dûr et résolu c'est accepter d'avoir mal et d'en chier s'il n'y a pas d'autres choix mais faire tout pour que ça change dès que possible sans toutefois avaler ses valeurs en suppositoire plus ou moins vaseliné.

23 août 2011 à 13:44:07
Réponse #78

DavidManise


Bon j'ai nettoyé mes conneries et les dommages colatéraux...  sorry :)  Reprenons la discussion, c'était très intéressant.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

23 août 2011 à 14:13:43
Réponse #79

azur


On vieillit plus vite quand on vit vraiment intensément ;)
Pas forcément... exemple: les vieux montagnards ou les vieux paysans ayant eu une vie intense et souvent bien remplie, qui, à âge égal, sont souvent en bien meilleure santé que le reste de la population. Mais dans ces deux cas, si la vie a été intense, elle a souvent été saine!

Citer
Et donc quelque part, ça pose la question de "jusqu'où est-il bon de s'adapter" ?
Il faut considérer les deux types situations dans lesquelles on s'appuie sur sa rusticité:
- l'acquisition de la rusticité, qu'on peut aussi appeler aguerrissement, endurcissement, entrainement... c'est une situation quand laquelle on s'est mis volontairement en cherchant par petits pas à repousser nos limites. Dans ces cas là, la limite impérieuse est de ne pas mettre en jeu notre propre sécurité! Cet entrainement, contrôlé, maitrisé, est souvent un moyen de prolonger sa vie
- lorsqu'on évolue dans un environnement agressif... qui nous impose de faire appel à notre rusticité afin que cet environnement n’altère pas notre comportement, nous permettant de s'en sortir avec le minimum de dommage. Dans ces situations, nous ne sommes plus maitre du degré de rusticité qui va nous être imposé. Et là, effectivement, avoir à affronter ces situations peut porter préjudice à l'espérance de vie.

Je pense que l'idée de rusticité correspond à l'idée générale de la survie telle qu'elle est conçue ici: travailler nos compétences, nos capacités physique, notre stabilité émotionnelle, nos connaissances, etc.. pour être capable de faire face à des situations diverses, complexes, dans lesquelles notre "acquis" permet d'augmenter la marge de sécurité, de réduire le danger et de minimiser les séquelles

Je confirme donc la définition que je propose: la rusticité, c'est la capacité à évoluer dans un environnement agressif sans que cela altère notre comportement, parce que le comportement d'un être humain "normal" consiste à se soustraire au danger, aux agressions, à se mettre en sécurité et à préserver sa santé dès qu'il en a l'occasion.
Pour moi, le gars qui se met sciemment en danger pour prouver que c'est un dur, que c'est un caïd, pour impressionner les filles (rayez la mention inutile!), il n'est pas rustique... il est débile!

Je ne sais pas si c'est bien clair!  :sorry:
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

23 août 2011 à 15:29:08
Réponse #80

Meow


Adaptabilité : pour moi c'est un concept opposé à celui de rusticité. Parler d'adaptabilité pour définir la rusticité me semble une erreur de sens monumentale.
Plusieurs l'ont dit dans ce fil mais je le redis quand même : adapter = modifier/changer, ce qui est l'inverse de l'attitude passive du rustique qui, lui, subit sans broncher.
Par contre c'est une capacité complémentaire idéale.

Inné / acquis : contrairement à toi David je pense que c'est inné définitivement. Mais il y a une nuance, c'est que comme pour beaucoup de choses, on peut exercer ou non cette capacité et la renforcer. On est tous rustique à des degrés divers mais c'est notre volonté et notre histoire (expérience et mode de vie) qui font qu'ont améliore cette capacité ou pas. Néanmoins même avec beaucoup de travail, certain n'arriveront jamais au niveau d'autres qui n'ont pourtant jamais particulièrement fait d'effort.

L'antinomie de la rusticité serait la sophistication, qui consiste à rechercher activement à toujours améliorer et affiner ses compétences. Je pense donc que la "rusticité active" n'existe pas, ce serait juste une manière déguisée de parler d'adaptation et que par conséquent s'adapter à des conditions rustiques ne signifie pas être rustique.

La rusticité est donc une qualité de survie tant qu'elle n'est pas soumise à des conditions qui demandent réflexion ou adaptation.
DON'T PANIC !

23 août 2011 à 16:38:40
Réponse #81

Campeur


(...)

s'adapter à des conditions rustiques ne signifie pas être rustique.
je suis tout à fait d'accord avec toi, ça confirme ce que je pense, la rusticité est une manière de vivre sur le long terme

(...)
La rusticité est donc une qualité de survie tant qu'elle n'est pas soumise à des conditions qui demandent réflexion ou adaptation.
la, c'est tout l'inverse :

la rusticité est le fruit d'une réflexion, sur parfois plusieurs générations, qui a conduit des personnes à adopter un comportement, efficace et peu dispendieux face à des situations qui l'exigeaient. c'est une adaptation au plein sens du terme, une démarche active qui permet dans un premier temps, de faire avec les moyens à disposition, et de rendre ce qui pourrait être insuportable, supportable. Sans évolution de la situation à l'origine de l'adaptation, elle devient un mode de vie, parfois une traddition qui peut faire penser à une attitude passive.

Salut
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

23 août 2011 à 18:04:19
Réponse #82

DavidManise


L'antinomie de la rusticité serait la sophistication, qui consiste à rechercher activement à toujours améliorer et affiner ses compétences. Je pense donc que la "rusticité active" n'existe pas, ce serait juste une manière déguisée de parler d'adaptation et que par conséquent s'adapter à des conditions rustiques ne signifie pas être rustique.

Ouais, mais dans ton modèle, c'est comme si tu séparais le corps et l'esprit.  Alors qu'en fait notre état d'esprit va largement influer sur la capacité de notre corps à endurer des conditions rustiques.

Autrement dit, la rusticité physique, bien qu'elle ait clairement une part d'inné, a aussi une part active.

Pas simple, tout ça.

Ceci étant, je vais tâcher de définir les trucs pour que tout le monde parle le même langage :

- rusticité = capacité à supporter passivement (et même connement) des conditions dévaforables (même après un comportement adaptatif qui permet de rendre les choses moins dures) ;

- résilience = capacité de la psyché à encaisser de gros changements, de gros stress, et d'en guérir, au lieu d'être rendue dysfonctionnelle de manière durable (il peut y avoir une phase de transition où la personne ne peut pas fonctionner normalement).

- capacité d'adaptation physique = capacité à modifier ses capacités physiques pour que des conditions défavorables deviennent passivement plus tolérables.  Par exemple, notre capacité d'adaptation nous permet de nous acclimater au froid ou au chaud, ou à un certain type d'effort, etc.  Il faut savoir qu'on est compétent dans un spectre donné de cas.  Par exemple on peut être acclimaté au chaud OU au froid, mais pas aux deux en même temps, ou alors pas si bien.  On peut être un bon athlète d'endurance OU un powerlifter, mais pas les deux en même temps, ou pas bien, etc.  De fait, quand on s'adapte à un type d'effort, on CHANGE ses capacités plus qu'on ne les développe. 

- comportements adaptatifs = comportements que l'on a qui permettent de nous adapter à un environnement.  Exemple j'ai froid, je trouve un micro-climat, je construis un abri, je fais un feu.  Au niveau psy : capacité à trouver des solutions, des aménagements, des façons de percevoir le réel (allant jusqu'à le distordre un peu au besoin) qui rendent la réalité acceptable du point de vue émotif ou moral. 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

23 août 2011 à 18:05:38
Réponse #83

DavidManise


Je confirme donc la définition que je propose: la rusticité, c'est la capacité à évoluer dans un environnement agressif sans que cela altère notre comportement, parce que le comportement d'un être humain "normal" consiste à se soustraire au danger, aux agressions, à se mettre en sécurité et à préserver sa santé dès qu'il en a l'occasion.

Ouais, tu distingues bien la rusticité de la connerie.  On est bien d'accord ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

23 août 2011 à 20:35:13
Réponse #84

Meow


Ceci étant, je vais tâcher de définir les trucs pour que tout le monde parle le même langage :

Oui, c'est la moindre des choses. ;)
Alors bien qu'étant d'accord avec la définition de la rusticité, je maintiens l'idée que c'est quelque chose d'innée (du moins une prédisposition), un peu comme le charisme et non pas d'acquis comme la capacité à faire du vélo (grosso modo) ou culturel comme tu le proposes Campeur.

Selon moi l'individu rustique a une résistance supérieure à la normale (aux conditions climatiques, à la maladie, au stress, à la douleur,...) et une attitude simple et pragmatique dès la naissance. Son environnement culturel déterminera s'il va développer pleinement ce potentiel ou non. Par exemple à la campagne où c'est une nécessite et aussi par extension un mode de vie, il pourra pleinement le développer. En ville, il aura tendance à apprendre à étouffer ce potentiel. Dans tous les cas cela ne se fait probablement pas de manière consciente.

Ça ne change pas grand chose à la signification du mot rustique mais ça fait une différence dans la manière de l'envisager sous la forme d'un apprentissage objectif.
Apprendre à être rustique serait un peu comme apprendre à être blanc ou noir (je parle de couleur de peau). Ça n'a pas de sens.

Maintenant, apprendre à résister au froid en prenant le plus souvent possible des douches froides, fortifier telle ou telle partie du corps par des exercices spécifiques ou dormir à même le sol j'appelle ça du conditionnement si l'on n'y est pas déjà naturellement prédisposé... ou autrement dit : rustique.  ;D


Alors à la question légitime : « pourquoi à la campagne trouve t-on autant de personnes 'rustiques' si la rusticité n'est pas acquise ou plus simplement un mode de vie », je dirai très probablement que ceux qui ne sont pas naturellement rustique ont dû préférer partir vivre en ville ! CQFD ! ^^
DON'T PANIC !

23 août 2011 à 20:37:15
Réponse #85

DavidManise


Je pense pas que le charisme soit inné du tout.

On est pas sortis de l'auberge ;#

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

23 août 2011 à 20:55:53
Réponse #86

azur


Alors bien qu'étant d'accord avec la définition de la rusticité, je maintiens l'idée que c'est quelque chose d'innée (du moins une prédisposition), un peu comme le charisme et non pas d'acquis comme la capacité à faire du vélo (grosso modo) ou culturel comme tu le proposes Campeur.
Là, pour le coup, je ne peux pas adhérer à ce raisonnement
Pour reprendre la définition de David, je retiendrais comme définition: la rusticité permet d'endurer les difficultés sans perdre ses capacités

Citer
Selon moi l'individu rustique a une résistance supérieure à la normale (aux conditions climatiques, à la maladie, au stress, à la douleur,...) et une attitude simple et pragmatique dès la naissance.
Sur ce plan, à la naissance, on peut dire que la constitution physique et le caractère sont innés, mais surement pas la rusticité (avoir une attitude pragmatique s'apprend...)

La rusticité n'est pas innée mais s'acquiert avec le temps, la culture, le milieu, les expériences.
Le plus bel exemple se trouve dans l'armée qui reçoit des jeunes dont certains ne savent même pas faire leur lit, et après quelques mois, ces mêmes jeunes ont TOUS largement augmenté leur rusticité...

Citer
Son environnement culturel déterminera s'il va développer pleinement ce potentiel ou non. Par exemple à la campagne où c'est une nécessite et aussi par extension un mode de vie, il pourra pleinement le développer. En ville, il aura tendance à apprendre à étouffer ce potentiel. Dans tous les cas cela ne se fait probablement pas de manière consciente.
[...]
Alors à la question légitime : « pourquoi à la campagne trouve t-on autant de personnes 'rustiques' si la rusticité n'est pas acquise ou plus simplement un mode de vie », je dirai très probablement que ceux qui ne sont pas naturellement rustique ont dû préférer partir vivre en ville ! CQFD ! ^^
Les gens de la campagne sont "rustiques", parce que le milieu les façonne ainsi... je peux vous citer quantité d'exemples de personnes débarquant de "la ville" (terme désignant un milieu peu agressif envers l'individu) et se trouvant du jour au lendemain à la campagne/montagne/en mer/dans le désert... et acquérant rapidement une bonne rusticité face à ce milieu.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

24 août 2011 à 00:24:31
Réponse #87

Meow


Bon, comme j'imagine très bien que le débat sur l'innée/aquis va vite flirter avec le stérile et qu'il n'est qu'accessoire au sujet je propose de l'abandonner, du moins en ce qui me concerne.


La rusticité n'est pas innée mais s'acquiert avec le temps, la culture, le milieu, les expériences.
Le plus bel exemple se trouve dans l'armée qui reçoit des jeunes dont certains ne savent même pas faire leur lit, et après quelques mois, ces mêmes jeunes ont TOUS largement augmenté leur rusticité...
Savoir faire son lit n'a rien de commun à la notion de rusticité. :P


Dans le sens commun, la rusticité est la combinaison de simplicité, solidité et durabilité (et rural).
Quid de la physiologie, du métabolisme, de la sensibilité allergique, des pathologies congénitales, handicaps... pas très rustiques, difficiles à travailler.
Protocole d'apprentissage réalistes de la résistance à la douleur, au manque de nourriture, à la privation de sommeil sans se mettre en danger ?
Méthode de mesure des résultats ?
DON'T PANIC !

24 août 2011 à 08:10:29
Réponse #88

Bison


Citer
Dans le sens commun, la rusticité est la combinaison de simplicité, solidité et durabilité (et rural).

Merci Meow pour ce retour au sens commun ...
Je ne crois pas qu'il faille s'inventer autre chose, avec un sens qui serait particulier au forum ...

Au point de vue "pédagogie", ce serait déjà bien d'apprendre aux citadins :
 - de "faire avec" des choses simples, plus simples que celles auquelles ils sont habitués
 - se tourner vers les solutions solides et durables
 - à retrouver quelques trucs des ruraux

C'est déjà l'esprit du forum ...
Il y a, parmi les membres, quelques randonneurs qui illustrent parfaitement ce concept.
Je leur dis :  "Chapeau !"
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

24 août 2011 à 08:26:33
Réponse #89

Corin


Au point de vue "pédagogie", ce serait déjà bien d'apprendre aux citadins :
 - de "faire avec" des choses simples, plus simples que celles auquelles ils sont habitués
 - se tourner vers les solutions solides et durables
 - à retrouver quelques trucs des ruraux
Halte aux lieux communs...
On débat de la rusticité, capacité à survivre dans des conditions difficiles et on se retrouve à opposer citadins et ruraux.
Je crois, qu'en fait, les choses sont plus généralisées que cela.

Pour pas mal me balader en France, je trouve que tout le monde a perdu en rusticité. Ca dépasse l'image du citadin qui ne sait plus marcher dans la boue.
L'agriculteur du fin fond du Massif Central qui se balade dans son tracteur avec climatisation, lecteur CD... Il a vachement perdu en rusticité. Surtout quand il prend ses vacances en août parce qu'il est céréalier... :D

Pour aller plus loin dans la démonstration, la génération de 15-20 ans est en train de prendre 10 à 15 cm à ses parents pour, si j'ai bien compris, une raison simple: une masse musculaire moindre qui facilite la croissance osseuse.
D'autre part, l'obésité progresse du fait que la population dans son ensemble fait moins d'efforts physiques.

A partir ce ce constat, la question de la perte de capacités physiques n'est-elle pas la première menace sur la capacité d'adaptation face à une nature qui ne change pas?

A+

24 août 2011 à 09:21:33
Réponse #90

Patrick


Halte aux lieux communs...
On débat de la rusticité, capacité à survivre dans des conditions difficiles et on se retrouve à opposer citadins et ruraux.
Je crois, qu'en fait, les choses sont plus généralisées que cela.

Pour pas mal me balader en France, je trouve que tout le monde a perdu en rusticité. Ca dépasse l'image du citadin qui ne sait plus marcher dans la boue.
L'agriculteur du fin fond du Massif Central qui se balade dans son tracteur avec climatisation, lecteur CD... Il a vachement perdu en rusticité. Surtout quand il prend ses vacances en août parce qu'il est céréalier... :D

Pour aller plus loin dans la démonstration, la génération de 15-20 ans est en train de prendre 10 à 15 cm à ses parents pour, si j'ai bien compris, une raison simple: une masse musculaire moindre qui facilite la croissance osseuse.
D'autre part, l'obésité progresse du fait que la population dans son ensemble fait moins d'efforts physiques.

A partir ce ce constat, la question de la perte de capacités physiques n'est-elle pas la première menace sur la capacité d'adaptation face à une nature qui ne change pas?

A+
Enfin, merci Corin.  :doubleup:
Ensuite marre des pronoms indéfinis, les "Ils", les "On". Nous avons tous voulu améliorer la vie de nos enfants comme l'avaient fait avant nous nos parents. Hélas, ça n'a pas tourné comme cela était souhaité car ils ne sont ni plus forts, ni plus heureux.

La rusticité, c'est bien pour un troupeau qui s'adapte à tout et même à l'inacceptable. Moi j'ai pas envie d'être plus rustique, j'aspire par contre à conserver une capacité d'analyse sous stress, à savoir m'adapter au milieu que je n'ai pas le choix de fréquenter tout en charchant en permanence des solutions d'amélioration si possible, collectives et sinon individuelle.

Selon un principe qui me paraît évident : celui qui ne ressent pas de désagréments à une situation ne cherche pas à l'améliorer.

24 août 2011 à 09:38:46
Réponse #91

Corin


Mais là, on se retrouve avec un autre débat (très intéressant au demeurant) sur le choix entre adaptabilité et rusticité.

Autrement dit, est-ce que je vais trouver des solutions pour répondre aux menaces auxquelles je fais face (exemple du gars qui met son menton quand il fait froid) ou est-ce que je vais essayer de m'aguerrir, de renforcer mes capacités naturelles (rusticité)?

On pose alors la question des limites de l'homme (ou de son principe de fonctionnement).

Si on peut renforcer sa capacité à faire face aux éléments (Karto jouait bien à ce jeu-là d'être l'hiver en chemise hawaïenne), il arrive un moment où, pour des raisons d'efficacité, on va se donner les moyens de retrouver nos conditions normales (ou optimales) de fonctionnement.

Du coup, ça permet d'évoquer les limites et/ou l'intérêt de la rusticité.
La rusticité serait donc un effort.
Etre rustique (ou gagner en rusticité) permet d'accepter des conditions difficiles mais il est un moment où, naturellement, on cherchera à trouver un moyen de ne plus subir ces conditions pour pouvoir consacrer son énergie à des activités plus valables.

A+

24 août 2011 à 09:54:01
Réponse #92

Patrick


Etre rustique (ou gagner en rusticité) permet d'accepter des conditions difficiles mais il est un moment où, naturellement, on cherchera à trouver un moyen de ne plus subir ces conditions pour pouvoir consacrer son énergie à des activités plus valables.
C'est en effet là mon propos. Gagner en rusticité me pataît essentiel par rapport à un état prolongé de rusticité admise.

24 août 2011 à 09:59:45
Réponse #93

DavidManise


Merci Meow pour ce retour au sens commun ...
Je ne crois pas qu'il faille s'inventer autre chose, avec un sens qui serait particulier au forum ...

C'est moi qui cherche à détailler ce qu'est la rusticité, les qualités qui la composent, pour développer des exercices et des cours qui permettent de la développer de manière sécuritaire.

S'inventer autre chose, comme tu dis, c'est le début d'une réflexion qui me semble vitale.  Mais bon après chacun voit midi à sa porte hein...

Corin : l'idée est de faire la différence entre la préparation (où on va parfois accepter de souffrir un peu pour développer sa rusticité) et l'évènement, le monde réel, où on va utiliser TOUTES les ressources dont on dispose avant d'attaquer la rusticité... 

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

24 août 2011 à 10:01:29
Réponse #94

DavidManise


La rusticité serait donc un effort.

Non.

La rusticité est une capacité.  Et si on aime vraiment les conditions subjectivement considérées comme difficiles par d'autres, on se met dans des dispositions mentales propices à voir son corps et sa psyché s'adapter facilement. 

C'est tout le contraire d'un effort. 

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

24 août 2011 à 10:10:52
Réponse #95

Corin


Corin : l'idée est de faire la différence entre la préparation (où on va parfois accepter de souffrir un peu pour développer sa rusticité) et l'évènement, le monde réel, où on va utiliser TOUTES les ressources dont on dispose avant d'attaquer la rusticité... 

On serait donc sur deux plans:
- développer sa rusticité par l'entraînement
- savoir gérer des solutions "primaires ou rustiques" et d'autres "développées et techniques".

La rusticité est une capacité. [...]
C'est tout le contraire d'un effort. 
Ma formulation était éludée. La rusticité serait liée à un effort. C'est à dire qu'elle demanderait de se contraindre par rapport à la possibilité d'une solution confortable.

Ce qui devrait d'ailleurs nous amener à opposer rusticité et confort.

A+

24 août 2011 à 10:19:14
Réponse #96

DavidManise


Je me rends compte que c'est méchamment flou dans la tête de tout le monde, cette notion de rusticité.

---> rusticité = capacité physique d'endurance aux contextes difficiles (très subjectif, ce mot).  Elle est augmentée (ou diminuée !) par des dispositions mentales (relâchement et plaisir ou, au contraire, motivation et lutte acharnée).

Une solution rustique, c'est juste une solution low-tech.  Inutile de parler de solution rustique, dans ce cas.  Ca embrouille tout le monde.

On peut développer sa rusticité en faisant des efforts en ce sens, oui.

Ciao ;)

David

P.S.: j'ai vraiment l'impression que ce fil tourne en rond.  Chacun y va de sa réflexion sans prendre le temps de lire ce que d'autres ont écrit.  Beaucoup de redites, peu d'attention accordée aux dires d'autrui...  je vais pas tarder à bloquer.  Ca tourne à la branlette.
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

24 août 2011 à 10:35:53
Réponse #97

Lynx


Ben c'est riche en réflexion ce fil  :love:
Nouvelle contribution après avoir tourné tout ca une nouvelle fois

Réponse au milieu
On semble s'accorder sur la notion d’existence passive dans un milieu et de la réponse psychophysiologique de l'individu dans ce milieu.
La notion de passivité et de réponse aux conditions du milieu en terme de psychologie a forcément une attache aux réponses de notre corps quant à ces conditions, qui  imposent une série de stimulus issus du milieu environnant (froid, chaud, odeur, dur, humide, altitude, nourriture, travail nécessaire.....). La réponse a ces stimulus vont, me semble-t-il dépendre de la capacité du corps à répondre à ces conditions de carences ou, disons plus généralement, de sollicitations, au même titre qu'un sportif va ressentir son état se modifier avec la durée de l'activité.

Le corps, l'inné et l'acquis
Il me semble donc que le corps et son fonctionnement face au milieu extérieur est notre senseur, notre interface avec ce milieu.
En somme, plus la réponse sera adaptée, moins le psychisme sera sollicité par les messages d'alerte du corps (faim froid dur...).

En conséquence, l'adaptation du corps à des conditions peut dépendre, sur la base, du patrimoine génétique, et par dessus, du vécu.
Pour évoquer l'inné et l'acquis (encore que je ne sois pas totalement convaincu de l'emploi de ces terminologies en matière de physiologie???), il est nécessaire de prendre en considération la diversité génétique qui amène des avantages a certains pour des conditions particulières (je pense par exemple aux sherpas et à l'altitude.), mais également la diversité sociale et les conditions de vie qui vont créer une adaptation physiologique et mentale aux conditions extérieures, subies.
Tout cela se croise et se combine pour offrir autant de variables dans notre analyse.

Ubiquité ou réponse circonstancielle?
Aussi je pose la question de l'ubiquité de la qualité dite de rusticité. Pour préciser, tout le monde fais il forcément preuve de rusticité quelque soit le moment, le milieu, quelles que soient les conditions internes et externes de notre individu?
Je pense que non. Un sherpa, pour rester sur cet exemple, aguerri à dormir par -15 a 5000m dans des vapeurs de kerozene (car rappellera des souvenirs à certains, je suis sur) et dans des conditions de fatigue et de confort disons rugueuses, ne sera peut être pas dans son assiette dans un camping municipal en forêt équatoriale, bien qu'il ait les ressources pour résister.

Le relais psychologique conscient.
Cette différence dans la réponse de l'individu quant au milieu impose un relais psycho pour prolonger favorablement sa vie dans ce milieu.Au delà du seuil admis par les qualités de réponse physiques ce milieu extérieur va être ressenti comme agressif puisque excédant les capacités du corps  à y répondre  favorablement facilement et sans aide du PC central conscient.
En effet, il me semble que le switch entre rusticité, passivité acquise de la réponse et incomfort, passivité organisée et subie passe par la conscience de son inconfort, par la notion de dérangement.

Le conditionnement psychologique
C'est alors que l'on peut imaginer des stratagèmes de préparation ou d'adaptation consciente, intelligente, raisonnée de réponse aux conditions du milieu. C'est alors qu'intervient l'apprentissage, l'entrainement, l'organisation, l'usage d'outils, de processus raisonnés.
A mon sens, on sort des conditions préalables de rusticité intégrée à l'individu pour évoluer vers une rusticité souhaitée ou subie, mais en tout cas consciente et omniprésente.  Sans parler nécessairement de survie, cela devient un mode de vie (ou de loisirs) mais un mode au sens d'adhésion, forcée ou volontaire. On se sent en conditions exceptionnelle ou rare, ou  en tout cas particulière par opposition à la vie quotidienne.
Peut être la conscience de la perte d'une certaine sécurité est elle la clef de la bascule, c'est à dire que l'on a affecté les bases de la pyramide de Maslow, et que l'on ressent cela comme une contrainte, une mise en danger de notre intégrité physique et psychologique.

En résumé
- variabilité des conditions de rusticité et de la réponse par individu et pour chaque individu selon les conditions
- rôle interface du corps et de ses réponses
- relais du psycho et conscience de la nécessite d'une réponse raisonnée

Voila pour le moment, si ca peut contribuer a avancer...
En tout cas je pense qu'éclairer cette question peut vraiment aider à prendre conscience de ses limites....

« Modifié: 24 août 2011 à 10:42:21 par Lynx »
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

24 août 2011 à 11:24:26
Réponse #98

Bomby


Je me rends compte que c'est méchamment flou dans la tête de tout le monde, cette notion de rusticité.

---> rusticité = capacité physique d'endurance aux contextes difficiles (très subjectif, ce mot).  Elle est augmentée (ou diminuée !) par des dispositions mentales (relâchement et plaisir ou, au contraire, motivation et lutte acharnée).

Une solution rustique, c'est juste une solution low-tech.  Inutile de parler de solution rustique, dans ce cas.  Ca embrouille tout le monde.

On peut développer sa rusticité en faisant des efforts en ce sens, oui.

Ciao ;)

David

P.S.: j'ai vraiment l'impression que ce fil tourne en rond.  Chacun y va de sa réflexion sans prendre le temps de lire ce que d'autres ont écrit.  Beaucoup de redites, peu d'attention accordée aux dires d'autrui...  je vais pas tarder à bloquer.  Ca tourne à la branlette.

C'est en effet forcément flou cette notion de rusticité, puisque dès le départ, par hypothèse, on est sur une acceptation figurée du terme, dont l'usage se répand dans le langage moderne sans être encore clairement fixé...

Pour mémoire, comme l'a rappelé Lily au début du fil, la rusticité c'est pour les plantes (résistance à des climats variés) et pour le mobilier (un certain style censément campagnard), avec déjà une première extension figurée pour un usage pour les personnes, mais dans un sens plutôt péjoratif (proche de rustaud ou rustre)...

En plus, dans cette acception moderne que tu recherches à définir, ainsi que Lynx l'évoque très justement ci-dessus (cf son paragraphe "ubiquité ou réponse circonstancielle"), chacun aura une rusticité toute personnelle, très subjective et relative... On en arriverait même au paradoxe que certains pourraient être très "rustiques" en milieu urbain, et pas du tout en milieu naturel, quand pour d'autres ce serait exactement l'inverse...

Du coup, je m'avoue très perplexe sur la possibilité de définir un quelconque programme de développement à la rusticité (au sens d'une capacité d'endurance d'abord physique en milieu dégradé ou difficile) à moins de cibler un public relativement précis pour développer une rusticité destinée à un "milieu" relativement précis...

Par ailleurs, je crois comprendre ce que recherche David quand il limite "sa" rusticité à une capacité d'endurance au physique, excluant de facto le psychologique... Il s'agit probablement et en substance de retarder le moment de mobiliser l'énergie et les ressources nécessaires à une adaptabilité active, voire, selon le contexte, à la survie...

Mais, dans une optique générale de survie, y a-t-il un bénéfice réellement significatif, au regard de la complexité apparente de la tâche, à développer une rusticité essentiellement physique, quand il pourrait finalement être plus aisé et plus utile de travailler sur l'endurance psychologique et le fait de forger la détermination, ou bien, autre démarche, de bien cibler telle ou telle capacité d'endurance déterminée ?

Ma question est peut-être mal posée mais, depuis le départ de ce fil, c'est finalement cette réflexion qui me gêne un peu... Je rejoins à nouveau Lynx dans la conclusion à laquelle il arrive pour résumer sa position sur l'inné et l'acquis... Pour moi, chacun a sa propre rusticité en fonction de son capital génétique de départ et de son vécu... Or on ne peut agir que sur son vécu actuel ou à venir et quant à modifier son "vécu", je doute que le seul objectif de développer une rusticité physique puisse être en lui-même pertinent...

Si on a tel ou tel projet déterminé, on peut travailler à développer des capacités d'endurance physique particulières...

Quel que soit le projet, et quand bien même on en aurait aucun en particulier, on aura toujours grand bénéfice à développer sa capacité d'endurance psychologique...

Mais développer in abstracto la capacité d'endurance physique sans recourir au psychologique, je ne vois pas trop...

Cordialement,

Bomby

24 août 2011 à 11:36:52
Réponse #99

Patrick


Et si on aime vraiment les conditions subjectivement considérées comme difficiles par d'autres, on se met dans des dispositions mentales propices à voir son corps et sa psyché s'adapter facilement.
Je persiste à dire que ceux qui aiment les conditions difficiles sont très dangereux pour autrui. Ce qui y sont relativement à l'aise sont d eloin préférables. Un équipier qui aime la baston et le sang est un mec dangereux qui va te mettre dans les pires emmerdes. Par contre, un qui va tout faire pour éviter mais qui sait faire au besoin est un équipier précieux. Dans cette optique, je préfère la paix et la fraternité (confort moral et matériel) mais si ça part en mode dégradé je saurais faire face tout en favorisant un retour au mode confortable dès que possible.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //