Ponchos

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Origines

Originaire des Andes, le poncho est à l'origine une grande pièce de laine rectangulaire percée en son centre d'un trou suffisant pour passer la tête et qui était et reste le vêtement par excellence des habitants précolombiens qui le portent en permanence et dorment en s'enroulant dedans.

Aujourd'hui, quand on dit poncho on pense à l'interprétation moderne en toile imperméable, munie d'une capuche, d'œillets et de pressions qui permettent à ce vêtement de se prêter à diverses configurations : vêtement de pluie, couvre-sac, abri de bivouac (tarp), tapis de sol, micro-abri de survie en climat froid, etc.


Les ponchos mesurent en général, une fois dépliés, environ 1.50 m × 2 m ou un peu plus.

Un poncho est un véritable couteau suisse du textile, rendant de grands services dans des situations diverses tout en restant d'un prix très modique. En effet on peut trouver d'occasion des ponchos très solides à partir de 5.00 € dans les surplus militaires, tels le poncho de la Bundeswehr ou le poncho U.S. Army. Les magasins de sport ne sont pas en reste et on y trouve des ponchos qui cherchent à répondre aux attentes d'une large clientèle civile, attentes qui malheureusement ne sont pas toujours en adéquation avec un usage rationnel et complet du poncho, mais le confinent au strict rôle de vêtement de pluie. Ainsi, les ponchos destinés au marché civil manquent souvent de solidité, n'ont pas toujours d'œillets, ne peuvent même pas pour certains être dépliés pour former une bâche rectangulaire. Par ailleurs, ils sont notablement plus chers que les ponchos de surplus militaire. En revanche, ils sont souvent moins lourds et moins encombrants.


Port habituel d'un poncho. Remarquer qu'il protège l'homme et le sac à dos. On peut aussi passer le sac à dos par dessus le poncho, comme s'il s'agissait d'une veste. (On peut aussi rentrer les bras à l'abri.)
Port habituel d'un poncho. Remarquer qu'il protège l'homme et le sac à dos. On peut aussi passer le sac à dos par dessus le poncho, comme s'il s'agissait d'une veste. (On peut aussi rentrer les bras à l'abri.)
Utilisé de cette manière, dans l'idéal avec une chandelle allumée à l'intérieur, le poncho offre une protection vite mise en place et surprenante d'efficacité en climat froid. Si aucun abri plus efficace n'est disponible, cette méthode offre la possibilité de survivre une nuit par des températures largement négatives, en attendant de mettre en place un abri mieux adapté. Remarque : pour cette utilisation, commencer par enfiler tous les vêtements disponibles à portée de main, puis s'asseoir sur un objet isolant, enfin refermer le poncho autant que possible en laissant une petite ouverture devant le nez ; la position devient vite inconfortable mais peut réellement sauver une vie.
Utilisé de cette manière, dans l'idéal avec une chandelle allumée à l'intérieur, le poncho offre une protection vite mise en place et surprenante d'efficacité en climat froid. Si aucun abri plus efficace n'est disponible, cette méthode offre la possibilité de survivre une nuit par des températures largement négatives, en attendant de mettre en place un abri mieux adapté. Remarque : pour cette utilisation, commencer par enfiler tous les vêtements disponibles à portée de main, puis s'asseoir sur un objet isolant, enfin refermer le poncho autant que possible en laissant une petite ouverture devant le nez ; la position devient vite inconfortable mais peut réellement sauver une vie.

Poncho monté en abri type "canadienne". Selon la taille du poncho, la protection latérale peut être un peu juste.
Poncho monté en abri type "canadienne". Selon la taille du poncho, la protection latérale peut être un peu juste.


LE PONCHO EN TARP :

Le poncho, arme ultime de la survie ? Pas si sûr. Mais bien utilisé, il est d'une polyvalence et d'une simplicité sans pareille. À condition d'avoir quelque peu préparé son équipement dans ce but. Alors pourquoi le poncho et pas une bâche ? En fait, nous emportons souvent un poncho pour la rando — qu'elle soit petite ou grande — ainsi que des bâtons de marche. Je vais juste montrer les différents montages que j'utilise. Ce sont les bases, les autres ne sont que des déclinaisons (soit accroché différemment, aux branches ou avec des bouts de bois, soit pour les formes d'abris, etc.). Comme d'habitude, la seule limitation étant sa propre imagination. Le matériel : un poncho ! Pour l'occasion, nous avons pris un modèle US de surplus (il n'y a pas que le Todomodo de bon, loin de là) ; 2 bâtons de marche (remplaçables par des branches, comme les sardines d'ailleurs et les boutons duffle-coat) ; 8 cordes de 1 m avec tendeur 2 trous et bouton duffle coat ; une corde de 7 m avec 2 tendeurs et 8 sardines. Les pointes des bâtons vont se loger dans les œillets du poncho, ainsi que les boutons des cordages. Pourquoi de cette façon ? C'est le plus rapide : pas de nœud à faire, pas de nœud à défaire. Les haubans servent à stabiliser le tout s'il y a du vent, ou à tendre le poncho selon la forme.

Le matériel : Poncho, cordelettes avec tendeurs à 2 trous et sardines.
Le matériel : Poncho, cordelettes avec tendeurs à 2 trous et sardines.
Détail de fixation avec bâton de marche et sardines.
Détail de fixation avec bâton de marche et sardines.
Détail du bouton duffle coat.
Détail du bouton duffle coat.

Et maintenant, quelques exemples de mise en forme :

La classique québécoise.
La classique québécoise.
Version asymétrique à l'arrière.
Version asymétrique à l'arrière.
L'appentis. Le montage le plus simple et rapide. Un grand classique lui aussi.
L'appentis. Le montage le plus simple et rapide. Un grand classique lui aussi.
En "poulpe", très efficace en cas de grosse pluie ou de fort vent de par sa forme surbaissée. Les bâtons (ou branches) sont positionnés dans la capuche qui sert aussi de snorkel ou de hublot.
En "poulpe", très efficace en cas de grosse pluie ou de fort vent de par sa forme surbaissée. Les bâtons (ou branches) sont positionnés dans la capuche qui sert aussi de snorkel ou de hublot.
Ce montage paraît bas, mais il y a de la place. Photo prise de l'intérieur.
Ce montage paraît bas, mais il y a de la place. Photo prise de l'intérieur.
Une variante différente.
Une variante différente.
Et encore une autre variante.
Et encore une autre variante.

Tout cela pour vous démontrer qu'une tente n'est pas forcément indispensable quand on possède un poncho. Nota : s'il pleut déjà, il est possible de monter l'abri en étant dans le poncho. Il suffit de l'attacher à des branches basses ou simplement de mettre deux sardines et de le tendre. C'est l'un des avantages du bâton de marche : on l'a toujours avec soi. Le vrai problème est surtout quand on a besoin d'aller en dehors du tarp s'il pleut. Car si le poncho est notre seule protection contre la pluie, on n'a plus rien. En cas de forte précipitation, il vaut mieux chercher un arbre bien large, une caverne, bref, un abri plus conséquent. Avoir une bâche en plus ne ferait pas de mal. Il n'est pas interdit d'utiliser sa tête ou sa carte quand on a un poncho. Pour les bâtons de marche, les pointes en tungstène et celles en acier (plus grosses) passent avec le Todomodo et aussi avec le poncho US. Concernant le vent : c'est sérieux. Je ne l'ai pas utilisé souvent mais c'est la forme la plus efficace quand il y a un fort vent tournoyant. Il n'a pas prise sur le poncho du fait de sa forme très basse. Dans un endroit très venté et sans relief, c'est une solution pour se protéger. Avec un bâton pour l'ouvrir devant, ça devient un abri très convenable et bien protégé sur les 3 côtés. Les haubans d'un mètre ne sont pas indispensables en canadienne par ex., les sardines dans les œillets sont aussi possibles. Les cordages servent à gagner un peu d'espace ou à stabiliser l'ensemble.

Texte initial écrit par Diesel

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