Chiens

Un article de Wiki Vie Sauvage et Survie.

Introduction

En matière de survie à long terme il est bien souvent indispensable de s’associer les services d’animaux. Pour se nourrir on élèvera des poules et des lapins, pour tracter de lourdes charges et pour se déplacer des chevaux ou des rennes… Une des espèces animales les plus proches de l’homme et les plus polyvalentes est le chien.

On le retrouve pour la chasse, la conduite de troupeau, la garde, le transport et bien sûr la compagnie. Nous ne nous attarderons pas sur le rôle de « compagnon » du chien mais il ne faudrait pas le négliger. Il est facile de sourire en pensant à cette idée mais c’est oublier que la plupart d’entre nous vivent en société. En condition de vie autarcique, la solitude peut devenir très pesante et la présence même d’un animal est un soulagement.

Dans le choix du chien, il faudra préférer un chien polyvalent à une race ultra spécialisée : cette dernière sera plus performante dans un domaine, mais la survie sous-entend de maîtriser plusieurs techniques. Si l’on prend l’exemple du dogue du Tibet, considéré comme une des plus anciennes races, il est utilisé pour le travail sur troupeau (chèvres souvent), il est aussi un excellent gardien et, vu sa masse, pourra sans problème tracter un certains poids. Autre point, on parlera ici de race de chien par simplicité mais un bâtard ou corniaud pourrait s’avérer lui aussi performant et souvent moins fragile, à condition d’être sélectionné intelligemment.

 

Mise en garde

Un chien n’est pas un « Bug Out Bag » qu’on laisse au garage en attendant le jour où, peut-être, il servira. Prendre un chien, c’est s’engager sur 15 ans ou plus. S’engager à le sortir — et tout chien à besoin de se dépenser quotidiennement ; s’engager à le nourrir ; s’engager à le soigner ; et s’engager à lui procurer de l’affection : un chien est un animal social. Dans le choix, il faudra être responsable, on ne prend pas un chien parce qu’il est mignon : un Huskie est un chien de meute qui souffrira s’il est seul et s’il ne travaille pas (traction), un Border Collie est un chien extrêmement énergique qui nécessite plusieurs heures d’attention et d'activité physique et psychique par jour…

Tout chien a besoin d’être éduqué : une éducation de base (le gentil labrador reste chiot très longtemps et peut causer de graves dégâts quand il est seul et il est systématiquement sur les listes des chiens causant des blessures par morsure et cela par défaut d'éducation) et éventuellement un entraînement spécialisé : l’instinct se travaille et n’espérez pas en prenant un terrier qu’il vous ramènera un lapin prêt a cuire !!

Des milliers de chiens victimes de l’Homme attendent en refuge, pensez à eux aussi.

Chien pour la chasse

Chasse à l'arc avec un chien d'ours de Carélie
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Chasse à l'arc avec un chien d'ours de Carélie
Épagneul ramenant un appât
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Épagneul ramenant un appât
Terrier en plein travail
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Terrier en plein travail

Voilà une présentation succincte des différents « usages » du chien qu’on rencontre actuellement pour la chasse.

Rapporteur 
il a deux rôles : trouver la proie que le chasseur a abattue, et la lui ramener. Il travaille aussi dans l’eau.
Chien d’arrêt 
il cherche la proie et quand il l’a trouvée, il « pointe » c'est-à-dire qu’il marque l’endroit. Le chasseur doit alors lever le gibier et l’abattre.
Chien leveur 
il court devant son maître en zigzag et lève les proies ; une fois que le chasseur a abattu le gibier, il lui rapporte.
Chien courant 
il piste la proie, le plus souvent en meute. On en trouve de toute taille, du plus petit pour les battues au plus gros pour les chasses à courre.
Chien de rouge 
utilisé pour la recherche au sang, il poursuit les proies blessées, même si la piste a deux jours.
Terrier 
utilisé pour la vénerie sous terre. Les chiens sont lâchés à l’entrée d’un terrier et ensuite suivis à l’oreille. Quand ils parviennent à acculer leur proie au fond du terrier le « déterreur » entre en action et capture l’animal.

La vénerie

Il s'agit de la chasse avec des chiens uniquement. Une meute de chien poursuit la proie pour l'épuiser. On n’emploie pas d’arme, si ce n’est un poignard pour l'achever. On distingue la grande vénerie (chasse à courre) qui se pratique à cheval, et la petite vénerie qui se pratique à pied et nécessite une grande endurance du chasseur pour suivre sa meute.

Chien pour la conduite du bétail

Ebauche
Cet article est une ébauche à compléter, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.
Border collie rassemblant des brebis
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Border collie rassemblant des brebis

Il n’est pas évident de parler d’un sujet assez précis quand on n’en a qu’une vue lointaine.

Avoir un ou plusieurs chiens pour conduire ses bêtes, c’est économiser ses forces et son temps. On peut penser que l’apprentissage est particulièrement difficile mais des stages d’initiation sont proposés en une semaine : ce n’est qu’une base, mais avec de la patience et du travail il doit être possible d’atteindre de bons résultats.

Les chiens sont employés pour la plupart des animaux d’élevage (pour ne pas dire tous), cela va des volatiles aux chevaux en passant par les classiques brebis.

Chien pour la garde

Berger d'Anatolie protégeant un troupeau en Turquie
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Berger d'Anatolie protégeant un troupeau en Turquie

Quels sont les dangers que l’on peut rencontrer si l’on vit en pleine nature ? La faune sauvage évidemment, et peut-être un humain malintentionné. Dans ce contexte, le chien sera surtout employé pour protéger l’habitat ou un troupeau.

Il est un atout pour trois raisons :

  • il dissuade en répandant ses odeurs (urines) qui suffiront à faire fuir la plupart des prédateurs ;
  • il alerte par ses aboiements ;
  • et enfin il défend en attaquant directement l’animal.

On s’aperçoit que ce rôle n’a pas besoin d’être tenu par un chien particulier. Il sera plus profitable qu’un ou plusieurs chiens employés à d’autres tâches remplissent celle-là aussi. D’autant que la garde est un comportement naturel chez la plupart des chiens. À titre d’exemples, on peut citer le dogue du Tibet (déjà évoqué) qui sert tout à la fois à la conduite du troupeau et à sa protection, ou bon nombre de terriers qui sont d’infatigables chasseurs, qui attaqueront avec une bravoure inconsciente les prédateurs et se montreront méfiants avec des humains inconnus.

Il existe actuellement des disciplines pour entraîner les chiens à l’attaque (le mordant par exemple). Dans le contexte de l’autosuffisance on peut se demander si le rapport énergie dépensée – utilité pour la survie est intéressant, rien n’est moins sûr.

Chien pour le transport

Pour le transport par chien, par traction, il faut connaître le nombre de chiens dont on a besoin et leur puissance.

Chien seul

Croisée border collie et sac de bât
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Croisée border collie et sac de bât
Sac à dos ou sac de bât 
le principe est dans la terminologie : à l’instar d’un âne, on place un sac avec des poches sur les flancs du chien. Le chien peut transporter 30% de son poids (sauf besoin exceptionnel il vaut mieux pour préserver le chien se limiter à 20% de son poids), ce qui n’est pas négligeable quand l’on est soi-même fortement chargé. Ce principe a beaucoup été utilisé durant la première guerre mondiale, le chien transportant le courrier ou du matériel médical.
Charrette à chien ou chariot à chien 
un chien suffisamment grand et fort pourra tout à fait être attelé à une charrette adaptée. Il s’avérera très utile pour transporter des charges moyennes, comme une récolte dans un potager, des stères de bois ou des enfants.

Meute de chiens

Samoyède
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Samoyède

Le traîneau à chiens est d’abord prévu pour la neige et la glace, mais il existe pour terrain sec des traîneaux à roulettes.

Tracter un traîneau est à la portée de n’importe quel chien, mais pour que ce soit efficace il faut qu’il soit suffisamment fort et endurant pour supporter cette charge longtemps. Il va sans dire qu’il doit aussi être adapté au climat, et enfin il faut qu’il aime ça (sinon vous allez vous épuiser à le stimuler). Dans ce domaine il y a des champions reconnus, des chiens nordiques. Ce sont des chiens de meute qui ne seront heureux qu’avec leurs congénères, à part le samoyède qui souffrira s’il n’a pas en plus des contacts avec l’homme :

Le samoyède 
à mon avis le plus adapté à la vie en autarcie, sa morphologie compacte (51 à 60cm pour 17 à 30kg) en fait un chien puissant et endurant mais peu rapide. Il a besoin pour être bien des attentions de l’homme, il s’avère être bon chasseur et gardien de troupeau. Un assistant de grande qualité pour l’homme !
Le malamut 
très massif, c’est le plus grand des chiens de traîneau (58 à 63cm pour 30 à 50kg), une morphologie qui lui confère une grande puissance, utilisée pour tracter de lourdes charges, mais qui limite sa vitesse.
Le groenlandais 
c’est un chien qui permet d’avoir une meute équilibrée car on en trouve des puissants et des plus légers (au moins 50cm et 25 à 45kg). Par contre ce sont des chiens très durs.
Le husky 
rapide et endurant, il y perd en puissance de traction. Longiligne (50,5 à 60cm pour 15,5 à 28kg), il adore tracter.
L’alaskan 
sélectionné pour la course, il répond à des besoins de vitesse et de résistance au climat. C’est aussi un chien assez fin, aux formes marquées qui à un caractère très prononcé. Il n’y a pas de standard pour cette race.

Les différents attelages

Tandem simple ou attelage indien 
les chiens sont les uns derrière les autres, c’est le plus pratique pour les chemins étroits.

Image:Indien.jpg

Tandem double ou musher 
les chiens sont deux par deux (il arrive souvent qu’un chien soit seul dans l’attelage). Le plus utilisé aujourd’hui entre autre pour les courses.

Image:Musher.jpg

L’attelage en éventail ou Inuit 
chaque chien est attaché directement au traîneau. Ce système fait perdre un peu de puissance mais si un chien tombe dans une des crevasses de la banquise les autres ne sont pas entraînés.

Image:Inuit.jpg