Sacs en duvet

Un article de Wiki Vie Sauvage et Survie.

Sommaire

Introduction

Le duvet est le matériau possédant le meilleur rapport poids/chaleur du marché. Bien sûr, certains synthétiques peuvent être compétitifs vis-à-vis du duvet de qualité inférieure, c’est d'ailleurs pourquoi on ne trouve plus guère de sacs de couchage garnis de duvet bas de gamme. Mais à l’heure actuelle, aucun substitut synthétique n'égale les performances de cette matière lorsqu’elle est de bonne qualité.

Avantages et inconvénients

Les avantages

Confort

Le duvet absorbe l’humidité. C’est à la fois un avantage et un inconvénient. C’est un avantage dans la mesure où il est plus confortable car on ne ressent pas une sensation de moiteur. Cela lui donne une plus grande plage d’utilisation. Un sac en duvet -10°C est supportable à +10°C alors que l’équivalent en synthétique serait une étuve. Cela permet de mieux dormir et de ne pas devoir adapter les couches durant la nuit lorsque la température nocturne évolue. De même, si vous mettez des vêtements humides dans un sac en duvet, ils seront secs le lendemain. Évidemment, et c’est l’inconvénient, cela veut dire que le duvet a absorbé l’humidité et qu’il isole moins : c’est une pratique qui doit être réservée aux situations dans lesquelles il existe une importante marge de sécurité. Le duvet est très confortable et vous enveloppe parfaitement de façon agréable. Il n’est pas raide comme le Polarguard, ni fin comme le Thinsulate. Cela veut dire qu’il y a moins de pertes par convection lorsque vous bougez dans le sac (effet soufflet) que dans un sac synthétique. Les mesures de performances réalisées par des mannequins thermiques sont toujours statiques et ne prennent donc pas en compte cet avantage.

Compacité

C’est l’avantage principal du duvet. Comparez en magasin la compacité d’un sac en duvet -10°C confort et son équivalent en synthétique : ite missa est ! Cela veut dire un sac à dos moins gros, plus de place dans celui-ci, rien à l’extérieur donc un sac à dos résistant à la pluie, pas besoin de se traîner un « sac de compression » lourd, remettre le sac de couchage dans sa housse n’est plus une corvée... que du bonheur. En revanche, il faut prévoir une bonne isolation du sol, car le duvet est tellement compressible que l’isolation du dessous est nulle. C’est vrai d’un point de vue thermique mais aussi pour le confort.

Légèreté

Plus le sac est performant, plus l’écart avec le synthétique se creuse. C’est normal, ce qui pèse lourd dans un sac en duvet ce n’est pas le duvet mais la construction complexe de l’enveloppe. Avec un sac de 500 g de duvet vous avez un sommeil très confortable à 0°C ; 800 g : -10°C ; 1000 g : -20°C. La différence de poids totale du sac n’est pas énorme. En revanche dans un sac en synthétique, la construction est simple, ce qui pèse c’est l’isolation. Un sac qui fait du -20°C pèse un âne mort et remplit votre sac à dos. On gagne aussi sur le sac de compression, qui est inutile, et sur la taille du sac à dos, qui est plus petit donc plus léger. Attention : sur plusieurs jours, le duvet se charge d’humidité et augmente en poids. Ce phénomène existe aussi, dans une moindre mesure, pour les sacs de couchage en synthétique.

Durabilité

Un duvet de qualité, bien entretenu, dure une vie. Ce n’est pas le cas du synthétique. Le duvet est réputé conserver son gonflant indéfiniment, sous réserve qu’il soit conservé au sec et dans un grand sac. À défaut de sac en maille, on peut prendre une grosse enveloppe d’oreiller ou bien d’édredon en coton selon la taille du sac. S’il est de qualité, vous pourrez le laver sans problèmes en suivant les recommandations du fabricant. Ce n’est pas le duvet qui craint le lavage, ce sont les coutures. Lors du lavage, la boule de duvet aggloméré défonce les coutures internes de mauvaise qualité. C’est la raison pour laquelle il faut éviter l’essorage et employer le programme laine avec une lessive adaptée. Il est également possible de faire un nettoyage partiel à l'éponge de l'intérieur du sac de couchage. Cette méthode fait gagner du temps et évite de stresser les coutures.

Les inconvénients

Prix

Le duvet est cher. Il est inutile d’acheter un sac avec du duvet de mauvaise qualité ou ayant une grande proportion de plumettes. Dans ce cas il vaut mieux acheter un sac en synthétique performant.

Risque allergisant

Le duvet peut causer des allergies. Le plus souvent, il s’agit d’un problème d’acariens. Pour éviter leur prolifération : mettez votre duvet au congélateur, exposez-le en altitude (attention : les UV détruisent le polyamide), lavez-le, utilisez un drap-sac ou dormez avec des sous-vêtements couvrant le corps et un oreiller.

Sensibilité à l'humidité

Il peut moisir à l’humidité. Il est donc impératif après utilisation de laisser sécher le duvet en dehors de son sac de transport ou, pire, de son sac imperméable. Même si le duvet vous paraît sec, en fait il a stocké de l’humidité. Il met plus de temps à sécher s’il est trempé qu’un duvet synthétique. Attention : je dis bien trempé, c’est à dire quand les flocons et plumules sont agglomérés en boule... ce qui est très rare sauf au lavage. Si le duvet est humide, il sèche aussi vite que du synthétique tant qu’il n’est pas aggloméré, c’est une question de surface exposée à l’air.

Pertes de matière

Si l'enveloppe extérieure ou intérieure se déchire, le duvet s'échappe très rapidement. Ce n'est généralement pas le cas avec une isolation synthétique. Il faut impérativement réparer. Généralement un morceau de sparadrap ou de duct-tape fera l'affaire.

Pertes d’isolation

Le duvet étant très compressible, si quelque chose le compresse il perd une grande partie de son isolation. C'est la raison pour laquelle il faut bien s'isoler du sol. On doit se souvenir qu'un duvet compacté isole beaucoup moins. Ce phénomène est surtout sensible pour les vêtements au niveau des épaules, mais il existe aussi pour les sacs de couchage. Il faut donc faire attention à ce que les sursacs soient suffisamment larges, et éviter de recouvrir le sac de couchage de couvertures lourdes en laine dans les refuges. Dans certains cas, un vent violent peut réduire l'isolation en compressant le duvet.

Le duvet comme matière

Composition et origine

Le duvet n’est pas de la plume. Il s’agit d’un flocon pouvant atteindre plusieurs centimètres de diamètre. On utilise le duvet de canard et d’oie. Auparavant, on a aussi utilisé le duvet de cygne et celui du canard de la variété eider. Le duvet de canard eider est prélevé à la main directement dans les nids : sont prix est astronomique. Il a l’avantage de rester aggloméré car les plumules ont de petits crochets. De ce fait, même avec une construction simple, il n’y a pas de points froids dans le sac. C’est un gain en poids et en confort. Le principe de base est le suivant : plus l’animal est gros, meilleure est la qualité du duvet. La qualité de la nourriture intervient aussi. Il semble que, contrairement à ce qui est dit souvent, le climat n’intervient pas de façon significative. Si vous relisez le début de paragraphe, vous venez de comprendre pourquoi le duvet français est l’un des meilleurs du monde... En France, on n’élève pas les palmipèdes gras pour les manger ou pour le duvet mais pour le foie gras. Les bêtes sont bien nourries (sur le plan quantitatif) et vivent longtemps : elles deviennent grosses et ont le temps de faire du duvet. Celui-ci est ramassé dans les exploitations quand il tombe naturellement... Les autres pays producteurs de foie gras sont la Hongrie, la Tchéquie et la Pologne... pas la Chine. Dans ce dernier pays ce sont principalement des oies plus jeunes qui sont abattues d’où une qualité de duvet moindre. L’intégration de la chaîne de production allant du producteur au fabricant de sac de couchage en passant par le transformateur, c’est le secret de la qualité d’une maison comme Pinel. Tout est basé sur la connaissance des sources et la confiance. Ce n’est pas le genre de chose qu'il est possible de développer à distance.

Identifier sa qualité

Le duvet doit être préparé selon des normes sanitaires strictes : vérifiez les étiquettes. En France, la qualité du duvet était appréciée par l’obligation de mentionner l’origine (canard ou oie) et la composition respective de plumules et de plumettes (70/30 par exemple). Un duvet doit avoir au moins 80% de plumules (duvet). De nos jours, pour être compétitif vis-à-vis du synthétique, c’est souvent 90 à 95%.

Depuis quelques années, la mesure du gonflant (Loft) d’origine américaine s’est imposée sur le marché. Initialement, il s’agissait de mesurer l’épaisseur totale du sac de couchage une fois étendue. Puisque la capacité isolante est très fortement corrélée à l’épaisseur de duvet, il s’agissait d’une bonne indication. De nos jours, on mesure le volume d’un échantillon de duvet (une once) soumis à un poids donné. En mesurant le volume en « pouce cube » (cupo) ou CUIN (cubic inches) on obtient un chiffre. Il y a quelques années un duvet expédition devait faire au moins 550 cuin ; désormais, en dessous de 700 voire 750 cuin, vous êtes un rigolo : bizarre... bizarre...

Il existe deux méthodes pour estimer le « filling power » des échantillons de duvet : l’européenne d’origine allemande et l’américaine (IDFL : http://www.idfl.com/). La différence se trouve dans le volume des éprouvettes de test et dans le poids utilisé pour la compression. En Europe, méthode Lorch, le diamètre est de 284 mm (soit une base de 633,1 cm2) alors qu’il est de 241,3 mm (base de 457,1 cm2). La hauteur du cylindre est de 500 mm. Sur cette éprouvette, un disque perforé est disposé avec un poids sur le dessus. Le poids est de 94,25 g en Europe et de 68,3 g aux États-Unis. Dans les deux cas la pression est de 0,149 g par centimètre carré à la base de l’éprouvette (source:BASK: http://www.bask.info/info/papers/10.html).

Le duvet est préparé en étant fortement remué et en contrôlant le degré d’hygrométrie, plusieurs échantillons sont testés. Les variations peuvent être importantes au cours du test d’un même échantillon. Au final, on trouve dans la littérature que la mesure américaine donne un indice Cuin d’au moins 4% supérieur en moyenne par rapport au système européen. Plus loin dans cet article, on trouvera les indications de la société Rab pour les deux normes concernant ses propres produits. Marmot signale aussi cette différence dans certains de ses catalogues.

Le sac en duvet

Matériaux utilisés

Afin d’assurer une utilisation optimale des propriétés isolantes du duvet, un sac de couchage doit respecter un certain nombre de contraintes. Premièrement, le duvet doit être protégé par une enveloppe extérieure de tissu qui assume plusieurs rôles. Elle doit empêcher le duvet de s’échapper de l’enveloppe. Auparavant cela était obtenu grâce à l’utilisation de coton de type percale tissé très finement (120 fils/cm). Avec l’apparition du nylon, le coton a été remplacé tout d’abord pour l’extérieur du sac puis pour l’intérieur. Les raisons de la substitution sont le poids, le prix et une meilleure résistance. Les premiers tissus en nylon n’étaient pas agréables au toucher et assez peu étanches au duvet. Pour obtenir cette dernière propriété, les tissus étaient calandrés, c’est à dire passés entre deux rouleaux chauffés. On obtenait un nylon laqué, plus étanche mais moins souple, moins respirant et moins solide. Il y a une vingtaine d’années, Perseverance Mills, une société anglaise, a mis au point une qualité de tissu, le Pertex, au tissage très fin et régulier. Il s’est avéré convenir très bien au duvet. Ses avantages étaient sa résistance et sa déperlance tout en ayant un faible poids, ce qui évitait d’écraser le duvet et maximisait son gonflant donc l’isolation. Par la suite, une version avec des fils de renforts (ripstop) s’est diffusée. Notons au passage que l’utilisation d’un tissu ripstop (armuré en français) ne renforce pas la résistance à l’abrasion, au contraire. L’intérêt de ce tissu est une meilleure résistance à la traction (utile pour un parachute), et surtout une moindre propagation des déchirures (utile pour le parachute et le sac de couchage). L’enveloppe extérieure doit aussi protéger de l’humidité ambiante, tout en laissant la vapeur d’eau s’évaporer. Pour cette raison le nylon est traité avec un produit déperlant (résine fluorée ou silicone). Le traitement appliqué en surface ne résiste pas longtemps. Il est rendu inopérant par la saleté, la fumée, l’abrasion, les détergents... Mais les fabricants ont travaillé dur et ont mis au point des traitements de plus en plus efficaces, résistant à 5 lavages, puis 20 puis 100. Les derniers traitements imprègnent chacune des fibres et sont assez résistants et très déperlants (EPIC de la société Nextec : http://www.nextec.com/). Au passage, notons que certains traitements rendent le tissu glissant, ce qui est très énervant car le sac descend toute la nuit dans le sens de la pente. Les microfibres (Versatech) ont aussi été utilisées mais elles sont lourdes et souvent fragiles à l’abrasion. La société Gore-tex avait proposé voilà quelques années une version de sa membrane spécialement adaptée au duvet. Elle était totalement coupe-vent et presque imperméable (1 500 Schmerber, colonne d'eau de 1,5 m). En fait ce produit ressemblait au windstopper avec les mêmes avantages (haute respirabilité) et les mêmes inconvénients (coutures ne pouvant être étanchées). Il y a eu des sacs en Gore-tex mais, outre le prix, les commentaires sont mitigés : la vapeur d’eau est retenue dans le duvet, c’est lourd, bruyant et le pouvoir isolant baisse de jour en jour. De plus, les coutures sont rarement étanchées. Des sociétés comme Rab ou Mountain Hardwear, proposent des sacs en duvet avec un tissu imperméable. Parfois les coutures sont étanchées.

En ce qui concerne l’intérieur du sac, le coton, plus agréable, a résisté longtemps au synthétique. Mais le poids et le prix de la percale de qualité ont eu raison du coton. La soie a pu être employée, mais elle résiste très mal à l’abrasion. Actuellement, depuis une dizaine d’années la qualité des tissus Pertex (et équivalents) est telle qu’elle a supplanté les concurrents. Au passage, il existe des tissus nylon d’autres fabricants satisfaisants, comme par exemple le Meryl utilisé par les fabricants français. Perseverance Mills a fait faillite l’année dernière et l’avenir du Pertex est peut-être compromis. Certains sacs Valandré récents n’utilisent pas du Pertex mais un ersatz d'origine japonaise semble-t-il.

Normes d’isolation

Source principale : http://www.mammut.ch/mammut/downloads.asp?sid=2

Depuis la seconde guerre mondiale, on utilise des mannequins pour mesurer la résistance thermique des vêtements et sacs de couchage. Le système est simple dans son principe : on mesure la puissance électrique nécessaire pour maintenir le mannequin à une certaine température dans une chambre froide. L’avantage de cette méthode c’est qu’elle permet une bonne fiabilité de la mesure. Son défaut c’est qu’elle ne reflète qu’imparfaitement les conditions d’utilisation et la réalité d’un être humain. Par exemple, un homme bouge au cours de la nuit, transpire et ne chauffe pas uniformément le sac de couchage. Il serait possible de mimer le comportement humain mais les coûts exploseraient. De plus un mannequin de test doit être toujours le même du point de vue de la fiabilité de la mesure... Or aucun homme ne se ressemble.

Mesurer la résistivité thermique d’un sac est une chose, en tirer une conclusion sur son confort en est une autre. Pour étalonner les mesures, on a utilisé des êtres humains mis en condition et appareillés (thermomètre dans plusieurs endroits du corps...). Les cobayes ont aussi été interrogés. Mais ici encore les avis divergent selon les personnes et les buts poursuivis. Par exemple, un sac avec une résistance thermique mesurée au mannequin de 1 m² K/W (= 10 Tog ou 6,5 Clo) sera noté comme suit, selon les différentes normes utilisées :

  • En 13537 - Comfort (confortable pour une femme moyenne) : +2°C
  • Standard Français NF G08-013 : -3°C
  • En 13537 - Limit Comfort (confortable pour un homme moyen) : -4°C
  • Modèle de confort Thelma (sans Louise bien sûr, c'est basé sur la norme ISO TR 11079) : -10°C
  • Modèle de confort Leeds (basé sur le "Tog Test") : -11°C
  • Données fournies par les industriels américains, basées sur les modèles militaires du Natick laboratory : -16°C

Quelques précisions sur ces résultats, provenant de la lecture de nombreux documents et un peu de mon expérience :

  • Les normes US semblent correspondre à un soldat masculin jeune, entraîné et habillé. Elles sont prévues pour assurer un sommeil pendant 4 heures. Dans le monde réel, cela veut dire qu’il s’agit d’une température déjà très très limite pour un homme normal.
  • Les normes Thelma (scandinave) et Leeds (université anglaise) ont aussi une origine militaire. Mais elles prennent mieux en compte les besoins des alpinistes chevronnés. Ici, il s’agit de dormir 8 heures pour un homme en bonne forme physique ayant un habillement adéquat. Le sac est adapté à la taille du dormeur (c'est un élément important). Cela correspond donc à ce que l’on peut espérer au maximum d’un sac, mais sans marge de sécurité importante...
  • La norme française est la norme ayant le plus inspiré la norme européenne. Selon moi, elle est réaliste pour le commun des mortels. Elle ne distingue pas homme et femme.
  • La norme européenne reprend largement la norme française NF, avec l’idée de la norme allemande de proposer une limite haute et basse pour le confort. Cette norme est la première qui soit conçue exclusivement pour le consommateur standard. Les autres normes étaient le résultat de tests effectués par des militaires à partir de mannequins et/ou de volontaires jeunes. En conséquence, la norme européenne est conservatrice et fiable. Je dirais que la norme confort haute correspond à une utilisation à la belle étoile sans que les conditions soient extrêmes et bien couvert (c'est une opinion personnelle).

Comme dans le protocole de test il est prévu que le mannequin porte des sous-vêtements, elle a tendance à favoriser les sacs légers dans les hautes températures. En effet, dans ce cas (disons au-dessus de 5°C) l’apport des sous-vêtements dans l’isolation globale est aussi important que le sac. En revanche pour des températures basses (-10°C) le mannequin porte les mêmes sous-vêtements. Cette situation ne correspond pas à la réalité. En effet, personnellement je dors avec très peu de sous-vêtements dans un sac d’été, et je me couvre davantage dans un sac d’hiver par temps froid. Ce choix de la norme a pour effet de défavoriser les sacs d’hiver qui sont étrangement sous-performants. Notez que c’est particulièrement le cas pour les sacs d’hiver bien conçus, qui sont plus larges que la moyenne afin que vous puissiez dormir habillés sans compresser l’isolation. Ces sacs sont particulièrement désavantagés car le mannequin en sous-vêtements ne remplit pas le sac. De même, les sacs en duvet sont désavantagés car la norme prévoit le même matelas isolant quelle que soit la température. Or, un sac en duvet nécessite plus d’isolation vis-à-vis du sol du fait de la haute compressibilité du duvet (on ne peut pas tout avoir). Cette norme est totalement inadaptée pour les sacs grands froids puisque cela ne concerne pas le consommateur moyen.

En résumé, cette norme est bien adaptée aux situations moyennes avec des utilisateurs peu expérimentés. À mon avis, pour la majorité des utilisateurs fréquents, les normes Thelma sont intéressantes : -10°C : si on est bien couvert et à l’abri, il est possible de dormir mais c’est un peu limite. Si on rajoute cinq degrés à cette norme, on considère alors un sac -5°C. Le sac est confortable avec les mêmes conditions d’habillement. Notez que cela correspond à la limite inférieure de la norme européenne.

Afin de faciliter le choix voici quelques indications provenant d'un bon fabricant anglais : PHD http://www.phdesigns.co.uk/

   Poids duvet     Duvet 700 cuin      Duvet 800 cuin 
      200 gr.           10°C                 9°C 
      300               5                    3
      400               0                   -3
      500               -5                  -8
      600              -10                  -14
      700              -15                  -19
      800              -20                  -25
      900              -25                  -31
      1000             -30                  -37
      1100             -35                  -42
      1200             -40                  -48
      1300             -45                  -54


Ces valeurs sont indicatives. Les températures semblent correspondre à la norme Leeds et sont semblable à celles indiquées par Valandré. Elles sont à considérer comme un minimum raisonnable, pour un homme de taille standard, en bonne forme physique et habillé (sous-vêtements secs, chaussettes larges, passe-montagne). Cet homme a installé son duvet dès que possible, il sait qu'il faut entrer dans un sac de couchage après l'avoir longuement secoué, avoir fait un peu d'exercice et s'être rassasié. Il sait qu'il est important de bien fermer la collerette et de serrer la capuche. Il ne respirera pas dans le sac, et saura prendre une position de couchage sur le côté et légèrement repliée. Pour les nuits les plus froides, il n'hésitera pas à mettre une gourde d'eau chaude comme bouillotte dans son sac et saura laisser à proximité une Nalgène pipi...

Attention ! Toutes ces valeurs établies par les normes sont valables à l’abri du vent et correctement isolé du sol !

Si on a chaud dans un sac de couchage, il suffit de relâcher les cordons ou d'ouvrir plus ou moins la fermeture. En revanche si on a froid, le problème est plus complexe. Il faut améliorer l'isolation du sol et porter des sous-vêtements secs. Attention de ne pas trop se couvrir au point de compresser le duvet de l'intérieur. On a plus souvent froid dans un sac de couchage que chaud...


Fabrication

Nous ne discuterons pas ici la forme du sac de couchage. Nous ne traiterons que de sacs sarcophages dits aussi sacs norvégiens. Il faut se souvenir que l’objectif d’un sac de couchage c’est de conserver le mieux possible la chaleur du dormeur tout en assurant l’évacuation de l’humidité consécutive à la transpiration. Afin d’obtenir ce résultat, le duvet doit être enfermé entre deux couches de tissu pour le stabiliser. La stabilisation a pour but de répartir de façon harmonieuse le duvet sur l’ensemble du corps du randonneur et d’éviter les points froids. Il s’agit donc de créer des compartiments. Plus il y a de compartiments, plus il y a de coutures, plus on crée d’opportunités de défauts. Si l’on ne fait pas attention, chaque couture est à l’origine d’un pont thermique. La grande supériorité du duvet d’eider, c’est qu’il reste agrégé grâce à la présence de petits crochets sur les flocons de duvet. De ce fait, les compartiments sont moins utiles et peuvent être moins nombreux.

Il existe trois types de fabrication pour les duvets.

Coutures traversantes

La première, la plus ancienne, consiste à réaliser des coutures traversantes. Dans ce cas, à chaque couture il y a un pont thermique. C’est acceptable pour les duvets ne devant pas affronter des conditions gélives. Mais de nos jours, on peut douter de l’intérêt d’utiliser de tels duvets dans ces conditions. Les fibres synthétiques (Polarguard 3D) ont fait de tels progrès que la différence de poids ne justifie plus l’utilisation de duvet. En effet, un sac en duvet ayant plus de coutures, il sera aussi lourd.

Pour maximiser les qualités de gonflant du duvet, il faut lui permettre de prendre du volume et éviter les ponts thermiques. Deux possibilités :

Cloisonnement

Il s’agit de mettre deux sacs à couture traversantes l’un dans l’autre. Les coutures ne se chevauchant pas entre les deux sacs, c’est très efficace thermiquement et assez simple à réaliser. Comme il y a beaucoup de tissu, c’est lourd. Un avantage toutefois : si l’enveloppe d’un des sacs se déchire, le duvet de l’autre sac reste efficace. Cette façon de faire a disparu dans le commerce. Si vous êtes nostalgiques : mettez deux sacs en duvet l’un dans l’autre, en espérant que le duvet intérieur ne sera pas compressé.

Alvéoles

Le duvet est maintenu dans des alvéoles formées des deux épaisseurs extérieures du sac et de cloisons en tulle très fin perpendiculaires aux deux épaisseurs précédentes. Chaque alvéole ainsi constituée est remplie séparément de duvet et jamais une couture ne traverse de part en part le sac. En conséquence le duvet est réparti de façon stable. Un avantage de cette construction c’est que la chaleur (l’air chaud en fait) peut traverser les parois de tulle et se diffuser sur tout le corps là où le besoin s’en fait sentir. Pour juger de la qualité de votre sac, vérifiez s’il existe une continuité des alvéoles pour les pieds, la collerette d’épaule, la protection de l’ouverture... C’est à ces détails que l’on juge de la qualité d’un sac. Si l’enveloppe extérieure est plus grande que l’enveloppe intérieure, la coupe est dite différentielle. Dans ce cas le duvet vous « enveloppera » mieux. Les alvéoles sont le point faible des sacs. C’est ici que la qualité des coutures et des matériaux (tulles) fait la différence. C’est malheureusement ce que l’on ne voit pas.

Résumé des constructions possibles

COUTURES TRAVERSANTES : c’est le plus ancien et le plus simple. Les coutures créent des ponts thermiques et le duvet tend en s’agglomérant à créer des zones froides.

CLOISONNEMENTS : C’est assez ancien, simple à réaliser et efficace thermiquement. En revanche c’est lourd car il y a une grande surface de tissu et de nombreuses coutures.

ALVÉOLES : C’est efficace thermiquement et plus léger. Les ponts thermiques sont éliminés. Cela demande beaucoup de coutures et de savoir-faire. Les fabricants proposent des variantes dans la forme des alvéoles afin d’éliminer les points froids. Ce n’est peut être qu’un argument marketing. L’important, c’est que les compartiments soient bien bombés par la pression d’une quantité suffisante de duvet.

Critères de choix

Taille

Un sac de couchage doit être à votre taille. S’il est trop grand, il sera moins efficace pour vous maintenir au chaud. En revanche vous pourrez dormir avec des vêtements dedans et stocker des affaires. Il faut signaler qu’un sac en duvet est rarement trop grand, du fait de la propriété du duvet de prendre du volume, y compris vers l’intérieur. En revanche, un duvet trop petit est inconfortable et inefficace. Inconfortable car vous êtes serré. Inefficace, car vous compressez le duvet, et vous avez froid. C’est particulièrement le cas au niveau des pieds. Un conseil : allongez vous dans le duvet avant de l’acheter ! Il doit être conforme à votre anatomie. Au passage, il existe des duvets de différentes tailles, pour femmes et pour hommes.

Teinte

Un sac en duvet devrait être foncé, au moins une des faces. C’est indispensable pour le faire sécher au soleil.

Construction

Les points de construction à surveiller sont les suivants :

  • Un détail qui n’en est pas un : vérifiez que le tissu du sac n’est pas bruyant, il n’y a rien de plus agaçant.
  • La fermeture est-elle bien isolée sur toute sa longueur. Le compartiment le long de la fermeture est-il assez volumineux ?
  • Ne coince-t-elle pas trop ?
  • La capuche est-elle confortable, réglable de l’intérieur et alvéolée ? Observez la forme de la capuche. Lorsque le lacet de fermeture est serré, la capuche doit pouvoir conserver du volume. Ici aussi la construction doit être en 3D.
  • La collerette d’épaule est-elle confortable, réglable de l’intérieur et alvéolée ? La collerette d’épaule est-elle construite en trois dimensions (Triple Zéro, gamme supérieure chez Valandré) ou bien est-ce juste un boudin de duvet (gamme classic Valandré).
  • La partie concernant les pieds est-elle ample, confortable et alvéolée ?
  • La fermeture est-elle de marque (YKK, Salmi, Opti...) ?
  • Vérifiez la qualité des coutures : régularité (5 au cm), si le duvet ne passe pas à travers les coutures, points d’arrêts.
  • Vérifiez attentivement si l’ensemble de la construction est entièrement alvéolé en 3D. Par exemple, à l’endroit où l’isolation rejoint la fermeture du sac. Il doit y avoir une pièce de tissu qui assure un volume 3D afin que le duvet garde son gonflant. Comparez un duvet haut de gamme avec la concurrence.
  • En résumé, la construction doit être pensée pour permettre au duvet de développer son gonflant au mieux tout en évitant les points froids.
  • Observez les compartiments : sont-ils un peu bombés ? Il faut que le duvet mette en tension chaque compartiment pour éviter les points froids. C’est un point délicat qui révèle le savoir-faire des bonnes maisons de tradition. Il ne s’agit pas de fabriquer des enveloppes de sac de couchage et de remplir de 600 g, 800 g ou 1 000 g. Il faut prévoir un volume du sac différent et adapté à chaque poids de garnissage. Cela demande de l’expérience.

Duvet

  • Vérifier la composition. Un duvet doit comporter au moins 80% de duvet de canard ou d’oie. 90 c’est mieux, 95 c’est très bien. 98 % c’est l’exception qui ne peut être obtenue que par triage manuel.
  • Vérifier qu’il respecte les normes d’hygiène : stérilisation, lavage...
  • Faites rouler un peu de duvet dans votre main. Si vous sentez des plumules piquantes, ce n’est pas bon. La qualité des plumules est aussi importante que celle du duvet.
  • Compressez un coin du sac dans votre paume : le duvet reprend-t-il sont gonflant rapidement quand vous relâchez la pression ?
  • Regarder la qualité de gonflant (cuin). MAIS cela ne doit pas être votre seul critère. En effet, selon la méthode de test et les machines employées, il y a de grandes différences. Disons qu’au dessus de 700 c’est bien (si c’est mesuré avec la méthode européenne et que tous les lots font au moins 700 cuin c’est très bien). Voici l'avis de Rab (très bonne marque d’Outre-Manche) sur ses trois qualités de duvet :
    • 85/15 (85% duvet/15% plumettes) duvet de canard européen avec un pouvoir gonflant de au moins 560+ cuin selon norme EU et 610+ cuin selon norme US
    • 90/10 duvet d’oie blanche hongroise avec un pouvoir gonflant de au moins 660+EU/725+US
    • 96/4 duvet d’oie blanche polonaise avec un pouvoir gonflant de au moins 750+EU/850+US

Le signe « + » veut dire que tout les échantillons testés font au moins cette valeur. Si c’est indiqué seulement 700 cuin, cela peut être une moyenne.

Il est préférable de choisir du duvet d’oie. Il est plus gros et il est réputé mieux résister à l’humidité que le canard. MAIS, je préfère DE LOIN un duvet de canard 650+ cuin Valandré au duvet d’oie « 700 cuin » de ma veste TNF "summit series" !

Le tableau ci-dessous provenant du site russe Bask, donne une idée du pouvoir gonflant de différents duvets. À noter qu’ils ignorent le duvet français.

Origine       Pourcentage de duvet	Pourcentage de Plume     Filling power en cuin
Oie grise 	    70	                    30                          	550-600
Oie grise	    80	                    20	                        600-650
Oie grise 	    85	                    15	                        650-680
Oie grise 	    90	                    10	                        680-700
Oie blanche 	    80	                    20	                        650-680
Oie blanche 	    85	                    15	                        680-700
Oie blanche 	    90	                    10	                        700-780
Oie blanche 	    95	                    5	                        	780-800
Oie blanche 	    80	                    20	                        500-550
Canard blanc 	    85	                    15	                        530-550
Canard blanc 	    90	                    10	                        550-600

Remarquez qu’un duvet de canard blanc peut avoir le même gonflant qu’un duvet d’oie grise dans cet exemple. Comme le gonflant ne dépend pas seulement de la qualité du duvet de départ mais aussi du savoir faire du transformateur (plumassier) il n’est pas étonnant qu’un fabricant français qui maîtrise l’ensemble de la chaîne de fabrication comme Pyrenex ait une qualité de duvet canard équivalente, selon moi, à un duvet d’oie chinois de FP 700. Valandré annonce pour son canard 650+ cuin. Comparez en magasin et vous comprendrez !

Stockage en magasin

Enfin, intéressez-vous à la façon dont le sac de couchage a été stocké dans le magasin. Les revendeurs, même ceux qui se disent experts, stockent le plus souvent les duvets dans les sacs de transport pour des raisons de gestion des stocks ! Refusez de transiger en arguant, par exemple, des recommandations qu’ils font dans leur catalogue !

Les marques

Voici les marques pour lesquelles j’ai une expérience d’utilisateur : Pinel/Triple Zero (http://www.triplezero.fr/) et Valandré (http://www.valandre.com/), ainsi qu’un sac Trak, mais dans ce cas il y a prescription. Si vous pouvez vous procurer l’une de ces marques vous ne le regretterez pas. Dans la gamme de ces marques, plus c’est cher, mieux c’est. Il semble que désormais la gamme classique de Valandré ne soit plus produite en France. Cela ne va pas dans le sens d’une maîtrise de la qualité et l’on peut s’interroger sur les conditions dans lesquelles voyage le duvet. Remarquez bien qu’il s’agit d'une information non confirmée officiellement mais venant d'une source sérieuse (forum site Randonner léger : http://www.randonner-leger.org). Pourtant, puisque l’on ne constate pas une baisse des prix ces dernières années, la fabrication devrait toujours se situer en France. Si elle avait été délocalisée, les prix auraient baissé... soyons optimistes ! Si vous voulez être rassuré sur la provenance, orientez-vous vers Triple Zéro. Si vous vous allez à Revel, vous pourrez certainement visiter les locaux de fabrication. La machine servant à trier le duvet est particulièrement impressionnante. À noter que cette maison peut fabriquer des sacs sur mesure en fonction de votre taille (Valandré propose trois tailles), mais aussi de votre corpulence, avec ou sans fermetures zip.

D’autres marques existent. Celles qu’il est possible de juger en magasin : Pyrenex, ancienne marque, bon matériel en duvet de canard souvent traité au téflon pour mieux résister à l’humidité, bon gonflant. La qualité est inégale en vêtement mais il semble qu’elle soit plus constante en matière de sac de couchage. Le rapport qualité/prix est excellent et les modèles bien que simples sont éprouvés. Ils utilisent astucieusement l’énorme production française de foie gras pour récupérer le top du duvet de canard disponible. Le consommateur lambda mondialisé dédaigne le duvet de canard pour celui d’oie, c’est selon moi une opportunité pour le consommateur français informé.

Rab, marque anglaise, paraît très bien (http://www.rab.uk.com/).

The North Face, la qualité est très variable. Ils changent souvent de produit sans pourtant changer de dénomination, mais ce n’est jamais nul. Afin d’illustrer le propos concernant les normes, il me semble utile de citer les cas du Kazoo et du Dream weaver tels qu’ils apparaissent dans le catalogue TNF de 1995 : Il s’agit d’un sac ayant 496 gr. de duvet d’oie 550 cuin (mesure US). Il mesure 216 cm sur 79 cm et pèse 1 kg. Le loft (épaisseur) est de 10 cm et la température indiquée est de -7°C : cela paraît très optimiste ! À la même date, la gamme supérieure de TNF proposait du duvet d’oie avec un FP de 650 cuin seulement. Le Dream Weaver avec une enveloppe en microfibre ayant une charge de 720 gr, loft de 20 cm et pesant 1.55 kg était donné pour -18°c ! C’est à peu près l’équivalent du Classic 700 de Valandré... Cela permet de mesurer les progrès accomplis en quelques années et « l’exubérance » des normes US.


Celles que l’on ne connaît pas directement mais pour lesquelles les échos sont favorables : Feathered friends. Très bon site, semble être du bon matériel. (http://www.featheredfriends.com) Marmot (http://marmot.com/) : société américaine, fait des sacs de couchage très réputés (le Cwm par exemple). Il existe certainement d’autres fabricants de qualité. Malheureusement, le prix en matière de duvet est un bon indicateur.

Conclusion

Cet article avait pour objectif de mieux faire connaître les limites et avantages des sacs de couchage en duvet. Dans leur domaine d’utilisation, ils sont sans rivaux.

L’humidité est le principal ennemi des sacs en duvet. Le caractère hydrophile du duvet fait qu’il offre une faible résistance à l’absorption d’eau. Il est possible de pallier cet inconvénient en utilisant du duvet traité téflon ou bien lavé avec un produit Nikwax approprié. Mais, dans ce cas on perd le côté « naturel » de la matière...

Utiliser un duvet en milieu humide demande un surcroît de précautions. Certains sacs possèdent une enveloppe étanche mais cela peut entraîner de la condensation, des difficultés de séchage et dans tout les cas un poids supplémentaire. Je pense qu’il faut réserver ces sacs à une utilisation dans un portaledge lors de l’ascension d’un Big Wall. D’un autre côté, si on est en conditions très froides, l’eau n’existe pratiquement pas sous forme liquide et les enveloppes déperlantes sont suffisantes. Dans ce cas l’utilisation d’une balayette pour évacuer le givre est une méthode éprouvée. Bien sûr, il reste le cas de la submersion du duvet, mais dans ce cas l’eau pénétrera par l’intérieur... Il faut signaler que dans ces conditions, l’isolation thermique d’un sac avec isolant synthétique sera aussi très diminuée, contrairement à ce que peuvent dire les fabricants.

Il reste à parler de l’humidité issue de la transpiration lors d’une utilisation prolongée. C’est le point faible d’un sac en duvet. La solution existe : il s’agit de la barrière pare-vapeur plus connue sous le nom de Vapour Barrier Liner (VBL). Rappelons-en le principe : Même lorsqu’il fait froid et au repos, on transpire de l’ordre de 250 à 500 g de liquide par nuit. Cela contribue à la déshydratation, à une perte de chaleur et à une diminution des capacités isolantes du sac. Un VBL permet d’éviter ces inconvénients en ralentissant le mécanisme de la transpiration car l’air à l’intérieur du sac devient saturé d’humidité à 100%. Il est conseillé de n’utiliser ce système que par des températures très négatives. De même il ne faut porter que des sous-vêtements synthétiques dans le sac. Ce système est très efficace, il n’est certainement pas confortable et hygiénique. Par exemple, lorsqu’il faut sortir du sac au matin... Mais c’est une solution efficace et il faut la connaître. On peut improviser un VBL avec des sacs poubelles ou bien encore un vieil ensemble K-way, voire une combinaison de plongée. Des informations intéressantes et des solutions originales utilisant les VBL dans les sacs en duvet sont disponibles sur ce site : http://www.warmlite.com/.


Par Did/Kilbith et les autres !