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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La route de Cormac Mc Carthy  (Lu 44615 fois)

16 décembre 2009 à 12:49:40
Réponse #75

Lemuel


et bien c'est bien point barre.

comme le livre c'est juste eprouvant, long, triste et triste.
abandon all hope

Je trouve l'emphase mise sur la fin ridicule. Vraiment. Et pas fidèle au livre. Je viens de checker.
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

16 décembre 2009 à 18:46:37
Réponse #76

ERECTUS


ANKE : Ne lis pas ce message( ;))

Ce livre, il est pas si pessimiste que ça...
d'accord, c'est pas la joie mais la fin n'est pas sans espoir.
Le type réussit la mission qu'il s'était donné!
Oui, il réussit  :)

Moi, c'est ça qui m'a fait pleurer, le fait qu'il ai réussit.
Oh final, c'est grâce a son petit qu'il a pu trouver la force de se donner un but.
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

20 janvier 2010 à 12:21:02
Réponse #77

MENATOR


Je suis allé le voir hier soir en Vo et n'ayant pas lu le livre, j'ai été très remué.
Ce livre m'a apporté plusieurs vagues d'émotions différentes mais toutes malsaines.
J'ai une question pour les lecteurs du Roman :
Est-ce que le héros s'était préparé au cataclysme ?
Il y a plusieurs indices :
Il ouvre rapidement l'eau de sa baignoire lorsqu'il se réveille en sursaut et s'apperçoit que l'électricité est coupée.
Il demande au vieil homme comment lui s'y était préparé ?
Toujours plus loin mais jamais trop

20 janvier 2010 à 12:31:48
Réponse #78

Gwangi


Citer
Est-ce que le héros s'était préparé au cataclysme ?
Pas spécifiquement.
Citer
Il ouvre rapidement l'eau de sa baignoire lorsqu'il se réveille en sursaut et s'apperçoit que l'électricité est coupée.
Il le fait dans le film comme dans le roman, mais son attitude paraît différente. Plus réflexe dans le roman que dans le film, je dirais.

En fait, je pense que c'est une scène, que ce soit dans le film ou le roman, qui nous semble plus étrange qu'à des Américains ou des Canadiens pour des raisons de culture. La sensibilisation à la notion de "cataclysme" (en particulier nucléaire) est très ancrée là-bas dans les esprits depuis la Guerre Froide (elle l'est peut-être aussi en ex-URSS, mais je n'ai pas de sources là-dessus. Ce serait intéressant de voir). Aujourd'hui encore, de nombreuses brochures (largement relayées par le net) circulent sur les réserves à constituer, quoi faire le jour du cataclysme, etc. Dans les mesures immédiates à prendre, on retrouve invariablement ouvrir toutes les sources d'eau et remplir le moindre conteneur étanche, si petit ou peu pratique soit-il. Ce type de conseil est tellement répandu qu'il fait partie là-bas de la culture générale. Dons pas de préparation particulière au cataclysme : juste l'application d'un truc entendu maintes et maintes fois.

20 janvier 2010 à 12:37:44
Réponse #79

MENATOR


merci pour cette explication claire et logique.
Au niveau de la profession du héros, je suppose que l'auteur est resté vague aussi ?
Il semble avoir de bonnes notions de medecine et sait bien tirer.
Toujours plus loin mais jamais trop

20 janvier 2010 à 13:08:14
Réponse #80

tof


Salut,
J'ai lu le livre après avoir vu le film, j'ai été déçu par le livre car j'aime pas ce style d'écriture et parce que je pensais trouver des explications à certaines choses.
Il y a un truc que je n'ai toujours pas compris c'est les pouces coupés chez certains hommes (une main dans le livre, je crois).
Quelqu'un a une explication?
Merci
Tof

20 janvier 2010 à 13:30:24
Réponse #81

shrek


Hello,
peut-être pour "se nourrir" ?
ATTENTION SPOILER
Dans le film, l'homme qui "adopte" l'enfant à la fin à un pouce en moins, peut-être  pour le donner à ses enfants ?

tcho

Geoffroy
hakuna matata

21 janvier 2010 à 16:55:41
Réponse #82

Gwangi


Menator : en effet, McCarthy ne précise pas la profession du héros. Comme l'absence de noms, je pense qu'il veut par là montrer que de toute manière, le monde d'avant, ses codes, ses repères, n'existe plus, même pour ses détails les plus quotidiens.

SPOILER - Tof : moi, je vois le coup du pouce comme un avertissement/une sanction, un peu comme les mains coupées aux voleurs à une époque. Je m'explique : appliquer une sanction suppose qu'il y ait encore une organisation sociale, donc l'usage de couper les pouces remonte aux premiers temps du cataclysme. Je sens bien une pratique pour sanctionner le pillage (ce qui doit être la principale préoccupation dans les premiers temps). Sinon, j'aime bien l'explication de Shrek (donner à bouffer aux enfants), mais j'y crois pas des masses : si je devais sacrifier un doigt, je commencerai par l'auriculaire, dont on peut se passer bien plus facilement (je rappelle que le pouce opposable est ce qui nous permet de manier/saisir des outils). Mais peut-être aussi que je rationalise un peu trop et que Cormac McCarthy voulait juste illustrer le célèbre "j'ai faim - mange ton pouce"... ;)

21 janvier 2010 à 18:06:12
Réponse #83

Lemuel


Shrek veut dire : donner le gosse à bouffer à ses enfants, et non son pouce. Pouce manquanr qui serait le signe que c'est un méchant.
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


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21 janvier 2010 à 18:30:20
Réponse #84

Gwangi


Heu... t'es sûr, Lemuel ? Parce que même en relisant le post de Shrek, je comprends pas ça...

Toujours est-il que je ne pense pas qu'un pouce en moins soit le signe qu'on est un méchant : je reste sur l'idée du châtiment du pillage (et quand on pille pour pas crever de faim, pour moi ce n'est pas être méchant...). SPOILER Et peut-être que je suis trop optimiste, mais dans le film comme dans le roman, je pense que l'homme qui récupère le gosse à la fin n'est pas hostile (ce serait beaucoup plus simple de tirer le môme à distance, sans prendre le risque qu'il lui loge la dernière balle de son revolver dans le buffet, non ?).

Au moins, qu'on ait aimé ou non, on constate avec ce fil que La route est assez subtil et vague en même temps pour ouvrir une multitude d'interprétations inattendues sur de simples détails.

21 janvier 2010 à 18:59:08
Réponse #85

H.H.L


{Spoiler]

Pour l'histoire de la main, dans le bouquin (pour ceux qui ont l'édition Points, page 226) : La scène où ils se font voler leur caddie et retrouve le voleur :

"C'était un intouchable d'une des communes et on lu avait tranché les doigts de la main droite. [...] Une sorte de spatule de chair."

21 janvier 2010 à 20:01:19
Réponse #86

Mock


Saut,

Je viens de le terminer. A tous ceux qui n'ont pas encore franchis le pas: lancer vous. Je ne me souvient pas avoir lu un livre aussi pesant, oppressant. J'ai eu pendant ma lecteur peur, une boule au ventre et des larmes. une fois finis je n'ai eu qu'une envie, tenir ma fille contre moi.

Je suis trop sensible mais ouaahh ce livre est grand. Je le relirai, mais c'est bon d'en être sortie.

Si vous avez d'autres titres aussi fort je suis preneur.

Merci a vous de m'avoir fais découvrir ce livre
Quidquid latine dictum sit, altum sonatur

21 janvier 2010 à 20:01:36
Réponse #87

Lemuel


Heu... t'es sûr, Lemuel ?

non  ;D

(ce serait beaucoup plus simple de tirer le môme à distance, sans prendre le risque qu'il lui loge la dernière balle de son revolver dans le buffet, non ?).


Ils les gardent vivant, ça se conserve mieux…  :)
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

21 janvier 2010 à 20:12:52
Réponse #88

shrek


Hello tous,
Citer
Posté par: Lemuel

Citation de: Gwangi le Aujourd'hui à 18:30:20
Heu... t'es sûr, Lemuel ?

non   ;D

 :lol:
En faits, je voyais le truc du pouce comme un coupe-faim, comme un Twix quoi  ;#

Je ne pense pas que ce soit pour bouffer l'enfant, La famille veut l'adopter, c'est tout, non ? Le fim est déjà assez noir comme ça ...

Tcho

Geoffroy
hakuna matata

21 janvier 2010 à 21:01:36
Réponse #89

Gwangi


Citer
Ils les gardent vivant, ça se conserve mieux…
C'est cornélien : si tu les gardes vivants, faut les nourrir (ballot dans un monde où c'est la valeur rare) ou bien ils perdent encore plus de poids. Finalement, boucaner la viande, y a rien de mieux...

Citer
Si vous avez d'autres titres aussi fort je suis preneur.
Du même auteur : Méridien de sang. Le genre de livre, quand on a tourné la dernière page, qui nous laisse un vide. Un vrai fix.

21 janvier 2010 à 21:05:15
Réponse #90

Lemuel


C'est cornélien : si tu les gardes vivants, faut les nourrir (ballot dans un monde où c'est la valeur rare) ou bien ils perdent encore plus de poids. Finalement, boucaner la viande, y a rien de mieux...
Du même auteur : Méridien de sang. Le genre de livre, quand on a tourné la dernière page, qui nous laisse un vide. Un vrai fix.

Dans le film ils les gardent vivant en tous cas. Quand au méridien de sang… Pfuiiiiii  :closedeyes: Quelle tuerie !   ;#
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

21 janvier 2010 à 21:07:11
Réponse #91

Gwangi


Vrai qu'ils les gardent vivants. C'est pourtant pas le bois qui manque pour faire un boucan...

26 janvier 2010 à 23:30:46
Réponse #92

Rod


Peut-être aussi que Cormac Mc Carthy a tout de même voulu terminer sur une note d'espoir... Comme quoi même face au pire, il y a quand même des "gentils"... Sinon pourquoi le mec qui vole le caddie ne tue-t-il pas le gosse pour le manger?
Je pense également que l'auteur veut montrer que le monde reste complexe même dans la survie... Certains cèdent aux instincts de survie purs et durs (les cannibales par ex.), d'autres baissent les bras (la mère quid de l'instinct maternel?), d'autres acceptent de voler mais pas de tuer ou manger les autres (même si comme l'enfant le dit bien tout prendre à quelqu'un c'est quand même le tuer) et enfin certains tentent coûte que coûte de maintenir ce qui est perçu comme un semblant d'humanité (la famille, le refus du cannibalisme, me partage...)... Bref même privé de tout l'Homme reste une créature complexe qui a la particularité d'être conscient de son existence et de sa fragilité...

Pour la "famille" de la fin, rien n'est expliqué... Tout est libre d'interprétation... Les enfants sont-ils "biologiquement" les leurs? Mais je pense que ce sont surtout des gentils car ils ont un chien dans la culture américaine c'est réellement un symbole de la cellule familiale... Les films où on tue les chiens sont rares et en général quand c'est le cas c'est pour mettre une emphase sur le fait que l'auteur est vraiment un super-vilain! ;)

J'ai lu le bouquin, j'ai vu le film... J'ai adoré les deux... :up:
Toujours pour les arguments que j'ai cité plus haut...

Bien à vous,

Rod

27 janvier 2010 à 07:00:17
Réponse #93

Gwangi


D'accord avec Rod sur la lecture de la fin et sur son appréciation du livre comme du film. :up:

Petite remarque sur les "méchants" et les "gentils". En fait, on les repère à leur mode organisationnel. Les méchants se regroupent, s'organisent en bande plus ou moins importante (il y a une véritable horde dans le roman). Les gentils, eux, semblent incapables de s'organiser en groupes plus grands que la cellule familiale (plus ou moins complète, d'ailleurs...).

On peut y voir tout un tas d'explication, là encore. Le groupe familial est gentil par nature, le groupe social méchant par principe ?... L'union fait la force, la force donne le pouvoir, le pouvoir corrompt ? MacCarthy renforce ainsi la terreur de groupe inspirée aux gentils ? Référence au groupe "posse" (milice auto-proclamée) qui recherche invariablement un lynchage, là encore un élément bien ancré de la culture nord-américaine ?

Perso, je ne me suis pas trop penché sur cet aspect. Qu'en pensez-vous ?

06 mars 2010 à 21:07:09
Réponse #94

Peyotl


Euh... Je penche plus pour que l'enfant se réfugie dans imaginaire. Il rêve, et s'invente d'une famille.
La femme  le prend dans c'est bras et fait étrangement penser à une "réincarnation" de sa, disparue, maman.

C'est un peu improbable en fait que d'une une famille (et un chien) s'en soit aussi bien sortie, et de deux qu'ils débarquent au bon moment pret à le recueillir.
Non ?

08 mars 2010 à 09:25:41
Réponse #95

Gwangi


C'est plus explicite dans le livre : ils les ont suivis un bon bout de temps, ce que l'on voit par petites touches légères et presque inaperçues (entend des aboiements, le chien qui gratte à la trappe de l'abri, le gosse entraperçu, des silhouettes fugaces au loin).

Je ne crois vraiment pas qu'il s'agisse d'un rêve/phantasme du gosse : le livre est tout simplement bien plus riches et intelligent en mêlant l'espoir de cette rencontre au désespoir de la mort du père, à l'incertitude sur l'avenir, et peut-être même au caractère vain de toute tentative de survie de l'humanité... (Je parle de La route, hein, pas du monde réel.)

12 mars 2010 à 13:35:55
Réponse #96

ERECTUS


D'accord avec Rod sur la lecture de la fin et sur son appréciation du livre comme du film. :up:

Petite remarque sur les "méchants" et les "gentils". En fait, on les repère à leur mode organisationnel. Les méchants se regroupent, s'organisent en bande plus ou moins importante (il y a une véritable horde dans le roman). Les gentils, eux, semblent incapables de s'organiser en groupes plus grands que la cellule familiale (plus ou moins complète, d'ailleurs...).

On peut y voir tout un tas d'explication, là encore. Le groupe familial est gentil par nature, le groupe social méchant par principe ?... L'union fait la force, la force donne le pouvoir, le pouvoir corrompt ? MacCarthy renforce ainsi la terreur de groupe inspirée aux gentils ? Référence au groupe "posse" (milice auto-proclamée) qui recherche invariablement un lynchage, là encore un élément bien ancré de la culture nord-américaine ?

Perso, je ne me suis pas trop penché sur cet aspect. Qu'en pensez-vous ?

Très juste, j'avais pas remarqué ça en lisant le livre.  L'effet de groupe qu'on retrouve dans bien des situations.
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

19 mars 2010 à 21:39:03
Réponse #97

F.Mosselin


Je viens de voir le film, et bien je crois que je vais mettre quelques jours a m'en remettre, ça prends au tripes! :o

Dur, mais très bon film.

Le livre doit être surement encore mieux.

20 mars 2010 à 00:38:41
Réponse #98

Forgeron 88


Je viens de voir le film, et bien je crois que je vais mettre quelques jours a m'en remettre, ça prends au tripes! :o

Dur, mais très bon film.

Le livre doit être surement encore mieux.

Je te comprends, il ne faut pas le regarder si on est déprimé !! J'ai mis un certain temps à me remettre également, c'est que c'est un très bon film !

Jp

03 avril 2010 à 17:55:47
Réponse #99

jack's


Je viens de le finir. sur vos conseils ,pareil que le boss: horrible et a la fois terrible

 style extrêmement bizarre je ne s'est pas si c'est la traduction qui fait ça, mais je trouve sa façon de décrire les choses assez énervante le surplus de "et" "et"........sinon on plonge bien dans l'histoire et on est triste pour ce petit garçon.
j'ai vu la bande annonce du film et d'après les extraits on retrouve bien l'esprit du livre.
même si on reste sur notre faim a la fin un peu bâclé a mon gout et sans trop d'espoirs,mais on décroche pas.
comme David: J'ai adoré autant que ça m'a foutu la chair de poule...

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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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