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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Petit couteau/hachette/scie V.S gros Camp : problème de perspective?  (Lu 10269 fois)

23 mai 2012 à 01:00:46
Lu 10269 fois

psydomos


Salut tout le monde!!!!

ça y'est vous vous dites, y'en à encore un qui à osez poster avec un titre capable de déchainer les foules pire que l'affaire Dreyfus. Mais quel c*n celui là alors!!!   >:( David va l'envoyer en orbite, c'est sur!

Et bien rassurer vous ( sauf les vicieux qui rêvent de voir le gorâne alpha faire de la concurrence à la nouvelle fusée de spaceX) sous ce titre très ronfleur, qui ne le cachons pas est un peu provoque, je voudrais parler d'une réflexion que la résurrection du post sur le chopping m'a amené à avoir, sans pourrir d'avantage un post (qui rappelons le quand même était à la base un comparatif de couteau de camps pour l'exercice... du chopping!) pas dire "moi je fais comme ça et c'est le mieux, les autres c'est tous des nazes, y ont rien compris"

Voilà, je me suis demander si en fin de compte le débat n'étais pas plutôt à regarder entre des spécialistes de la survie qui sont adepte de l'un ou de l'autre concept par affinité à un type de conception même de cette dite survie et qui donc ont populariser cette dichotomie qui déchaine invariablement les passions.

D'un coté, on as les "traditionnels", comme Morskanski (je suis pas sur du nom, impossible de le trouver sur google) ou les trappeurs, les aventuriers et que sais-je encore (lambda?) adepte du duo classique la hache et du petit couteau.

De l'autre on as des gars plus "moderne", comme David et tout un tas d'autres, souvent "jeune", qui sont fan du gros schlass à tout faire.

Arrêter moi tout de suite si je me trompe les plus calé en histoire de la métallurgie mais, est que l'on peut pas voir un parallèle avec le fait que par le passé (avant le 20 e siècle) les aciers étaient de qualité plus aléatoire qu'aujourd'hui et le bon acier à faire des lames rare et cher. Donc, débiter des petites lames de bonne qualité pour faire de petits couteaux sur soie ou des tranchants rapportés de hache était faisable avec peu de connaissance et de moyens, on économisait le coûteux acier de qualité en somme. Alors que faire un gros couteau ayant les propriétés d'un busse ou du même acabit était réservé pour une élite du point de vue technique et hors de porté de la plupart des bourses.

Du coup, pendant longtemps le duo classique de la hache et du petit couteau à été la norme pour le plus grand nombre et une bonne part des gars qui vivait en permanence dans la nature on opté pour ce compromis, lui faisant une certaine popularité.  Même si il existe des exceptions culturelles comme le kukri népalais ou autres golok et parang, (voir la lance massaï tradi à deux pointes qui est aussi multi-usages) dans l'ensemble le duo cité se retrouve partout dans le monde comme solution pour la vie dans la nature depuis un sacré bail. d'où une certaine popularité dans le milieu de la survie (ça existe ça?) qui se perpétue jusqu'à nos jours.

Puis à partir des années 80 avec la folie du gros couteau de rambo, une nouvelle génération de fan de nature/survie/bushcraft ainsi que des professionnels comme les militaires de certaines sections des armées occidentales se sont penchés sur le groscouteaukifaitout.
Alors bien sur il y a depuis ce temps là beaucoup de m*rde sur le marché, mais on trouva aussi rapidement des bons produits fait avec des aciers issus des progrès de la métallurgie de la fin du 19 e à aujourd'hui, qui ont des qualités de tenue de coupe, de résilience et des recherches d'efficacité dans le design et l'ergonomie tout simplement pratiquement inconnu avant et donc pas forcement populaire.

Du coup une nouvelle génération d'usagers de la nature ou de gens amener à devoir confier leur vie à leur couteaux, comme de jeunes et moins jeunes instructeurs de survie par exemple, se sont mis à ne jurer plus que par celui-ci, bien grand, gros et bien costaud. Tous simplement parce que les couteaux de l'espace d'aujourd'hui sont accessible pour le commun des mortels et combine des avantages qui ne les fonts pas rougir face à des outils plus spécialisés, dans le cadre d'une pratique itinérante ou le poids et l'encombrement sont des facteurs importants de confort et même peuvent s'avérer primordiaux pour la survie de l'usager.

Du même coup, c'est gros couteaux conçus pour être multi-usages ont conquis les foules, aussi par le fait qu'il y a une dimension de fantasme pour tout les survivalistes du clavier. ils ont donc poussés au phénomène inverses du type : "T'es pas un homme un vrai si t'as pas 30 cm de lame avec toi dans la verte" (qui s'accompagne généralement du "fusil pour tuer les éléphants à 3km qui tire 10 000 coups à la minute") et ceux là, généralement passe plus de temps a user leur clavier qu'a tester leur matos et du coup on eu le temps de diffuser à grande échelle la pub pour ces couteaux. Ainsi, les couteaux de camps sont devenu des immanquable pour tout "coureur des bois, par raison et expérimentations comme par fantasme de vitrine dans le salon, reléguant la hache et le petit couteau aux oubliettes.

Aujourd'hui, un équilibre c'est fait entre les deux types de partisans mais nombreux sont ceux qui ont souvent du mal à respecter le choix de l'autre.
Pourtant, l'un comme l'autre ont leurs avantages!

Du coup je pense qu'en fin de compte, il n'y à pas de solution meilleure que l'autre dans l'absolu, mais plutôt des solutions adaptées à un niveau technologique et des conditions d'usages que l'on souhaite avoir dans sa démarche de survie.

Qu'est ce que vous en pensez? ça vous parait plausible comme raisonnement ou c'est de la  :branleur: d'empêcheur de tourné en carré?

A+

PS:
Je précise que je n'ai pas de gros couteaux de la mortkitu, mais que j'aimerai bien tester un jour. Ici au Brésil je n'utilise presque que ma pauv' tramo et la scie bacho+RC-4 en backup. Mais j'ai pas confiance en ma tramo, j'en ai déjà 2 qui m'ont lacher en les poussant dans leurs derniers retranchements quand j'en avais vraiment besoin, avec un busse ou un camptramp, j'aurais été peinard pour le coup et plus le temps passe plus je me dit que c'est peu être la solution qui me manque (je ne layonne pas). Quelqu'un veut faire un don d'un gros machin en "acier de l'espace" pour test intensif dans la mata atlantica? pfuiii personne hein.. vas donc falloir que j'attende de gagner décemment ma vie alors! :lol: ;#
« Modifié: 23 mai 2012 à 03:40:23 par psydomos »
"Je sais que je ne sais rien" Socrate
"Le progrès est ce qu'on en fait, confier son dernier souci à des milliers d'inconnus qui n'en n'ont rien à foutre ou permettre de vrais moments de vie démultipliés.."
Patrick, o "cacique" do CEETS

23 mai 2012 à 08:59:14
Réponse #1

obelix


excellent post psydomos , comme je les exprimer surle fil ( chopping) ou j'ai essayé de partager mon avis (qui na pas etait compris ,sa a plus etait entendu comme un ordre  ;)).

moi je suis un grand adepte de la combi petit couteau (lame de 10 env) avec une petite hachette que je trouve beaucoup plus polyvalent qu'un gros couteaux  ;D


bref dans la verte je ne me separe jamais de mon couteau fabriquer de mes mains  ( a partir d'un kit acheter sur brisa ) et de ma hachette donc je n'ai fabriquer que le manche la tete je l'ai acheté dans une brocante a 3 euros  ;#

voilaen esperant avoir réussi a faire passer on avis ici par rapport a d'autres fils
la nature est la base de toute ma vie

23 mai 2012 à 09:18:50
Réponse #2

Kilbith


Merci pour ce fil!  :up:

(incidemment ce serait intéressant que tu précises les circonstances ayant entrainé la casse de tes machettes).


Pour en revenir au sujet il me semble qu'il faudrait distinguer les facteurs de contingences : les ressources, les modes de fabrication (développement technique), le biotope, l'usage circonstancié et certainement un facteur culturel qui d'ailleurs pourrait être relié aux autres points dans une perspective socio technique. Distinguer entre les facteurs est une facilité de langage et de démonstration, en accord avec la méthode à Renée. 

En quelques mots (j'en vois qui sont soulagés  ;D )

Les ressources :
 L'outil est bien sûr dépendant des ressources disponibles. Par exemple, les esquimaux du Groenland ayant peu accès au fer et à l'acier ont naturellement privilégié les lames très petites. Il en va de même pour les habitants des îles du pacifique. A contrario, l'abondance des pierres propres à faire des lames (obsidienne...) pourrait peut être expliquer l'absence d'armement en métal chez les populations comme les incas.

Les modes de fabrication :
Les bas fourneaux produisaient en Europe un mélange hétérogène de fer et d'acier. On devait donc affiner la loupe avec moult battages et concurremment trier les parties d'aciers, de fer et de fontes. Cela poussait, comme tu le faisais remarquer, à avoir recours à la technique du tranchant rapporté.

Avec juste un marteau, un feu et une enclume de circonstance, le couteau avec une soie est le plus pratique à fabriquer et le plus économe en matière première. De plus, si je pense que le TT correct de la lame nécessite de l'urine de vierge rousse recueilli lors de la syzygie : j'ai intérêt à fabriquer des lames courtes car mes connaissances ne me permettent pas de fabriquer régulièrement de longues lames ayant un tranchant durable et résilient.

Le biotope :
Dans la forêt boréale, une hachette ou une petite hache c'est très adapté. Les arbres sont très abondants et ne sont pas bien gros. De même, le grand gibier qui s'y trouve (élan, le moose des américains mais aussi ours...) nécessite pour sa préparation une hachette. De plus, ces territoires humides et froids sont parcourus de rivières et de lacs or une hache (sous réserve d'être un type très très compétent) permet de réaliser des embarcations et des habitations très efficaces. On comprend pourquoi la hache est l'outil privilégié.

Dans la forêt équatoriale (que je ne connais pas) il me semble qu'il serait illusoire de prétendre abattre les arbres géants avec une hachette. Il faut du lourd. En revanche, l'abondance du "sous bois" appelle naturellement à l'usage de la machette. Mais celle-ci nécessite une technique métallurgique de haut niveau.

Dans nos forêts, la hachette n'est pas assez performante. Il faut une cognée. Et c'est bien trop lourd à transporter. De plus, depuis l'introduction de l'agriculture, le feu et l'écobuage sont devenus des moyens très efficients d'élimination des forêts et sous bois.

L'usage circonstancié :
Cela nécessiterait de long développement...en bref.

Une longue lame (pensez à la scramasaxe ou aux bowies knifes) est plus adapté au combat qu'une hache. Dans le même temps elle permet d'achever du gibier, de le préparer et de préparer le bois pour faire un petit feu (qui est souvent suffisant dans nos contrées). Clairement pour un Franc du VIème siècle ou un Français voyageant dans le nouveau monde et transportant un fusil à silex, c'est un outil extrêmement polyvalent.

Un puukko (archétype de la petite lame) et adapté aux conditions nordiques d'autant plus que je transporte une hachette. Il me sert juste de petite griffe. Le manche est sans partie métallique de façon à ne pas geler mes mains par grand froid, et la petite taille permet de facilement réchauffer la lame contre moi par temps froid. Et puis encombré des vêtements d'hiver, c'est bien d'avoir une petite lame qui pendouille.

Si j'étais militaire appelé sous les drapeaux, sans hésiter je privilégierais la pelle : "creuses ta tombe et, comme moi, tu survivras" disait mon grand père. Et si j'étais d'active dans une opex, je privilégierais une boite de mun en plus.

Pour "l'homme moderne" respectueux d'une certaine gestion de l'environnement (ne laisser comme trace que celle de ses pas, et encore) dans le fil de Mc Clelland, un petit couteau suisse est suffisant.

Et si on fait une sortie avec les jeunes hyper entrainés et super affutés au plan matos de RL : le tout petit suisse est déjà trop lourd si on veut espérer les suivre (le Lady bug étant banni car trop peu polyvalent).


Facteurs culturels :
Tu les a très bien décrits. Il y a ceux qui sont influencés par  la culture américaine et les films de Rambo. Il y a ceux qui le sont par Mors Korschanski, il y a ceux qui rêvent du Grand Nord. Il y a aussi les ex-scouts et la référence aux "chantiers de jeunesse" ou qui se sont plongés dans la collection "signe de piste".

De nos jours, les influences étant multiples (internet) et la pression sociétale et celle venant des impératifs de survie moins grandes...plus l'augmentation de nos revenus et la facilité d'achat (internet) : on se pose le problème du choix. Au final, nombreux sont ceux qui ont de quoi équiper dans leurs armoires les restes de la XIXème L. .
« Modifié: 23 mai 2012 à 09:51:57 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

23 mai 2012 à 09:31:44
Réponse #3

DavidManise


Salut :)

Je vais essayer de contribuer au débat sans trop trancher ;# --- Ouah le jeu de mot pourri...  désolé j'ai bu que 2 cafés...

Déjà, une prémisse fausse dans ton raisonnement : l'absence de gros couteaux un peu partout dans le monde.  Pas vrai.  Pas mal de gros puukos existaient, pas mal de gros bowies aussi, et depuis longtemps.  Pas mal de sabres et d'épées courtes, et autres scramasaxes etc.  

Ensuite, autre prémisse fausse, c'est le gros couteau de type bowie associé aux milis.  Rambo l'a popularisé, soit.  Rambo était un vétéran, soit.  Mais globalement le gros schlass des militaires, jusqu'à présent, ça a juste été une baïonnette, autrement dit un truc qui coupe mal et qui est fait pour piquer sans casser.  

Ceci dit, si on remonte historiquement à avant les armes à feu performantes : Le gros couteau (genre gros gros bowie de 9" et plus), tout comme le sabre, scramasaxe et autre est utilisé beaucoup en tant qu'arme depuis toujours, pour une raison simple : c'est efficace, et ça permet de tuer le mec en face de plusieurs manières différentes : soit en estoc, soit en sabrant.  

A la base il est surtout utile pour ça, mais les mecs, sur le terrain, s'en sont servis aussi pour couper des lianes, découper le cochon pour la troupe, ou pour refendre leur bois pour allumer le feu...  Ceci dit, pour couper le saucisson ils avaient AUSSI un couteau plus petit, qui coupait bien, et qui n'avait du coup pas besoin d'être très solide.

Quel est l'avantage de la hache / hachette sur le gros couteau, alors ?

La hachette est plus efficiente pour abattre des arbres.  En fait le gros couteau, à cause de la longueur de son tranchant, pénètre assez mal dans un tronc d'arbre, et a tendance à se coincer.  La hachette est donc un outil spécialisé pour ça.

MAIS...  la hachette ça a aussi un pouvoir d'arrêt assez sympa s'il est question de se bastonner...  Les haches d'abordage, les haches de viking, et les tomahawks ont fait aussi leurs preuves.

En quoi la hachette est-elle moins utilisable que le gros schlass ?

- pour refendre.  Eh oui...  avec un gros schlass, tu peux bâtonner.  Avec une hachette, si le fer est enfoncé jusqu'aux oreilles, après t'es baisé...  Les bûches que j'arrive pas à refendre à la hachette, je me les fais au camp tramp.

- pour piquer.  Une hache, ça n'a pas vraiment de pointe.  Des fois je veux piquer et faire levier, genre pour ouvrir un tronc pourri pour chercher du bois gras ou des larves de lucanes...  Pour ça le gros schlass est mieux.  Même si la hachette peut le faire aussi hein...

- la hachette est souvent plus lourde, et certainement plus encombrante : le manche long est chiant à transporter.  

Moralité ?

Bah perso j'aime être polyvalent et je considère que l'outil n'est que l'extension de mes compétences.  Donc si j'ai un couteau de 10 et rien d'autre, je me dém*rde.  Si j'ai un gros bowie et rien d'autre, je me dém*rde.  Si j'ai une hachette et rien d'autre, je me dém*rde aussi (pendant des années mon seul et unique outil en forêt ça a été une petite hachette "canadian tire" rouge avec un acier de m*rde, je me démerdais avec ça et même pas de couteau !)...  Concrètement nous on vit dans le luxe.  On a la possibilité de se demander quelle combinaison d'outil va être le mieux pour telle sortie.  Avant, les mecs qui avaient une hachette, ils s'estimaient put**n de contents, et s'ils avaient les moyens de s'acheter aussi un petit surin pour couper des trucs et sculpter des machins, ils étaient les rois du pétrole ;)

Ca coûtait cher...  

Juste mon grand père, il a passé toute sa vie dans les bois avec UN canif et UNE hachette.  Pourquoi pas plus ?  Parce que bordel à cul il avait 14 gamins à nourrir, et qu'il préférait s'acheter un pantalon par année pour commencer l'hiver sans courants d'air ;)

Tout ça pour dire qu'on est sans doute la première génération à se poser autant de questions sur le choix de nos outils, et aussi peu de temps à les utiliser pour ne pas crever.

Ciao ;)

David

P.S.: Grillé par Kilbith qui dit les choses de manière vachement plus intelligible et structurée que moi ;)
« Modifié: 23 mai 2012 à 09:37:19 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

23 mai 2012 à 09:35:45
Réponse #4

Patrick


Je crois que plutôt que de parler de sociologie utilitaire il faudrait planter le contexte pour éviter de comparer les vertus des choux et des carottes.

Obélix et Psydomios traitent avec pertinence de la vie en camp choisie et préparée avec les outils les plus adaptés et, dans ce cadre là où généralement on a pas eu à se carapater à la vitesse de l'éclair en emportant ce qu'on pouvait mais souvent avec des moyens d'emport conséquents humains, animaux ou mécaniques on retrouve bien entendu les haches, hachettes et scies.

Par contre, je n'ai jamais vu à ce jour personne dans les situations auxquelles j'ai été confronté ou par ouïe dire qui ait fait le choix de mettre un outil aussi lourd et peu polyvalent dans son kit de survie. Pas plus que moi qui suis un fan inconditionnel de la pelle Cold Steel, je ne l’inclurais dans un tel kit.

Alors pour moi : haches et hachettes = vie sauvage/bushcraft dans un cadre contrôlé mais pas possible en mode brutalement dégradé.

23 mai 2012 à 10:15:38
Réponse #5

Ulf


Citer
On est sans doute la première génération à se poser autant de questions sur le choix de nos outils, et aussi peu de temps à les utiliser pour ne pas crever.

 :up:


J'ai "acheté" 5-6 couteux couteaux dont 2 de 6 pouces. Là dedans, la compulsion d'achat et l'émulation de groupe y ont joué un plus grand rôle que la réponse à un besoin par un outil, comme psydomos nous l'a bien décrit. Avec le recul, les forums peuvent être un formidable outil d'information mais aussi un très bon moyen de se pourrir l'esprit. Je parle pour moi bien entendu.

Aujourd'hui, je suis amené à passer plusieurs jours en forêt dans mon affut, par passion. La construction de mon affut - qui est aussi un abri - crée un besoin d'outils. Ce besoin est pondéré (c'est le cas de le dire) par le poids de mon matériel photo... et le prix des lames.

Je me retrouve donc à utiliser une scie pliante, mon leatherman (qui ne me quitte jamais) et un 6 pouces que je renouvellerai uniquement par nécessité. Mes autres lames, je les ai offertes à mes neveux.

23 mai 2012 à 10:30:55
Réponse #6

Shosholoza



La survie c est quand ton monomoteur s écrase et que t en sors miraculeusement, et que tu te retrouve tout seul comme un gland au milieu de nulle part..
et la je ne suis pas sur que tu ai un sac avec plusieurs outils coupant dedans..


Marrant , ça me rappelle un gus qui s'est crashé plus ou moins sur un banc de sable dans l'Ogoué au Gabon ; il avait une hachette a bord et a découpé une demi-aile de Cessna 172 qui lui a servi de radeau pour rejoindre la civilisation......ça flottait bien vu que les deux reservoirs étaient vides  :down:
Beaucoup de bushpilots emportent des hâchettes ou gros schlass en Amérique du Nord , amsud , Afrique ; il y a même des modèles conçus/markétés pour.
Moi je prenais une Machette et un couteau ( Afrique ) en kit de bord.
Un lion qui a peur n'est pas un lion ....mais un chien vivant a plus d'avenir qu'un lion mort.

23 mai 2012 à 10:43:09
Réponse #7

Chris-C


c'est le travail abattu en fin de journée qui nous fait dire "j'ai choisi le bon outil" ou "la prochaine fois je prend autre chose"

Donc en gros faut tester.....

Ce genre de question est lié à des utilisateurs pouvant acheter n'importe quel objet n'importe où dans le monde sans prendre en compte
les spécificité listées par Kilbith.

c'est comme les systèmes d'exploitation, des discussions qui tournent en rond sans fin, jusqu'au moment ou tu dis " tu torches qu'elle quantité de taf avec ton système d'exploitation?"

Autre truc sur lequel je veux revenir, c'est ton choix Psydomos d'utiliser les choix des instructeurs de survie pour faire avancer ta réflexion.
C'est une erreur à mon avis, tant les paramètres qui conduisent à voir un instructeur avec telle pièce de matos sont aléatoire.


Pour moi le titre ne veut rien dire, autant je peux comprendre de le couteau de camp puisse remplacer la hachette, mais qu'il remplace la scie et le petit couteau, je vois pas. En tout cas avec ma façon de faire.....

Bon en tout cas je vois encore que le hamac aide à la réfléxion cher Psydomos  :D


23 mai 2012 à 11:39:51
Réponse #8

lambda


Tout ça pour dire qu'on est sans doute la première génération à se poser autant de questions sur le choix de nos outils, et aussi peu de temps à les utiliser pour ne pas crever.

Parmi les bonnes choses dites par Did, Mathias, david entre aute ici, je retiens ca précieusement dans ma tête...

Parlons de ce qu'on a fait dehors, loin du cube, et pas avec quoi on l'a fait... Et si l'on souhaite vraiment parler de l'outil utilisé, alors peut-être autant créer un exercice, un contexte qui nous permet d'augmenter notre "boîte à outil" perso... genre, se faire une virée de 3 jours, avec une hache, rien d'autre, ou la même virée avec une petite lame et rien d'autre, et juste se rendre compte que c'est nous et notre façon de nous comporter, de cogiter, derrière l'outil, quelqu'il soit, qui fera la différence...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=vcfwlfz_tGs

à+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

23 mai 2012 à 12:05:08
Réponse #9

Lemuel


Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

23 mai 2012 à 12:14:11
Réponse #10

lambda


De rien Lemuel, :) elle est passée ici déjà par Did et/ou d'autres je crois...

Comme quoi, des personnes comme ça, elles sont clairement dans un monde à des années lumières de nos trémoussements, et interrogations cybernétiques en tout genre... :huh:  :love:

à+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

23 mai 2012 à 12:22:31
Réponse #11

Lemuel


Les copeaux de dingues qu'il fait… On a l'impression que son bois est du beurre. Je retiens l'appui des doigts sur le dos de la lame. Ca me semble très convainquant comme technique. Et aussi cette manière de faire une distance constante entre le couteau et le bois en prenant un appui arière tout du long…


Pour les débats on ne sait pas. Il hésite peut-être entre mac et pc.  ;)

Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

23 mai 2012 à 12:36:56
Réponse #12

lambda


Oui, c'est vraiment beau à voir, je m'en lasse jamais de cett vidéo... le coup des doigts sur le couteaux, ca lui donne un contrôle total du déplacement de sa lame ET tout en travaillant avec de la force si nécessaire, en sécurité en plus... :) L'ébauche du manche à la hache est aussi une belle démonstration de maîtrise d'un outil qui, si on reste dans nos "boîtes mentales" (dixit Karto), pourrait sembler à première vue pas du tout adapté à ce genre de travail...
Et son couteau, on sait pas ce que c'est, d'ou il vient, et je pense pas me tromper qu'il doit l'avoir depuis belle lurette avec lui, pareil pour sa hache de travail... Luxe suprême, le raclage/polissage du manche avec un bout de carreau...  :D

Choisir un couteau de camp, une petite lame avec ça et ça et ça comme caractéristique, et dire d'une autre config que c'est moins top qu'une autre config etc, etc...  :glare: au bout d'un moment...

Je suis pas persuadé que cette personne soit passée par ces considérations profondes, quasi exhaustives telles qu'on peut les voir ici ou ailleurs sur la toile... on a du lui mettre ça dans les mains dans sa jeunesse, et roulez...

Peut être plutôt que de chercher l'outil (ou la combinaison d'outil) "qui fait le mieux" ca ca ou ca... fouillons dans nos garages, tiroirs, amas de matos parfois quasi indécent, qui remplissent nos habitats, et apprenons à utiliser ce qu'on a déjà à dispo pour en tirer la quintescence, sans se limiter la tête parce que c'est (ou ce n'est pas) un gros camp et qu'il est dit que c'est (ou pas) fait pour... ou une hache, ou une petite lame...

On veut faire un truc, prenons ce qu'on a sous la main de dispo et tentons de faire ce truc le mieux possible avec, en se creusant les méninges pour trouver des façons originales, instinctives, efficace d'utiliser l'outil, quelqu'il soit...

à+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

23 mai 2012 à 13:06:04
Réponse #13

VERDUG0


On pourrait rajouter un concurrent entre Couteau de camp, et Hachette: la Machette  :ohmy:
Je prefere la combinaison machette + petit couteau pour l'instant.
Jamais touche un Camp une hachette ou une scie.

Mon choix est nottamment dicte par les thunes.


Ici un texte de Jeff Randall (R.A.T. / Esee) :
http://www.tactical-life.com/online/tactical-knives/make-mine-a-machete/

En resume, il dit qu'aucune lame ne fera autant de tache avec autant d'efficacite qu'une machette.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

23 mai 2012 à 15:49:55
Réponse #14

Chris-C


Citation de: Verdugo
En resume, il dit qu'aucune lame ne fera autant de tache avec autant d'efficacite qu'une machette.

ben tu vois c'est exactement ce type de résumé qui alimente les débats qui tournent en rond.......
Il manque l'essentiel dans cette phrase:
Le "pourquoi faire" et ne pas oublier le "ça dépend" et le "de quoi je suis capable"

rien pour toi hein Verdugo, je cite ton passage juste pour l'exemple

a+

23 mai 2012 à 16:29:06
Réponse #15

VERDUG0


Pas de soucis Plumok.

Je pense qu'une super combinaison pour X sera pas forcemment optimale pour Y.

Le set que j'aime bien moi c'est machette+ neck.
Pas les thunes pour tester une Wetterlings, une laplander, ou un gros Camp.

Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

23 mai 2012 à 17:24:35
Réponse #16

Chris-C


on est d'accord,

ceci dit et c'est ce que l'on essaye de faire transpirer par ce forum, c'est que si t'es malin avec des compétences ben
tu pourras faire même si c'est pas optimal.

La recherche du matos ultime c'est l'apanage de l'homme moderne avec une carte bleu bien garnie, jamais satisfait.
Et j'en suis  :-[ .... mais pas tout les jours  ;D

23 mai 2012 à 17:45:53
Réponse #17

psydomos


Salut!


Waouh! Plein de réponses très intéressantes qui étayent ou contredisent mon approche "sociologie du coupant" ça c'est cool, merci de faire avancer le débat, je savais pas trop comment ce post allait être reçu!
 Bon là j'ai pas le temps d'écrire une bonne réponse constructive, faut d'abord que je finisse la partie 3 de mon mémoire que je rend la semaine prochaine, je suis à la bourre comme pas possible,donc ça attendra ma soirée (votre nuit) pour que je reprenne et synthétise tout ça.

« Modifié: 18 juin 2012 à 21:44:52 par psydomos »
"Je sais que je ne sais rien" Socrate
"Le progrès est ce qu'on en fait, confier son dernier souci à des milliers d'inconnus qui n'en n'ont rien à foutre ou permettre de vrais moments de vie démultipliés.."
Patrick, o "cacique" do CEETS

23 mai 2012 à 18:08:08
Réponse #18

VERDUG0


Plumok, j'ai passe 3 mois sur une ile tropicale avec une faucille chinoise a 3E.
Donc oui, je comprends ce que tu veux dire.
 ;#

Veridique: http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,47093.msg441092.html#msg441092

Psydomos; c'est une histoire de contexte qui fait que ca marche/marche pas.
En tous cas tu as mon avis.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

19 octobre 2012 à 22:46:56
Réponse #19

VERDUG0


ça attendra ma soirée (votre nuit) pour que je reprenne et synthétise tout ça.
Alors?

_________________________________________________________________________________________________________


Blade vs. Axe by Brian Griffin
http://www.tactical-life.com/online/tactical-knives/blade-vs-axe/?thisissue=features



I’M AN AXE MAN! by Steven Dick
http://www.tactical-life.com/online/tactical-knives/i%E2%80%99m-an-axe-man/


MAKE MINE A MACHETE! by Jeff Randall
http://www.tactical-life.com/online/tactical-knives/make-mine-a-machete/
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

20 octobre 2012 à 21:04:47
Réponse #20

Al Bundy


Pas de problème pour moi, une scie et un gros couteau,
Parce qu'il faut etre un peu maso pour vouloir "chopper" un arbre mort sur pied en buchette alors qu'avec une scie a 100g ca va tout seul (voir les test de Christobal)
Et le gros camp ca peut etre une sécurité batonnage et chopping mais perso c'est plutot un vice  ;#
Ils ont raison, ont est dans le luxe et on pense jouir moins fort si on a pas l'outil ultime et recommandé
être>avoir
Vivre>rever
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

21 octobre 2012 à 05:09:35
Réponse #21

redemsky


Il y a un élément que l’on n’entend jamais rentré en compte dans ce genre de débat et c’est bien dommage :

La préférence.

En effet, comme l’a dit David, nous avons la possibilité de choix. Ces choix ne sont dictés ni par nos revenus, ni par la nécessité, ni par le besoin.

Quand je vois certaine forme de couteau (notamment les scandinaves), je n’ai pas confiance. Tout simplement parce que dans ce que je sais de la survie (qui n’est pas beaucoup dans mon cas, mais cela n’a que peu d’importance), le couteau scandinave ne remplis pas le cahier des charges mentale que je me suis fixé inconsciemment.

Il en est de même  pour tout le reste. Si je préfère utiliser une hachette c’est qu’elle correspond à mon cahier des charges mentale

Ce qui modifie notre cahier des charges, ce sont les livre, les rencontres, les expériences personnelles, ou encore l’ajout de contraintes (poids, encombrement, utilisation, contraintes corporels)

Les préférences sont parfois bêtes et difficiles a modifiés. C’est pour cela que les discutions autour du type de lame à choisir seront aussi difficile.
J’arrêterais de faire de la politique quand les hommes politiques arrêteront de nous faire marrer (Coluche)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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