Trouver à manger en ville
Un article de Wiki Vie Sauvage et Survie.
Survie urbaine
Trouver de la nourriture en ville
Je vais analyser les possibilités selon trois angles : le court, le moyen et le long terme.
Court terme :
Bien que l'on puisse se passer de nourriture un certain temps, la ville est un milieu qui regorge de nourriture, le tout est de savoir la trouver lorsqu'on en a besoin et que les conditions sont difficiles.
La première possibilité, peu glorieuse, je l'avoue, est la mendicité... ne nous voilons pas les yeux, les SDF qui mendient à l'entrée des supermarchés provoquent souvent le réflexe de pensée : « S'il demande quelques cents c'est pour les boire. » ... Imaginez donc rencontrer à l'entrée d'un supermarché un SDF avec une pancarte : « Je ne désire pas d'argent, juste quelque chose à manger pour mes enfants, mes frères...» Cela rapportera en quelques heures de quoi vous nourrir pour plusieurs jours, sans aucun souci... le tout est d'avoir "une base de repli" pour vider régulièrement vos provisions accumulées ! Méthode testée par un ami dans l’ouest de la France !
La seconde méthode est la récolte des surplus jetés aux ordures... Je ne parle pas de se nourrir de détritus, mais de produits impeccables, jetés pour raisons économiques ou légales. Voilà quelques astuces : les supermarchés jettent dans leurs containers des tonnes de produits encore très valables le samedi soir pour peu qu'ils soient fermés le dimanche, le tout est d'avoir accès à ces containers parfois enfermés derrières de hautes clôtures. Les fast-food jettent tout produit fabriqué depuis un certain temps ; par exemple Quick met au rebut les hamburgers fabriqués depuis plus de 20 minutes s'ils ne sont pas consommés. Ces mêmes fast-food jettent une quantité impressionnante de salade, petits pains... toujours emballés à la fin de la journée : généralement entre 23h00 et minuit, il suffit d'attendre non loin de leurs containers. (Remarque : certains fast-food font passer au broyeur les sacs-poubelles avant de les jeter dans le container.)
Moyen terme :
La chasse et le piégeage en milieu urbain ne sont pas si compliqués qu'il y paraît, le mode de pensée doit être légèrement différent qu'en pleine campagne, tout comme le gibier d'ailleurs.
La cible de choix sera tout d'abord le pigeon : ces animaux sont assez familiers pour être approchés de très près dès lors qu'on leur lance quelques bouts de pain. Il est alors aisé de les attraper avec une simple épuisette, de les assommer avec une brosse (méthode testée) ou des les abattre avec un lance-pierres, un pistolet arbalète (50€). Une autre méthode est de leur lancer des morceaux de pain et de dissimuler dans quelques uns de ceux-ci un hameçon numéro 14 à 18 monté sur du fil de ± 16/100es : régulièrement un pigeon s'y prendra et devra être ramené immédiatement pour être neutralisé.
La deuxième cible "facile" sont les rats : quelques pièges à rats comme on en trouve dans le commerce et le tour est joué, il existe tout un tas de trappes et pièges efficaces pour ces rongeurs. Ne pas oublier de les manipuler avec des gants, de rejeter ceux ayant l'aspect malade et de les faire bouillir un certain temps avant de les consommer comme une autre viande. En ragoût le rat est excellent !
Les insectes comestibles sont également présents en ville : sauterelles, cloportes...
Le principe est le même pour les chiens, les chats etc. Une fois passée la barrière culturelle, toutes les options sont possibles.
La cueillette est souvent possible en ville, comme à la campagne : les parcs regorgent de plantain, de trèfles, de chicorées etc. qu'il suffit de laver de façon rigoureuse pour pouvoir s'en nourrir.
Toutes les techniques de pêche peuvent être tentées aussi bien dans les cours d’eau traversant de nombreuses villes que dans les étangs de nombreux parcs.
Les parcs abritant des étangs sont une vraie manne pour se nourrir en ville : les roseaux (massettes) procurent de la nourriture en toutes saisons (pousse, rhizome, graine) ; on y trouve facilement des grenouilles, des oiseaux (canard, pigeons...) et parfois du poisson. Au niveau du poisson, tout poisson d'eau douce trouvé dans ces étangs ou lacs sont comestibles une fois lavés et cuits. (Bien que les Koïs soient riches en arrêtes et qu'ils perdent leurs couleurs une fois écaillés et cuits).
Long terme :
Un excellent livre que je conseille dans cette option est celui édité au nom de Ragnar Benson au édition Paladin : Ragnar’s Urban Survival, ISBN 1-58160-059-3
Ce livre explique notamment comment, en ville, il est possible d'élever des pigeons et des lapins afin d'agrémenter le quotidien de repas de viande de façon régulière. Ces animaux semblent, en effet, les mieux adaptés à un élevage en milieu urbain par temps de crise.
Pour ma part, j'ai connu un homme qui élevait dans une cave de Bruxelles 4 poules : celles-ci lui donnaient régulièrement des œufs ; parfois, pour augmenter sa production, il laissait l'éclairage de la cave allumé 24h/24 (comme en batterie) et les poules pondaient alors non-stop. Le seul impératif dans ce type d'élevage est de veiller de façon scrupuleuse à l'hygiène afin d'éviter les maladies à l’élevage et les odeurs pouvant favoriser le repérage de l'élevage clandestin.
La culture en pot est toujours possible : salade, tomates, carottes etc.
La culture de germes de blé, de soja, de haricots est relativement facile à réaliser dans des fonds de bouteilles en plastique et apporte les minéraux et vitamines nécessaires.
SurvivalFred 12/09/06

