Le principe de sobriété

ZenDans mes cours et stages divers, j’enseigne avant tout des principes.  Quand les gens me posent des questions, je réponds toujours par « ça dépend »…  et ensuite j’énonce le principe.  Et les gens trouvent leur réponse tous seuls.  Leur cerveau d’homo sapiens se sent respecté.  Ils sont libérés du carcan des solutions toutes faites.

Les principes, ce sont des outils.  Des outils pour construire des solutions techniques à des problèmes concrets.  Un des principes que j’enseigne en priorité, pendant mes cours, stages, et partout, est le principe de sobriété, ou de simplicité.   Il est relativement abstrait, mais restez avec moi 5 minutes, vous allez voir, ça vaut le coup.

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Les comportements humains en temps de crise…

CriseMon petit vécu de situations de « catastrophes » (genre tempêtes de blizzard et pannes d’électricité au Québec qui durent une semaine, tempête de glace à Montréal, etc.) et le gros tas de recherches (études de cas, interviews, discussions avec des spécialistes) que j’ai faites sur le sujet depuis deux ans tendent vers un point commun :

En cas de crise, les gens qui le peuvent se remettent à coopérer, et ils sont HEUREUX de le faire.   Continue la lecture

Le jour où j’ai appris la liberté

Liberté

Liberté

En papotant sur facebook avec quelqu’un qui passe sa vie à avoir l’impression de subir, je me suis rappelé du jour où j’ai compris que j’étais libre, et que ça ne changerait juste jamais.

J’étais gamin.  Un jour, un de mes cousins, plus vieux, plus grand, plus lourd de bien 20kg, plus méchant et plus tordu que moi a décidé que je devais aller lui ramasser sa casquette qui était partie avec un coup de vent.  J’ai dit non.  Il m’a menacé.  Je me rappelle, j’avais vraiment peur de lui.  Je savais qu’il pouvait me défoncer sans problème.  Il l’avait même déjà fait.  Mais j’ai dit non.  Et du coup il m’a cogné.  Un magistral coup de poing dans le plexus.  J’avais le souffle coupé, j’étais plié en deux.  Horrible.  Et il a attendu que je bouge.  Et j’ai pas bougé.  Et là il m’a frappé encore, puis jeté contre le mur, et il m’a encore battu… il m’a pété le nez et battu à coups de pieds pendant un temps qui m’a paru interminable.  Puis il s’est arrêté et il m’a dit « maintenant tu vas te lever et aller chercher ma casquette ».  Je me suis levé, je lui ai craché à la gueule.  Je me rappelle bien de ce moment parce que j’ai été super surpris de voir qu’en fait c’est plein de mon sang que je lui ai craché dessus.  C’est là que j’ai réalisé que je saignais sans doute dans la bouche aussi…  Et vu son air à la fois étonné et dégoûté, je me suis mis à rire nerveusement.  Et il a continué à me taper encore.  Je me suis mis en boule et j’ai attendu que ça s’arrête.  Je ne sentais plus rien.  Et je souriais.

Véridique, je souriais.

Un moment donné il a été fatigué, et il est allé lui-même chercher sa putain de casquette.  Pendant une semaine j’ai eu mal partout.  Je marchais tout de travers et j’avais un oeil fermé.  Je ressemblais à un raton laveur avec mes yeux au beurre noir et tout.  Et je souriais tout le temps.  Je marchais la tête haute.

Ce jour là, et plus globalement cette semaine là, j’ai compris que personne, jamais, ne pouvait m’obliger à faire quoi que ce soit.  Que si je le faisais, c’est que je CHOISISSAIS.  Et que même si parfois la tentation est énorme de choisir un truc qu’on ne souhaite pas vraiment parce que ça coûterait moins cher, ça reste un choix.  Toujours.

C’est à la fois horrible, et particulièrement réjouissant de savoir ça.  Horrible parce qu’on est responsable de tous nos choix.  Réjouissant parce qu’on est libre.  Et qu’en fait l’un ne va pas sans l’autre… ;)

On n’apprend pas sous stress

Les gens qui prétendent faire un stage de survie pour en chier, qui veulent que leurs stagiaires « vivent des sensations », sont à côté de la plaque.  On n’apprend pas quand on est stressé.  Et ces « sensations » sont trop souvent là pour combler un vide technique ou pédagogique abyssal.

Si en stage de survie vous avez vraiment froid, faim, soif, ou mal, c’est que votre instructeur est incompétent (soit en pédagogie, soit en survie, soit les deux).  Ou alors qu’il confond formation à la survie et sélection pour les farces spéciales (oui dans ce cas là on dit « farces » et non « forces » hein…).

La nature n’est pas hostile.  Elle n’est juste pas complaisante.  Seuls les gens qui lui sont mal adaptés la trouvent dure.

Et plouf.  Encore un pavé dans la mare ;)

La loi de Murphy du combat de rue

J’ai été videur pendant 9 ans pour payer mes études à la fac.  Un matin, après une soirée bien agitée, j’ai griffonné cette loi de Murphy du combat de rue dans mon cahier de notes (le cours était « anthropologie du développement », le vendredi matin…  sympa mais trop tôt) :)

La voici.  12 items très simples :

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La préparation physique

David Manise - DipsUn message simple et clair pour commencer : quiconque s’imagine pouvoir négliger sa préparation physique et s’en sortir en cas de souci réel se fourre le doigt dans l’oeil jusqu’à l’épaule. On voit de nos jours des gens sans AUCUNE condition physique s’autoproclamer spécialistes de la survie, de la protection perso…  Ces gens confondent trop souvent « acheter des gadgets » et « se préparer ». Se préparer à la survie, ça passe par un minimum de préparation matérielle, mais surtout mentale et physique.

Je découpe personnellement ma préparation physique en 4 grands thèmes.

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Encore quelques modifs…

Bon.

Encore quelques modifications à faire sur le bouquin (« Vie en campagne et survie, instruction de base »).  En fait, j’ai eu un update méthodologique majeur récemment grâce aux affreux de NDS.  Je relis, et je me rends compte que je peux encore vraiment clarifier certains points, épurer plus, rendre le truc encore plus pertinent.

Je me laisse une semaine.  Ensuite j’envoie pour la relecture et la mise en page finale.  Et après zou chez l’imprimeur.

Lemuel, qui va se taper la mise en page, m’a dit avec un petit sourire en coin que Paul Valéry publiait pour arrêter de corriger.  Pas impossible LOL…

Bref le bouquin part de chez moi une dernière fois mercredi prochain.  Prêt ou pas, parfait ou pas, je le laisse comme il est.  Je vais créer une adresse mail exprès pour les commandes dès que je saurai la date de livraison des exemplaires chez moi…

Souhaitez moi bon courage :)

"J'enseigne aux gens à rester en vie."