3. Couchage – protection contre la pluie
a. Sac de couchage 800 gr/0°-5°

J’apprécie les modèles de faibles poids et encombrement. Les matériaux et techniques de fabrication les plus modernes permettent de disposer de sacs de moins d’1 kilo. Depuis une bonne dizaine d’années, les matériaux ont permis le développement de ce type de sac. Il m’est arrivé de descendre largement sous zéro avec le mien (avec une couverture de survie et/ou un poncho comme sursac). C’est pour moi l’outil polyvalent par excellence. Les nuits passées avec ont toujours été très confortable. Le sac de couchage est pour moi un élément indispensable au fond de sac. J'ai un Ultralamina 32 de Mountain Hardwear: du sérieux
(10 ans)b. Space blanket
J’utilise des couvertures de survie depuis près de 20 ans. L’efficacité, la robustesse et la polyvalence de la Space blanket m’ont définitivement séduit. J’ai la mienne depuis plus de 3 ans. Je l'utilise à chaque sortie. Elle vieillit mais est toujours aussi efficace et utile.
Je m’en suis servi comme tapis de sol (avec un thermarest par dessus, j'ai dormi sur la glace), sursac, tarp (grâce à ses œillets, voir la photo en début de chapître, même si elle ne montre pas les trombes d'eau), dans des conditions très difficiles. Elle ne m’a pas fait défaut. C’est un incontournable. Je trouve qu'elle est très facile à laver (passage à la douche ou dans la rivière). Elle a aussi l’avantage de se replier en moins de deux…
(3 ans)c. Hamac filet

J’en parle souvent donc certains vont croire que je radote. A l’expérience, le rapport poids-utilisation y est vraiment favorable. Il me permet de m’installer là où je veux en faisant fi de toute spécificité du terrain. Ca permet de s’installer dans un endroit au sol en pente, buissonneux ou caillouteux ou encore mouillé.
Un certain stage hiver, la démonstration a été patente de l’importance de disposer d’une assise sous une pluie battante. Certains se seraient damner pour et ont eu vite fait de me demander à partager mon hamac (surtout les filles

mais je n’ai jamais su dire non à un joli minois…). Je reste à utiliser le hamac filet plutôt qu’un hamac tissu pour deux raisons : il est plus léger et l’eau ne peut couler dedans ou l’imprégner. Pour le rendre confortable et limiter la perte de chaleur dans le dos, j’ai testé avec un morceau de pare-soleil à l’intérieur : bluffant.
(10 ans)d. Poncho de l’armée belge

Rien que pour lui, j’en viens à souhaiter que Wallons et Flamands trouvent à s’entendre. Léger, résistant et, surtout, durablement imperméable. Le mien m’a été offert par un Monsieur, un vrai : SurvivalFred. Je n’ai pas encore trouvé comment le remercier tellement ce poncho n’est pas un objet anodin. C’est tout simplement devenu une référence pour moi. Il est par ailleurs doté d’œillets qui permettent de l’utiliser comme tarp. Il me sert aussi de sursac quand je suis dans mon hamac car avec les pression, je peux facilement le mettre en place. Enfin, il se range dans la pochette ventrale qui est un accessoire très utile pour la ceuillette ou simplement mettre au sec les objets dont son se sert quand il pleut…
(3 ans)4. Vêtements
a. Bonnet
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,14254.0.htmlJe pourrais écrire un livre entier sur l’avantage d’un bonnet. J’ai à peu près tout testé. Mon bonnet de marin a plus de 20 ans, celui en synthétique avec doublure en Thinsulate, une dizaine d’années. Celui en opossum date d’il y a 1 an. Son rapport poids-efficacité m’a convaincu. Evidemment, le recul n’est pas énorme mais il assure la continuité de dizaine d’années d’utilisation. Mon bonnet est souvent le premier objet que je mets dans mon sac
(20 ans)b. Pull marin Armor LuxPour les jeunes de ma génération, le pull marin nous a été imposé très tôt par nos mères…

C’est un objet bon poids mais dont la qualité protectrice se confirme dans le temps. Fabriqué en Bretagne, à Quimper, le mien m’accompagne depuis plus de 15 ans. Ses manches témoignent du temps. Elles ont été rognées par les accrocs d’origine diverses et variées (montre, branches,…). J’ai depuis longtemps remplacé les boutons par des boutons plats marron qui permettraient d’identifier mon pull entre mille mais il est une protection inestimable. Adapté au temps humide, il n’a pas peur devant le feu. Je l’associe souvent à un polo en synthétique (voir ci-dessous) et, à eux deux, ils assurent une solution efficace : le synthétique laisse passer l’humidité que la laine du pull attire.
Ce pull est d’un usage quasi quotidien pour mes loisirs. C’est dire. L’été, il m’arrive de trouver qu’il fait trop chaud parce que je ne veux pas l’enlever.
(15 ans)c. Polo SNC
Ne cherchez pas sur Internet. Ce fabricant ne veut pas avoir de site de vente en ligne (jusqu’à aujourd’hui

). C’est fabriqué du côté d’Annecy. Les magasins se trouvent dans les Alpes. Pour moi, jusqu’à aujourd’hui, c’est du bon matos. J’ai acheté un premier polo il y a 10 ans, j’en ai racheté un il y a 3 ans. Je n’arrive pas à les distinguer… C’est dire s’il tient dans le temps. Outre un usage systématique en montagne et au ski, je m’en sers aussi pour aller courir l’automne et l’hiver. Régulièrement, en week-end, je le porte seul pour sa douceur et sa souplesse. Ce polo me sert de 1ère couche (avec éventuellement un sous-vêtement technique à manches longues dessous l'hiver). En synthétique, il laisse filer la transpiration et m'assure de rester sec. Bien entendu, il sèche très vite.
(10 ans)d. Pantalon à poches cargo
J’en ai eu plein. Du treillis au pantalon technique, j’ai toujours apprécié l’intérêt de ces larges poches, le long de la cuisse, qui permettent de ranger l’essentiel et même un peu plus. Un carnet, un livre, une carte mais aussi couteau etc.
L’actuel est un Fjall Raven Bärents en G1000. J’ai mis longtemps avant de mettre autant d’argent dans un pantalon mais il n’y a rien à dire. Là encore, c’est mérité et durable.
Bien que son achat soit récent, 2 ans envrion, ce pantalon répond bien à mon attente. Il n’est pas d’une protection thermique exceptionnelle mais il ne s’imbibe pas d’eau. Principalement, j’apprécie sa légèreté et ses renforts (qui permettent de s’asseoir ou s’agenouiller sans regrets). Je n’ai pas essayé de le cirer pour l’instant donc son entretien n’est pas un problème.
Les poches cargo sont de plusieurs tailles et sur la jambe gauche, elles sont deux et recentrées. La plus grande accueille une carte sans la plier et l’on peut facilement l’extraire, même assis (en voiture, par exemple).
Son seul défaut, ce sont ses poches repose-main ou en biais, qui ne sont pas assez profondes (Madame y remédiera bientôt). Y mettre ses clefs, c’est la garantie de les paumer en s’asseyant ou s’allongeant.
Pour le reste, il assure une discrétion plus grande qu’un treillis.
(20 ans)e. Chaussures Meindl Bornéo Pro MFS
D’abord la marque. Ces chaussures sont assez chères mais le valent vraiment. J’ai un modèle simple qui convient bien à la randonnée peu engagée. Je passerai peut-être prochainement sur un autre modèle plus technique. Souples, ces chaussures se font oublier. Je les ai poussées très loin (hiver, neige, eau…) dans des situations pour lesquelles elles ne sont pas faites et je me suis retrouvé une fois en limite d’utilisation (froid après de la marche dans la neige glacée en hiver) mais ce sont des chaussons et je n’en aurai changé pour rien au monde. J’ai eu des modèles aussi légers, aussi souples, en Gore-tex,... mais pas avec un tel confort. Elles sont dotées d’un intérieur à mémoire de forme extrêmement convaincant. Marcher avec est un vrai bonheur. Je les mets souvent le week-end sans en avoir besoin.
(3 ans)f. Chaussettes en laine Merinos et synthétique LorpenLe modèle que j’ai a été remplacé par un autre au catalogue mais les nouveaux modèles ont gardé le principe. Là encore, le mélange laine et synthétique (75% Merino, 15% Nylon et 10% Lycra) correspond parfaitement à ma vision. Ce sont des chaussettes plus chaudes que la moyenne et très confortables à la marche. Je les porte même l’été… C’est dire. Lorpen est une marque espagnole de chaussettes hautement technique. A suivre.
(3 ans)g. Chapeau Imlay de Stetson

Je l’ai acheté pour le Sahara. J’ai tellement été conquis que je l’ai aussi adopté sous nos latitudes l’été. Ca confirme que les réputations sont souvent méritées ou que les grandes marques ne meurent jamais. Je ne suis pas sûr qu’il soit fabriqué aux Etats-Unis mais son design est très réussi. Il a une allure sympa mais surtout retrouve sa forme même si on l’a maltraité, plié dans tous les sens,…
(4 ans) h. Gants en croûte de cuir
J’ai eu l’occasion de dire tout le bien que je pensais du fait de se protéger les mains quand on manipule des outils tranchants. Une blessure avec une scie ou un couteau se fait sentir longtemps et, du coup, limite l’envie de se servir de ses mains donc l’efficacité que l’on peut avoir. Ces gants protègent aussi de la brûlure quand on fait du feu. Et ça n’a pas de prix de pouvoir replacer une bûche ou déplacer des braises. Au début, j’ai eu un peu de mal à m’obliger à les utiliser. Aujourd’hui encore, il m’arrive de sortir le couteau sans les mettre mais ils m’ont tellement évité de blessures et brûlures que je ne peux que les conseiller. En particulier quand on pratique outdoor en solo.
Ils peuvent aussi protéger contre le vent et un peu le froid. Ca n’est pas leur vocation première mais c’est mieux que rien.
Ces gants se trouvent pour une dizaine d'euros en magasin de bricolage. J'insiste sur le fait de prendre des gants épais (généralement réservés aux gros travaux) et non pas les premiers prix (souvent destinés à la manutention).
(20 ans)5. Instrumentsa. Boussole Silva Expedition 54
Elle est désormais hors de prix mais ça reste l’un des meilleurs instruments de navigation disponibles. La dernière version que j’ai acquise (militarisée avec éclairage au tritium) n’est pas commercialisée en France. Elle est encore plus impressionnante: on voit comme en plein jour.
Le mariage de la boussole plaquette (peut se poser sur la carte pour tous les travaux de mesures et report d’angles) avec un compas de visée (permet de voir précisément et sur un même plan l’angle et l’objet visé) est l’idée géniale de cette boussole. J’ai pu, de jour comme de nuit, faire de la topo hyper précise (au mètre près). Je ne peux pas me faire convaincre par une autre boussole. Quant à la comparer aux GPS : elle n’a pas besoin de piles et fonctionne quelque soit la température.
(15 ans)b. Montre Casio Protrek PRG 70Si l’on fait exception de son bracelet nul (j’ai craqué la version plastique au bout d’un an et celui en titane s’ouvre tout le temps) et le capteur de température qui prend avant tout celle du poignet (mais c’est pour tous les capteurs pareils) obligeant à retirer la montre pour mesurer la température, c’est une montre très efficace pour son prix.
Boussole, altimètre (à recaler fréquemment), chronomètre, réveil, elle offre toutes les fonctions dont on peut avoir besoin pour l’outdoor. Les chiffres sont assez gros pour que l’on puisse les voir sans lunettes (l’âge…). Le rétroéclairage, s’il n’est pas adapté pour certaines utilisations « tactiques », permet d’être sûr de lire les informations de nuit.
La boussole m'a vraiment convaincu depuis que je l'ai réglée.
Mais ce qui fait son avantage sur tous les autres modèles de la concurrence, elle est équipée d’un système de recharge solaire. Ce qui couplé à une pile assure un fonctionnement quasiment infini.
(3 ans)J'aurais pu continuer encore un peu et vous parler de mon Karrimor Sabre 45, des ficelles, cordes et autre paracorde ou des cartes IGN de la série 25, de certains items alimentaires ou de tongs mais j’ai trouvé que ça faisait déjà pas mal.
A+