Chien : que faire face à un chien belliqueux?
Un article de Wiki Vie Sauvage et Survie.
Tout d'abord, il est important de noter que, de façon très courante, il existe un décalage entre ce que nous voyons et croyons comprendre et ce que perçoit un chien. Il faut être bien conscient que cet animal, si familier soit-il, est un mammifère prédateur, grégaire et territorial. De ce fait, les attitudes et les comportements de nos chers compagnons sont régis par des lois ancestrales et immuables. Et ce n'est qu'après acceptation de cet état de choses et une étude des principes qui lui sont associés que l'on sera en mesure de comprendre... le chien.
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RENCONTRE
Il arrive parfois que l'on croise un chien seul, sans maître, dans les bois ou dans la rue...
Le premier comportement à adopter est de l'ignorer.
- Continuer son chemin sans lui prêter attention.
- Ne pas changer d'allure ni de trajectoire.
Un chien, quel qu'il soit, s'arrêtera sur ce qui lui semblera inhabituel.
C'est le cas chez tous les animaux... y compris les humains.
(cf. l'inconnu peut présenter un danger)
Un bref changement d'allure ou de trajectoire donnerait au chien une information. (Trahir une crainte... ou préparer une action). Quoiqu'il en soit, le but du promeneur sera de "mettre dans la tête du chien" qu'il ne représente rien d'autre qu'un promeneur.
Plusieurs scénario se présentent alors.
Le chien continue son chemin, nous ignorant autant que nous l'ignorons.
C'est le but à atteindre.
Il faut absolument garder à l'esprit que, 99 fois sur 100, le chien agira "en fonction de nous".
Le chien, surpris par cette rencontre inattendue, s'arrête et aboie.
Un chien qui aboie le fait, en général, pour empêcher le contact.
- Continuer son chemin comme s'il n'était pas là.
A ce niveau d'inquiétude (pour le chien), le moindre changement de comportement de notre part le forcerait à s'interroger sur nos raisons et risquerait de le rendre plus insistant.
Le chien aboie et vient vers nous.
- S'arrêter et ne plus bouger.
- Ne pas le regarder directement.
Ne connaissant ni le chien, ni les raisons qui le poussent à s'imposer de la sorte... il faut adopter un comportement neutre.
Un regroupement (si plusieurs personnes), des cris, des gestes brusques etc., seront perçus par le chien, comme une confirmation du risque qu'il voyait possible en nous.
Certains chiens iront jusqu'à faire de "fausses charges" (simulacres d'attaques), afin de nous couper l'envie de devenir une menace. Une fois le chien convaincu que nous ne représentons aucun danger (n'ayant eu aucun comportement), il abandonnera la place. Le rituel peut durer quelques minutes.
Rester complètement immobile, sans regard direct, sortira quiquonque de la majorité des rencontres canines inquiétantes.
Le chien nous fonce dessus sans aboyer.
Il y a de fortes chances pour que ce chien soit sûr de lui et ait la ferme intention de nous mordre. Dans ce cas de figure, il faut agir très vite !
Trois possibilités s'offrent à nous, et le choix de l'une d'entre elles dépend de chaque situation et de l'appréciation de chacun. (cf. le gabarit du chien et sa détermination apparente.)
- 1 Rester complètement immobile et croiser les doigts très fort.(ceci reste la meilleure méthode et la moins risquée)
- 2 Tenter un gros coup de bluff en faisant front. Avancer tout droit vers le chien, sans menace, avec un très crédible, fort et ferme: "NON!". (en comptant sur la grande probabilité qu'il connaisse cet ordre). Si le chien s'arrête, il faut faire de même immédiatement. Prendre une attitude neutre un instant et reprendre tranquillement son chemin. Si il devait revenir aussitôt, il faut lui faire face et prendre à nouveau une attitude neutre. Attendre le maître, ou que le chien abandonne la place.
- 3 Il n'y a aucun doute sur le danger immédiat. (le chien est visiblement "féroce" et semble "vouloir en découdre"). Dans ces circonstances, il faudra impérativement improviser un bouclier... un sac, un vêtement, n'importe quoi que le chien "pourra" mordre.
Des tests réçents ont montré que des chiens de 25 à 60 kg avaient une capacité de pression dans la machoire de, respectivement, 100 à 300kg. Quelqu'un qui subirait une telle morsure serait dans la prèsque-incapacité de réagir physiquement. La douleur étant trop importante et insoutenable.
Une esquive de dernière seconde pourrait être effectuée afin d'éviter l'impact dû à l'élan du chien. Elle n'empêcherait pas la suite des évênements et renforcerait l'agressivité du chien... Néanmoins, elle aurait comme intérêt de permettre... de finir d'enlever son sac à dos (par exemple).
CE QU'IL NE FAUT ABSOLUMENT PAS FAIRE
Regarder directement (dans les yeux) un chien qui nous aboie dessus
(et qui n'est manifestement pas en train de vouloir attirer notre attention pour jouer à la balle!)
Il pourrait interprêter ce signe (universel) comme un défi, une menace, et c'est ce que nous ne voulons surtout pas.
Faire des gestes brusques
Faire des gestes du bras associés à un "va-t-en!", des coups de pieds dans des cailloux... sont autant de signes pouvant être perçus comme des menaces. Il arrive même un stade, lorsque le chien devient très menaçant, aboyant à quelques centimètres, et qu'il faut rester immobile, où le moindre geste de notre part pourrait être suivi d'une fulgurante attaque. A ce niveau de menace et de stress, un chien interprêtera le moindre mouvement comme une prise de décision de faire face à l'affront.
Fuir
C'est le pire scénario. Cela déclencherait ce qui s'appelle un effet de proie. Facilement observable lorsqu'on lance une balle à un chien... il la poursuit ! Nous lui disons: "va chercher!" et lui entend: "poursuis et neutralise-là" ! Nous devons être conscient de ce décalage.
Il se produit le même phénomène avec tout ce qui s'éloigne du nez d'un chien. Ainsi, tout jogger, cycliste ou promeneur qui se fait poursuivre par un chien, doit impérativement s'arrêter, s'immobiliser et attendre, afin de sortir au plus vite de ce schéma de proie. Toute tentative de fuite, même à velo, est illusoire et ne ferait qu'augmenter cet effet de proie et la détermination du prédateur qui lui est associé.
Dans ce cas de figure, les éventuelles morsures ne seraient plus défensives (rapide coup de dents... pour "mettre en garde") mais beaucoup plus sérieuses.
Le comportement des jeunes enfants, pour certains chiens peu socialisés, est directement associé aux schémas du comportement d'une proie.
- Des cris.
- De grands gestes.
- Et une fuite.
Ce sont 3 codes comportementaux que toute proie potentielle adopte face à un prédateur (les cris en moins pour certains animaux), 3 codes représentant : surprise/peur + volte-face + fuite. Le cocktail idéal pour déclancher une attaque de prédation. Voilà pourquoi les enfants représentent la majorité des victimes de morsures de chiens. Ils sont mordu très souvent au visage parceque ce dernier se trouve à la même hauteur que la tête du chien.
URGENCE IMMEDIATE
Si par malheur un chien avait pris une prise (mordre sans lacher) sur nous ou un tiers , il faudrait le mettre dans l'incapacité de respirer. Non pas en l'étranglant mais en lui "coupant le souffle".
Ce résultat peut être obtenu de deux manières:
- en lui administrant un très violent coup sur le larynx. (la gorge)
- en lui administrant un très violent coup de pied dans "le côtes flottantes".
(à 45° vers l'avant étant l'idéal)
Ces techniques ne sont à utiliser que dans des cas extrèmes de sécurité générale immédiate (ces coups pouvant, seuls, entraîner la mort d'un chien)

