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Auteur Sujet: Récit de la sortie dans le Jura ve-sa-di (attention nombreuses photos)  (Lu 4599 fois)

30 janvier 2007 à 00:02:03
Lu 4599 fois

kai


Voic le récit du projet (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,1608.0.html) que je vous avais soumis au préalable.

Au bureau je tourne en rond, le travail ne me botte pas le c*l et je suis trop excité pour aller au devant de lui. Je me repasse les derniers détails encore et encore, je vérifie la météo, il y’avait du -15C à l’aube ce vendredi matin. Je suis pris de doutes concernant le matériel de certains, le sac de couchage surtout. Bon, je me rassure en me remémorant tout ce qu’on peut faire pour réchauffer quelqu’un qui a froid mais j’ai tellement envie qu’ils y prennent du plaisir que... bref !

Il est précisément 16h15 et je ne m’attends en aucun cas à ce que les autres arrivent à l’heure. Pour Thierry et Pascal y’a pas de problèmes, ils bossent avec moi, ils sont déjà là. Je reçoit un SMS : « On est en bas on vous attends ». Firmin et Angel, deux espagnols à l’heure ! C’est un p****n de miracle, les deux d’un coup et Ludo est avec eux. On se réparti le matos en commun, distribution des sacs à victuailles eeet c’est partiiiiiiii :doubleup:.

Nous arrivons à la Givrine à 17h30, ceux qui n’ont pu s’habiller au boulot passent le costume de balade et avec Angel on leur fait part des derniers détails concernant la marche à suivre, les détours qu’on faire ainsi qu’un passage « chiant » pour décourager les suiveurs de traces. C’est donc à 18h qu’on quitte les voitures. Jusqu’à là tout se déroule à merveille.

La nuit s’installe progressivement et le haut des sapins est encore éclairé par les restes du coucher de soleil. Le ciel est parfaitement dégagé et clair, la lune est au trois quarts et nous préférons marcher dans la pénombre sur toute la partie facile qui emprunte la piste de ski de fond jusqu’à notre premier repère depuis lequel nous quitterons la piste.

L’ambiance est badine et au moment de quitter la piste, je demande le calme et le silence, nous marcherons à la lampe frontale et en file indienne. Nous jettons un dernier coup d’œil derrière nous pour contempler la lumière violacée du soleil déjà disparu depuis longtemps. C’est là qu’on prend conscience du froid, lorsque tout devient nuances de gris, seul le ciel à l’horizon conserve une teinte métallique et glaciale.

La neige est très froide et n’a aucune cohésion sous les pas, les portions en descente sont très instables et je préfère faire un détour plutôt que de risquer une glissade mal contrôlée par des certains compagnons peu expérimentés. On rejoint notre deuxième repère, depuis là c’est un cap plein sud, il doit être précis afin de déboucher au passage le long de l’ancien muret en pierres séparant les parcelles de terrains. Le cap s’avère difficile de nuit, je vise un arbre, je dois faire des détours pour le rejoindre car la forêt est très dense, de temps en temps je perds mon pointage alors j’exagère mon cap vers la droite afin d’être sûre que lorsque j’arrive au muret, je devrait le longer par la gauche pour trouver le bon passage.

Nous traversons le muret et rejoignons une petite allée qui a servie à une coupe de bois dans les environs car il est impossible de suivre le muret tellement les arbres son rapprochés. Depuis là c’est 63 pas et il faut rejoindre le muret pour le longer jusqu’à un tronc que nous avons mis en travers indiquant le passage vers le camp.

Nous arrivons au camp et l’angoisse maintenant c’est de savoir si notre bois est encore là et en bon état. Tout est recouvert de neige, Angel dégage les branches que nous avons mises pour camoufler le tas de bois sous un gros sapin. Il lève le pouce et nous crie que tout est là, OUF, là je sais que la nuit va être belle. Après quelques hésitations sur l’emplacement du tarp, les automatismes reprennent le dessus, malgré quelques petites improvisations de dernière minute. Pendant ce temps Angel prépare le feu avec des gestes sûres.

Nous nous retrouvons tous assis sur nos matelas en mousse serrés les uns contre les autres pour profiter de la chaleur du feu, et, au fur et à mesure qu’il gagne en ampleur, nous pouvons nous desserrer et prendre nos aises, la chaleur du feu nous imprègne de ses précieux rayons ce qui se traduit immédiatement par une tournée de bières! J’ai préparé une bonne minestrone dans la grande casserole de 4L suspendue au feu. Dieux que les choses simples deviennent succulentes dans le grand dehors. Nous grillons nos Cervelas et autres cochonneries à bout de bâton et clôturons le repas avec du café et du bon chocolat suisse bien sûre.

Nous commençons par boire une petite lichette ou deux de vodka lorsque Thierry, en revenant d’un besoin pressant déclare que mon thermomètre indique -20C. Je peux vous dire qu’à ce moment là, y’a comme eu un malaise. Les conversations badines s’interrompent et un lourd silence s’installe. Moi je crois à un gag, je vais contrôler et je lis -22C ! Les gars sortent tout ce qu’ils ont d’habits en prévision de… Personnellement j’ai quelques doutes sur le -22C, le prend le thermomètre de Firmin qui lui indique -16C ce qui rassure toute de même un peu les gars. Il fait froid quoi ! On charge le feu un peu plus et nous restons raisonnables avec l’alcool.

Il est 1h du matin et après ces bons moments autour du feu il est l’heure de se coucher. Je donne les derniers conseils pour la nuit, quoi faire si on a froid etc. et au dodo, ces conseils se sont avérés utiles pour Firmin qui n’arrivait pas à réchauffer ses pieds. Je peux vous dire qu’il y’en a qui on méchamment tronçonné pendant la nuit…

Pour ma part, je contemples le ciel noir. Ce noir qu'on a perdu proche des villes. Un ciel noir sans humidité, sans voile atmosphérique, un écrin parfait pour les milliers d'étoiles au dessus de moi. Je tourne la tête et contemple une dernière fois ce feu avant de sombrer.

Le matin tout le monde est frais, c’est le cas de le dire, et dispos et je suis agréablement surpris par le fait qu’ils me disent avoir très bien dormi. C’est parfait, ces gars là sont taillés pour le bois. Le feu reprend vie, les tresses, le beurre et la confiture dégèlent autour du feu pendant qu’on boit du bon café. On se coupe de tès grosses tranches dans lesquelles on plante un bâton pour les griller, miam miam.

Mine de rien, tout ce petit train train prend pas mal de temps et je m’inquiète pour Mike qui devait nous rejoindre au petit déjeuner. J’appelle et c’est sa femme qui répond ! Elle m’informe qu’il a oublié son téléphone mobile mais qu’il arrivera d’ici 15 minutes. Toujours pas de Mike, j’espère qu’il ne lui est pas arrivé une tuile. Je rappelle et laisse un message. Bref, nous avions prévu d’aller à la Cabane Carroz pour manger la soupe du gardien alors nous laissons « CARROZ » écrit par terre avec des branches et nous mettons en route.

Je veux impérativement arriver avant midi à la cabane car il fait beau et il y’aura du monde et impossible de réserver une table pour 7 personnes à l’avance. J’imprime un bon rythme et 1h30 plus tard nous arrivons exténués à la cabane. Nous réhydratons nos organismes avec deux tournées de bière, ouais ouais c’est pô très sportif tout ça… m’en f**t. La femme de Mike m’appelle pour me dire que tout va bien, il mange à la Genolière car il a du ramener son 4x4 à la maison et venir à pied car la route agricole qu’il emprunte normalement depuis Saint-Cergues était barrée, il nous rejoindra plus tard au campement.

C’est là que Pascal nous quitte malheureusement, il a des obligations dimanche, il retourne par le chemin de montée et nous partons hors sente pour une magnifique et longue descente par la Combe aux Cerfs. Le temps est splendide, vraiment, la neige est vierge et immaculée, elle est souple sous nos pas. Le désordre s’installe un peu et je ramène tout le monde à l’ordre : « J’ai horreur des groupes de mecs qui marchent tous de front et labourent la paysage sur une grande largeur ». Ils comprennent le message et nous nous relayons devant afin que tout le monde puisse goûter aux sensations d’ouvrir la trace.

Arrivés au campement 2h30 plus tard, Mike nous attend patiemment devant le feu qu’il a relancé. Il est de bonne humeur notre Mike et il a profité de son attente pour monter son tarp et amener quelques petites améliorations à la place de feu. Dès qu’il est dehors ce mec, il est dans son élément, le temps ne compte plus.

Thierry et Ludo s’essaient à la coupe du reste de l’arbre mort sur pied que nous avions débité le week-end précédant. Ils comprennent maintenant que c’est dur :o, ils galèrent pas mal en fait mais quelques conseils avisés de Mike les mettent sur un bon rythme et ils nous débitent même 6 rondins qui serviront de tabouret qui amélioreront considérablement notre confort autour du feu.

Au menu de ce soir, du filet de bœuf « Black Angus » et un risotto aux bolets. Et oui Carn, j’ai craqué pour les bolets après tout, ils en avaient tous tellement envie à force de leurs faire lire mes récits que je ne pouvais pas faire autrement ;). J’ai mangé ce soir là meilleure viande de ma vie, sans déconner. Ce soir là il faisait moins froid et le feu était plus important car nous avions beaucoup de bois, donc… on a pu se lâcher un peu plus que la veille sur la Vodka, mon double moi, Kaiovsky c’est réveillé, ainsi qu’Angelovitch, Thierrypopov, Firminovitch et compagnie. C’était une belle soirée, trop courte et une excellente nuit.

Après un solide petit déjeuner, nous démontons le camp, remettons tout en ordre, laissons les restes de nourriture à l’abri à dispositions des animaux. C’est avec regrets que nous quittons notre camp, mais la journée n’est pas terminée, il faut regagner les voitures et se rendre au café du Jura ou nous dégusterons une bonne fondue avec tout ce qu’il faut avec ::). Ils sont tous ravis et je suis ému par les remerciements et c’est là le meilleur cadeau qu’on puisse me faire. J’y ai mis du cœur, je me suis fait force de démontrer qu’on peut bivouaquer en hiver et passer de merveilleux moments. On me fait promettre d’organiser un bivouac printanier avec la même équipée. Je le promets !

Kai

NB: Photos demain, promis, là je me couche.
« Modifié: 01 février 2007 à 12:51:53 par kai »

30 janvier 2007 à 07:59:57
Réponse #1

Kilbith


 :o

Alors là, je suis soufflé par l'organisation Suisse !

C'est petit la Suisse ? Parce que cela donne l'impression qu'il existe des auberges et des café partout. Dans les pyrénées, encore plus du coté aragonais, si tu veux boire un coup alors que tu es dans un endroit calme en hiver : il faut compter mini une heure de crapahut pour trouver une route carrosable, puis une heure de...voiture. 8)

Ce devait être une virée gastronomique non ?


Plus sérieusement, essaye de nous donner plein de détails sur l'équipement des participants. En effet, une nuit par -15°C -20°C....si en plus il y a du vent, ça nécessite autre chose que le le sens de l'improvisation pour discuter au coin du feu et dormir à l'aise !

Bravo, Did, :)
« Modifié: 30 janvier 2007 à 08:22:52 par Kilbith »

30 janvier 2007 à 08:49:54
Réponse #2

Diesel


Vive la suisse et ses habitants.  ;D
La patrie du coucou est réglé comme une horloge et précise dans ses moindres commentaires.  ;)

Bon et ces photos alors ?  :)

Belle sortie entre amis. C'est chouette de pouvoir faire des choses pareils en cette saison.
Les plus passionnés d'entre nous pourront avoir un peu plus d'information sur le matériel utilisé ?. ;)

30 janvier 2007 à 12:27:06
Réponse #3

kai


Et voilà les photos, enjoy 8)

Une vue du camp


La place de feu bien chargé alors que tout le monde est couché


LE FEU


Premier réveillé


Même pÔ froid Ludo


Le petit dèjèle


La montée vers la cabane Carroz


La cabane Carroz


Vot'serviteur, p****n la bière est froide!


La vue depuis Carroz


La descente par la combe aux cerfs


Hum hum... les bières dégèlent ainsi que la viande


La casserole était neuve au départ!


La descente, MIKE de dos


La bière AVANT la fondue


Firmin devant not'bonne fondue


C'est la fin non?


« Modifié: 30 janvier 2007 à 13:04:38 par kai »

30 janvier 2007 à 13:11:01
Réponse #4

kai


Pour répondre à Kilbith, nous étions à env. 1h de marche de la voiture, 1h30 compte tenu du détour que nous avons fait, à env. 1h30 en marche intensive de la cabanne Carroz, à 1h env. de la cabane Rochefort et à env. 1h45 de Saint-Cergues. L'objectif était de procurer du plaisir à ceux qui n'ont jamais eu d'expérience en hivers alors gastronomique oui, sur le plan diététique nous étions loin de la MUL ;D.

Kai
« Modifié: 30 janvier 2007 à 14:18:06 par kai »

30 janvier 2007 à 13:21:33
Réponse #5

kai


Sur le plan du matériel c'est assez hétéroclite car je ne voulais pas imposer des investissements alors que personne n'est sûre de continuer. J'ai fait compléter avec ce que les personnes avaient déjà. Sur le plan du sac de couchage:

Firmin: Sac militaire suisse, sac en polaire mil et sursac non respirant mil, matelas gonflable d4 + mousse
Angel: Sac 3 saisons -7C? (EDIT:+2C en fait), sac en polaire mil et sursac non respirant mil, matelas gonflable d4 + mousse
Ludo: deux sacs de couchage synth. un -5C + sac d'été + sursac nylon, matelas gonflable d4 + mousse
Thierry: Ferrino Diable 1200 je crois + sursac respirant D4, Thermarest ProLite4 + mousse
Pascal: vieux sac de couchage plume de 20 ans énorme gonflant + Rab survival bag, matelas ThermaRest Camp 5 + mousse ZRest
Mike: Carihtia Best Defence -15C + goretex + liner, matelas Exped DX9
Moi: Western Mountaineering Antelope -15C + bivanorak, matelas RidgeRest large + ProLite3 short

En ce qui concerne l'habillement:

- Gants chauds + liner, gants de travail, bonnet, passe-montagne, deux paires de chaussettes épaisses
- TShirt synthétique, couche de base thermo, 2 polaires, la veste (de ski généralement)
- Slip synthétique + couche de base thermo, polaire + pantalons (de ski généralement)
- Bonnes chaussures de marche, guêtre avec passant sous chaussre, raquettes, chaussettes fines + épaisses et une en rab pour la nuit

Le sac à dos:

- Firmin: sac à dos GoSport 40L + poches avec sac de couchage et matelas à l'extérieur
- Angel: sac à dos D4 de 45L + poches avec sac de couchage et matelas à l'extérieur
- Pascal: un vieux sac de 60L
- Ludo: un vieux sac de 60L
- Thierry: un Deuter de 70L à moitié vide
- Mike: un Karrimor Sabre 45 avec 4 poches
- Moi: un Sabre 45 avec une poche et matelas à l'extérireur

Divers individuels:

- Bâtons de marche réglables
- Couverture de survie individuelle
- Petit couteaux individuels SAK, opinels et autre
- Cuillère et fourchette gamelle ou assiette creuse plastique
- Tasse stable
- Gourde de 1.5L (bouteille plastique, genre coca)
- Les extras comme vin alcool tabac etc.
- Crème solaire + stick lèvres
- Lunettes de soleil + masque de ski
- Echarpe éventuellement
- Bottines en polaire éventuellement
- Lampe frontale avec piles neuves
- PQ + nécessaire pour hygiène personnelle
- Tél. mobile et appareil photo

Le matos en commun:

- Scie sur cadre de 80cm
- Hache Gransfor Bruks de 1kg avec manche de 50cm env.
- Scie d'élagage Laplander
- Scie Sawvivor de 18" (au cas où, pas utilisée)
- Couteau Roselli Leuku
- 2 casseroles alu de 4L avec chainette pour suspendre au feu
- 1 Louche pour servir
- Trousse pharmacie complète (non MUL en la circonstance)
- Kit petit matos avec corde, file de fer, power tape etc.
- Réchaud de secours SimmerLite avec 1L d'essence au cas où
- Allumes-feu secondaire
- Bâche en polyète de 3x4m tramées à 100gr/m2
- Tarp quechua d4 au cas ou il faut fermer l'abri (pas utilisé)
- Mike a pris son tarp Australian Hootchie, bô matos solide et tout
- Carré militaire suisse de 165x165cm comme réflecteur pour le feu
- Une lampe frontale puissante Petzl Myo Belt 5
- Corde de 9mm de 10m
- Paracorde: petits morceaux précoupés pour attaches diverses, grandes longueures pour haubannage etc.
- Bougie UCO, Mike a amené la belle lanterne repliable de l'armée suisse qu'on voit sur une des photos du feu
- Boussoles, altimètre, GPS (au cas où, pas utilisé) et thermomètre
- Carte 25'000

Nourriture:

- 3 salametti par personne
- Sélection de divers fromage en portions individuelles
- Beurre, confiture, nutella et miel en emballage individuels
- 1 Tresse de 500gr par personne (trop)
- 1 Pain de 500gr par personne (trop)
- 2 plaques de chocolat par personne
- La soupe du gardien le samedi midi
- Café + sucre
- Cervelas et saucisses de veau à griller
- 3 sachets de Minestrone pour faire 3L de soupe
- Risotto, env. deux louches par personnes
- Parmesan pour la minestrone et le risotto (tout poutsé :))
- 3kg de viande de filet de boeuf "Black Angus" (un chouilla trop ;), c'est le lynx qui s'est régalé)
- Huile d'olive pour badigeonner, beurre aux herbes + sel et poivre

J'ai dormi sous l'arbre à côté de l'abri, Mike sous son tarp individuel et les autres sous le tarp principal. Thierry, Mike, Pascal et moi avons eu vraiment chaud. Firmin a eu froid aux pieds pendant la nuit, il les a enveloppés dans la veste et s'est rendormi, le deuxième soir je lui ai passé des bottines en polaire que j'avais prises au cas où. Pour Ludo, son sac de couchage était un peu court et il a sorti la tête pendant le nuit en ajoutant le passe-montagne, il n'a pas eu froid. Pascal, je connais son sac de couchage pour l'avoir prêté à Angel l'hiver dernier ou nous avons dormis par -18C. Avec 4-5 personnes en étant bien abrité du vent, il se forme une petite bulle plus tempérée dans l'abri.

Les chaussures de Firmin étaient trop légères et étaient mal imperméabilisées, il était heureux d'avoir le feu pour les sécher, il n'a pas suivi le conseil de prendre des sacs étanches pour les pieds au cas où, il aurait toutefois pu le faire avec les sacs à compost qui servaient de poubelles et de sacs individuels mais cela ne semblait pas lui poser de véritable problème. Idem pour les gants de Angel. L'humidité dans les sursacs non étanche n'a pas été problématique car ils n'avaient pas trop chaud et leurs sacs de couchages étaient en synthétique. J'ai eu du gel sur la paroi intérieure du bivanorak, ayant un sac en plume, il faut immédiatement retirer le sac de couchage avant l'apparition du soleil et de la chaleur du feu et le battre énergiquement pour détacher le givre.

Les raquettes de Pascal étaient de la vrai daube en tas, elles se décrochaient souvent et c'est la principale raison du détour à l'aller afin d'éviter les dévers. J'ai proposé de les bricoler avec du Power Tape mais ça a tenu et elles se sont complètement cassées lorsqu'il nous a quitté, il avait en plus oublié ses bâtons de marche, heureusement la neige n'était pas très profonde, au pire on lui aurait bricoler des bâtons avec des branches.

L'emplacement du bivouac a été choisi parmis plusieurs que nous avons repéré 5 semaines avant avec Mike lors de notre nuit passée avec la couverture en laine de l'armée suisse par -6C. Un autre emplacement a été localisé 3 semaines auparavant avec Angel. Mike a ensuite trouvé la perle rare et m'a donné les indications pour le retrouver avec Angel et Firmin la semaine d'avant, c'est à cette occasion que nous avons débité l'essentiel de l'arbre mort sur pied. Nous étions parfaitement protégés des vents dominants du N pendant la nuit de ve-sa et du NE de sa-di.

La bâche tramée en polyète n'est pas une solution long terme, c'est pas prévu pour. Les oeillets ont glissés un peu et ont été retenus par le renfort en cordelette sur tout le pourtour de la bâche, prise dans la couture du revers. J'ai essayé de tirer à bloc dessus et c'est assez costaud mais à la longue il n'y a que passants cousus avec renforts qui tiennent vraiment le choc. Je trouve des oeuillets de qualités sur la poncho US par exemple, paradoxalament , ils sont assez bons sur le tarp d4...

Kai
« Modifié: 01 février 2007 à 23:10:10 par kai »

30 janvier 2007 à 14:04:11
Réponse #6

kai


:o

Le patron (ou la belle mère) vient d'entrer !

 ;D

 

Hé hé hé, effectivement, le daron!

31 janvier 2007 à 09:58:49
Réponse #7

guillaume


Ha! ça fait vraiment du bien de voir ça :).

Pour la quantité trop importante de bouffe, ça me rappelle un certain groupe de survivors... ;)

a+

01 février 2007 à 12:29:11
Réponse #8

Pierre


Salut Kai ,

Merci pour ce magnifique compte rendu ! Belle organisation et belle réussite  :up:

A+
Pierre

01 février 2007 à 12:50:22
Réponse #9

kai


Ha! ça fait vraiment du bien de voir ça :).

Pour la quantité trop importante de bouffe, ça me rappelle un certain groupe de survivors... ;)

a+

Merci Guillaume, et ce groupe de survivors tu veux m'en dire plus ::)?

Kai

01 février 2007 à 12:51:04
Réponse #10

kai


Salut Kai ,

Merci pour ce magnifique compte rendu ! Belle organisation et belle réussite  :up:

A+
Pierre

Merci  :up:

Kai

01 février 2007 à 15:57:32
Réponse #11

Kilbith


Khuée, Khuée  ;)

Un grand merci pour ces précisions....suisses  :-[ :)

franchement c'est bien intéressant. A priori, tes amis ont utilisé leurs vêtements ouatinés de ski pour "tenir le froid"....C'est une bonne solution, sous réserve de gérer la montée !

Je vois que tu précises "slip synthétique". Perso, je ne me suis redu compte de l'intérêt de la chose que récemment : c'est en effet important pour lutter contre le froid en statique.

As-tu des infos (à la louche) pour le poids des sacs et le dénivelé ?

did, ;)
« Modifié: 01 février 2007 à 16:01:05 par Kilbith »

02 février 2007 à 16:45:10
Réponse #12

kai


Kilbith,

A la louche, je dirais que le dénivelé le premier jour on a eu essentiellement 2km en ligne droite puis une descente et un aplomb de 200m donc peut-être 300m, très facile, mais pour certains qui avaient des sacs surchargés, je pense notament à ludo qui avait prit en plus de la nourriture prévue du fromage, un bloc de viande séchée, 1L de jus d'orange, de jus de pomme, pleins de gadgets etc. c'était plus difficile car il n'avait pas d'expérience avec la raquette ni avec un sac aussi surchargé.

Le deuxième jour on redescend de 200m puis un premier aplomb de 50m ensuite la montée à la cabane, je dirais 500m env. à un très bon rythme. La redescente par un large détour par la combe aux cerfs avec un aplat de 4km env. également d'un bon rythme, mais cette fois-ci on a pu laisser la plupart des affaires au camp.

Le retour à la voiture a été plutôt tranquille, 1 heure de marche peut-être? avec 300m de dénvelé négatif, pas de montée.

Du tranquille dans le fond mais un immense plaisir.

Pour le poid des sacs j'ai envoyé de mails aux participants afin qu'ils me donnent leurs estimation. Pour ma part, j'avais mon poids plutôt MUL de base, càd 4.5kg auquel il faudrait rajouter le delta du Sabre45 càd env. 400gr, la bâche polyète 1200gr, le leuku env. 300gr, la Sawvivor 200gr?, la hache 1100gr env. et le delta entre le tarp d4 et mon mini-tarp càs env. 450gr, puis 2 casserole de 4L en alu soit 1000gr et la louche env. 150gr. donc à la louche, 9 kilos au lieu de mes 4500gr de base, près du double. A cela se rajoute l'eau 1.5L, 1 bouteille de vodka transvasée en PET, 2 bières en alu, du combustible pour le réchaud de secour ainsi que la nourriture, donc total de 13kg env. peut-être 14kg car j'ai ajouté plein de trucs à la trousse de secours et j'ai pris des choses en plus comme des chaussettes polaires etc. pour les autres au cas où.

A la louche, Ludo devait avoir 23-25kg, Angel, Firmin, Thierry et Pascal 18-20kg. Mike j'en ai aucune idée.

Bon toutes ces données sont vraiment à la louche, c'est empirique comme estimation.

Kai
« Modifié: 02 février 2007 à 16:47:43 par kai »

 


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