Géomorphologie
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Géomorphologie
La géomorphologie est la science qui étudie les différentes formes de reliefs et les processus qui ont conduit à la mise en place de ces formes en fonction des différents terrains.
Géomorphologie des milieux plissés
Les contraintes présentes au sein du globe terrestre s’expriment en surface par des formations géomorphologiques appelées des plis. On en distingue différents types et ils évoluent au cours du temps.
Anticlinal
L’anticlinal présente une convexité vers le haut. Les terrains les plus anciens sont en son cœur.
Synclinal
Le synclinal est l’opposé de l’anticlinal, il présente une convexité vers le bas et la couche la plus récente est en son cœur.
Morphologies affectant un pli
Les plis, au cours de leur évolution, peuvent se voir entaillé par des cours d’eau. Il se forme alors des combes lorsque le cours d’eau est jeune et qu’il n’entaille qu’un flanc ou que la crête du pli. Lorsque deux combes se rejoignent ou qu’une combe réussi à éventrer le pli, on parle alors de cluse. Les combes et les cluses ont, en général, un cours d’eau en leur sein.
Horsts et grabens
D’un point de vu purement survie, cette morphologie n’est pas très importante, si ce n’est qu’elle est en général le siège de fréquents tremblements de terre. En effet, le horst (partie en hauteur) et le graben (parti plus basse) résultent du coulissement périodique de blocs de terrains sur des failles subverticales, ce qui occasionne de nombreux tremblements de terres, mais qui sont, en général, de faible intensité.
Milieu fluviatile
Lits d’un cours d’eau
- le lit mineur : c’est le lit dans lequel le cours d’eau coule de façon habituelle ou lors de crues annuelles.
- le lit majeur : est le lit que le cours d’eau inonde lors de crues exceptionnelles.
En survie, l’intérêt de distinguer les deux est donc évident si on veut être en sécurité.
Le delta
L’embouchure d’un cours d’eau est l’endroit géographique où il se jette dans un océan, une mer ou un lac. Le delta est un des types d’embouchure possible. Il se développe quand le cours d’eau charrie une masse importante de sédiment. Alors, au confluent des forces entre la poussée du cours d’eau et la houle de l’océan, une zone de moindre énergie est créée, propice au dépôt des sédiments. Il se forme alors un cône plus ou moins étendu et épais, entaillé de chenaux permettant aux eaux du fleuve de rejoindre l’océan.
D’un point de vue survie, un delta est en général composé d’une terre fertile, mais il est aussi l’endroit privilégié de nombreux parasites comme les moustiques par exemple. De plus, la zone du delta est en générale très humide ce qui peut former des marécages.
L’estuaire
Un estuaire est caractérisé par une forme rectiligne et large à son embouchure. La définition d’estuaire est assez floue, mais on peut dire que c’est une zone où les effets de l’océan et du fleuve se font sentir. L’eau coulant dans l’estuaire est douce en amont, puis elle devient saumâtre et enfin salée. La transition n’est pas nette. En effet, l’eau douce et l’eau salée ont beaucoup de difficulté à se mélanger du fait de leur densité très différentes, on observe alors un biseau salé, l’eau douce coulant en surface et l’eau de mer, plus dense, s’infiltrant plus en profondeur. Un estuaire est en général le siège d’un écosystème très riche de part l’apport de matières nourricières par le fleuve et l’océan. De plus, les mouvements d’eau occasionnés par la rencontre des deux masses d’eau permettent une bonne oxygénation du milieu.
Terrasses alluviales
Les terrasses alluviales sont des dépôts sédimentaires prenant place le long des cours d’eau. On peut en général en observer plusieurs qui sont emboîtées ou étagées, signe des différents régimes hydrauliques qu’a connus le cours d’eau. Les terrasses sont constituées de sols fertiles qu’il peut être bon de cultiver (noter que les vignes de Sauternes sont sur des terrasses fluviatiles !).
Milieu désertique
Différents types de dunes
Le milieu désertique chaud est en général composé de sable ou de galets. Ce sable s’accumule, aux grés du vent, sous formes de dunes. Elles peuvent avoir des formes variées, que ce soit linéaire, en croissant. Une constante, toutefois, elles se développent toujours perpendiculairement au vent dominant et elles présentent un côté plus pentu que l’autre. Le côté au vent monte en pente douce alors que le côté sous le vent a une pente beaucoup plus abrupte.
Erg et reg
Souvent confondus, ces deux mots désignent un type de modelé désertique. L’erg est un désert uniquement composé de sable. A contrario, le reg est un désert de cailloux et de blocs. Les deux types peuvent être retrouvés dans un même désert, leur formation dépend juste des possibilités d’apport en sable de l’endroit considéré.
Oued
L’oued est un cours d’eau se développant en milieu désertique, dont le régime est irrégulier. Le lit est, la majeure partie du temps, sec, mais en profondeur, de l’eau peut subsister. Il peut donc constituer un endroit privilégié de recherche d’eau en cas de besoin.
Milieu karstique
Le karst est un modèle prenant place dans des terrains solubles tels que le calcaire, la dolomie ou encore la craie. Sous l’action de l’eau, le carbonate de calcium composant le calcaire va être solubilisé et entraîné. Il en résulte des cavités plus ou moins étendues, en général reliées par des boyaux. Le karst peut s’avérer dangereux en cas de forte pluie, celles-ci pouvant rapidement remplir les salles. Avant de s’abriter, il faut donc faire attention pour savoir si le karst est suffisamment en hauteur afin de ne pas être inondé. A noter que dans un karst, la température est le plus souvent constante et comprise entre 10 et 13°C. Au sein de cette morphologie, on peut noter la présence :
- d’aven : ce sont des puits issus de l’effondrement du toit d’une cavité.
- de dolines : ce sont des dépressions circulaires de plusieurs mètres de large. Leur sol est en général riche et il est le siège d’une végétation abondante qui peut contraster avec la relative pauvreté végétale de certains paysages calcaires.
- de grottes : qui sont des cavités creusées dans le calcaire.
Milieu périglaciaire
Pergélisol
Il faut savoir que certaines régions du globe terrestre ne dégèlent jamais. Il persiste alors, même si la glace et la neige ont fondu, un pergélisol. Ce sol, comme son nom le laisse entendre est en permanence gelé ce qui peut constituer un désavantage pour se faire un abri ou cultiver quelque chose dessus. De plus, la végétation poussant sur celui-ci est peu abondante et surtout composée de mousses et de lichens. Il représente actuellement 20% des terres émergées mondiales.
Cônes d’éboulis
La succession de gels et de dégels conduit à une fragmentation de la roche. Il en résulte alors des cônes d’éboulis (pierriers) prenant place le long de la pente. Ces cônes sont assez dangereux car ils sont instables quand on se déplace dessus. Il est donc vivement recommandé d’être prudent si on en emprunte un.
Texte : Razak

