Catastrophes naturelles
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Catastrophe : du grec "katastrophê", bouleversement, changement brusque et non prévu ; la catastrophe est la réalisation d'un risque, lui-même produit de la rencontre d'aléas et des hommes.
La typologie des catastrophes rejoint celle des risques. L'examen de l'une recoupant celui de l'autre, il ne sera ici pas réellement fait de distinction entre les deux.
Les deux premières catégories de catastrophes reposent sur le critère de l'origine de l'événement ; on distingue habituellement les catastrophes d'origine naturelle et celles d'origine artificielle ou anthropique. Si la distinction semble évidente, il faut néanmoins remarquer que toute catastrophe est humaine, que des risques naturels sont favorisés voire créés par l'activité des hommes, et qu'à l'inverse, des catastrophes technologiques ou industrielles trouvent leur déclenchement dans des événements naturels.
D'origine naturelle, la catastrophe paraît inévitable, ce qui n'est que partiellement vrai. On retrouve l'étymologie du terme, employé dans la tragédie grecque classique pour désigner le moment où le héros subit le malheur annoncé dans la pièce. Mais chez les Grecs, l'idée de destinée inévitable est très présente, le héros va au malheur. La catastrophe au sens moderne ne peut certes pas être toujours évitée, mais il est possible d'en limiter les effets et d'en supporter moins difficilement les conséquences. Dans l'absolu, les catastrophes artificielles sont même totalement évitables.
Tout repose sur le couple prévision/prévention.
Un autre mode de classement des catastrophes repose sur la nature de l'événement. Notons que la description du déroulement de l'événement s'appuie sur la connaissance scientifique d'événements du même type déjà survenus. Le ministère français de l'Écologie et du Développement Durable propose la typologie suivante qui a le mérite de couvrir tous les risques existant sur le territoire français (et par là sur une bonne partie de la planète, dans la mesure où la France comprend aussi les DOM-TOM dans tous les milieux bioclimatiques) :
Inondation
Par une crue (débordement de cours d'eau)
Débordement lent (de plaine)
Débordement rapide (torrentiel)
Par ruissellement et coulée de boue
Ruissellement rural (souvent accompagné de coulées de boue ou d'eau boueuse)
Ruissellement urbain ou péri-urbain (souvent accompagné d'eau boueuse)
Par lave torrentielle (torrent et talweg)
Par remontées de nappes naturelles
Par submersion marine
Marée de tempête, houle
Raz-de-marée
Mouvement de terrain
Affaissement
Affaissement dû à des cavités anthropiques (carrières, sapes, muches)
Affaissement dû à des cavités naturelles
Effondrement
Effondrement localisé (fontis) dû à des cavités anthropiques
Effondrement localisé (fontis) dû à des cavités naturelles
Effondrement généralisé dû à des cavités anthropiques
Éboulement, chutes de pierres et de blocs
Chutes de pierres ou de blocs
Éboulement en masse
Éboulement en grande masse (ou écroulement)
Glissement de terrain
Glissement
Coulées boueuses issues de glissements amont
Fluage/solifluxion
Le fluage est un mouvement lent et irrégulier sur des pentes faibles. Il affecte essentiellement les argiles et entraîne des tassements locaux. La solifluxion est un phénomène d'écoulement des sols en surface sur des pentes très faibles. Il est dû à l'alternance gel/dégel, au passage d'animaux, à l'action des racines.
Avancée dunaire
Recul du trait de côte et de falaises
Trait de côte et falaises littorales - côte basse
Trait de côte et falaises littorales - côte à falaise
Recul de berges fluviales
Les tassements différentiels
Séisme
Avalanche
Éruption volcanique
Coulées (ou intrusion) de lave
Coulées pyroclastiques
Retombées aériennes
Gaz
Lahars
Feu de forêts
Phénomènes liés à l'atmosphère
Cyclone/tornade/ouragan (vent)
Un cyclone (du grec kuklos, cercle) est un terme météorologique qui désigne simplement un système dépressionnaire en rotation. Même si toute dépression peut être appelée un cyclone, ce terme est le plus souvent réservé à certains types particuliers de systèmes qui se forment au-dessus des eaux chaudes des mers tropicales, les cyclones tropicaux. Par extension, la circulation cyclonique est la direction que prendra le flux d'air autour d'une dépression ou d'un creux barométrique, soit anti-horaire dans l'hémisphère nord et horaire dans celui du sud. On applique également le suffixe cyclone à certains phénomènes de très petite échelle où une rotation se produit.
Structure
Le cœur du cyclone est une région de basse pression. Le gradient de pression entre le système et les zones de plus haute pression, engendre un déplacement d'air. Sous l'effet de la force de Coriolis, ces vents sont déviés vers la droite dans l'hémisphère nord (gauche dans celle du sud) ce qui donne une circulation dont la trajectoire devient circulaire autour du centre de basse pression. Plus la différence de pression est importante, plus les vents sont forts.
De part et d'autre de l'équateur, les cyclones ont des sens de rotation différents. Dans l'hémisphère nord, un cyclone tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre alors que dans l'hémisphère sud, il tourne dans le sens des aiguilles puisque la force de Coriolis agit inversement d'un hémisphère à l'autre.
Types de cyclones
Il existe plusieurs types de cyclones suivant le lieu où ils se forment.
Les cyclones tropicaux
Les cyclones tropicaux (aussi nommés ouragans dans l'Atlantique nord, le golfe du Mexique et l'est du Pacifique nord ou typhons dans l'ouest du Pacifique nord et la Mer de Chine méridionale) se forment au dessus des eaux chaudes des mers tropicales et puisent leur énergie dans la chaleur latente de condensation de l'eau.
Plusieurs conditions sont nécessaires à la formation d'un tel cyclone :
- La température de la mer doit être supérieure à 26°C, sur une profondeur d'au moins 50m, à l'endroit de la formation de la dépression qui deviendra cyclone.
- Être suffisamment éloigné de l'équateur pour que la force de Coriolis puisse agir (5 à 10° de latitude).
- Les vents aux différents niveaux de l'atmosphère doivent être de direction et de force homogènes dans la zone de formation du cyclone. Si les vents de haute altitude soufflent de manière très différente des vents de basse altitude, la formation du cyclone sera contrariée.
- L'intensité du cyclone est déterminée par la force du vent maximum qu'il engendre, car c'est le paramètre le plus facile à estimer et qui caractérise bien les destructions potentielles. Dans l'Atlantique Nord, on utilise comme critère le vent moyen sur une minute. Si le vent est inférieur à 34 nœuds (63 km/h), c'est une dépression tropicale. Si le vent est compris entre 34 nœuds et 63 nœuds (117 km/h), c'est une tempête tropicale, et le cyclone reçoit alors un nom. Si le vent soutenu dépasse 64 nœuds (118 km/h), c'est un ouragan. Des variations de cette classification sont utilisées dans le Pacifique et l'océan Indien. L'échelle utilisée pour les cyclones tropicaux, incluant les ouragans, est l'échelle de Saffir-Simpson. Elle reprend la force des vents là où l'échelle de Beaufort s'arrête, soit Ouragan qui est Force 12 sur 12 dans l'échelle de Beaufort est égal à la Catégorie 1 de 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson.
Les cyclones extratropicaux
Un cyclone extratropical, parfois nommé cyclone des latitudes moyennes, est un système météorologique de basse pression, d'échelle synoptique, qui se forme entre la ligne des tropiques et le cercle polaire. Il est associé à des fronts, soit des zones de gradients horizontaux de la température et du point de rosée, que l'on nomme aussi "zones baroclines".
Les cyclones extratropicaux ont des caractéristiques différentes des cyclones tropicaux, alimentés par la convection, et des cyclones polaires plus au nord. Ils sont en fait les dépressions météorologiques qui passent quotidiennement sur la majorité du globe. Avec les anticyclones, ils régissent le temps sur la Terre, produisant nuages, pluie, vents et orages.
Les cyclones subtropicaux
Les cyclones subtropicaux sont des cyclones extratropicaux qui présentent certaines des caractéristiques des cyclones tropicaux, comme par exemple un cœur devenant chaud. Ils se forment généralement au-delà des tropiques, jusqu'à une latitude de 50°(nord et sud). En effet, on y retrouve une activité orageuse autour de son centre qui tend à lui former un cœur chaud mais on le retrouve dans une zone frontale faible. Avec le temps, la tempête subtropicale peut devenir tropicale.
Les cyclones polaires
Un cyclone polaire est un système dépressionnaire de large envergure passant dans les régions arctiques et antarctiques.
Dépression polaire
Un phénomène analogue aux cyclones tropicaux existe sur l'océan Arctique, qu'on appelle dépression polaire.
Ces dépressions peuvent être plus violentes que les cyclones tropicaux mais de taille plus réduites. Elles ont de 100 à 400 km de diamètre avec des vents de forces d'ouragans, se développant comme des bombes et durant une paire de jours seulement. Ces systèmes dépressionnaires prennent naissance dans les zones de contrastes thermiques importants comme à la bordure de la zone des glaces avec la mer ouverte alors que de l'air très froid passe en altitude. Elles peuvent donner des conditions de poudrerie et de blizzard très localisées.
Par contre, elles ont beaucoup moins d'impact puisque dans les régions polaires, la densité de population humaine et animale est très faible. Sur les images satellites, les nuages s'enroulent autour du centre comme pour un ouragan ou un typhon. Des sondes lâchées par des avions de recherche montrent un cœur chaud comme dans ces derniers.
Extrapolations du terme
Les mésocyclones
Les mésocyclones ne sont pas des systèmes dépressionnaires mais plutôt une rotation imbriquée dans un orage (cumulo-nimbus).
En effet, le changement des vents entre la surface et le sommet de la couche limite de friction de l'atmosphère (moins de 2 km d'épaisseur) donne une rotation horizontale des vents. Pensons à une gigantesque éolienne qui subirait plus de vents d'ouest à son sommet qu'à sa base, ses pales se mettent donc à tourner car celles du haut subissent une plus grande force que celles du bas.
Le courant ascendant sous un orage va changer l'axe de cette rotation pour le rendre vertical. Lorsque cela se produit, on peut observer visuellement, ou sur les données Doppler d'un radar météorologique, que certaines parties du nuage sont en rotation.
Un mésocyclone n'est pas une tornade. Le resserrement de sa rotation, par des conditions particulières de circulation des vents autour de l'orage, peut cependant mener à la formation d'une tornade sous l'orage. Cela est identique à l'accélération de la rotation d'un patineur lorsqu'il ramène ses bras vers son corps.
Les tornades
Une tornade n'est pas un cyclone car elle n'est pas un système dépressionnaire. Elle est en fait un vortex (tourbillon) de vents extrêmement violents, prenant habituellement naissance à la base des cumulo-nimbus fortement orageux qui sont les seuls à en produire. Phénomène météorologique au pouvoir destructeur supérieur à celui d'un cyclone tropical, mais heureusement limité dans le temps et dans l'espace, les tornades génèrent les vents les plus forts qui existent à la surface du globe, éclatant sporadiquement et avec fureur, tuant chaque année plus de personnes que tout autre phénomène du genre. Les tornades sont classés selon les dégats qu'elles provoquent et les vents qu'elles génèrent. L'échelle pour les classer était l'échelle de Fujita (de F0 à 65 98 km/h aux F5 de plus de 516 km/h) mais dernièrement l'échelle a été remodelée et s'appelle l'ÉCHELLE AUGMENTÉE DE FUJITA (avec F5 = 358 km/h ou plus). Leurs diamètres peuvent varier de 20 mètres à plus de 2 kilomètres et laissent pour certains de très grandes traces visibles depuis l'espace. Comme un cyclone est associé avec une masse nuageuse qui peut contenir des orages, des tornades peuvent donc être imbriquées dans un système cyclonique.
Tempête et grains (vent)
Tempête (vent)
Une tempête est un type de condition météorologique violente à large échelle dite synoptique, caractérisée par des vents rapides (tourbillon) et des précipitations intenses. Elle peut être accompagnée d'orages donnant des éclairs et du tonnerre ainsi que de la grêle et des tornades. Certaines tempêtes ont un nom particulier comme les typhons, les ouragans, les tempêtes tropicales ou extra-tropicales, les tempêtes de verglas ou de neige. Il existe également des tempêtes caractérisées par des vents transportant des substances dans l'atmosphère (blizzard, tempête de poussière, tempête de sable, tempête de neige…). Une tempête peut endommager gravement un pays ou une région donnée. Au strict sens météorologique du terme, une tempête est définie par un vent d'une force 10 ou supérieure sur l'échelle de Beaufort, ce qui signifie une vitesse de vent d'au moins 90 km/h. Toutefois, l'usage populaire du mot n'est pas si restrictif.
Formation
Le terme tempête météorologique est un terme générique qui peut décrite plusieurs phénomènes. Tous ceux-ci sont cependant liés à la formation d'un cyclone ou dépression. On note deux types principaux de dépressions : les cyclones tropicaux, dont l'énergie est tirée de l'instabilité de la masse d'air qui les entourent, et les cyclones extratropicaux dont le moteur est la rencontre de masses d'air de différentes températures.
Lignes de grains
Grains
Trombes (vent)
Foudre
Grêle
Neige et pluies verglaçantes
Neige
Pluies verglaçantes
(source prim.net :[1]).
En fonction de la région, ces risques sont absents, existant avec plus ou moins de probabilité de déclenchement, ce que désigne la vulnérabilité (" l'importance des conséquences prévisibles, dues à l'aléa, dans tous les domaines qui peuvent être affectés : les hommes, les biens, les milieux ").
Enfin le retour à une situation normale est désigné par la résilience ("capacité d'une société à réagir et à surmonter la crise").
En France les autorités publiques évaluent à 23 500 (sur 36 000) le nombre de communes exposées à un ou plusieurs risques naturels. Le risque le plus fréquent est le risque d'inondation (15 700 communes) puis le risque de glissements de terrains (5 932 communes), de tremblements de terre (5 100 communes), le risque volcanique (1 400 communes) et le risque d'avalanches (400).
Rien que pour un pays de taille moyenne, les risques sont nombreux, même si le degré d'exposition est variable. Il est possible d'obtenir la nature des risques naturels (et artificiels) de chaque commune française sur www.prim.net lien titre.
Comment échapper au risque ? La réponse vient d'elle-même, c'est impossible. Il convient dès lors de s'y préparer.
Le rôle des autorités publiques et collectives
(à venir)
La préparation individuelle
Sans doute le terme est inadaptée car trop réducteur. Il faudrait parler de préparation individuelle, familiale, du voisinage, du cercle amical ou professionnel. Plus simplement, ce qui ne relève pas de la responsabilité politique ou administrative.
Envisager des scénarios catastrophiques (à venir)
Envisager des réponses à ces scénarios (à venir)

