Systèmes d'armes

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Sommaire

Définition

Une arme à feu est une arme permettant d'envoyer à distance un ou des projectiles, au moyen des gaz produit par la combustion rapide et confinée d'un composé chimique détonnant, la déflagration. Depuis quelques siècles, à partir de la Renaissance tardive, les armes à feu sont devenues les armes prépondérantes de l'humanité, ce qui a provoqué de profondes mutations dans l'art militaire Il existe de façon basique, deux types principaux d'armes à feu, les armes légères et les pièces d'artillerie. Les armes légères sont des armes d'un calibre assez réduit, souvent en dessous de quinze millimètres, que l'on pointe à la main et directement sur un objectif visible. Les pièces d'artillerie, elles, sont des armes plus imposantes nécessitant l'utilisation d'un support (l'affût) pour être mises en batterie, elle peuvent peser plusieurs tonnes et avoir une portée de plusieurs dizaines de kilomètres ; leur pointage se fait souvent de façon indirecte grâce à des observateurs avancés et par l'utilisation de coordonnées géographiques.


Histoire générale

Les premières armes à feu apparaissent en Chine au Ve siècle avec les lances à feu (Huo Sang), espèce de lance-flammes, à l’efficacité pratique restreinte sur un champ de bataille (mais plus large pour ses qualités incendiaires). Leur efficacité psychologique sur des novices pouvait être utile. Par observation, le recul est utilisé à partir du VIIe siècle au plus tôt, du IXe siècle au plus tard avec les flèches à feu, dont la portée est augmentée et dont le pouvoir incendiaire en cas de siège peut être décisif. Au XIIIe siècle, les troupes de Gengis Khan utilisent les pots à feu (assimilables peut-être aux grenades) de façon marginale. Les premières armes à feu européennes apparaissent au cours de la deuxième moitié du Moyen Âge, vraisemblablement au XIIIe siècle, où l'on trouve les premières mentions de ce type d'arme. Les premiers essais d'arme à feu concernent surtout des engins d'artillerie, les armes portables se révélant, tout d'abord problématiques à mettre en œuvre, et moins efficaces que les armes de jet traditionnelles, comme l'arc et l'arbalète. Cependant, l’avantage de l’escopette comme arme prête au tir combinée à son faible coût (de 3 livres d’après des comptes anglais de 1366 contre 66 pour une arbalète) lui donne un usage dans le siège, puis, en campagne, les munitions étant bien plus faciles à fabriquer lorsque le besoin s'en faisait sentir que les flèches ou carreaux. Les premières pièces d'artillerie, furent alors utilisées concurremment avec l'artillerie névro-balistique (catapultes et autres balistes), alors en usage pour les sièges. Du fait des limitations technologiques de ces premières réalisations, leur emploi était souvent risqué pour l'attaquant lui-même, les premières bombardes ayant tendance à exploser après quelques tirs, voire dès le premier. Leur efficacité était douteuse, leur projectile se désagrégeant à l'impact, plutôt que d'entamer la fortification visée. Les progrès réalisés en métallurgie vinrent peu à peu à bout de ces premières difficultés. Il devint possible dès la fin du Moyen Âge, de réaliser des canons qui n'explosent plus que de façon très occasionnelle et des projectiles en fonte, s'imposent au détriment de ceux en pierre, utilisés tout d'abord. L'effet sur les techniques de siège et de fortification est alors fondamental, les plus hautes murailles, gages d'invulnérabilité auparavant, deviennent les plus vulnérables, et l'on dut repenser tout l'art de protéger une position.


Couleuvrine

Dans le premier quart du XIVe siècle, le canon à main est développé : un simple tube de fer à canon lisse, fermé à une extrémité excepté pour une ouverture appelée lumière, et inséré dans une pièce en bois arrondie pour pouvoir être tenu sous le bras. Le tube est chargé avec des billes de plomb et de la poudre ; on tire en insérant un fil chauffé dans la lumière. Les modèles plus avancés ont une dépression en forme de cuillère, appelé un bassinet, au bout de la lumière : une petite charge de poudre y est placée dans le bassinet et mise à feu en y appliquant une petite mèche à combustion lente. Celle-ci, consistant en un bout de corde trempé dans une solution de nitrate de potassium et ensuite séchée, brûle sans prendre feu et ne s'éteint pas. La charge de poudre dans le bassinet, difficile à allumer, est fréquemment affectée par la moisissure dans l'atmosphère et demande une remise à feu juste avant de tirer pour éviter de tout rater. Les couleuvrines permettent de tirer de minuscules boulets de pierre ou de métal. Elles sont à l'origine du surnom des Cussétois, les "chiens verts" ; la légende veut que Charles VII ait désigné les canons à son fils, le futur Louis XI, en lui disant qu'ils étaient ses fidèles chiens verts... puisque le bronze verdit avec le temps. L'évolution des armes à feu a été très lente. On a inventé des « canons à main »assez légers pour être portés par un seul homme, mais la méthode de mise à feu reste inchangée pendant plus de 100 ans. Aux environs de 1400, on invente la platine à mèche dans laquelle une mèche d'amadou, préalablement allumée, est dirigée par l'action d'un levier vers un bassinet contenant la poudre d'amorce. Le résultat est une première arme vraiment complète en elle-même : le mousquet à mèche. Quand sir Humphrey GILBERTdécouvre Terre-Neuve, en 1583, son navire est armé de canons et ses hommes utilisent le mousquet à mèche. Vers la fin du XVe siècle, en Italie, un mécanisme dans lequel une pierre (pyrite de fer) est frottée sur une roulette d'acier en rotation, produisant ainsi une gerbe d'étincelles, est inventé : la platine à rouet. Les étincelles allument la poudre d'amorce du bassinet et provoquent la mise à feu. Cette amélioration se répand lentement à travers l'Europe. Très coûteux et fragile, ce mécanisme est construit en grande quantité pour les armes de chasse de la noblesse, mais ne devient jamais une arme de guerre. Puis, Pierre du Gua de MONTS et Samuel de CHAMPLAIN viennent au Canada avec canons et mousquets à mèche. En 1619, l'Habitation de Québec possède deux de ces coûteuses arquebuses à rouet, trois petits canons et six canons à pivot se chargeant par la culasse. Au moment de la fondation de Québec (1608), un armurier français nommé Le Bourgeoys invente un mécanisme de mise à feu efficace et bon marché qui représente une innovation en matière de métallurgie : la platine à silex. Avec ce mécanisme, un morceau de silex, taillé de façon appropriée, est placé dans les mâchoires d'un chien, mû par un puissant ressort en V. La détente appuyée, le chien s'abat vers l'avant et la pierre frappe une plaque d'acier (la batterie). Les étincelles produites par frottement tombent dans le bassinet et mettent le feu à la charge d'amorce, qui enflamme à son tour la charge principale. Le fusil à silex devient rapidement la meilleure arme et donc la plus utilisée. Rapidement adopté par les colons nord-américains, il se retrouve très vite entre les mains des Amérindiens. Des armuriers canadiens, copiant des modèles anglais ou français, fournissent une partie du marché local, mais la plupart des armes à feu sont alors importées par les compagnies de traite ou les marchands. La platine à silex ne subit pas beaucoup de modifications, jusqu'à ce qu'on la remplace dans la première moitié du XIXe siècle. En 1807, Alexandre Forsyth, un pasteur écossais, fait breveter une platine utilisant une petite quantité de fulminate pour enflammer la charge principale. Cette invention mène rapidement à l'invention de la capsule fulminante (1818 environ), de la cartouche de papier ou métallique à amorce séparée (1821) et, finalement, à la cartouche amorcée vers 1826. Les armuriers canadiens adoptent rapidement ces innovations et y apportent des améliorations de leur cru. Les plus anciennes armes fabriquées au Canada remontent environ à 1830. William Gurd, de York (Toronto), fabrique à cette époque des armes utilisant des platines modifiées. Les pistolets et les fusils fabriqués par J. Woods, de Brantford, portent une adresse du Haut-Canada, ce qui indique qu'il aurait été propriétaire d'une manufacture de carabines avant 1840. La principale difficulté à résoudre au cours de la fabrication d'une arme chargée par la culasse reste l'étanchéité, car les gaz ne doivent pas refluer vers l'arrière. Le problème est résolu avec l'invention de la cartouche métallique à parois minces, qui se dilate comme un bouchon quand les pressions sont fortes, puis se contracte quand les pressions tombent après que les gaz ont quitté le canon, facilitant ainsi le retrait de la douille. C'est surtout en France, en Angleterre et aux États-Unis qu'on perfectionne la cartouche. Dudley Booth, d'Ottawa, crée en 1867 une arme à chargement par la culasse et une cartouche, qui n'obtiennent aucun succès. Entre 1850 et 1880, plusieurs autres Canadiens font breveter des armes à chargement par la culasse. Certaines connaissent une popularité locale, mais aucune n'acquiert de renommée nationale. Les premiers jours des armes à feu, au début du siècle, demeurent assez mal connus et à l'heure actuelle nous ne pouvons guère que faire des hypothèses appuyées sur quelques connaissances et basées sur les rares écrits qui nous sont parvenus. Il fallut un temps assez long, plus de trois cents ans, avant que les fusils et les pistolets remplacent presque complètement les armes traditionnelles auprès des chasseurs et des soldats. Et quand ils y parvinrent, leur évolution demeura tout aussi lente car elle était liée à des perfectionnements légers mais constants de leurs fonctions mécaniques fondamentales. L'évolution de l'arme a été un des nombreux courants qui ont contribué au progrès général de la technique. La fabrication des armes a toujours exigé des règles très sévères quand à la conception, la technologie et les matériaux utilisés. La nécessité d'armer des soldats très nombreux, a poussé à introduire des méthodes de production de masse beaucoup plus tôt que pour les produits manufacturés. De même la nécessité d'un fonctionnement fiable, dans les conditions d'une bataille, a fait naître la notion de pièces interchangeables. C'est ainsi que deux principes de base de la production industrielle moderne ont fait leur véritable apparition dans la fabrication des armes à feu. Les ateliers artisanaux, où comptait d'abord l'habileté et la compétence manuelle des ouvriers et maîtres ; avaient un potentiel de fabrication différent de celui des usines de la révolution industrielle.

Du point de vue technique, l'invention des armes à feu nécessitait deux choses : Tout d'abord l'existence d'une matière explosive appropriée, capable de brûler suffisamment vite pour fournir la pression nécessaire à la propulsion d'un projectile ; Ensuite un tube pouvant supporter cette pression, tout en lançant le projectile dans une direction désirée, autrement dit un canon. Ce n'est qu'à partir du XIVe siècle que nous trouvons des documents faisant état de canons métalliques. Au début, les manufactures de canon fabriquaient toutes sortes d'armes légères et lourdes. La production ne se diversifia que très lentement selon la taille et la destination des armes. L'évolution fut influencée par l'invention de la platine qui permit d'évincer l'arbalète vers 1500.

PHOTOS

Les mousquets à mèche ont décidé du résultat de beaucoup de batailles : MARIGNAN, PAVIE. Mais l'effet n'a jamais été plus dévastateur que le tir simultané émis par les mousquets à mèche pendant la bataille de NAGASHINO en 1575. En cette année la lutte était engagée entre : Takeda Katsuroyi qui avait hérité du plus grand général japonais ; Takeda Shingen, la meilleure armée professionnelle, qui n'avait jamais perdu de bataille ; Et Oba Nobunaga, qui menait les paysans. Le résultat était clair pour tout le monde, mais Nobunaga choisit 3000 hommes armés de mousquets à mèche, et les entraîna à tirer deux salves par minutes. Puis il les disposa en trois rangs de 1000 sur une ligne avancée mesurant un peu plus d'un kilomètre (chaque rangée s'avançait vers l'avant pour tirer, puis se retirait vers l'arrière pour recharger). Il y avait donc 1000 balles qui partaient toutes les 10 secondes soit 6000 tirs par minute, en termes modernes, un feu effectif de 40 mitrailleuses légères sur un front de 1500 m soit une mitrailleuse tous les 37 m. Les trois vagues de l'attaque de Takeda n'avaient pas la moindre chance, et furent anéanties. Seulement 2000 hommes sur 12000 y ont réchappé. Donc si quelqu'un se moque de votre vieille pétoire vous pourrez lui dire d'aller voir le film de Kurosawa "KAGEMUSHA" dans lequel on montre très bien cette bataille. Le mousquet à mèche, fut l'arme d'infanterie réglementaire pendant tout le XVle et XVIIe siècle. Les armées des principales puissances l'utilisèrent pour leurs campagnes d'Europe et d'Asie. Peu après le XVIIe siècle, des armes associant une platine à mèche et une platine à silex commencèrent à apparaître. A cette époque les platines à silex étaient de plus en plus utilisées sur les armes de chasse et commençaient à s'ouvrir une voie vers les armements militaires. La platine à rouet permit aux cavaliers d'utiliser des armes à feu, surtout des pistolets. La forme la plus perfectionnée de mécanisme à silex était la platine Française, caractérisée par son mécanisme interne, mise au point par une famille d'artisans aux talents techniques et artistiques du nom de LEBOURGEOIS, originaire de Lisieux, en Normandie. La famille fabriquait des armes pour les arsenaux de Louis XVIII. Durant le XVIIe Siècle il n'y eut pas d'innovation technique importante. Le facteur décisif de l'évolution ultérieure fut l'adoption par l'armée Française d'armes à silex à la Française. Le fusil modèle 1777 devint le prototype d'arme analogue dans les autres armées. Le manque d'uniformité dans les fabrications et l'emploi de matières premières trop souvent défectueuses, ne cesseront qu'avec l'établissement de normes de fabrications rigoureuses qui vont être imposées aux manufactures par le Général GRIBEAUVAL, qui, après le matériel d'artillerie, est chargé du contrôle général de l'armement. Ces mesures seront caractérisées par l'apparition du système 1777 dans lequel toutes les armes présentent les mêmes caractéristiques. Ces armes firent la révolution, les guerres Napoléoniennes, la restauration et bien plus, avant que les armes à percussion prennent la relève.

Arquebuse

L’Arquebuse: Arme d’épaule dont la mise à feu se faisant au moyen d’une mèche ou d’un rouet. Le mot arquebuse provient de l’allemand Hachenbusche. L’arme a une taille voisine de 0.8 – 1 mètre, elle pèse 10 livres (environ 7 kg) et tir une balle de 22 - 24 g.. L’arquebuse avait une portée maximale supérieure à 100 mètres, mais sa portée effective ne dépassait pas 15 – 25 mètres. D’après de La Cuesta, une étude effectuée en Autriche en 1988 a montré que l’arquebuse était inefficace au-delà de 25 – 30 mètres. Une limitation de l’arme était sa cadence de tir, 2-3 tirs/min et le fait qu’après 4 tirs continue, le canon s’échauffait.

Note: Vers 1685, l'arquebuse était toujours utilisée mais elle ressemblait plus à un mousquet leger. Dessin d'une Arquebuse à mèche du XVI siècle

L’arquebuse est une arme à feu de portée effective limitée (moins de 25 mètres), assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières versions. L'arquebuse à mèche pesait de 15 à 20 kilogrammes et nécessitait la prise d'appui sur une fourche (fourquin) pour tirer. La mèche était allumée et ramenée sur le bassinet où la poudre était tassée pour l'explosion. Elle apparut vers l'an 1500. Elle succéda à la couleuvrine à main dont elle différait par l'ajout du bassinet (contenant la poudre d'amorçage) et du serpentin qui, tenant la mèche allumée, pivotait pour la mise à feu de l'arme. L'arquebuse à rouet vient plus tard (1550), mesure de 0,80 m à 1,30 m, pèse dans les 6 ou 7 kg et tire une balle d'à peine 25 g. Cette version peut s'épauler car primitivement, la crosse était bloquée par la poitrine. L'arquebuse avait une faible cadence de tir (deux ou trois tirs par minute) et son canon s'échauffait vite.

Mousquet

Le mousquet: C’est une arme d’épaule dont la mise à feu se faisait au moyen d’une mèche. Le mousquet est plus grand (1,6 mètres) et plus lourd (15 livres, environ 10 kg) que l’arquebuse, de ce fait les mousquetaires utiliser un pied, la fourquine, pour soutenir l’arme quand ils visaient et tiraient. De plus le chargement de l’arme comptait 44 mouvements et sa cadence de tir était plus réduite, en moyenne 1 tir/min. L’avantage de l’arme était une balle plus lourde capable de transpercer toutes les cuirasses et une portée effective de 50-75 mètres et une portée maximale de 300 mètres. Généralement les mousquets espagnol des années trente (ie 1630) tiraient une balle de 42.5 g à une vitesse de 300 m/s.

Ce mousquet est le type d'arme porté par les hommes du régiment de Carignan-Salières durant leur service au Canada. Le tireur, lorsqu'il appuie sur la détente (le levier qui se trouve sous l'arme) fait tomber le serpentin (le bras de métal courbe à droite). Un segment de corde qui brûle lentement, appelé « mèche lente » (non montré), est attaché au sommet du serpentin. Lorsque le serpentin tombe, la mèche allumée descend dans le bassinet (au centre), petite cuvette dans laquelle est déposée une petite quantité de poudre. Quand cette poudre explose au contact de la mèche, le feu se rend jusqu'au canon et fait exploser une deuxième charge de poudre. Cette dernière explosion propulse la balle hors du canon (dont une partie est visible à droite). Ce système peut faire défaut de diverses façons, mais quand tout fonctionne, il est très bruyant et spectaculaire. Pendant la majeure partie du XVII siècle les armuriers vont alléger le mousquet et essayer de remplacer la mèche par un autre système. Vers 1630 on aura le rouet, la mise à feu se faisant par l'intermédiaire d'une roue en acier, qui par frottement produit une étincelle, qui va enflammer la poudre. Par la suite on aura le mousquet à silex ou fusil à pierre.

Le mousquet à silex ou fusil:

PHOTO C’est une arme d’épaule dont la mise à feu se faisait au moyen d'un silex. Ce type de mousquet apparaît vers 1650, il est un peu moins grand que le mousquet à mèche (1,4 - 1,5 mètres) et moins lourd (environ 6 kg). Son grand avantage c'est qu'il ne faut que 23 mouvements pour le charger contre 34 à 43 pour un mousquet à mèche et qu'il est plus facile à porter, son principale défaut c'est qu'il est moins fiable et plus cher. Les premiers mousquets à silex fiables apparaîtront en nombre vers 1680. Dans l'armée espagnole, il semble que pour des raisons financière les nouveaux mousquets seront lent à arriver aux unités de première ligne. De même il est important de remarquer que dans l'armée française, le remplacement du mousquet par le fusil commence seulement en 1701. Note: A titre d’indication en 1561 une pique coûtait 7 reals, une arquebuse 26 reals et un mousquet 46 reals.


Culasse

PHOTOS La culasse est la pièce assurant la fermeture et regroupant certaines fonctions-clés d'une arme à feu. Placée d'ordinaire à l'arrière de l'arme, derrière le canon, elle assure l'étanchéité du mécanisme au gaz à haute pression produits pendant le tir et permet donc au projectile d'être propulsé vers la bouche. C'est une pièce complexe car elle est bien souvent mobile pour permettre le rechargement mais doit demeurer solide pour résister au tir de munitions puissantes. Dans les armes fonctionnant culasse fermée elle est déjà fermée au moment du tir. L'expression tir culasse ouverte signifie, elle, que la culasse est maintenue en arrière jusqu'au moment où la queue de détente est pressée, ce qui la libère. Repoussée par le ressort récupérateur elle chambre une cartouche puis la percute, souvent au moyen d'un percuteur fixe. Un tir à culasse fermé est un facteur de précision mais dans certains cas réduit le refroidissement, ce qui peut conduire à des accidents car une cartouche demeurant ainsi maintenue dans une chambre brûlante par une culasse elle-même chaude peut atteindre la température de mise à feu spontanée (sans percussion) de l'amorce, phénomène appelé (en) cook off (action correspondante : (


Munition

Une munition d'arme à feu est constituée au minimum d'un explosif appelé charge et d'un projectile. Ce terme désigne souvent un ensemble destiné à charger une arme à feu.

Les cartouches modernes présentent des calibres de plus en plus petits avec des balles plus légères mais aussi beaucoup plus rapides. Désignation Les munitions sont généralement désignées par un chiffre correspondant quasi toujours au calibre (au moins approximatif) du projectile suivi d'un nom propre. Un second système de notation plus rigoureux exprime le calibre et la longueur de l'étui, plus éventuellement quelques lettres établissant diverses caractéristiques. Mécanique de la munition La plus importante caractéristique d'une arme à feu est la munition pour laquelle elle est chambrée. Elle détermine le calibre de l'arme ; le poids de la balle et la quantité de poudre déterminent la puissance de la munition et le recul de l'arme. Les chapitres suivant expliquent pourquoi les munitions modernes ont tendance à être d'un calibre inférieur, plus légères et rapides que les munitions plus anciennes. Énergie L'énergie d'un projectile en mouvement correspond à son énergie cinétique et augmente sa portée et son efficacité. La formule en mécanique classique est :

où m est la masse de la balle, v est sa vitesse. Une balle lourde et rapide aura plus d'énergie qu'une balle lente et légère. Notons que l'énergie cinétique au moment de l'impact dépend de l'énergie qui lui est donnée au moment du tir, et de l'énergie perdue par le frottement de l'air. L'énergie donnée au moment du tir dépend de la charge propulsive et du frottement dans le canon (donc de sa longueur), mais pas de la masse du projectile ; ainsi, pour une charge propulsive donnée, un projectile plus lourd ira moins vite qu'un projectile léger, mais les deux auront la même énergie cinétique. Le frottement de l'air dépend lui de la forme du projectile et de sa vitesse : plus un projectile est rapide, plus le frottement est important et donc plus il ralentit. L'inertie, donc la masse, du projectile s'oppose à ce freinage. Ainsi, pour une énergie cinétique intiale donnée, un projectile plus lourd sera moins sensible au freinage qu'un projectile léger, car moins rapide initialement (le frottement est donc moins important) et moins sensible au ralentissement (inertie plus grande). Notons qu'il existe également une énergie cinétique dite de rotation pour les balles tournant sur elles-mêmes. Une balle tournant sur elle-même a plus d'énergie qu'une balle de même masse ne tournant pas, à la même vitesse. Recul Le recul d'une arme est une poussée inverse à celle de la balle, selon le principe d'action-réaction. Elle est fonction de la quantité de mouvement p développée par la balle soit :

Là encore, m est la masse de la balle et v sa vitesse. La vitesse n'a pas plus d'influence sur le recul développé par la munition que la masse. Notons que la quantité de mouvement ressentie au départ de la balle est équivalente, et même supérieure si l'on tient compte de la friction, à celle imprimée à la cible. En bref, il n'y a que dans les films où un coup de fusil de chasse propulse sa cible trois mètres en arrière. Une arme dont la munition développerait une telle quantité de mouvement ferait subir le même sort au tireur. À la quantité de mouvement de la balle partant dans un sens correspond, pour l'arme dont le coup est parti, une quantité de mouvement identique en sens contraire. m1•v1 = m2•v2 où m1 et v1 sont la masse et la vitesse de la balle, m2 v2 celles de l'arme. Cette dernière étant nettement plus lourde que la balle partira beaucoup moins loin. Cette vitesse imprimée à l'arme correspond au recul. À munition égale, une arme plus lourde présentera donc un recul plus faible.


Trajectoire du projectile

La gravité terrestre entraîne irrémédiablement le projectile vers le sol et la trajectoire d'un projectile prend nécessairement la forme d'une courbe. Les tirs à longue distance nécessitent de compenser cette chute en visant au-dessus de la cible. Plus la balle aura de vitesse, plus sa trajectoire semblera plate pour une distance donnée ( en négligeant les frottements ). Le vent devra être compensé de la même manière en décalant la ligne de visée sur le côté. La plupart des armes à feu présentent un canon pourvu de rayures internes destinées à imprimer un mouvement de rotation à la balle pour améliorer la stabilité de sa trajectoire. La vitesse à la bouche d'une balle est très variable en fonction des munitions et de la longueur de canon des armes. Les munitions d'armes de poing sont relativement lentes, leurs vitesses ne dépassent guère celle du son soit environ 340 m/s. Les munitions d'armes d'épaule sont nettement plus rapides, entre 400 et 1 000 m/s. Un tir à longue distance implique également un décalage temporel entre le tir et l'arrivée du projectile qu'il peut être nécessaire de compenser. Les balles entrant en contact avec des objets (pierre, arbre, mur, surface de l'eau) sont susceptibles de ricocher et de connaître d'importants changements de trajectoires. C'est une source d'accident non négligeable.


Dégâts

Les dégâts infligés par une arme à feu dépendent assez peu de l'arme elle-même, mais plutôt de la munition. Les blessures infligées sont essentiellement des plaies (perforation de la peau et des tissus sous-jacent), dont les conséquences dépendent essentiellement de la partie touchée et de la profondeur de pénétration. La première conséquence est la douleur. Si un muscle ou un tendon est touché, cela va provoquer une impotence fonctionnelle (mouvement gêné ou impossible). Des vaisseaux sanguins seront probablement touchés, provoquant des hémorragies pouvant entraîner rapidement la mort. La destruction partielle ou totale d'organe peut provoquer une mort immédiate (cœur, cerveau) ou retardée (poumons et système respiratoire) ou des infirmités (paralysie ou troubles mentaux en cas d'atteinte du cerveau ou de la moelle épinière, troubles divers selon l'organe atteint, amputation). Comme toutes les plaies, elles présentent un risque d'infection. La munition peut également provoquer une fracture osseuse. Une autre conséquence de la pénétration de la munition est le « choc hydrostatique » : la percussion provoque une onde de choc (onde mécanique de pression) qui peut en elle-même provoquer des dégâts. Le type de munition dépend du but recherché : maintien de l'ordre : on va plutôt s'orienter vers des munitions provoquant de la douleur, avec un faible risque de pénétration (munition dite « sub-létale »), comme par exemple de la chevrotine en caoutchouc ou des flash-balls. Les munitions classiques seront le plus souvent des balles blindées conventionnelles, probablement pour une raison plus liée au coût qu'à l'efficacité. Pour la police l'arme est symbolique et dissuasive plus que pratique ; chasse : le but est de stopper rapidement un animal en mouvement et d'une taille souvent réduite, la portée doit en outre demeurer relativement faible pour protéger les personnes et les biens situés hors de la zone ; les projectiles sont donc en général non profilés et multiples pour maximiser les chances de toucher et limiter la portée. La chasse au gros gibier se fait en revanche avec des balles plus conventionnelles et rapides car destinées à des animaux de forte corpulence. On cherchera alors à ce que le projectile puisse briser ses os afin de la stopper au plus vite. maîtrise d'un individu dangereux : le but recherché est de stopper rapidement les agissements de l'individu ; ce pouvoir d'arrêt peut être obtenu par un projectile expansif pour augmenter le volume de tissus détruits et maximiser les chances de toucher un organe vital ou de provoquer une hemorragie importante ou encore des projetctiles multiples, ces munitions présentent des risques de blesser des innocents, leur faible capacité de pénétration est donc un gage de sécurité ; guerre : Les munitions de guerre sont aussi variées que les armes qui les mettent en œuvre (de la balle de pistolet à la bombe). La logistique est une contrainte importante, les munitions doivent être peu onéreuses à produire et de préférence légères et peu encombrantes, ce qui est un gage d'efficacité, tant pour l'acheminement vers les troupes combattantes que pour la quantité de munitions que celles-ci peuvent transporter. En ce qui concerne les armes légères, la portée et la capacité de perforation sont importantes car les protections individuelles se multiplient. Sur le plan stratégique il est plus rentable de blesser un soldat ennemi que de le tuer ; en effet, un blessé nécessite une logistique beaucoup plus importante (équipe de soins) et provoque un impact psychologique sur la population, lors du retour à l'arrière, pouvant infléchir les choix politiques. Il n'en demeure pas moins que la protection de ses propres soldats compte également et qu'une munition telle que le 5,56 x 45 mm OTAN est l'une des plus dangereuses munitions d'armes légères en raison de sa capacité à éclater sous les contraintes d'un impact à moins de 100 mètres (voir l'article Blindage et munition anti-blindage).

Classification

Le mode de percussion détermine trois types de munitions : centrale, étui métallique centrale, étui/douille non métallique : pour arme à canon lisse, annulaire

Efficacité des munitions

Masse et vitesse du projectile

L'énergie cinétique augmentant en fonction du carré de la vitesse, alors que son influence sur la quantité de mouvement n'est pas supérieure à celle de la masse, il est généralement intéressant de la privilégier lors de la conception de la munition. Une balle légère et rapide offrira un meilleur rapport entre énergie et recul. À titre d'exemple, une 9mm Parabellum standard de 8 g et présentant une vitesse initiale de 350 m/s aura une énergie de 490 joules tout comme une 45 ACP standard de 14,95 g avec une vitesse de 258 m/s (494 joules). Mais le recul développé par les deux munitions est en revanche très dissemblable puisque la quantité de mouvement de la 9mm Parabellum est de 2,8 kgm/s contre 3,86 kgm/s pour la .45 ACP. En terme de rapport entre énergie conférée au projectile et recul, l'avantage est très nettement en faveur des balles légères et rapides. De telles balles nécessitent néanmoins des poudres performantes donc de hautes pressions en chambre ainsi que des canons longs, ce qui explique qu'il ait fallu du temps avant de développer des balles rapides et que les munitions d'arme de poing restent relativement lentes. Le poids de la tradition joue néanmoins un rôle important en la matière puisque qu'une 9mm Parabellum THV (Très Haute Vitesse) a été développée par une entreprise française sans rencontrer un succès commercial significatif. Les armées se sont progressivement dotées de munitions légères et rapides à partir des années 1960 et on note également l'apparition de munitions rapides et légère dans des pistolets mitrailleurs récents correspondant au concept de PDW. L'un d'entre eux, le P90 s'accompagne même du Five-SeveN, un pistolet chambré pour ce même genre de munition.

La 300 winchester magnum est un calibre très puissant et projete un boullet de (200 grains)12.96grammes à plus de (2800 pieds)853mètres/seconde. Ce calibre donnera, à la bouche du canon une énergie de (3481,1 Livre pied) 393 joules. Le calibre 5,56mm Nato ou .223 Remington avec un boullet de (55grains) 3,56grammes aura une vitesse de (3300 pieds/sec)1005mètres/sec aura une énergie de (1329,7 livre pied)150 joules. Ces deux derniers calibres sont récents, comparativement aux armes du début du 19ième siècle qui avait des vitesse de (1800 pieds/sec)549 mètres/sec à gros calibres, .54 millième de pouce ou 13.7mm,la 300WM et 5.56mm font plus de dommages que ceux du 19ième siècle.


Onde de choc

En théorie une onde de choc naît dans le sillage d'un projectile progressant à plus de Mach 1 dans un fluide compressible. Or les tissus vivants contiennent beaucoup d'eau donc sont très peu compressibles. Par ailleurs la vitesse du son en leur sein est supérieure à celle des plus rapides munitions d'armes longues donc les projectiles disponibles n'y atteignent pas Mach 1. De surcroît l'inertie et la résistance mécanique des tissus leur permet de reculer lors d'une poussée donc d'absorber une partie de l'énergie qui anime le projectile. Leurs caractéristiques physiques, en particulier leur densité, causeraient de plus une rapide dissipation d'une onde de choc par élévation de la température et dommages mécaniques au milieu immédiatement environnant et non à une part importante de l'ensemble. C'est pourquoi certains affirment qu'aucun projectile d'arme à feu contemporaine ne provoque d'onde de choc dans des tissus vivants où les cavités observées relèvent des ondes de pression.

Caractéristiques des balles

Mais l'énergie et le recul ne suffisent pas à rendre compte de l'efficacité des munitions. La capacité de mise hors combat d'un humain, par exemple, est particulièrement difficile à établir car des tests empiriques sont exclus. Plusieurs notions émergent toutefois : la capacité de perforation exprime l'aptitude d'une balle à traverser des obstacles et à pénétrer profondément dans la cible. Une munition blindée d'arme de poing est généralement capable de traverser la carrosserie d'une voiture (pas le moteur) de part en part mais un gilet pare-balles relativement léger la stoppera. Une munition d'arme d'épaule présente généralement une capacité de perforation supérieure, face à laquelle les gilets pare-balles légers sont sans effet à moins de les renforcer de lourdes plaques (métal ou céramique). Ces protections individuelles sont de plus en plus répandues, c'est pourquoi les munitions de petits calibres utilisées dans les PDW ont pour objectif de les traverser. Certains résument la perforation en divisant l'énergie de la balle par sa surface frontale sans négliger la dureté de son noyau. le pouvoir d'arrêt est la capacité d'une munition à mettre un adversaire hors de combat dès le premier impact. Un pouvoir d'arrêt supérieur est l'un des critères qui justifie pour certains l'emploi d'une munition de fort calibre, telle que le .45 ACP, alors même qu'elle présente un mauvais rapport entre l'énergie dissipée lors de l'impact et le recul produit mais également un encombrement et une masse plus importants que ceux des petits calibres. le pouvoir vulnérant correspond à la quantité de dommages qu'une balle occasionne dans des tissus vivants. Une balle de gros diamètre s'enfonçant profondément dans sa cible en expansant autant que possible détruira un plus grand volume de tissus. la morphologie du projectile, améliorant ou réduisant les autres paramètres.


Types de balles

Balles blindées :

Il s'agit d'une configuration simple dans laquelle le noyau, souvent en plomb, est entièrement chemisé d'un métal dur. Ces balles simples présentent un coût réduit et réduisent l'emplombage. Leur efficacité limitée a également été perçue comme un avantage par les militaires, considérant qu'il était préférable de blesser un soldat ennemi qui monopolise beaucoup plus de ressources logistiques à transporter et à soigner que s'il est simplement mort. Leur utilisation dans un contexte civil, par exemple par des policiers, pose un problème car elles traversent souvent les corps et ricochent facilement, donc peuvent atteindre des innocents.


Balles perforantes :

Elles présentent généralement une forme profilée (ogive) et sont composées d'une chemise classique en métal tendre (cuivre) et d'une ogive interne en métal très dur et très dense (tungstène, acier durci). Une pellicule de plomb peut être coulée entre la chemise et l'ogive interne afin de lubrifier lors de l'impact. Lorsque la balle touche une surface dure, le nez de l'ogive s'écrase sur la surface et créé une zone de contact. L'ogive interne beaucoup plus dure glisse sur l'intérieur de la chemise (a fortiori si du plomb fondu par la chaleur de la balle est présent entre l'ogive interne et la jupe), bien calée par la chemise écrasée, l'ogive interne s'enfonce droit dans la surface dure tandis que la chemise vide reste contre la paroi… L'ogive pointue aura tendance à glisser le long des obstacles plutôt que de les fracasser. Certaines balles sont même recouvertes de téflon pour faciliter leur pénétration. De telles balles perdent en puissance d'arrêt car n'expansent pas lors de l'impact. Une balle dont l'ogive est bien ronde aura en revanche tendance à conserver une trajectoire plus droite dans la cible et à briser les os si toutefois elle possède suffisamment d'énergie. Balles à tête creuse ou molle, balles dum-dum : Ces balles sont conçues pour se déformer lors d'un impact sur un organisme vivant, donc « s'épanouir » ou « champignoner » afin d'augmenter leur efficacité. Les tissus vivants sont aqueux, or l'eau est (quasi) incompressible de sorte que ces balles molles sont déformées lors de l'impact, surtout si elles sont rapides, par la résistance rencontrée. Elles perdent en perforation mais augmentent les dommages causés à la cible par simple augmentation de leur surface frontale. Avant l'apparition de ce types de balles, certains entaillaient la tête de leur balle en forme de croix pour obtenir un effet équivalent ou encore l'éclatement de la balle en fragments dans la cible. Les balles dum-dum, produites dans l'arsenal du même nom près de Calcutta, furent les premières spécifiquement conçues pour obtenir cet effet. Ce type de balle est très répandu, dans le monde civil notamment, bien qu'elles furent interdites lors de la première conférence internationale de la paix de la Haye en 1899.


Chevrotine et Glaser :

Chevrotine interdite Munitions composées de projectiles multiples. Les fusils de chasse à âme lisse l'utilisent pour augmenter la probabilité de toucher une petite cible en mouvement. La Glaser (marque commerciale) est une munition très spécifique utilisée dans les situations de prise d'otage. La balle contient un ensemble de projectiles qui s'égayent dans la cible à l'impact, occasionnant des dommages immédiats et considérables, notamment au système nerveux, destinés à interdire toute réaction de la cible. Les Glaser nécessitent un tir parfaitement localisé pour être efficaces, un impact à l'abdomen pourrait par exemple rester sans effet immédiat donc exposer un otage. Ces deux types de munitions sont très efficaces à courte portée mais présentent une capacité de perforation très faible.


Munitions militaires :

Les munitions modernes utilisées par les armées (5,56 OTAN, 5,45 russe) présentent malgré leur faible diamètre des potentiels de destruction importants. Trois phénomènes concourent à cette efficacité. Là encore les données sont contestées, notamment parce qu'elles contreviennent parfois à des accords signés par les gouvernements qui les mettent en œuvre mais aussi parce qu'il est très difficile de faire la part entre la légende et la réalité dans un domaine aussi particulier. Leur barycentre est excentré vers l'arrière qui a donc tendance, lors de l'impact, à « dépasser l'avant ». La balle bascule donc lorsqu'elle touche la cible, ce qui augmente sa surface donc les dommages occasionnés. Certaines, en particulier le 5,56 OTAN, peuvent se fragmenter en plusieurs éclats dans la cible grâce à leur grande vitesse d'impact et de rotation. Outre la capacité de destruction correspondant au diamètre de la balle, leur grande vitesse crée une onde de choc si rapide et puissante qu'elle déchire les tissus dans lesquels elle se propage au lieu de les déformer temporairement. Les abréviations présentées dans les tableaux ci-dessous correspondent aux balles suivantes : LRN : Lead Round Nose, balle de plomb simple et peu onéreuse non chemisée à ogive arrondie pour une meilleure pénétration dans l'air. FMJ : Full Metal Jacketed ; balle chemisée, c'est-à-dire recouverte d'un revêtement de métal dur. Ce type de balle est peu déformable. FMC flat : Full Metal Case, balle à tête plate utilisé plus pour le tir en stand que pour la chasse, moin onéreuse et moin lourde que sa grande sœur. JSP : jacketed soft point : balle chemisée à tête molle. La balle est entourée d'une couche de métal dur sauf la tête destinée à s'expanser. JHP : Jacketed hollow point ; balle chemisée à tête creuse, la balle est recouverte d'un revêtement de métal difficile à déformer sauf pour la tête qui comprend une dépression en son centre pour permettre une meilleure expansion. SJ ESC : semi jacketed Exposed Steel Core : noyau en acier semi-chemisé. Balle développée autour d'un noyau dur perforant conçu pour passer les gilets pare-balles. LSW : Lead semi-wadcutter : balle en plomb à tête tronconique. La tête de la balle est une ogive plate, peu onéreuse et présentant des qualités balistiques améliorées par rapport à une balle à la tête totalement plate.

Munitions des armes de poing

Munition masse de la balle type de balle vélocité énergie
.22LR — 5,6 mm 2,6 g LRN 220 m/s 68 J
.22WMR — 5,6 mm 2,6 g FMJ 300 m/s 117 J
.25 Auto — 6,35 mm - .25 ACP 2,925 g JHP 245 m/s 98 J
.30 Mauser (TT) — 7,62 mm - 7,63 Mauser 6,18 g FMJ 430 m/s 510 J
.32 Auto — 7,65 mm — 7,65 Browning 3,9 g JHP 296 m/s 170 J
.357 Magnum — 9×33 mmR 8,13 g JHP 442 m/s 793 J
.357 Magnum — 9×33 mmR 10,27 g JHP 377 m/s 728 J
.357 Magnum — 9×33 mmR 11,7 g JHP 332 m/s 646 J
.357 SIG — 9 mm 8,1 g FMJ 411 m/s 684 J
.380 Auto — 9 mm court (9×17) 5,85 g JHP 305 m/s 272 J
.38 super auto/ACP (9x23HR) 8,42 g JHP 390 m/s 690 J
.38 special — 9 mm 7,15 g JHP 288 m/s 296 J
.38 special — 9 mm 10,27 g JHP+P 275 m/s 400 J
9 mm Makarov (9×18 PM) 6,18 g FMJ 315 m/s 306 J
9 mm Makarov Modifié (9×18 PMM) 5,54 g FMJ 420 m/s 490 J
9mm Parabellum (9×19) 5,72 g JHP 458 m/s 598 J
9 mm Parabellum (9×19) 8 g FMJ 350 m/s 490 J
9 mm SP-10 (9×21 Russian) 6,7 g SJ ESC 420 m/s 590 J
.40SW — 10 mm 10,08 g JHP 360 m/s 651 J
.40SW — 10 mm 11,7 g FMJ 306 m/s 544 J
.400 Cor-Bon — 10 mm 9,18 g JHP 396,5 m/s 721 J
.400 Cor-Bon — 10 mm 11,22 g JHP 381 m/s 813 J
10 mm Auto 11,7 g JHP 360 m/s 756 J
.44 S&W special — 11 mm 11,7 g JHP 306 m/s 544 J
.44 S&W special — 11 mm 15,6 g LSW 242 m/s 423 J
.44 Rem. magnum — 11 mm 15,6 g JSP 419 m/s 1 370 J
.44 Rem. magnum — 11 mm 19,5 g JHP 383 m/s 1 360 J
.45 ACP — 11,43 mm 12,03 g FMJ 235 m/s 326 J
.45 ACP — 11,43 mm 13 g JHP 297 m/s 572 J
.45 ACP — 11,43 mm 14,95 g FMJ 258 m/s 494 J
.454 Casull 19,5 g JHP 427 m/s 1 776 J
.50 Action Express (.50AE) - 12,7 mm 21,13 g JHP 427 m/s 1 923 J
500 S&W Magnum (500 S&W Mag) — (12,7 mm×41) (munition de stand Mag Tech) 21,06g FMC Flat 549 m/s 3 174 J

Caractéristiques de diverses munitions

Munition cartouche masse de la balle vitesse initiale Energie .223 Remington/5,56mm OTAN (USA) 5,56×45 3,56 g (3,95 g SS109) 1 005 m/s 1 798 J 5,45 mm M74 (URSS/Russie) 5,45×39 3,25 g 900 m/s 1 316 J 6,8 mm Remington SPC (USA) 6,8×43 7,5 g 850 m/s 2 700 J .30 US Carbine (USA) 7,62×33 7,1 g 605 m/s 1 299 J Kurzpatrone PP43/7,92x33 mm Kurz (Allemagne) 7,92×33 6,95 g 650 m/s 1 468 J 7,62 mm M43 (URSS/Russie) 7,62×39 7,9 g 710 m/s 1 991 J .303 British (GB) 7,7×56R 11,4 g 745 m/s 3 164 j .308 Win / 7,62 OTAN (USA) 7,62×51 9,5 g 780–840 m/s 2 890–3 352 J 7,5 mm GP11 (Suisse) 7,5×55,5 11,3 g 750–840 m/s 3 178–3 987 J 7,5 mm 1929C (France) 7,5×54 9 g 820 m/s 3 206 J 7,62mm M1908/30/ 7,62 mm Mosin-Nagant (URSS/Russie) 7,62×54R 9,6–11,8 g 780–870 m/s 2 920–4 466 J 7,92 mm Mauser M03/05 (Allemagne) 7,92×57 12,8 g 750-880 m/s 3 600–4 956 J .30-06 Springfield (USA) 7,62×63 9,7–10,5 g 820–850 m/s 3261–3793 J 9 mm SP-5, SP-6, PAB-9 (URSS / Russie) 9×39 16,2–17,3 g 280–300 m/s 660–780 J .338 Lapua (USA/Finlande) 8,58×71 16,2 g 915 m/s 6 780 J .50 Browning (USA) 12,7×99 46 g 765–890 m/S 13 460–18 218 J 12,7 mm M30/38 (URSS/Russie) 12,7×108 51 g 830–860 m/s 17 567–18 860 J 14,5 mm M41/44 (URSS/Russie) 14,5×114 63,4 g 1 000 m/s 31 700 J

Photos Munitions

Munition pour carabines de chasse

Munition de chasse : du 500 nitro au 375 Mag Munition de chasse : du 300 Mag au 7x65R Munition de chasse : Série 7mm et 10.75 Munition de chasse : 250 mag à 350 mag

Munition de chasse : 243 Win à 444 marlin Munition militaires

Munitions militaires NATO 7.62x51mm

Munition pour armes de poing

Munitions à percutions annulaire

Percutions annulaire Munitions pour fusils de chasse


Principe de fonctionnement

Mise en mouvement du projectile. Le premier composé de ce type utilisé a été la poudre noire, à partir de la fin XIXe siècle, elle a été supplantée par la poudre sans fumée. Le projectile est logé dans une chambre, au fond d'un fût. Entre le projectile et le fond de la chambre (la culasse), se trouve le mélange détonnant. La mise à feu de ce mélange déclenche une explosion dont les gaz, en se détendant, propulsent le projectile dans le canon qui guide celui-ci de manière à lui conférer la trajectoire désirée. Chargement du projectile Selon le type d'arme et son degré d'évolution, le fût comporte ou non un système permettant l'insertion du projectile autrement que par la bouche du canon, éventuellement complété par un système permettant de répéter l'opération automatiquement : fût monobloc (premiers canons, arquebuses), culasse amovible (canons d'artillerie, fusils de chasse), barillet (revolvers) : cylindre percé de part en part, chaque lumière constituant une section de chambre dans laquelle une munition est placée lors du chargement, culasse à verrou (fusil de précision), culasse avec mécanisme de chargement et fenêtre d'éjection, qui chambre une munition (la place dans la chambre) après avoir, si nécessaire, éjecté l'étui vide de la précédente. Mise à feu du mélange détonnant Avec les premières armes à feu, la mise à feu s'effectuait manuellement, par embrasement d'une mèche en étoupe à l'aide d'une pierre à briquet ou d'une torche. Dans les armes à feu modernes, les projectiles contiennent leur propre mélange détonnant, enfermé dans le fond d'un étui ou d'une douille. Inaccessible à une flamme nue, sa détonation est déclenchée par un choc brutal produit par un percuteur ou bien par une décharge électrique.

Types de projectiles

Les plus anciens projectiles utilisés étaient des boulets inertes en fonte ou en pierre. Ensuite, pour les armes de plus petit calibre, on a utilisé de la mitraille (petits morceaux de fer ou de plomb). On utilise actuellement des projectiles encapsulés dans une douille contenant à la fois la partie utile (le projectile) et celle qui assure la propulsion (mélange détonnant) ainsi qu'une amorce déclenchant cette dernière. Une arme est donc chambrée pour une munition donnée qui définit strictement la forme et les dimensions (calibre, mais aussi longueur et morphologie de sa douille) et de puissance. Une munition peut être déclinée en différentes versions, avec notamment des projectiles et charges différents. Le contenu de la partie utile peut grandement varier selon le type d'utilisation de l'arme :

  • mitraille,
  • balle à bout pointu,
  • balle à boulle ronde,
  • charge explosive,
  • charge creuse,
  • charge chimique,
  • charge biologique,


Principe de l'automatisme

Le 20eme siècle fut le siècle de l'automatisme l'armement lourd et léger n'a pas échappé à cette mutation et voila près de 140 ans que l'américain Hiram Maxim a inventé la première mitrailleuse fonctionnant automatiquement par la force du recul . Comment expliquer, dans ces conditions que lors des deux derniers conflits mondiaux la plupart des combattants n'aient eu entre leurs mains qu'un fusil a verrou qui remontait au temps des fiacres.

1, Comprendre pourquoi Il est révélateur de voir la réaction d'un jeune (ou d'une jeune) collectionneur, ou tireur à qui on confie pour faire son premier carton une arme à verrou . Ce jeune (et même moins jeune) qui n'a souvent jamais tenu d'arme entre les mains auparavant, accepte fort bien ce type de fusil fonctionnel et simple. Après quelques tirs, lorsque l'appréhension du bruit et du recul a été surmonté, le fusil, a l'aspect inquiétant et brutal est devenu un simple outil dont il a appris à maîtriser les réactions et dont il accepte les inévitables servitudes d'ouverture et de fermeture du verrou pour éjecter l'étui vide et introduire une nouvelle cartouche pour le coup suivant. Les gestes sont devenus réactions instinctives et sur la cible les groupements sont vite réduits a la taille d'une citrouille pour le peu que notre homme (c'est aussi valable pour les dames) ne soit pas maladroit et qu'il se soit pris au jeu de la compétition. Lorsque sa première instruction est faite et qu'on lui confie un fusil semi-automatique la simplicité du maniement de l'arme : un coup chaque fois qu'il appuie sur la détente ; l'apparente augmentation de la précision due au fait qu'il ne change pas de place son coude droit pour manœuvrer le verrou ; la très réelle augmentation de vitesse de tir, l'économie des gestes qui lui permet de se concentrer davantage sur le problème de la visée et de serrer ainsi ses groupements, tous ces avantages lui font se demander pourquoi on n'avait pas pensé depuis plus longtemps a adopter dans l'armée française un fusil semi-automatique et pourquoi en 1936 notre armée possédait encore une arme a répétition manuelle du style MAS 36. Si on pouvait lui dire à ce moment que des fusils semi-automatiques, pratiquement identiques au MAS 49/56, avait été étudiés et fabriqués avant 1900 sont étonnement serait extrême et la question qui lui viendrait aux lèvres serait sans doute "pourquoi alors ne pas avoir adopté un fusil semi-automatique en 1900 ?" Notre jeune mettra très vraissemblablement en doute l'intelligence et les facultés de prévision de ses aieux . Il aurait tort de proceder à un jugement aussi sommaire : car, si la notion est ancienne, le fait même de l'automatisme ne s'est imposé à l'esprit qu'après la derniere guerre mondiale. Plusieurs bonnes raisons s'unissaient pour en limiter l'application :

  • 1, La question du ravitaillement en munitions qui hantait les services d'intendance de tous les pays ( en 1900 les hommes en place se souvenaient de la pénurie de cartouches pour le chassepot de la guerre de 1870: les soldats profitaient de la faculté qui leur etait offerte de tirer avec un fusil à rechargement rapide et avaient brûlé toutes leurs réserves en quelques semaine)
  • 2, En 1900, aux yeux des états-majors, donner un "fusil-mitrailleur" à chaque homme n'était pas raisonnable . l'importance primordiale était de placer quelques mitrailleuses aux endroits stratégiques (en 1893 quatre mitrailleuses Maxim avaient été les seules responsables de la mort de 3000 Zoulous en Afrique du Sud et au Soudan de 15 000 Derviches ) au XVIII siècle Puckle avait confié la même mission à son extraordinaire engin.
  • 3, Une raison majeure "la technique" : plus une arme est lourde, plus elle est facile a fabriquer, plus elle est robuste (l'URSS l'a appliqué très lontemps) si en 1900 la technique permettait la réalisation d'armes automatiques pesant 25 kg au fonctionnement acceptable le problème etait fort différent lorsqu'il s'agissait d'appliquer ce principe à une arme individuelle avec le matériel usinage francais de l'époque.
  • 4, l'énorme stock d'armes et de cartouches (pour la france) dont chacun savait que l'on était bien obligé de tenir compte

Nombreux furent les fusils automatiques experimentaux réalisés dans le secret par la plupart des grandes puissances européennes entre 1890 et 1900. Mais ils etaient soit trop lourds, trop compliqués, ou trop fragiles pour résister a un service de guerre. De plus ces armes révélaient une insuffisance technique qui faisait que la rapidité de leur tir etait annulé par les enrayages et des défauts d'extraction constants. En résumé, les défauts l'emportant largement sur les avantages, les armes individuelles automatiques et semi automatiques furent rejeté par tous les états majors européens en raison de leur mise au point insuffisante . Tout ceci n'était guerre encourageant pour convaincre les résistances des esprits conservateurs hostiles a tout changement et il faudra attendre 1918 l'avènement du fusil mitrailleur Browning (B.A.R.) grace à l'exeptionnelle technique armurière américaine pour se trouver en face d'une arme qui fonctionnait parfaitement. Mais il pesait quand même 8 kilos, et attendre 1936 pour que les Etats Unis remplacent leur leur fusil à verrou concu en 1903 par un fusil semi automatique...tirant la même cartouche ! Comprendre la technique Afin de pénétrer plus avant dans le domaine de l'automatisme il est important de préciser certaines données et certaines définitions qui restent souvent très floues et quelques fois incomprises dans l'esprit de nombreux amateurs. il faut d'abord faire la différence entre arme automatique et arme semi-automatique: la première peut tirer par rafale aussi longtemps que le doigt presse la détente. la deuxième ne peut tirer que coup par coup c'est a dire qu'un coup et un seul peut partir lorsque le doigt comprime la détente. certaines armes automatiques possèdent un dispositif qui permet d'enrayer l'automatisme pour les faire tirer au "coup par coup" ces armes sont dites à tir sélectif. enfin on dit que certaines armes tirent culasse ouverte tandis que d'autres tirent culasse fermée cette notion est souvent mal comprise, elle ne s'applique qu'aux armes a tir selectif dans le cas du coup par coup ou a plus forte raison aux armes exclusivement semi-automatique . Cela signifie que dans le cas d'une arme à tir "culasse ouverte" utilisée au coup par coup, la culasse reste bloquée en position arrière après chaque coup de feu . La pression du doigt sur la détente libère la culasse qui revient brutalement vers l'avant sous l'action de son ressort récupérateur et percute la cartouche en fin de course. Avantage : simplification du mecanisme (cout), la ventillation et refroidissement naturel du canon Désavantage : meme au coup par coup la lourde masse de la culasse lancée en avant suffit a annuler toute précision surtout sur les armes légères Dans une arme à tir "culasse fermée" utilisée au coup par coup, la culasse revient automatiquement vers l'avant après chaque coup de feu. La pression du doigt sur la détente ne libère que le percuteur (ou chien) sans déranger la visée tout comme une arme à verrou tous les fusils semi-automatiques tirent a culasse fermée Avantage : la précision du tir Pour comprendre le principe du réarmement on va essayer de comprendre ce qu'il se passe dans le canon lors de la mise a feu il va se produire dans la chambre de combustion un énorme volume de gaz exercant une pression réguliere sur tous les points de la chambre . La masse du canon ayant une inertie plus grande que celle de la masse du projectile, c'est ce dernier qui sera propulsé à l'interieur du tube à une vitesse croissante au fur et a mesure de sa progression en raison de l'accroissement du volume et de l'énergie cinétique des gaz en mouvement . dans le cas d'un canon lisse et d'un projectile sphérique ne forcant pas à l'interieur du tube les pressions seront relativement faible si le canon est rayé et tire un projectile légèrement surcalibré ce dernier sera forcé dans les rayures avant de prendre son mouvement de translation il se produira durant un court instant une pression considérable dans la chambre de combustion (qui produira le recul) et si le metal ne présente pas une épaisseur et une résistance suffisante le canon éclaterait . Dès que le projectile a commencé a prendre de la vitesse a l'intérieur de l'ame la pression des gaz baisse brusquement pour atteindre un minimum à l'embouchure au moment ou le projectile quitte le tube.(l'épaisseur du metal doit donc au minimum suivre la courbe des pressions) Image:Exemple.jpg On voit sur le graphique que la pression maximale est est obtenue après un trajet de 2,5 cm et qu'elle est passée de 0 à 3500 atmosphères en 2/10.000 eme de seconde. A 10cm la pression n'est plus que de 2 tonnes et il ne s'est écoulé que 1/10.000 de seconde entre ces deux valeurs de pression . Au bout d'un trajet d'une durée moyenne de 1/1000eme de seconde la balle a quité le canon a une vitesse de 800 Metre/seconde et la pression résiduelle n'est plus que d'environ 500 kg/cm2 et va tomber aussitot à zéro. A la vue de ce graphique on comprend que vouloir ouvrir la culasse avant 1/1000eme de seconde aboutirait a une catastrophe. (chose impossible avec une arme a verou aussi habile que soit le tireur) Dans le cas d'une arme à ouverture automatique le problème est différent. A la recherche d'un retard de 1 millième de seconde si l'inertie de la culasse mobile est insuffisante par rapport au volume des gaz dégagés et à la masse du projectile l'ouverture peut se produire avec le risque de l'éclatement de l'étui et projection de gaz aveuglant et mutilant le tireur .La solution au problème est donc de trouver un système mécanique retardant l'ouverture de la culasse pendant une durée supérieure ou égale à 1 millième de seconde plusieurs principes peuvent aider à resoudre ce problème :

  • 1, Adopter une culasse tres lourde donc à forte inertie

ce système ne peut convenir qu'à des armes tirant des cartouches fortement chargées

  • 2, Adopter une culasse plus légère avec un dispositif de freinage latéral

ce système convient pour des armes tirant des cartouches de puissance moyenne la puissance de la cartouche étant lié a capacité de freinage du système

  • 3,Verrouiller fermement la culasse au canon le temps du trajet de la balle dans l'ame du tube et dévérouiller en fin de trajet par un système mecanique quelconque.

ce système convient pour toutes les cartouches, de l'arme légère jusqu'aux grosses pièces d'artillerie. La culasse etant verrouillée au tube durant tout le temps des hautes pressions (on se retrouve en fait ramené au système d'arme a verrou).

Les calibres

Le mythe américain : le Colt M1911 modèle a1 Les calibres et la puissance des munitions augmentèrent régulièrement. Le 9 mm Parabellum est la munition la plus couramment employée pour les pistolets en Europe alors qu'on trouve beaucoup de 45 ACP (11,43 mm) aux États-Unis. Depuis 1987 de nouveaux pistolets ont été développés pour des munitions intermédiaires, notamment le 40S&W et le 10 mm Auto. Le Desert Eagle est aujourd'hui le plus puissant pistolet de série, il est en effet capable de tirer le 50 Action Express, une munition de très gros calibre (12,7 mm) qui lui est spécifique. La majorité des pistolets tirent des munitions plus faciles à utiliser. Avec la généralisation des habits pare-balles (gilets, T-Shirts ...), des armes désignées par le sigle PDW (pour Personal Defense Weapon), qui sont en fait des pistolets-mitrailleurs compacts tirant un petit calibre rapide et perforant, furent développées pour des militaires. On peut ainsi citer le Five-SeveN et le PSM.


Revolver

PHOTOS Image:Exemple.jpg Le revolver est une arme simple dans laquelle les charges sont stockées dans un barillet, c'est-à-dire dans un cylindre rotatif percé de plusieurs chambres s'alignant tour à tour avec le canon et le système de percussion.

Historique

Le revolver est une arme de poing apparue dans sa forme contemporaine au XIXe siècle, c'est l'arme de poing du cow-boy des westerns ou encore l'accessoire indispensable au jeu morbide de la roulette russe. Il constituait un progrès considérable à une époque où les armes se chargeaient par la gueule après chaque tir, un modèle tirant plusieurs coups successifs sans manipulations devait donc être équipé de plusieurs canons. La puissance de feu du revolver est identique à celle de l'un de ces pistolets à canons multiples mais son encombrement très inférieur et sa rapidité de rechargement les condamneront quand il bénéficia pleinement de l'invention de la cartouche métallique. La plupart des revolvers assurent le rechargement de l'arme lors de la manœuvre de préparation au tir, donc le fait d'armer le chien entraîne une rotation du barillet qui présente une nouvelle chambre, donc munition, dans l'axe du canon. En 1855, un Américain du nom de Rollin White, eut l'idée de forer de part en part le barillet des revolvers, autorisant ainsi le chargement par l'arrière. La firme Colt, première approchée pour l'exploitation commerciale, la jugea sans intérêt. Son concurrent Smith & Wesson acheta en 1856 les droits afin d'exploiter le seul type de barillet susceptible de fonctionner avec ses nouvelles cartouches. Lors de l'expiration du brevet Colt (1857) concernant l'invention du barillet, Smith & Wesson bénéficia, de ce fait, d'une exclusivité sur les barillets forés de part en part et ce jusqu'en 1869. Pour contourner ce brevet de nombreux armuriers, par exemple Slocum, recherchèrent d'autres systèmes. Sa capacité pratique était souvent réduite d'une cartouche car il était d'usage de laisser vide la chambre alignée avec le canon afin d'éviter une percussion accidentelle en cas de chute, du moins jusqu'à l'invention du "chien rebondissant" qui, au lieu de reposer sur l'amorce, revient un peu en arrière après percussion et y demeure, dans une position interdisant une percussion accidentelle, jusqu'à nouvelle pression du tireur sur la queue de détente (inventé en 1866 par Purdey (?) ou, en 1876 sur le revolver Moncie (?)). Les platines des premiers revolvers étaient simple action, le tireur devait donc armer à la main avant chaque tir. Les platines double action, grâce auxquelles une pression sur la détente permet tout à la fois d'armer le chien et de faire tourner le barillet avant de déclencher le tir, apparurent vers 1850. Cela augmenta la cadence de tir des revolvers mais la pression à exercer sur la détente étant plus forte, cela réduisit la précision. C'est pour cette raison que les revolvers double action fonctionnent généralement aussi en simple action. Le système triple action permet par une première pression sur la détente de mettre le chien à l'armé et par une pression supplémentaire de relâcher le chien pour la percussion Pendant la même période, quelques carabines ont utilisé le système à barillet du revolver, mais la position de tir propre aux armes d'épaule rapprochait dangereusement le visage du barillet donc de ses projections de gaz brûlants et éclatements potentiels. Comme arme de poing, le revolver a longtemps pu faire valoir une meilleur fiabilité que le pistolet. Son mécanisme très simple ne s'enraye pas et en cas de cartouche défectueuse, il suffit de presser à nouveau la détente pour aligner une chambre pleine et tirer une autre cartouche. Cet avantage est aujourd'hui moins déterminant car les procédés industriels modernes améliorent la fiabilité des pistolets et des munitions.

Capacité du barillet

La plupart des revolvers permettent de tirer six coups, d'où la désignation argotique de six coups. Certains revolvers de très fort calibre n'en comptent que cinq, des armes de très petite taille peuvent n'en contenir que trois pour conserver un encombrement minimal. Quelques revolvers modernes permettent sept coups, certains revolvers au XIXe siècle étaient équipés d'un gros barillet de seize voire vingt coups, parfois au prix d'une architecture ingénieuse autorisant deux rangs de chambres. En règle générale, plus la capacité du barillet et/ou le calibre seront faibles, plus le barillet sera petit. À l'inverse, plus la capacité et/ou le calibre seront gros plus le diamètre du barillet sera important.

Utilisations du revolver

Les munitions les plus courantes dans les revolvers sont le 38 Special et le 357 Magnum. On trouve également des revolvers chambrés en 44 Magnum immortalisés par Clint Eastwood dans les films de l'Inspecteur Harry. Les revolvers de la police sont généralement chargés en .38 Special ou en 357 Magnum tout au plus. Le 357 Magnum étant une cartouche de 38 Special rallongée, de nombreux revolvers 357 Magnum peuvent tirer indifféremment les deux cartouches. Les unités antiterroristes telles le GIGN utilisent à l'occasion des revolvers pour leur puissance et leur fiabilité. Équipés d'une lunette, certains chasseurs utilisent de puissants revolvers à la place d'un fusil. La simplicité du revoler permet des constructions robustes parfois utilisées pour tirer des munitions de très gros calibre : le 454 Casull, le 500 Winchester, le 444 Marlin. Ce sont généralement des revolvers simple action, appréciés dans les compétitions de tir à la silhouette métallique même si l'avènement du pistolet Desert Eagle produit par l'entreprise israélienne IMI a amélioré les possibilités maximales des pistolets de série pour l' époque, la IMI.50 est une 12.7mm par 31mm (longueur d' une 44 magnum), Smith & Wesson ont repoussé la limite avec leur 500 S6W Magnum avec 12,7mm par 41mm et une recul beaucoup moin puissant du fait que cette munition est prévue pour un revolver ce dernier ne possedant pas la lourde culasse du Desert Eagle, le recul est moindre pour ce type de puissance de feu. Le titane est parfois employé pour des revolvers modernes, soit pour certaines parties soit pour l'ensemble de sa construction comme par exemple dans le Taurus 415T. Le titane permet d'alléger considérablement l'arme ce qui la rend moins fatigante à porter mais qui en revanche se traduit par un recul bien plus considérable.

Autres usages du principe du revolver

La mitrailleuse Gatling au XIXe siècle fonctionnait sur un principe très semblable à celui du revolver. Plus récemment, la compagnie d'armement sud-africaine Armscor a repris le principe du revolver pour le Striker, fusil tactique comprenant douze munitions de chasse de calibre 12 et pour son lance-grenade de 40 millimètres MGL-MK1 à six coups


Pistolets

Histoire

Pistolet d'ordonnance de la Marine française du XIXe siècle Les premiers pistolets sont apparus à l'aube de l'histoire des armes à feu. D'une taille imposante et dotés d'un canon unique à chargement par la gueule et d'un système de mise à feu par mèche ou par silex leur poignée était souvent dotée d'un lourd pommeau en métal qui permettait de se servir du pistolet comme d'une arme contondante après avoir tiré l'unique coup. Des armes à canons multiples ont été créées mais peu produites. Au XIXe siècle, l'apparition du revolver, arme de poing à barillet, changea radicalement la donne car il offrait la possibilité de tirer successivement plusieurs coups sans recharger. À la toute fin du siècle les premiers pistolets à répétition automatique, dits "semi-automatiques", font leur apparition mais il faudra attendre le début du XXe siècle pour obtenir les premiers modèles fiables. Une arme semi-automatique tire une fois lors de chaque action sur sa queue de détente. Pendant presque tout le XXe siècle l'Europe a produit plus de de pistolets que de revolvers (les plus connus des modèles furent le Modèle 1892 de Saint-Etienne et ses copies espagnoles, des Webley et des Enfield britanniques, puis dans les années 1960-1970 les "Barracuda" de la FN belge et le Manurhin MR73). La fin du XXe siècle a vu des progrès considérables en matière de fiabilité des pistolets, notamment grâce à de meilleurs matériaux et à un usinage plus précis et régulier. Diverses inventions améliorèrent également la sûreté de fonctionnement, tout à la fois essentielle et difficile à assurer car elle doit interdire le tir non commandé, même si l'arme tombe au sol, mais ne doit pas ralentir la mise en œuvre.

Évolutions

L'une des grandes tendances récentes est l'utilisation de matières plastiques (ou polymères) plus légers que le métal, qui ne se corrodent pas, et qui par leur élasticité limitent la sensation de recul. Le premier pistolet en polymère fut le HK VP70 qui fut un échec commercial dans les années 70, suivi des HK P7 et P9, également peu vendus. Au début des années 80, la société autrichienne Glock, par le biais de son inventeur, Gaston Glock, lança une nouvelle arme en polymère, le Glock 17, qui connut un franc succès et provoqua une petite révolution dans le monde des armes de poing. La présence de matières non métalliques a fait dire à certains qu'il s'agissait d'une arme pouvant échapper aux détecteurs de métaux (notamment ceux des aéroports), chose totalement fausse car bon nombre des pièces de l'arme restent néanmoins en métal et sont parfaitement reconnaissables par un opérateur de système de sécurité (80% d'un pistolet Glock sont en métal, y compris le canon et le chargeur, très reconnaissables aux rayons X). Il semblerait que cette polémique ait plus été motivée par la volonté de protéger le marché intérieur américain que pour des soucis de sécurité. Ainsi, la majorité des armes neuves aujourd'hui créées sont dotées de carcasses en polymère sans que cela fasse débat.

Tir de combat

Le terme combat semble moins politiquement correct que défense. Il ne signifie toutefois pas que l'arme est destinée à agresser mais plutôt qu'il ne s'agit pas de tir récréatif et que son utilisateur est bien entraîné. Dans le cas d'une arme de poing de combat portée tout le jour l'emploi d'un semi-automatique simple action n'est pas irréaliste car les mécanismes sûrs des armes contemporaines interdisent toute percussion lorsque la queue de détente n'est pas pressée voire si la poignée n'est pas tenue. C'est pourquoi certains portent un pistolet simple action chien armé, cartouche chambrée et sans sécurité engagée. En cas de nécessité ils dégainent l'arme, visent puis pressent la détente. La double action devient dès lors superflue et s'en affranchir offre moyen de réduire: la complexité de l'arme car le mécanisme de détente ne prend pas en charge le réarmement du chien. Cela augmente sa fiabilité et réduit sa masse, le poids de départ, la course de la queue de détente. Tout cela ménage selon eux la fiabilité ainsi qu'un temps de réaction aussi court que possible. C'est pourquoi certains pistolets contemporains de combat fonctionnent en mode simple action alors même que le Walther modèle PP, premier pistolet semi-automatique à double action, existe depuis 1929. Rappelons que ces arguments ne concernent que des personnes entraînées.

Une autre tendance est l'adjonction d'accessoires, tels que des torches miniatures ou des viseurs laser (également appelés "désignateurs laser"). Les armes modernes sont de plus en plus souvent équipées, à la demande des forces armées, d'un rail standard sous le canon qui permet de monter ce genre d'équipement. Dans certains pays on voit fleurir, surtout dans les mains des criminels, les pistolets d'assaut. Ces armes, souvent dérivées de pistolets mitrailleurs légers et peu onéreux, ne peuvent souvent tirer qu'en semi-automatique mais présentent néanmoins un chargeur de grande capacité (mais un poids plus important) qui assure une puissance de feu supérieure à celui d'une arme de poing conventionnelle. Rafaleurs Les pistolets "rafaleurs" permettent le tir automatique. Ces armes, qui nécessitent souvent l'usage d'un chargeur de haute capacité (leur cadence de tir souvent très élevée l'épuisant rapidement), se révèlent très difficiles à utiliser avec précision sans un entraînement constant, même si certains modèles permettent l'ajout d'une crosse (Beretta 93R, H&K VP70 en version automatique...). Certains modèles contiennent un ensemble appelé "ralentisseur de cadence", facteur d'amélioration de la docilité, de l'autonomie et de la fiabilité. Certains rafaleurs le sont par construction et beaucoup offrent un sélecteur de tir, sorte de levier grâce auquel le tireur décide du mode de fonctionnement (semi-automatique ou automatique), semblable à celui d'un fusil d'assaut. D'autres rafaleurs sont des pistolets semi-automatiques modifiés de façon souvent dangereuse, par exemple par retrait de la pièce appelée séparateur qui contraint le tireur à relâcher puis actionner la queue de détente entre deux tirs.


Platine

La platine d'une arme à feu est un ensemble mécanique assurant la percussion. Il en existe de nombreuses variantes. Le terme est plus souvent employé afin de décrire des mécanismes d'armes légères, en particulier de poing. La plupart des armes longues contemporaines sont dépourvues de chiens apparents et emploient des mécanismes asservis de sorte que le fait de chambrer une cartouche puis verrouiller, par exemple en refermant un fusil, arme l'ensemble, ce qui signifie que cela le place en état de percuter. Les obus, surtout contemporains, sont quant à eux rarement percutés car les pièces d'artillerie recourent souvent à un allumage électrique.

Simple action

La queue de détente d'une arme dont la platine fonctionne en mode simple action (SA) ne permet que de libérer le mécanisme de percussion, non de l'armer. Avant de tirer il faut donc, par une action manuelle, armer en plaçant certaines pièces de ce mécanisme dans la position permettant la percussion. Dans le cas d'une arme de poing classique cela signifie que lorsque le chien est abattu donc incapable de percuter une munition il faut, pour tirer, l'armer manuellement donc le ramener vers l'arrière de l'arme où il restera en position. Si l'arme est par ailleurs prête une action sur la queue de détente laissera alors immédiatement le chien s'abattre, percutant la munition donc déclenchant le tir. Certaines armes ne fonctionnent qu'en SA, il faut donc ainsi armer manuellement avant chaque tir.

Double action

Une arme fonctionnant en mode double action (DA) offre la possibilité d'armer le mécanisme de percussion en actionnant sa queue de détente. Dans le cas d'une arme de poing cela signifie le plus souvent que durant la course de la queue de détente, pressée par l'utilisateur, le chien s'armera peu à peu jusqu'à atteindre un point de décrochage puis s'abattra violemment afin de provoquer la percussion. Cette course est plus longue et exige davantage de force qu'en SA car cette dernière ne fait jamais que libérer le chien. Les premières armes à double action furent des revolvers mis au point vers 1850. L'immense majorité des armes fonctionnant en double action sont également utilisables en simple action, donc après avoir armé manuellement le chien. Certaines ne sont toutefois utilisables qu'en double action, c'est par exemple le cas de modèles carrossés afin de réduire les aspérités ou l'exposition à un environnement hostile mais également des DAO et DA/SA. La plupart des armes semi-automatiques ou automatiques contemporaines non spéciales emploient le mouvement de la glissière (arme) afin de réarmer le mécanisme de percussion durant un tir, de sorte que les tirs suivants seront effectués en simple action.

Considérations pratiques

Le poids de départ d'une arme donnée est plus élevé en DA qu'en SA. Le poids de départ type d'une arme de poing utilisée en simple action est d'environ 2 kg tandis que la double action exigera environ 4 kg. La pression à exercer sur la détente d'une arme à double action est plus importante que lorsque le chien est déjà armé puisqu'elle doit mettre en mouvement un plus grand nombre de pièces et comprimer le ressort qui provoquera la percussion, et donc la mise à feu de la munition. Une platine DA présente deux désavantages majeurs : elle nuit à la précision du tir, l'effort fourni limitant la stabilité de l'arme dans la main, elle ralentit la cadence de tir. Aucun type de platine n'est toutefois intrinsèquement supérieur à l'autre. Le choix dépendra des objectifs poursuivis donc du mode et du contexte d'utilisation de l'arme.

DAO et DA/SA

Le pistolet simple action se porte cartouche chambrée et chien armé. Les utilisateurs peu entraînés n'apprécient d'ordinaire guère son faible poids de départ, qui augmente la probabilité d'un tir intempestif (par exemple par un coup de doigt), ainsi que le chien armé qui leur semble pouvoir se décrocher donc percuter la munition accidentellement, par exemple en cas de choc. Cette crainte n'est pas rationnelle car les mécanismes de sécurité d'un bon pistolet contemporain rendent cela théoriquement impossible et que la pratique conforte cette analyse. Le pistolet double action se porte cartouche chambrée et chien désarmé puisqu'une action sur la queue de détente l'armera. Mais les utilisateurs peu entraînés redoutent son poids de départ élevé et la longue course de queue de détente ainsi que, sitôt le premier coup tiré, la transition vers le mode de fonctionnement simple action.

DAO

C'est pourquoi des armuriers tentèrent tout d'abord de modifier la platine d'un pistolet double action de sorte que son chien ne soit pas réarmé par le mouvement effectué par la glissière durant le tir. Les platines correspondantes sont appelées DAO (Double Action Only) car l'arme ne fonctionne plus qu'en mode double action. Cela améliore la sûreté d'emploi pour les tireurs peu entraînés mais ne résout pas les autres embarras de la DA (poids de départ trop élevé et trop longue course de la queue de détente).

DA/SA

La platine DA/SA (Single Action/Double Action) offre plusieurs mode de fonctionnement. Le premier coup peut être tiré en SA, en DA ou bien dans un mode intermédiaire, par lequel le poids de départ comme à course de queue de détente sont plus réduits qu'en DA mais plus élevés qu'en SA. Note : certains fabricants emploient d'autres noms commerciaux. GLOCK, par exemple, appelle ce type de platine Fast Action tandis que pour Walther il s'agit de Quick Action. Ce type de platine, mis au point dans les années 1990, équipe de plus en plus souvent des armes destinées à des individus dont l'entraînement au tir est minimal. Il transforme les défauts de la double action en qualités car offre moyen de supprimer certaines sécurités, que les tireurs oublient souvent de débrayer lors d'un combat. Le tireur conserve donc en toute sécurité son arme prête à tirer après une simple pression sur la queue de détente. Ce fonctionnement simple et sûr permet de porter l'arme chien à l'abattu donc dans des conditions de sûreté élevées, d'éviter les départs inopinés (coup de doigt) rendus moins probables par le poids de départ plus élevé qu'en simple action mais également de simplifier l'utilisation de l'arme. Ces caractéristiques emportent la décision lorsque l'arme est employée en présence de parties non hostiles, sous un stress extrême et mal maîtrisé.


Munition

Une munition d'arme à feu est constituée au minimum d'un explosif appelé charge et d'un projectile. Ce terme désigne souvent un ensemble destiné à charger une arme à feu.

Les cartouches modernes présentent des calibres de plus en plus petits avec des balles plus légères mais aussi beaucoup plus rapides. Désignation Les munitions sont généralement désignées par un chiffre correspondant quasi toujours au calibre (au moins approximatif) du projectile suivi d'un nom propre. Un second système de notation plus rigoureux exprime le calibre et la longueur de l'étui, plus éventuellement quelques lettres établissant diverses caractéristiques. Mécanique de la munition La plus importante caractéristique d'une arme à feu est la munition pour laquelle elle est chambrée. Elle détermine le calibre de l'arme ; le poids de la balle et la quantité de poudre déterminent la puissance de la munition et le recul de l'arme. Les chapitres suivant expliquent pourquoi les munitions modernes ont tendance à être d'un calibre inférieur, plus légères et rapides que les munitions plus anciennes. Énergie L'énergie d'un projectile en mouvement correspond à son énergie cinétique et augmente sa portée et son efficacité. La formule en mécanique classique est :

où m est la masse de la balle, v est sa vitesse. Une balle lourde et rapide aura plus d'énergie qu'une balle lente et légère. Notons que l'énergie cinétique au moment de l'impact dépend de l'énergie qui lui est donnée au moment du tir, et de l'énergie perdue par le frottement de l'air. L'énergie donnée au moment du tir dépend de la charge propulsive et du frottement dans le canon (donc de sa longueur), mais pas de la masse du projectile ; ainsi, pour une charge propulsive donnée, un projectile plus lourd ira moins vite qu'un projectile léger, mais les deux auront la même énergie cinétique. Le frottement de l'air dépend lui de la forme du projectile et de sa vitesse : plus un projectile est rapide, plus le frottement est important et donc plus il ralentit. L'inertie, donc la masse, du projectile s'oppose à ce freinage. Ainsi, pour une énergie cinétique intiale donnée, un projectile plus lourd sera moins sensible au freinage qu'un projectile léger, car moins rapide initialement (le frottement est donc moins important) et moins sensible au ralentissement (inertie plus grande). Notons qu'il existe également une énergie cinétique dite de rotation pour les balles tournant sur elles-mêmes. Une balle tournant sur elle-même a plus d'énergie qu'une balle de même masse ne tournant pas, à la même vitesse. Recul Le recul d'une arme est une poussée inverse à celle de la balle, selon le principe d'action-réaction. Elle est fonction de la quantité de mouvement p développée par la balle soit :

Là encore, m est la masse de la balle et v sa vitesse. La vitesse n'a pas plus d'influence sur le recul développé par la munition que la masse. Notons que la quantité de mouvement ressentie au départ de la balle est équivalente, et même supérieure si l'on tient compte de la friction, à celle imprimée à la cible. En bref, il n'y a que dans les films où un coup de fusil de chasse propulse sa cible trois mètres en arrière. Une arme dont la munition développerait une telle quantité de mouvement ferait subir le même sort au tireur. À la quantité de mouvement de la balle partant dans un sens correspond, pour l'arme dont le coup est parti, une quantité de mouvement identique en sens contraire. m1•v1 = m2•v2 où m1 et v1 sont la masse et la vitesse de la balle, m2 v2 celles de l'arme. Cette dernière étant nettement plus lourde que la balle partira beaucoup moins loin. Cette vitesse imprimée à l'arme correspond au recul. À munition égale, une arme plus lourde présentera donc un recul plus faible.

Trajectoire du projectile

La gravité terrestre entraîne irrémédiablement le projectile vers le sol et la trajectoire d'un projectile prend nécessairement la forme d'une courbe. Les tirs à longue distance nécessitent de compenser cette chute en visant au-dessus de la cible. Plus la balle aura de vitesse, plus sa trajectoire semblera plate pour une distance donnée ( en négligeant les frottements ). Le vent devra être compensé de la même manière en décalant la ligne de visée sur le côté. La plupart des armes à feu présentent un canon pourvu de rayures internes destinées à imprimer un mouvement de rotation à la balle pour améliorer la stabilité de sa trajectoire. La vitesse à la bouche d'une balle est très variable en fonction des munitions et de la longueur de canon des armes. Les munitions d'armes de poing sont relativement lentes, leurs vitesses ne dépassent guère celle du son soit environ 340 m/s. Les munitions d'armes d'épaule sont nettement plus rapides, entre 400 et 1 000 m/s. Un tir à longue distance implique également un décalage temporel entre le tir et l'arrivée du projectile qu'il peut être nécessaire de compenser. Les balles entrant en contact avec des objets (pierre, arbre, mur, surface de l'eau) sont susceptibles de ricocher et de connaître d'importants changements de trajectoires. C'est une source d'accident non négligeable.

Dégâts

Les dégâts infligés par une arme à feu dépendent assez peu de l'arme elle-même, mais plutôt de la munition. Les blessures infligées sont essentiellement des plaies (perforation de la peau et des tissus sous-jacent), dont les conséquences dépendent essentiellement de la partie touchée et de la profondeur de pénétration. La première conséquence est la douleur. Si un muscle ou un tendon est touché, cela va provoquer une impotence fonctionnelle (mouvement gêné ou impossible). Des vaisseaux sanguins seront probablement touchés, provoquant des hémorragies pouvant entraîner rapidement la mort. La destruction partielle ou totale d'organe peut provoquer une mort immédiate (cœur, cerveau) ou retardée (poumons et système respiratoire) ou des infirmités (paralysie ou troubles mentaux en cas d'atteinte du cerveau ou de la moelle épinière, troubles divers selon l'organe atteint, amputation). Comme toutes les plaies, elles présentent un risque d'infection. La munition peut également provoquer une fracture osseuse. Une autre conséquence de la pénétration de la munition est le « choc hydrostatique » : la percussion provoque une onde de choc (onde mécanique de pression) qui peut en elle-même provoquer des dégâts. Le type de munition dépend du but recherché : maintien de l'ordre : on va plutôt s'orienter vers des munitions provoquant de la douleur, avec un faible risque de pénétration (munition dite « sub-létale »), comme par exemple de la chevrotine en caoutchouc ou des flash-balls. Les munitions classiques seront le plus souvent des balles blindées conventionnelles, probablement pour une raison plus liée au coût qu'à l'efficacité. Pour la police l'arme est symbolique et dissuasive plus que pratique ; chasse : le but est de stopper rapidement un animal en mouvement et d'une taille souvent réduite, la portée doit en outre demeurer relativement faible pour protéger les personnes et les biens situés hors de la zone ; les projectiles sont donc en général non profilés et multiples pour maximiser les chances de toucher et limiter la portée. La chasse au gros gibier se fait en revanche avec des balles plus conventionnelles et rapides car destinées à des animaux de forte corpulence. On cherchera alors à ce que le projectile puisse briser ses os afin de la stopper au plus vite. maîtrise d'un individu dangereux : le but recherché est de stopper rapidement les agissements de l'individu ; ce pouvoir d'arrêt peut être obtenu par un projectile expansif pour augmenter le volume de tissus détruits et maximiser les chances de toucher un organe vital ou de provoquer une hemorragie importante ou encore des projetctiles multiples, ces munitions présentent des risques de blesser des innocents, leur faible capacité de pénétration est donc un gage de sécurité ; guerre : Les munitions de guerre sont aussi variées que les armes qui les mettent en œuvre (de la balle de pistolet à la bombe). La logistique est une contrainte importante, les munitions doivent être peu onéreuses à produire et de préférence légères et peu encombrantes, ce qui est un gage d'efficacité, tant pour l'acheminement vers les troupes combattantes que pour la quantité de munitions que celles-ci peuvent transporter. En ce qui concerne les armes légères, la portée et la capacité de perforation sont importantes car les protections individuelles se multiplient. Sur le plan stratégique il est plus rentable de blesser un soldat ennemi que de le tuer ; en effet, un blessé nécessite une logistique beaucoup plus importante (équipe de soins) et provoque un impact psychologique sur la population, lors du retour à l'arrière, pouvant infléchir les choix politiques. Il n'en demeure pas moins que la protection de ses propres soldats compte également et qu'une munition telle que le 5,56 x 45 mm OTAN est l'une des plus dangereuses munitions d'armes légères en raison de sa capacité à éclater sous les contraintes d'un impact à moins de 100 mètres (voir l'article Blindage et munition anti-blindage).

Classification Le mode de percussion détermine trois types de munitions : centrale, étui métallique centrale, étui/douille non métallique : pour arme à canon lisse, annulaire [modifier] Efficacité des munitions [modifier] Masse et vitesse du projectile


'45 et 38' L'énergie cinétique augmentant en fonction du carré de la vitesse, alors que son influence sur la quantité de mouvement n'est pas supérieure à celle de la masse, il est généralement intéressant de la privilégier lors de la conception de la munition. Une balle légère et rapide offrira un meilleur rapport entre énergie et recul. À titre d'exemple, une 9mm Parabellum standard de 8 g et présentant une vitesse initiale de 350 m/s aura une énergie de 490 joules tout comme une .45 ACP standard de 14,95 g avec une vitesse de 258 m/s (494 joules). Mais le recul développé par les deux munitions est en revanche très dissemblable puisque la quantité de mouvement de la 9mm Parabellum est de 2,8 kgm/s contre 3,86 kgm/s pour la .45 ACP. En terme de rapport entre énergie conférée au projectile et recul, l'avantage est très nettement en faveur des balles légères et rapides. De telles balles nécessitent néanmoins des poudres performantes donc de hautes pressions en chambre ainsi que des canons longs, ce qui explique qu'il ait fallu du temps avant de développer des balles rapides et que les munitions d'arme de poing restent relativement lentes. Le poids de la tradition joue néanmoins un rôle important en la matière puisque qu'une 9mm Parabellum THV (Très Haute Vitesse) a été développée par une entreprise française sans rencontrer un succès commercial significatif. Les armées se sont progressivement dotées de munitions légères et rapides à partir des années 1960 et on note également l'apparition de munitions rapides et légère dans des pistolets mitrailleurs récents correspondant au concept de PDW. L'un d'entre eux, le P90 s'accompagne même du Five-SeveN, un pistolet chambré pour ce même genre de munition.

La 300 winchester magnum est un calibre très puissant et projete un boullet de (200 grains)12.96grammes à plus de (2800 pieds)853mètres/seconde. Ce calibre donnera, à la bouche du canon une énergie de (3481,1 Livre pied) 393 joules. Le calibre 5,56mm Nato ou .223 Remington avec un boullet de (55grains) 3,56grammes aura une vitesse de (3300 pieds/sec)1005mètres/sec aura une énergie de (1329,7 livre pied)150 joules. Ces deux derniers calibres sont récents, comparativement aux armes du début du 19ième siècle qui avait des vitesse de (1800 pieds/sec)549 mètres/sec à gros calibres, .54 millième de pouce ou 13.7mm,la 300WM et 5.56mm font plus de dommages que ceux du 19ième siècle. Onde de choc En théorie une onde de choc naît dans le sillage d'un projectile progressant à plus de Mach 1 dans un fluide compressible. Or les tissus vivants contiennent beaucoup d'eau donc sont très peu compressibles. Par ailleurs la vitesse du son en leur sein est supérieure à celle des plus rapides munitions d'armes longues donc les projectiles disponibles n'y atteignent pas Mach 1. De surcroît l'inertie et la résistance mécanique des tissus leur permet de reculer lors d'une poussée donc d'absorber une partie de l'énergie qui anime le projectile. Leurs caractéristiques physiques, en particulier leur densité, causeraient de plus une rapide dissipation d'une onde de choc par élévation de la température et dommages mécaniques au milieu immédiatement environnant et non à une part importante de l'ensemble. C'est pourquoi certains affirment qu'aucun projectile d'arme à feu contemporaine ne provoque d'onde de choc dans des tissus vivants où les cavités observées relèvent des ondes de pression.

Caractéristiques des balles

Mais l'énergie et le recul ne suffisent pas à rendre compte de l'efficacité des munitions. La capacité de mise hors combat d'un humain, par exemple, est particulièrement difficile à établir car des tests empiriques sont exclus. Plusieurs notions émergent toutefois : la capacité de perforation exprime l'aptitude d'une balle à traverser des obstacles et à pénétrer profondément dans la cible. Une munition blindée d'arme de poing est généralement capable de traverser la carrosserie d'une voiture (pas le moteur) de part en part mais un gilet pare-balles relativement léger la stoppera. Une munition d'arme d'épaule présente généralement une capacité de perforation supérieure, face à laquelle les gilets pare-balles légers sont sans effet à moins de les renforcer de lourdes plaques (métal ou céramique). Ces protections individuelles sont de plus en plus répandues, c'est pourquoi les munitions de petits calibres utilisées dans les PDW ont pour objectif de les traverser. Certains résument la perforation en divisant l'énergie de la balle par sa surface frontale sans négliger la dureté de son noyau. le pouvoir d'arrêt est la capacité d'une munition à mettre un adversaire hors de combat dès le premier impact. Un pouvoir d'arrêt supérieur est l'un des critères qui justifie pour certains l'emploi d'une munition de fort calibre, telle que le .45 ACP, alors même qu'elle présente un mauvais rapport entre l'énergie dissipée lors de l'impact et le recul produit mais également un encombrement et une masse plus importants que ceux des petits calibres. le pouvoir vulnérant correspond à la quantité de dommages qu'une balle occasionne dans des tissus vivants. Une balle de gros diamètre s'enfonçant profondément dans sa cible en expansant autant que possible détruira un plus grand volume de tissus. la morphologie du projectile, améliorant ou réduisant les autres paramètres. Types de balles Balles blindées : Il s'agit d'une configuration simple dans laquelle le noyau, souvent en plomb, est entièrement chemisé d'un métal dur. Ces balles simples présentent un coût réduit et réduisent l'emplombage. Leur efficacité limitée a également été perçue comme un avantage par les militaires, considérant qu'il était préférable de blesser un soldat ennemi qui monopolise beaucoup plus de ressources logistiques à transporter et à soigner que s'il est simplement mort. Leur utilisation dans un contexte civil, par exemple par des policiers, pose un problème car elles traversent souvent les corps et ricochent facilement, donc peuvent atteindre des innocents.

Balles perforantes :

Elles présentent généralement une forme profilée (ogive) et sont composées d'une chemise classique en métal tendre (cuivre) et d'une ogive interne en métal très dur et très dense (tungstène, acier durci). Une pellicule de plomb peut être coulée entre la chemise et l'ogive interne afin de lubrifier lors de l'impact. Lorsque la balle touche une surface dure, le nez de l'ogive s'écrase sur la surface et créé une zone de contact. L'ogive interne beaucoup plus dure glisse sur l'intérieur de la chemise (a fortiori si du plomb fondu par la chaleur de la balle est présent entre l'ogive interne et la jupe), bien calée par la chemise écrasée, l'ogive interne s'enfonce droit dans la surface dure tandis que la chemise vide reste contre la paroi… L'ogive pointue aura tendance à glisser le long des obstacles plutôt que de les fracasser. Certaines balles sont même recouvertes de téflon pour faciliter leur pénétration. De telles balles perdent en puissance d'arrêt car n'expansent pas lors de l'impact. Une balle dont l'ogive est bien ronde aura en revanche tendance à conserver une trajectoire plus droite dans la cible et à briser les os si toutefois elle possède suffisamment d'énergie. Balles à tête creuse ou molle, balles dum-dum : Ces balles sont conçues pour se déformer lors d'un impact sur un organisme vivant, donc « s'épanouir » ou « champignoner » afin d'augmenter leur efficacité. Les tissus vivants sont aqueux, or l'eau est (quasi) incompressible de sorte que ces balles molles sont déformées lors de l'impact, surtout si elles sont rapides, par la résistance rencontrée. Elles perdent en perforation mais augmentent les dommages causés à la cible par simple augmentation de leur surface frontale. Avant l'apparition de ce types de balles, certains entaillaient la tête de leur balle en forme de croix pour obtenir un effet équivalent ou encore l'éclatement de la balle en fragments dans la cible. Les balles dum-dum, produites dans l'arsenal du même nom près de Calcutta, furent les premières spécifiquement conçues pour obtenir cet effet. Ce type de balle est très répandu, dans le monde civil notamment, bien qu'elles furent interdites lors de la première conférence internationale de la paix de la Haye en 1899.

Chevrotine et Glaser :


Chevrotine interdite Munitions composées de projectiles multiples. Les fusils de chasse à âme lisse l'utilisent pour augmenter la probabilité de toucher une petite cible en mouvement. La Glaser (marque commerciale) est une munition très spécifique utilisée dans les situations de prise d'otage. La balle contient un ensemble de projectiles qui s'égayent dans la cible à l'impact, occasionnant des dommages immédiats et considérables, notamment au système nerveux, destinés à interdire toute réaction de la cible. Les Glaser nécessitent un tir parfaitement localisé pour être efficaces, un impact à l'abdomen pourrait par exemple rester sans effet immédiat donc exposer un otage. Ces deux types de munitions sont très efficaces à courte portée mais présentent une capacité de perforation très faible.

Munitions militaires :

Les munitions modernes utilisées par les armées (5,56 OTAN, 5,45 russe) présentent malgré leur faible diamètre des potentiels de destruction importants. Trois phénomènes concourent à cette efficacité. Là encore les données sont contestées, notamment parce qu'elles contreviennent parfois à des accords signés par les gouvernements qui les mettent en œuvre mais aussi parce qu'il est très difficile de faire la part entre la légende et la réalité dans un domaine aussi particulier. Leur barycentre est excentré vers l'arrière qui a donc tendance, lors de l'impact, à « dépasser l'avant ». La balle bascule donc lorsqu'elle touche la cible, ce qui augmente sa surface donc les dommages occasionnés. Certaines, en particulier le 5,56 OTAN, peuvent se fragmenter en plusieurs éclats dans la cible grâce à leur grande vitesse d'impact et de rotation. Outre la capacité de destruction correspondant au diamètre de la balle, leur grande vitesse crée une onde de choc si rapide et puissante qu'elle déchire les tissus dans lesquels elle se propage au lieu de les déformer temporairement.

Les abréviations présentées dans les tableaux ci-dessous correspondent aux balles suivantes :

  • LRN : Lead Round Nose, balle de plomb simple et peu onéreuse non chemisée à ogive arrondie pour une meilleure pénétration dans l'air.
  • FMJ : Full Metal Jacketed ; balle chemisée, c'est-à-dire recouverte d'un revêtement de métal dur. Ce type de balle est peu déformable.
  • FMC flat : Full Metal Case, balle à tête plate utilisé plus pour le tir en stand que pour la chasse, moin onéreuse et moin lourde que sa grande sœur.
  • JSP : jacketed soft point : balle chemisée à tête molle. La balle est entourée d'une couche de métal dur sauf la tête destinée à s'expanser.
  • JHP : Jacketed hollow point ; balle chemisée à tête creuse, la balle est recouverte d'un revêtement de métal difficile à déformer sauf pour la tête qui comprend une dépression en son centre pour permettre une meilleure expansion.
  • SJ ESC : semi jacketed Exposed Steel Core : noyau en acier semi-chemisé. Balle développée autour d'un noyau dur perforant conçu pour passer les gilets pare-balles.
  • LSW : Lead semi-wadcutter : balle en plomb à tête tronconique. La tête de la balle est une ogive plate, peu onéreuse et présentant des qualités balistiques améliorées par rapport à une balle à la tête totalement plate.


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Munition pour carabines de chasse

Munition de chasse : du 500 nitro au 375 Mag Munition de chasse : du 300 Mag au 7x65R Munition de chasse : Série 7mm et 10.75 Munition de chasse : 250 mag à 350 mag Munition de chasse : 243 Win à 444 marlin

Munitions à percutions annulaire